vendredi 22 mai 2020

La milice sort ses griffes !


Voilà 6 ans que la guerre a commencé dans le Donbass et 5 ans passés que le couvercle des accords de paix signés à Minsk n'a pas réussi à imposer le cessez le feu sur les 460 kilomètres d'une ligne de front toujours soumise quotidiennement aux tirs des forces armées ukrainiennes et donc, immanquablement, aux ripostes des unités de défense républicaines. Depuis que Zelensky est arrivé au pouvoir à Kiev porté par ses promesses de cessez le feu et de paix dans le Donbass, les républiques ont attendu patiemment que le comédien-président engage concrètement leur mise en oeuvre, à commencer par respecter les accords signés par l'Ukraine en février 2015. 

Et pendant cette longue année où les bombardements et les tirs meurtriers ukrainiens vont continuer, les gouvernements des républiques de Donetsk et Lugansk et leurs forces vont faire le dos rond, attendant mais en vain un arrêt des violations ukrainiennes du cessez le feu. Or ces dernières, loin de diminuer ont continuer à augmenter de semaine en semaine et plus grave, les "ukrops" visent désormais quotidiennement des zones résidentielles où le nombre de victimes civiles a augmenté brutalement depuis le début de ce mois de mai 2020.

Voilà pourquoi cette semaine les 2 républiques du Donbass ont décidé de lancer un avertissement politique à Kiev en élevant l'état d'alerte de leurs milices à son niveau maximum. 

Une manière de frapper du poing sur la table.... et pas que sur la table ! :


Depuis les 19 et 20 mai dates des avertissements à l'Ukraine lancés par les présidents de Lugansk et Donetsk, l'Ukraine n'a absolument pas cessé ses provocations sur la ligne de front du Donbass et son président, toute honte bue, a même excusé ses forces armées en prétendant qu'elles ne faisait que riposter à des tirs initiaux républicains. 

21 mai 2020, nouveaux bombardements ukrainiens
sur des positions défensives républicaines.
Du coup les milices, qui ont hérissé leurs poils, ont-elles décidé maintenant face à l'obstination criminelle des "ukrops" de sortir les griffes et détruire avec tous les moyens dont elles disposent les unités ukrainiennes responsables des violations du cessez le feu. 

Il faut relever, dans les réactions des forces républicaines, que les tirs cherchent au maximum è être précis et ciblés et sur des objectifs militaires ukrainiens identifiés, comme par exemple sur le front de Lugansk, où le chef du bataillon spécial ukrainien "Lugansk 1", coupable de nombreux crimes de guerre a été éliminé hier lors d'une de ses missions sur la ligne de contact.

Sur la ligne de front de Donetsk la stratégie mise en oeuvre est la même comme par exemple aujourd'hui 22 mai 2020 sur le front de Yasinobataya au Nord de Donetsk:
  • Entre 7h40 et 8h25, l'artillerie ukrainienne, avec des obusiers de 122mm a bombardé à nouveau le front de Yasinovataya au Nord de Donetsk, entre 7 h 40 à 8 h 25, les forces armées ukrainiennes ont ouvert le feu sur le village de Verkhnetoretskoye Nizhny près de Yasinovataya. 5 obus d'obusier de 122 mm de positions éloignées et 15 obus de mortier de 120 mm de positions rapprochées (secteur Avdeevka) ont été tirés sur un zone résidentielle civile où plusieurs bâtiments et dépendances ont été endommagés et, une maison entièrement détruite à la suite d'un coup direct (au 64 de la rue Stepnaya). Des infrastructures communes ont également été endommagées par le bombardement ukrainien tel que des lignes électriques et un gazoduc à basse pression dans la rue Fabrichnaya, où la ferme avicole de Verkhnetoretsky dont les bâtiments, d'une valeur de 5 millions de roubles, o,t été gravement endommagés.
La ferme avicole de Verkhnetoretsky après les bombardeme,ts ukrainiens du 22 mai matin, et peut-être que Zelensky prétendra là aussi que ses soldats n'on fait que riposter... certainement à un bombardement d’œufs !
Les renseignements militaires ont pu identifier immédiatement qu'avait participé à ce nouveau bombardement un peloton de mortiers appartenant au 46e bataillon qui n'est autre que le bataillon spécial néo nazi "Donbass" intégré à la 54ème Brigade ukrainienne. Et c'est le lieutenant A. Piskulov indicatif "Mole" qui a mené ce bombardement au mortier de 120mm. 
Communiqué ukrainien sur les
réseaux sociaux militaires sur les
pertes subies ce matin à Avdeevka
  • Immédiatement l'artillerie républicaine a réalisé des tirs de contre-batterie sur les unités de mortiers repérées et localisées. Au cours de cette riposte au minimum 4 soldats ukrainiens ont été tués: le chef de section Piskulov «Mole» et trois soldats avec les indicatifs «Helmet», «Cedar» et «Natsik». Ont été également détruits deux mortiers de 120 mm de calibre 2B11 et un autre endommagéA l'issue de la riposte, un communiqué de l'Etat major de la RPD a de nouveau exhorté les forces ukrainiennes a cessé leurs attaques contre les territoires républicains.


Riposte républicaine sur les positions des mortiers ukrainiens

Cette tactique républicaine est appliquée dans les autres secteurs de Donetsk et Lugansk subissant des bombardements ukrainiens comme sur le front Sud de la RPD, où un poste de tir antichar ukrainien qui venait de lancer un missile sur le village de Leninskoye a été détruit également aujourd'hui par un tir de riposte républicain.


Une autre conséquence, et non des moindres, de cette nouvelle escalade du front qui  menace de sortir de ses tranchées pour une nouvelle guerre ouverte et sans retenue est la réaction massive dans les territoires des Républiques mais aussi dans les autres pays et républiques du Monde russe de milliers de'hommes et de femmes, vétérans ou jeunes qui se déclarent volontaires pour venir prendre les armes aux côtés des milices républicaines.
  • D'une part, les réservistes des 2 républiques du Donbass ont répondu massivement à l'appel des autorités, se rendant sur les points de formation où participant déjà aux renforcements d'installations, de sécurisation de zones, de patrouilles etc... 
  • D'autre part les bureaux de recrutement reçoivent quotidiennement chacun des dizaines d'appels d'habitants dont beaucoup sont déjà aguerris et qui inquiets de la situation nouvelle du front se disent prêts à rejoindre immédiatement la milice.
Et il reste encore aux autorités républicaines cet "ultima ratio" qu'est une mobilisation générale en cas d'aggravation dangereuse de la guerre... sans compter la Russie qui veille au grain depuis ses frontières proches !

Depuis que le conflit s'est refroidi dans les tranchées creusées par les accords de Minsk, nombreux sont les volontaires qui sont partis du Donbass rejoindre leurs familles et leurs occupations civiles en disant "si demain ou après demain ça pète à nouveau, nous reviendrons".

5 années plus tard, force est de constater que les sacs et les coeurs de cette première "opolcheny" (milice) sont toujours prêts à venir défendre dans le Donbass les libertés et les traditions des peuples de la Grande Russie et combattre l'impérialisme mondialiste de la marchandise occidentale.

Toutes ses manifestations de soutien, de fidélité, et ses volontariats ne relèvent pas d'une hystérie collective et belliciste, bien au contraire : elles sont les expressions calmes et déterminées de populations diverses mais unies dans une histoire et une destinée russes communes et qui manifestent ici encore leur solidarité radicale avec les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. Cet élan a aussi pour objectif de dissuader Kiev de sombrer plus en avant dans sa folie meurtrière en lui signifiant que les républiques ne sont pas seules face à ses soudards. Car pour vivre depuis plus de 5 années au milieu de ces volontaires issus des peuples de l'empire (au sens civilisationnel et non politique), je peux témoigner que sous leurs grandes qualités guerrières, ce sont des êtres pacifiques, aimant la Vie et la Paix, mais dont leur courage les conduit sans hésitation aucune à se battre jusqu'au sacrifice ultime pour les défendre. 

La flamme allumée en 2014 est donc plus que jamais vive et la moindre étincelle ukrainienne sur le front du Donbass la transformera en un brasier gigantesque que cette fois, aucun accord de Minsk ou d"ailleurs ne pourra empêcher d'aller jusqu'à la Victoire finale !

Erwan Castel  


jeudi 21 mai 2020

Quand la Mort a un air de Justice


"1 de moins", pourrait-on dire, mais sans haine ni joie, car la mort d'un ennemi reste aussi la mort d'un être humain qu'il ne faut jamais oublier pour ne pas devenir comme ce colonel ukrainien Sergey Gubanov, tué sur le front de Lugansk lors d'une mission de "Opération des Forces Combinées" qui a succédé à l'Opération Spéciale Antiterroriste lancé par Kiev en 2014 contre les populations du Donbass. 

Gubanov commandait le bataillon spécial ukrainien "Lugansk 1", unité composée de volontaires issus des milieux radicaux nationalistes, des paramilitaires néo-nazis et autres russophobes hystériques en manque de sensation forte. Cette unité s'est rendue tristement célèbre par ces crimes de guerre répétés sur le front et ses exactions contre les populations civiles des territoires des républiques occupés par Kiev.

Après la mort d'un des commandants en second du régiment Azov en avril dernier sur le front de NovoAzovsk (Sud RPD), c'est dans la soirée du 20 mai, près du village de Trekhizbenka, dans le district de Novoaydarsky que cet autre "punisseur" du Donbass a été éliminé par un tir direct sur sa position et 3 autres soldats ukrainiens grièvement blessés. C'est le service de presse du Ministère ukrainien de l'Intérieur qui a rendu public sa mort. Le punisseur a été détruit était dans la soirée du 20 mai  "Le commandant du bataillon, le colonel de police Gubanov est décédé, trois autres soldats ont été grièvement blessés. Ils sont soignés par des médecins d'un hôpital militaire", 


Ce type d'action, ciblée et précise qui décapite une unité coupable de nombreux crimes est la riposte idéale qui s'inscrit dans une justice des armes, légitime et radicale, qui devrait faire réfléchir les autres soudards de cet acabit venus saigner le Donbass....

Le "punisseur" a finalement été puni pour ses crimes...

Au suivant !
Erwan Castel 

Les aveux de Washington dans le Donbass !


Je rends compte régulièrement sur ce blog des missions de reconnaissance de l'OTAN réalisées le long de la ligne de front du Donbass, des côtes de Crimée et des frontières russes continentale par les drones stratégiques de l'Us Air Force, les avions de reconnaissance de la Royal Air force mais aussi par les navires spécialisés comme ceux de la marine française par exemple.

Ce sont principalement les drones stratégiques RQ-4B "Global Hawk" de l'US Air Force qui effectuent les missions de renseignement au dessus de la ligne de front du Donbass depuis la base de Sigonella en Sicile. Ils sont repérés et identifiés grâce à leur système IFF qu'il laissent allumé pour ne pas apparaître "hostile" aux yeux de la défense antiaérienne ukrainienne dont ils empruntent l'espace aérien pour longer le front ou les frontières russes. Au début du conflit ces missions de reconnaissance occidentales au profit des ressources de renseignement de l'armée ukrainienne se faisaient dans le cadre des exercices interalliés menés par l'OTAN et Kiev en Ukraine et Mer Noire, et progressivement les vols des "Global Hawk" qui peuvent fouiller le terrain à plus de 200 kilomètres en latéral se sont intensifiés jusqu'à réaliser plusieurs missions par mois sur le seul front du Donbass. 

Hier 20 mai 2020, une mission de reconnaissance appuyée (3 passages successifs) de la ligne de front du Donbass en ébullition a été réalisé dans l'après midi par un "Global Hawk" stratégique de l'US Air Force jusqu'à 19H30.

Hier 20 mai 2020, c'est à dire au moment précis où le niveau d'alerte des forces de défense républicaines de Donetsk et Lugansk atteint son degré maximum et que des unités de combat républicaines montent en renfort avec des unités d'appuis vers le front, que voit-on apparaître dans le ciel de la ligne de front ?: un vautour de l'Oncle Sam pardi !

Non seulement la coïncidence ici n'est pas due au hasard des programmations des uns et des autres mais elle est même avouée par les Etats Unis eux mêmes qui ont alerté les Républiques de Donetsk et Lugansk de l'arrivée de cette mission d'observation aérienne le long de la ligne de front du Donbass. Cette communication entre des forces américaines et des forces républicaines est une première et certainement préventive afin que ne soit pas abattu ce drone US aux dimensions d'un avion de combat, par des forces antiaériennes républicaines en alerte maximale (L: 14m, l: 40m pds: 14 tonnes, alt: 18 000 m, rayon d'action: 22 500 km, autonomie: 36 heures).

Et cette mission a duré des heures et des heures, doublant et même triplant son survol de la ligne de front, sans nul doute à la recherche des positions occupées par les renforts républicains en alerte de combat et la nature précise de ces derniers. Et il n'y a que des idiots pour croire que les informations recueillies par les optiques et radars ultra modernes de ce drone valant 220 millions de dollars (et 24 000 dollars l'heure de vol, si si !) n'ont pas été transmises immédiatement à l'Etat Major ukrainien. 

Abattre ce drone est d'une part très difficile vu son altitude et sa distance et comme il reste dans l'espace aérien ukrainien ou international en dehors de toute guerre déclarée, cela provoquerait une réaction en chaîne russophobe (certainement espérée) au niveau diplomatique, médiatique et même militaire. J'espère cependant que cette retenue des forces de défense antiaérienne républicaines dans l'hypothèse ou la guerre sorte de ses tranchées, cessera et que seront déplumés ces vautours étasuniens volant pour les forces ukrainiennes.

En début de soirée le drone a poursuivi sa mission d'observation sur les côtes de Crimée...
...et même sur les frontières russes du kraï de Krasnodar !

En attendant, cette synchronisation des actions du renseignement étasunien avec la mise en alerte des forces républicaines nous avons la preuve indiscutable de l'implication directe, et qui plus est avouée, de l'armée américaine dans le conflit du Donbass et bien sûr aux côtés des génocidaires de Kiev !

Et il est probable que ce type de mission des forces de l'OTAN soit renouvelé ces prochains jours.

Erwan Castel 


"Branle bas de combat !"


"Aujourd'hui, selon le décret du commandant en chef suprême de la République populaire de Donetsk, les unités de la milice populaire de la République Populaire de Donetsk sont en état d'alerte."
Edouard Basurin, 

porte parole de l'Etat Major de la milice de la RPD, 20 mai 2020

Le 20 mai, la République Populaire de Donetsk comme sa sœur jumelle de Lugansk, dans des gouvernances politiques et des commandements militaires synchrones ont mis leurs forces de défense en état d'alerte. Ce "branle bas de combat" général est appuyé par un ultimatum en forme avertissement politique adressé à un régime de Kiev dont les forces armées continuent à bombarder les territoires républicains faisant quotidiennement des victimes au sein des forces de défense et des populations civiles.

Dans la République de Lugansk, l'état d'alerte maximum qui a été décrété la veille a immédiatement commencé à être mis en oeuvre comme par exemple:
  • La mobilisation des réservistes, 
  • La 4ème brigade d'artillerie s'est déployée vers l'avant dans la région de Stakhanov
  • Les 7ème et 4ème brigades, le 6e Régiment cosaque et toutes les unités de fusiliers motorisés ont également avancé dans leurs zones de responsabilité en déploiement de combat complet.
En RPL, l'objectif annoncé de cette mise en alerte de ses forces de défense est d'être en mesure de riposter immédiatement en cas de poursuite des bombardements ukrainiens, par des tirs de contre batterie et éventuellement des contre attaques destinées à repousser les forces ukrainiennes au delà de la zone grise qu'elles ont envahi progressivement depuis 4 ans.

 "Les artilleurs ont reçu l'ordre de ne pas épargner les obus 
en cas d'aggravation de la situation par l'ennemi."


Dans la République de Donetsk, les forces de défense ont été mises en état d'alerte et les unités de combat déployées vers l'avant. L'Etat Major de la milice a contacté également les réservistes pour se tenir prêt à rejoindre leurs unités. Tout comme son homologue de Lugansk, le président de la RPD a lancé une déclaration ferme en direction des autorités ukrainiennes :


"Depuis le 1er mai, la situation sur la ligne de contact s'est fortement dégradée. Des groupes armés d'Ukraine utilisent activement des armes interdites par les accords de Minsk, notamment de l'artillerie de gros calibre, le cessez-le-feu a été violé plus de 250 fois.

L'augmentation des bombardements entraîne la destruction de bâtiments résidentiels et d'infrastructures civiles. Mais le plus regrettable est quand, les 1er, 4 et 7 mai, des habitants des colonies de Spartak, Sakhanka et Aleksandrovka ont été pris pour cible par l'AFU, ce qui a causé la mort d'une femme et la blessure de cinq enfants mineurs.

Pendant les 19 premiers jours de mai 1 femme est décédée et 11 personnes ont été blessées à de degrés de gravité variables. Les rapports de l'OSCE SMM confirment que toutes les victimes civiles résident dans les républiques.
Mais au lieu d'engager des poursuites et d'arréter les auteurs responsables, les représentants officiels de Kiev au sein du groupe de contact refusent de signer des mesures de contrôle du cessez-le-feu spécifiques, ainsi qu'une interaction directe afin de réduire les tensions sur la ligne de contact, encourageant ainsi en fait l'agression armée de la part de l'AFU (Forces Armées Ukrainiennes)
La République Populaire de Donetsk est prête pour un dialogue constructif direct avec les plénipotentiaires de Kiev, ainsi que pour la mise en œuvre consciencieuse des accords conjoints à condition d'une même mise en œuvre consciencieuse de ces accords par Kiev. Mais nous ne pouvons pas montrer sans cesse la paix unilatéralement lorsque nos concitoyens continuent de souffrir: une femme a de nouveau été blessée sur notre territoire - une résidente pacifique d'Elenovka.
À cet égard, en tant que chef de la République Populaire de Donetsk, j’ai décidé d’améliorer la préparation au combat des unités de la milice populaire en cas de nouveaux comportements agressifs à Kiev. Toutes les instructions nécessaires ont déjà été données.
Nous exhortons l'OSCE et les garants des accords de Minsk - la Fédération de Russie, la France et l'Allemagne - de convaincre les dirigeants ukrainiens d'empêcher l'escalade du conflit et de mettre fin aux provocations, tant sur la ligne de contact que sur la plateforme de négociation.
Denis Pushilin ,
Chef de la République populaire de Donetsk


Ce branle bas de combat des forces républicaines en réaction à une intensification inquiétante des bombardements ukrainiens a 3 explications potentielles cumulables: 
  • Dissuader militairement Kiev de poursuivre ses campagnes de bombardements meurtriers contre les territoires de Donetsk et Lugansk.
  • Préparer l'ensemble du front à appuyer une contre-attaque punitive républicaine sur des unités responsables des violations du cessez le feu,
  • Empêcher Kiev, par un déploiement préventif général, de mettre en oeuvre une offensive repérée par le Renseignement militaire.
Plusieurs indicateurs doivent cependant attirer notre attention car ils démontrent que la tension actuelle du front du Donbass est inquiétante sur fond d'un échec d'accords de Minsk qui franchi certainement avec elle son point de non retour:
  • Parallèlement aux bombardements qui s'intensifient, les vols de reconnaissance des drones ukrainiens a augmenté sur l'ensemble du front, jusqu'à devenir quasi permanent dans de nombreux secteurs devenus "zones de contact" entre les belligérants. Il ne serait pas surprenant que les USA, via l'OTAN envoie à nouveau un drone stratégique repérer les unités républicaines en train de se déployer.
  • Début mai, lorsque commence l'intensification des bombardements ukrainiens, le plan proposant le démembrement des Républiques de Donetsk et Lugansk a été approuvé par le gouvernement.
  • Les États-Unis s'apprêtent à envoyer comme leur nouvel ambassadeur en Ukraine le général à la retraite Keith Dayton, un démocrate soutenu par les faucons de guerre de Washington (mais Trump ne s'y est pas opposé) et spécialiste des opérations de politique étrangère, et militaires projetées. 

Zelensky: 1 an d'inaptitude, de mensonges et de mépris...

Quoiqu'il en soit, cette ébullition du front du Donbass coïncide avec le premier anniversaire de l'investiture du président Zelensky qui, ne l'oublions pas, n'a gagné en 2019 la présidence de l'Ukraine que sur la base de promesses de cessez le feu, de paix et de résolution diplomatique de la guerre dans le Donbass.

1 an plus tard le bilan de ses promesses est édifiant : des dizaines de victimes militaires et civils, dont de nombreux enfants, ont été tués ou blessés par les tirs ukrainiens, des centaines de bâtiments et infrastructures collectives ont été détruites par l'artillerie de Kiev.

De toute évidence, le comédien Zelensky, dans sa fonction présidentielle joue le rôle le plus important de sa carrière: celui d'un Pinocchio menteur, mais dont les ficelles restent toujours tenues fermement par les faucons de guerre de Washington qui contrôlent les perfusion financière occidentales accordées à leur colonie Ukraine. 

Et la dernier en date des mensonges de Zelensky, qui est une inversion accusatoire exemplaire est le commentaire qu'il fait de l'avertissements républicain que Pasechnik lui a adressé le 19 mai : "l'armée ukrainienne, en tirant sur l'infrastructure du LPR, ne fait que répondre aux bombardements subis" Mais bien sûr ! tout le monde sait que si les civils du Donbass sont bombardés c'est parce que leurs enfants jouent avec des obusiers automoteurs dans leurs jardins !



Rappelons ici les propos tenus par Zelensky lors de son investiture le 21 mai 2019 lorsqu'il jouait le Pinocchio ukrainien : 

"Notre première tâche est un cessez-le-feu dans le Donbass. Je n'ai certainement pas peur de prendre des décisions difficiles, je suis prêt à perdre ma popularité, mes notes et si nécessaire, je suis sans hésitation prêt à perdre ma position pour que la paix ne puisse que venir".

Mais parfois, pour être honnête, il arrive quand même que Zelensky ne mente pas mais ses propos n'en sont alors pas moins inquiétants comme par exemple, lorsqu'il déclare récemment : 

"Je suis prêt pour toute solution pouvant nous rapprocher de la fin de la guerre et du retour de nos territoires et de nos peuples. Ça m'est égal. Nous avons besoin d'un résultat."

Là, le comédien président ne joue plus le rôle de Pinocchio mais plutôt celui d'un Ponce Pilate prêt à se laver les mains dans le sang du Donbass !

Quoi qu'il en soit, la balle est dans le camp de Kiev désormais, qui je le crains ne changera pas d'un iota sa politique génocidaire dans le Donbass, à cause de son collier étrangleur occidental et du poignard appuyé dans son dos par les radicaux nationalistes ukrainiens. Au mieux verra t-on une nouvelle accalmie éphémère intervenir pour mieux reprendre ensuite la danse diplomatique du 1 pas en arrière et 2 pas en avant menée par les occidentaux contre les frontières russes, jusqu'à ce que la corde de la patience ne se casse... ce qui est peut-être en train de se produire. 


Erwan Castel



mercredi 20 mai 2020

La milice mise en état d'alerte maximum !


Dans la soirée du 19 mai 2020, tandis que les bombardements et les tirs ukrainiens continuent sur l'ensemble du front du Donbass, Leonid Pasechnik, le président de la République Populaire de Lugansk a mis ses forces armées en état d'alerte maximum, en adressant un message sévère à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky :

"Je voudrais exhorter le président ukrainien Volodymyr Zelensky de prendre des mesures pour arrêter mettre fin aux bombardements non provoqués de notre territoire, tout en fournissant des garanties de sécurité appropriées pour les réparations des infrastructures civiles sur les secteurs critiques. En cas de poursuite de telles actions par les forces armées ukrainiennes, vous, Vladimir Alexandrovitch, ne nous laisserez pas d'autre choix que de prendre des mesures efficaces et décisives pour éloigner la ligne de contact de ce qui est indiqué. De même, nous serons obligés d'agir si les bombardements de civils et d'autres installations essentielles de survie continuent. À cette fin, j'ai déjà donné les instructions appropriées concernant la mise en état d'alerte des unités de la milice populaire.". 
Le chef de la LNR, Leonid Pasechnik

Ces mesures et déclaration de la République Populaire de Lugansk sont la conséquence des croissantes campagnes de bombardements opérées par les forces armées ukrainiennes depuis avril sur la ligne de front du Donbass. Car ces bombardements ukrainiens ne constituent pas seulement des violations quotidiennes du cessez le feu que Kiev a signé à Minsk en février 2015 et renouvelé depuis lors des réunions de Minsk, mais également des crimes de guerre intentionnels et répétés à l'encontre des populations civiles du Donbass dont les zones résidentielles sont intentionnellement visées par l'armée ukrainienne. Et il est probable que des réactions similaires soient engagées en République Populaire de Donetsk si les agressions ukrainiennes continuent.
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Dernière minute : 

Le lendemain 20 mai, Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk a également pris des mesures similaires à celles de son homologue de Lugansk :

  • «En tant que chef de la République populaire de Donetsk, j'ai décidé d'augmenter la préparation au combat des unités de la police populaire en cas de nouveaux comportements agressifs à Kiev. Toutes les instructions nécessaires ont déjà été données" 
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Sur le front de Donetsk, fortement bombardé depuis plusieurs jours, Kiev poursuit ses pressions offensives comme par exemple à Staromikhailovka, dans l'Ouest de la cité, où, le 19 mai vers 01h00, l'artillerie ukrainienne a pilonné le village de Staromikhaylovka avec des mortiers de 120 mm, endommageant 13 habitations, ainsi que le village d'Ozyeryanovka, où les bombardements, ont coupé une ligne et endommagé 4 transformateurs électriques, mettant sont hors tension, 250 foyers.

Le 19 mai, l'artillerie ukrainienne bombarde dans l'Ouest de Donetsk
des quartiers civils habités de Staromikhaylovka et Ozeryanovka.

Encore une femme civile victime des tirs ukrainiens

Ce même 19 mai, les ukrainiens bombardent ou mitraillent d'autres secteurs du front, comme par exemple le secteur au Nord de Debalsevo, charnière entre les deux républiques de Donetsk et Lugansk appelée "arc Svetlodarsk", où de violents échanges de tirs ont eu lieu jusque tard dans la soirée.

Plus au Sud les "ukrops" appliquent également leur terrorisme contre la population civile, bombardement ou mitraillant "au hasard" les zones résidentielles où (sur) vivent toujours des familles et des personnes âgées :

Dans le village d'Elenovka, entre Donetsk et Dokuchaievsk, les forces ukrainiennes ont mitraillé le village depuis leurs positions de Taramchuk blessant une femme de 59 ans. Touché à l'épaule par une balle, la victime a été évacuée en Chirurgie d'urgence de l'Institut Gusak à Donetsk.

Radio de la femme blessée le 19 mai par un tir ukrainien, alors qu'elle attendait à un arrêt de bus du village d'Elenovka. On distingue, entrée par le haut du bras la balle de calibre 7.62mm logée en haut de son poumon droit.
Cette femme du village d'Elenovka (où il y a eu plusieurs autres tués ou blessés cette année) est la dix huitième personne civile qui depuis de début de ce mois de mai est victime des tirs ukrainiens.

Il reste maintenant a observer quelle va être l'attitude de Zelensky devant ce risque d'escalade annoncée. Vu l'absence de commandement politique du personnage, pour ne pas dire son manque de personnalité, entièrement soumis aux directives de l'OTAN et aux pressions des excités du parti de la guerre ukrainien, je doute fort que les bouches à feu de  l'armée ukrainienne se taisent pour offrir aux enfants, femmes et hommes du Donbass un moment de répit.

Erwan Castel

En fin d'après midi, sur le front de Yakovlevka entre Donetsk et Yasinovataya, une colonne de fumée d'un entrepôt bombardé par les ukrainiens anticipait le crépuscule du 19 mai 2020

mardi 19 mai 2020

Adieu "Karel"

"Quel sentiment anime les russes ? 
L'enthousiasme, et encore l'enthousiasme !"

Gavrila Romanovitch Derjavine, officier poète russe (1743-1816)


Karel en 2019, dans notre "forteruine" sur le front de Yasinovataya, avec un "Shok", ce fusil antichar "made in Donbass qui est une modernisation en calibre 12.7mm du légendaire PTRD soviétique et qui est d'ailleurs toujours en service sur le front.

Aujourd'hui les drapeaux de la brigade Piatnashka et de ma compagnie sont à nouveau en berne car un de nos camarades nous a quitté des suites de ses blessures reçues sur le front de Yasinovataya le 25 avril dernier. "Karel", un jeune homme de 32 ans, grièvement blessé par un sniper ukrainien avait  rapidement sombré dans un coma qui malheureusement devait lui être fatal, malgré le combat mené jour et nuit autour de lui par le personnel médical de l'hôpital de Donetsk où il avait été évacué.


Mardi 19 mai 2020

"Karel est décédé !"...

Ce matin la triste nouvelle a circulé de chambrées en bureaux, du poste de garde à la popote de la compagnie, laissant derrière elle une traînée de silence et perdants les regards dans les souvenirs partagés avec ce jeune homme d'à peine 30 printemps, volontaire venu défendre le Donbass de sa lointaine Carélie russe dont il avait choisi le nom pour indicatif comme on choisit de porter un drapeau avec fierté...

Le 25 avril dernier les positions tenues par notre bataillon sur le front de Yasinovataya avaient subi un bombardement important d'une artillerie lourde ukrainienne dont les obusiers de 122 mm étaient appuyés par des tirs nourris menés par les unités nous faisant face, parfois à seulement 100 mètres de notre ligne de défense. Ce jour là, notre compagnie a eu 2 blessés, "Rex et Karel", salement touchés au bras et flanc gauche par des snipers ukrainiens positionnés dans les ruines de cette zone industrielle de Promka, secteur du front particulièrement disputé depuis 5 ans.

Contrairement à "Rex" dont l'état a pu être stabilisé, "Karel" a rapidement présenté des complications et dégâts irréversibles qui l'ont plongé dans un coma très inquiétant nous préparant tous au pire. Mais le pessimisme médical le concernant n'a pas atténué le choc lorsque la nouvelle de son décès est tombée même si probablement il a libéré notre camarade d'une situation désespérée. 

Même sous la rigueur de l'hiver donbassien , les yeux de Karel pétillaient de plaisir
 au dessus d'un sourire que rien ne pouvait cacher 

Il est toujours difficile sur le moment d'évoquer une personne disparue, tant les souvenirs et anecdotes même les plus insignifiantes deviennent autant de bornes lumineuses éclairant ce tronçon de vie parcouru ensemble sur le front du Donbass. 

Si je devait résumer en un mot "Karel", tel que je l'ai connu et côtoyé dans les rangs de Piatnashka, je choisirai le mot "enthousiasme" tant il avait su conserver intact dans son coeur ce désir permanent de "croquer la vie" passionnément, parfois jusqu'à l’excès et d'offrir en permanence à l'entour son sourire généreux et ses rêves de jeunesse portés par une humeur joviale constante, quelle que soient les circonstances extérieures. 

L'engagement désintéressé de ce jeune russe symbolise cette force éternelle d'un patriotisme russe volontaire qui, du Kamchatka oriental à la Carélie occidentale et de la Sibérie septentrionale au Caucase méridional uni dans une destinée commune et une fraternité instinctive tous les peuples d'un monde russe dont l'identité supra communautaire traverse intacte ses déclinaisons impériale, soviétique ou fédérale historiques.

"Karel" et "Rex" et mézigue, le 22 mai 2019, à l'occasion de l'inauguration de la statue de Mamaï  notre chef de bataillon qui, comme Karel et tant d'autres volontaires, avait été mortellement blessé sur ce même front de Yasinovataya il y a 2 ans.

Par leurs sacrifices, "Karel" et tous ces volontaires qui depuis 6 ans passés viennent des quatre horizons donner leur sang pour la Liberté du Donbass témoignent de cette conscience commune qui unit les différents peuples slaves dans la défense de leur diversité contre l'esclavage d'une pensée unique cherchant à soumettre et uniformiser la Terre pour marchandiser toutes ses formes de vie.

Ce soir une étoile de plus brille dans les rangs célestes du régiment immortel russe, tandis qu'ici bas, les mémoires humaines et la terre de Promka mille fois secouées par l'acier de la guerre garderont comme un feu éternel cet enthousiasme qu'un enfant de Karélie est venu offrir au Donbass reliant par son sang les mers Noire et Blanche de la Grande Russie.

Que "Karel" repose en paix, et que la terre lui soit légère car il restera vivant dans nos coeurs !

Erwan Castel


Les autres extraits de mon journal du front : ici 

L'enfer au quotidien

Image d'archives  2014- 2015
Tard dans la soirée du 18 mai, des martèlements sourds ont envahi le silence de la cité endormie, signalant un puissant bombardement ukrainien au Nord-Ouest de Donetsk. Les quartiers de l'aéroport ou de Staromikhailovka ont à nouveau été les cibles des obusiers et des mortiers ukrainiens. Dans cet article j'ai voulu présenter quelque unes des vidéos des derniers bombardements ukrainiens dirigés contre les populations du Donbass ou les postions défensives de leurs milices.

Nuit du 18 au 19 mai 2020, l'artillerie lourde ukrainienne
bombarde la périphérie Nord de Donetsk avec des 122 et 152mm

Depuis le Maïdan, Kiev est asservie aux intérêts occidentaux et aux décisions d'un Nouvel Ordre Mondial aux abois et plongé dans une fuite en avant interventionniste et radicale. C'est principalement pour cette raison que le chemin diplomatique finalisé en février 2015 à Minsk par le "Format Normandie" (Russie, Ukraine, Allemagne, France) pour mettre fin à la guerre dans le Donbass est bel et bien une impasse pour tout le monde: 
  • Pour l'Ukraine, qui refuse le cessez le feu qu'elle a pourtant signé à Minsk, sans pouvoir se permettre une grande offensive, 
  • Pour la Russie, qui soutient les républiques de Donetsk et Lugansk mais reste éloignée dans une position dissuasive,
  • Pour l'Allemagne et la France, qui sont impactées également par les sanctions économiques anti-russes décidé par Washington.
Seule l'OTAN profite réellement de l'enlisement de cette guerre du Donbass pour exacerber sa propagande de guerre russophobe et intégrer de facto la candidate Ukraine à son dispositif en militarisant son espace, normalisant et soutenant son armée qui désormais participe à ses activités. 

Et j'aurais tendance à écrire "comme d'habitude" ce sont les populations civiles qui souffrent le plus de cette guerre déclenchée aux confins de l'Occident et de l'Eurasie par un impérialisme occidental aux ordres de sa ploutocratie mondialiste.

Depuis plus de 6 ans en effet les populations de Donetsk et Lugansk sont prises entre le marteau et l'enclume avec d'un côté une armée ukrainienne qui profite de son impunité occidentale pour violer quotidiennement le cessez le feu par des bombardements meurtriers, et de l'autre côté une Russie dont l'armée reste derrière ses frontières dans un déploiement dissuasif et qui limite son soutien aux milices républicaines à une aide logistique minimale. 

Aussi, malgré la signature en février 2015 des accords de Minsk 2, l'armée ukrainienne n'a jamais cessé ses pressions offensives contre les populations du Donbass, depuis un front qui s'est enlisé, mais sans jamais s'assoupir, sur 460 kilomètres de réseaux de tranchées et casemates. Et cette guerre d'attrition menée par Kiev qui va crescendo depuis 2 ans vise autant les positions défensives républicaines que les populations civiles (sur)vivant à proximité du front.

Dans la nuit du 16 au 17 mai, l'artillerie ukrainienne
bombarde la périphérie des villes de la République
Populaire de Donetsk, comme quotidiennement.

La vie des habitants proche du front est devenu un enfer quotidien où les familles vivent jour et nuit sous la menace de forces ukrainiennes tirant sporadiquement et au hasard sur leurs zones résidentielles... Une épée de Damoclès suspendue au dessus de dizaines de quartiers et villages du Donbass où des milliers de familles se réfugient depuis 6 ans dans leurs caves pour éviter que la mort ne les réveille une dernière fois.


Malgré ce cauchemar quotidien auquel il convient de rajouter une dépression économique consécutive à la guerre et une séparation des familles et amis vivant dans la zone occupée par Kiev, les femmes et les hommes du Donbass s'accrochent à leur terre et leur volonté de rejoindre la Russie, choix maintes fois exprimé (et même avant le Maïdan) et renouvelé régulièrement depuis le référendum du 11 mai 2014 où leur rébellion finalisa un séparatisme sans retour. 

Lorsque je suis en congé, je rejoins le quartier d'Oktyabrsky où j'ai décidé de vivre au milieu de cette population en souffrance pour laquelle j'ai pris les armes en février 2015, et je ne cesse d'admirer le stoïcisme de ces familles qui elles n'ont pas choisi la guerre mais qui réussissent à la supporter grâce à un courage et une capacité de résilience hors du commun pour les esprits occidentaux pervertis par l'individualisme consumériste de leur société de la marchandise.

Le 15 mai 2020 un bombardement ukrainien s'est abattu une fois
encore sur Oktyabrsky (quartier de Krimlovsky) frappant avec des
mortiers de 82mm quatre immeubles d'habitations où vivent encore 
quelques familles et principalement des retraités qui témoignent ici:

Le plus hallucinant et scandaleux est que ce terrorisme ukrainien à l'encontre des populations civiles du Donbass, qui tue ou blesse chaque semaine des innocents dont de nombreux enfants (depuis ce seul mois de mai inachevé,17 civils ont été les victimes des forces ukrainiennes), reste impuni et même ignoré par ladite communauté internationale pourtant si prompte à s'indigner et réagir lorsque qu'un pays non aligné réprime ses opposants. Or ici, nous ne sommes pas face à quelques coups de matraques - souvent justifiés - mais devant une lente hémorragie génocidaire d'une population à qui les suppôts de l'OTAN installés à Kiev reprochent juste de vouloir être et rester ce qu'ils sont : des femmes et des hommes de traditions et culture russe !

14 mai 2020, bombardement ukrainien de Zaitsevo, au Nord de Gorlovka 
(Nord de la RPD), un village qui depuis le début de la guerre a vu 
81 personnes au sein de sa population tuées par les tirs ukrainiens.

Et ces victimes civiles de la guerre du Donbass ne doivent pas faire oublier celles beaucoup plus nombreuses des forces de défense républicaines, des ministères de la défense (Milice) ou de l'intérieur (VV) qui défendent les républiques jour et nuit depuis 6 ans. Plusieurs centaines de tués et des milliers de blessés dont beaucoup grièvement touchés et handicapés à vie, tombent chaque jour sur le front du Donbass sous les coups d'une artillerie ou de snipers ukrainiens de plus en plus importants et précis.

Début mai 2020, bombardement de postions enterrées du 
bataillon "Vostok" par une artillerie lourde ukrainienne 
assistée et corrigée par des drones d'observation. 

Depuis le début de ce mois de mai, au minimum une douzaine de défenseurs républicains, qui, faut-il le rappeler sont exclusivement des volontaires, contrairement aux conscrits et soldats de métier de l'armée ukrainienne, ont été tués au combat et des dizaines d'autres blessés dont certains grièvement comme par exemple deux camarades de ma compagnie lors d'un bombardement d'obusier ukrainien de 122 mm sur le front de Yasinovataya.

A cette liste noire il faudrait rajouter les victimes des territoires occupés par Kiev et qui sont régulièrement la cible de répressions, arrestations et tortures, viols et agressions de la part des forces ukrainiennes qui souvent ont confié le maintien de l'ordre à des unités "politiques" formées à partir des radicaux nationalistes, bandéristes et autres néo nazis revendiqués quand ce n'est pas des repris de justice envoyés sur le front pour vider les prisons ukrainiennes saturées d'opposants au régime.
Le destin tragique de ces territoires occupés par l'armée ukrainienne mais dont la grande majorité de la population reste fidèle à la Russie est certainement le sujet de discorde majeur entre les Républiques et l'Ukraine car Kiev, dans une politique du fait accompli a arbitrairement redéfini sur la ligne de front actuelle la ligne de démarcation des accords initiaux qui faisait référence aux limites administratives des oblasts de Donetsk et Lugansk.

Défilé aux flambeaux dans les rues de la ville occupée de Mariupol du régiment néo nazi ukrainien "Azov" 

Pour cette raison et tant d'autres, la situation dans le Donbass n'est pas seulement dans une impasse militaire; mais aussi et surtout politique et diplomatique. Cependant cet enlisement ne pourra plus durer longtemps et l'obstination de Kiev à poursuivre ses bombardements à caractère génocidaire et refuser le dialogue avec les représentants des républiques de Donetsk et Lugansk va probablement, dans une fuite en avant suicidaire typiquement occidentale, libérer un jour de massacre, une réaction militaire républicaine et russe qui libérera enfin le Donbass occupé et mettra fin trop d'années de sang et de larmes dans une grande mais dernière hémorragie.

Erwan Castel