mardi 24 mars 2020

La terreur continue dans le Donbass


Depuis le printemps 2008, il n'y avait pas eu de mois plus difficile pour la population civile du Donbass: 1 tué et 7 blessés parmi les civils victimes des tirs ukrainiens qui continuent leur augmentation quotidienne sur les 460 kilomètres du front du Donbass.

Désormais sur le front de nombreuses familles des républiques de Donetsk et Lugansk, dont certaines dorment dans leurs caves depuis 6 ans, vivent dans la peur de ces tirs terroristes ukrainiens qui peuvent intervenir n'importe où et à n'importe quel moment de la nuit ou de la journée.

Et malgré les immenses précautions devenues réflexes et habitudes au fil des bombardements, des civils tombent régulièrement sous les éclats ou les balles des tirs ukrainiens.
Ainsi, hier encore, 23 mars 2020, dans le village minier de Gagarine situé dans la périphérie Ouest de Gorlovka (Nord de la RPD) un enfant de 13 ans résidant rue rue Rubezhnaya a été blessé à 20h30 par des éclats d'obus de mortier lors d'un nouveau bombardement de la 58e brigade ukrainienne, commandée par un certain Kaschenko, qui est responsable également des tirs meurtriers réalisés régulièrement sur le village de Zaitsevo au Nord de la ville.

Erwan Castel

lundi 23 mars 2020

Solidarité et discipline

384

Magasin "Moloko" près du Donbass Arena au centre de Donetsk. 23/03/2020 16h00

Publié sur les réseaux sociaux le 23 mars

Dans notre petite République Populaire de Donetsk, malgré les difficultés liées à la guerre et au blocus déclenchés par l'Ukraine contre les russes du Donbass, la vie continue avec de nouvelles précautions supplémentaires imposées par la pandémie du coronavirus Covid19.

Lundi 23 mars 2020

A ce jour aucune infection n'a été détectée à Donetsk et Lugansk, mais les autorités anticipent la menace avec par exemple un confinement des élèves et étudiants, une fermeture des frontières, une mise en alerte et équipement spécialisé des personnels de santé, et une information auprès de la population.

Ici les gens suivent de près, mais sans émotion particulière l'évolution de la pandémie, et les masques se sont déjà répandus dans tous les lieux et services publics et magasins.

La Russie est à la fois attentive et confiante et ses populations solidaires et disciplinées.

Erwan Castel


La fin d'un monstre nommé UE

Vu du Donbass (46)


Dans un Monde inquiet, l'épidémie du coronavirus "Covid19" poursuit sa progression  exponentielle, fauchant quotidiennement des centaines de vies humaines mais aussi, positivons un peu, arrachant définitivement le masque hypocrite derrière lequel se cache cette on ne peut plus mal nommée "Union Européenne", monstre hideux accouché par un libéralisme mondialiste et dont la raison d'être est de se servir et d'asservir les peuples plutôt que de les servir !! 

Dans une précédente réflexion sur le Covid19, j'évoquais les valeurs et principes de solidarité et discipline qui sont des armes vitales permettant de survivre aux grandes tempêtes balayant les nations que sont par exemple les guerres, les catastrophes naturelles, les famines et les épidémies.

Après la tyrannie des clercs et des princes, les peuples d'Europe sont aujourd'hui victimes  de celle des banquiers et de l'inaptitude de "gouvernements" mais dont dont le seul pouvoir exercé est celui de protéger leurs trônes que pour mieux servir les intérêts d'une ploutocratie financière amorale qui les gave de fric et de privilèges...

Et l'Union Européenne nous montre aujourd'hui son vrai visage incapable de mobiliser une défense sanitaire commune et une entraide internationale fondé sur une mutualisation des moyens sanitaires que devrait commander une solidarité humaine naturelle. Mais il ne faut oublier que cette trahison criminelle d'une UE amorale n'a rien a envier à celles des Etats-Nations qui la composent et dont les gouvernements ne sont plus que ses laquais serviles et zélés.
Et les autres membres de l'UE ne sont pas mieux, comme l'Allemagne par exemple qui refuse d'aider l'Italie et je ne parle même pas de cette pitoyable France dont le gouvernement alerté depuis plus de 2 mois par les chinois puis les italiens depuis 3 semaines n'a même pas mobilisé ses ressources pour protéger sa population et se doter de moyens opérationnels minimums pour faire face à cette crise sanitaire majeure.

A un député qui lui demandait pourquoi le gouvernement avait tardé pour lancer la procédure de confinement de la population, Edouard Philippe le 1er "sinistre" de cette Macronie qui mate dans la violence les manifestations des citoyens ou détruit à force 49-3 leurs retraites, a déclaré  que c'était "pour éviter de rajouter une crise politique à la crise sanitaire " !  Il y a désormais en France 4 catégories de personnes: les courageux qui sont sur les fronts de la santé des services et le la logistique pour secourir la population, les inconscients qui n'ont rien compris, les confinés qui se protègent et protègent les autres et  les cons finis qui, comme ces bouffons politiciens, qui suicident leur population sur l'autel de leurs intérêts particuliers.

Car la réalité cynique de cette lenteur gouvernementale à réagir est surtout due à ce que que les valets de la finance internationale qui sont à l'Elysée et Matignon ne regardent obsessionnellement que la températures des banques qui les dirigent tandis que les médecins et infirmières tirant la sonnette d'alarme depuis des semaines observent celle de la population.... 
Les Soros, Rothschild, Trump, Merkel, Macron sont d'abord au chevet du Dieu Mammon atteint lui aussi de difficultés respiratoires aiguës sous les effets du Covid19. Aussi les gouvernements occidentaux ont simplement subordonné leurs ripostes sanitaires au temps d'apnée potentiel de leur système économique, évitant qu'il ne se noie si un confinement total des pays est déclenché trop tôt. Et si on rajoute à cette cupidité méprisant les peuples l'appauvrissement sensibles de systèmes de santé marchandisés et le manque de solidarité et de discipline des sociétés occidentales individualisées... on arrive logiquement à cette catastrophe sanitaire en cours !  

Quant aux réactions hystériques des communautaristes qui fustigent les aides ou les comportements observées ici et là, elles ne valent pas mieux que celles des gouvernements qu'ils prétendent combattre car tous n'ont pas compris que face à une pandémie l'ensemble des peuples du Monde n'est qu'une seule population sanitaire, que chacun d'entre nous a 7 milliards de voisins et que la menace subie par tous doit générer la même "union sacrée" que celle qui permet de triompher dans une guerre sans merci.


Gros porteurs russes Il76  acheminant en Italie des renforts médicaux pour lutter contre l'épidémie du Covid19

Or, qui voyons aujourd'hui porter une assistance médicale et logistique à l'Italie, tandis qu'éclate de mythe de cette "Union Européenne" aux gouvernances veules et cupides et que l'OTAN aux ressources monstrueuses n'a toujours pas été mobilisé? La Chine, la Russie et Cuba, des pays qui non seulement sont extérieurs à cette "Union" mais sont même fustigés et sanctionnés continuellement par le système mondialiste !!

Parmi les aides humanitaires les plus significatives apportées aux européens face au virus, par ces pays continuellement stigmatisés par la moraline de leurs gouvernements, il y a notamment la Chine, Cuba et la Russie. 

Ainsi arrivent aujourd'hui sur le champ de bataille italien des équipes médicales chinoises ainsi que des millions de masques et appareils respiratoires, des médecins spécialistes cubains dont le système de santé exemplaire rappelons le, a été initié par un certain Che Guevara et s'est développé malgré des décennies de blocus occidental. La Russie enfin qui, malgré les lourdes sanctions économiques subies de la part des occidentaux, envoie 8 groupes sanitaires militaires spécialisés ainsi qu'un pont aérien logistique en Italie.

L'aide la plus spectaculaire vient certainement de la Fédération de Russie, un pays stigmatisé et sous une avalanche continuelle de sanctions économiques de la part des occidentaux. Le Ministère russe de la Défense (dont le budget (6ème rang mondial) est inférieur à celui des USA (10x) et de la France par exemple) vient de projeter en Italie via un premier pont aérien d'importantes ressources humaines et matérielles sanitaires spécialisées.

Ce renfort médical russe arrivé par 9 gros porteurs Iliouchine 76 a été déployé en Italie seulement 24 heures après une conversation téléphonique entre les présidents Poutine et Conte débarquant  8 groupes d'intervention médicale spécialisés, plus de 100 virologues et épidémiologistes, du personnel médical spécialisés, des logisticiens et personnels d'accompagnement, des moyens de dépistage et de traitement, des complexes de désinfection, des unités de commandement et de coordination, des véhicules de transport....

Il76 russes débarquant des renforts médicaux sur le 
front italien de la pandémie Covid19 le 22 mars 2020

Pour résumer, en 1 seule journée, la Russie, qui doit également faire face à la menace s'est déployée sur le front italien de la pandémie, pendant que les politiciens occidentaux craignant que leur image politico-médiatique soient ternie hésitent encore à assumer les devoirs pour lesquels ils ont été élus et que les généraux de l'OTAN quant à eux étudient et s'amusent dans des exercices monstrueux à déplacer des milliers d'avions, de véhicules, d'hommes et moyens logistiques (dont nombre d’hôpitaux de campagne) vers les frontières de la Russie que tous désignent comme un ennemi à abattre.

Véhicule russe de décontamination TMS 65 arrivé hier
et immédiatement en en action sur le sol italien

Au lieu de s'époumoner sur les inaptitudes gouvernementales, les conflits d'intérêts pharmaceutiques, la mauvaise politique sanitaire qui sont autant de circonvolutions byzantines qui dans l'urgence de la menace n'ont pas lieu d'être, les français devraient plutôt méditer sur les exemples de solidarité donnés par la Chine, la Russie ou Cuba et les appliquer urgemment dans une solidarité sociale, radicale et sans condition. 

Et l'heure des gibets viendra une fois le combat terminé !

Cette crise sanitaire majeure aura quand même l'avantage d'éclairer par le projecteur de la Vérité: 
  • la vacuité de cette moraline occidentale pourtant capable de mobiliser et projeter à travers le monde des moyens pharaoniques et onéreux pour accaparer les ressources de pays étrangers à coup de bombes et de missiles droitdel'hommistes, mais qui est incapable dans ses propres territoires de protéger efficacement ses populations.
  • la fatuité des institutions démocratiques qu'elles soient étatiques comme les gouvernements, internationales comme l' Union Européenne ou l'OTAN, qui montrent qu'elles ne sont que les acteurs d'un complexe militaro-industriel au service d'une ploutocratie dont les intérêts méprisent et même sacrifient les peuples.
  • Dans une mondialisation des transports et des moyens, une épidémie qui surgit dans un pays particulier et lointain est un problème mondial qu'il faut affronter collectivement au delà des affrontements politiques, économiques, religieux, sociaux, ethniques ou autres divergences humaines (mais sans pour autant se soumettre à un "gouvernement mondial" totalitaire fantasmé par Attali par exemple).
Mais ces constatations, que j'espère partager avec de plus en plus de personnes, ne doivent pas s'arrêter aux seules crises actuelles qui secouent notre monde post-moderne mais ouvrir surtout une réflexion jusqu'au au plus lointain de l'Histoire des idées pour définir les racines de ce mal qui provoque aujourd’hui l'effondrement systémique ambiant et dont le Covid19 n'est qu'un petit (mais efficace) détonateur.

Car ce virus sanitaire invisible et volatile, qui révèle une fois encore aux peuples la fragilité du mondialisme et la trahison de ses acteurs, fait apparaître surtout jusqu'aux passions qu'il suscite les dégâts d'un autre virus plus ancien, puissant, criminel et hégémonique qui gangrène la civilisation européenne depuis des siècles et dont les symptômes les plus visibles sont l'individualisme, la cupidité et l'arrogance.

Je veux parler de la pensée unique ultime et de son paradigme libéral économique et social autour duquel s'est organisé un "Nouvel Ordre Mondial " esclavagiste et qui aujourd'hui s'avère être suicidaire pour les peuples qui lui sont asservis.

Et lorsque je vois, débarquant en Europe sous des applaudissements italiens, les médecins de cette petite île caribéenne sous blocus étasunien cela nourri mon espérance et ma conviction que les peuples triompheront de ce monstre mondialiste grâce à partir des Etats non alignés dont les gouvernements placent prioritairement la sécurité et le bien être de leurs populations au centre de leurs politiques, même (et surtout) quand elles ne répondent pas forcément à la définition hypocrite de la "démocratie occidentale" !

Erwan Castel

Arrivée de médecins cubains sur le front italien du Covid19

dimanche 22 mars 2020

Une 'Méthode" pour bien se confiner


Le numéro 18 de la revue Méthode arrive à point nommé au moment où des centaines de milliers de familles vont s'isoler chez elles pendant la tempête silencieuse et invisible du Covid19. Merci à toute l'équipe de cette publication de l'institut franco-russe qui me fait une fois encore l'honneur de m'accueillir dans ses pages...

Pour téléchargez le numéro :


Sommaire du numéro 18 de "Méthode"
  • L’Édito 

RUSSIE
  • Elena SYDOROVA Adnan Azzam, voyageur syrien, à Novotcherkassk 
  • Alexandre LATSA 4ème mandat de Poutine : 2018-2024. Digitalisation, russification, démographie et projets nationaux 
  • Roland LOMBARDI Poutine, le Tsar indéboulonnable ? 
  • Elena SYDOROVA Méthodologie de vie de Vladimir Borev 

FRANCE
  • Slobodan DESPOT De la dépossession à la prise de conscience.Les sept tendances de 2020 
  • Jean GOYCHMAN Mondialisation : le combat perdu d’Emmanuel Macron 
  • Christian VANNESTE Diversité culturelle et pensée unique : quelle cohérence ? 

POLITIQUE & SOCIÉTÉ
  • Alexandre WATTIN De la « juste » guerre aux conflits contemporains 
  • Daniel LALLEMANT La cause paneuropéenne
  • Jean-René BACHELET L’Europe, de l’Atlantique à l’Oural… et au-delà 
  • Vincent GOJON Les vents des embargos
  • Valérie BUGAULT Les banquiers rejouent le coup du IIIe Reich avec l’UE intégrée 
  • Thierry GODEFRIDI Qu’est-ce que le libéralisme ?
  • Erwan CASTEL Patriotisme amoureux contre nationalisme haineux
  • Nicolas BONNAL Angela Merkel et notre destruction sur commande
  • Grégoire DIAMANTIS Sortir du piège américain de l’opposition OTAN – Russie. Préalable indispensable à l’émergence de l’Europe politique 
  • Mikhail GAMANDIY-EGOROV Moyen-Orient, Afrique du Nord : L’Eurasie s’impose 
  • Pierre-Antoine PLAQUEVENT Pompeo, Soros et l’Iran : de la nécessité vitale d’un souverainisme non-aligné 
  • Elijah J. MAGNIER L’Irak sera le prochain champ de bataille 
  • Bruno GUIGUE À chacun ses « droits de l’homme » ! 
  • François LEJEUNE L’Ouzbékistan : un pays menacé par la criminalité et l’islamisme ? 
  • Antoine CHARPENTIER La Libye, une confrontation multidimensionnelle 
  • Marie-Simone POUBLON Boris Johnson, le conquérant 
  • Jean-Marc TRUCHET La bombe atomique sera-t-elle à nouveau utilisée contre les populations civiles ? 
SCIENCES & TECHNIQUES
  • Michel GAY « Nuward », un petit nouveau dans le nucléaire 
  • Bernard MAILLARD Le nucléaire, sentinelle du futur 
  • Yannick BRUN-PICARD Œuvrer à une durabilité consciente 
  • Marc SOKOLOVITCH Mégalithes russes 

HISTOIRE
  • Bernard LUGAN Quand Arte apporte sa pierre à l’escroquerie historique de la « légende noire » de la colonisation 
  • Anne-Marie GUIDO Journal du « ciel » de mon père 
  • Franck ABED Lucien Bonaparte, le prince républicain par Cédric Lewandowski 
  • Olga KUKHARENKO À la recherche du passé français de la comtesse Mouravieva-Amourskaya 

CULTURE
  • Laurence GUILLON Des lueurs dans la nuit 
  • Maria IAKOUBOVITCH Épreuve de l’étranger 
  • Luc Olivier d’ALGANGE Ne nous laissons pas assoter 
  • Bruno ADRIE Nouvelle « Il vient d’arriver ! » 
  • Michel MOGNIAT Mousseline la sérieuse de Sylvie Yvert 
  • Roland THEVENET D’un Nikolaï, l’autre : un certain Pétrovitch de Fabrice Lardreau 
  • Julia CASADO Parlons russe ! Leçon 10. Masculin, féminin ou neutre ?
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"En cette période de confinement, l'occasion est parfaite pour découvrir les 224 pages du numéro 18 de la revue Méthode. N'oubliez pas que si vous aimez Méthode, d'autres peuvent certainement l'apprécier aussi... Alors s'il vous plaît : Partagez le !!! Bonne lecture à tous.

Un grand merci à mes amis rédacteurs et contributeurs : Franck Abed, Alexandre Wattin, Anne-marie Guido, Macha Yakoubovitch, Bruno Guigue, Daniel Lallemant, Erwan Castel, Francis Raeirov, Jean-René Bachelet, Jean-Marc Truchet, Karine Bechet-golovko, Marc Sokolovitch, Michel-Gay Auteur, Nicolas Bonnal, Olga Kukharenko, Pierre-Antoine Plaquevent, Thierry Godefridi, Valérie Bugault, Yannick Brun-picard, Bernard Lugan, Mikhail Gamandiy-Egorov, Slobodan Despot, Michel Mogniat, Julia Casado, Elijah J. Magnier, Roland Thevenet, Bruno Adrie, Laurence Guillon, Luc-Olivier d'Algange, Roland Lombardi, Christian Vanneste, Antoine-Noura Charpentier, Bernard Maillard, Vincent Gojon, Marie-Simone Poublon, Alexandre Latsa, Grégoire Diamantis, Jean Goychman et bien sûr notre infatigable rédactrice en chef Elena, Hélène Sydorova"

François Maurice

Un "effet d'aubaine" pour Kiev


il est certain que l'épidémie du Coronavirus qui s'étend à son tour dans une Ukraine déjà socio-économiquement malade, va provoquer des dégâts amplifiés et peut-être ébranlera t-elle même le gouvernement Zelensky si sa gestion de la crise sanitaire est, comme on peut le prévoir sans risque de se tromper, aussi médiocre et criminelle que celle de la guerre qui sévit au Sud Est du pays depuis 6 ans.

En attendant, il semble même que sur ce front du Donbass Kiev tente de profiter du nuage de fumée provoqué par cette crise du "Covid19" qui détourne l'attention politico-médiatique de la planète, pour intensifier ses pressions offensives sur les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk. Cette stratégie opportuniste et perverse s'appelle "effet d'aubaine", une terminologie initialement économique mais qui peut tout aussi bien se transformer en "effet boomerang" pour son initiateur !

21 mars 2020, bombardement ukrainien du village
de Zaitsevo (Nord Gorlovka) en pleine journée

Durant la journée d'hier les forces armées ukrainiennes ont poursuivi leur guerre d'attrition en bombardant 14 fois le seul territoire de la RPD et aujourd'hui, lors de nouvelles violations ukrainiennes du cessez le feu, 2 civils ont à nouveau été blessés par les bombardements de Kiev.

Vladimir Ilyich Sidelev, 85 ans, mortellement blessé le 14 mars par des tirs ukrainiens

Au total depuis 1 semaine, 1 civil de 85 ans a été tué et 7 autres blessés
  • 13 Mars à Gorlovka dans un bombardement ukrainien, 3 civils ont été blessés, dont 1 enfant de 13 ans.
  • 14 mars, à Signalnoye, dans un bombardement ukrainien, 1 civil de 85 ans a été mortellement blessé.
  • 17 mars, à Oktyabrsky suite à un bombardement incendiaire ukrainien un obus blesse 1 civil de 56 ans.
  • 20 mars, à Trudovsky dans un bombardement ukrainien, 1 femme de 71 ans a été blessée aux jambes et à la tête
  • 21 mars, à Trudovsky, par un tir de mitrailleuse ukrainienne, 1 femme de 44 ans a été blessée
  • 21 mars, à Aleksandrovka dans un bombardement ukrainien, une adolescente de 17 ans a été blessée.
Dans la même période, au minimum 7 soldats ont été tués et 6 autres blessés
  • 13 mars, Igor Turbin, 55 ans.
  • 14 mars, Anton Berdnikov, 44 ans.
  • 14 mars, à Staromikhailovka, 1 soldat de 23 ans a été blessé par un bombardement ukrainien. 
  • 15 mars, Roman Lubensky, 29 ans.
  • 15 mars, Skrypnikov Arkady, 55 ans
  • 16 mars, Anton Berdikov, 44 ans.
  • 15 au 16 mars, dans des bombardements ukrainiens, 4 soldats ont été blessés.
  • 18 mars, Yuri Belyaev, 64 ans
  • 19 mars, à Leninskoye dans un bombardement ukrainien, 1 soldat a été blessé
  • 19 mars, Alexei Grushko, 22 ans
L'armée ukrainienne, dont les effectifs commencent à être impactés par l'épidémie du Covid 19", continue donc ses attaques criminelles contre les républiques du Donbass mais sans toutefois oser "se frotter" directement à leurs forces défensives, et Zelensky a choisi de poursuivre le même terrorisme que son prédécesseur Porochenko, bombardant quotidiennement le front militaire mais aussi les zones résidentielles civiles.

Ces attaques lâches et sans aucun résultat tactique ne sont que le symptôme d'une pouvoir ukrainien asservi à une stratégie russophobe occidentale qui l'a piégé dans le Donbass où son armée ne peut rien entreprendre sans l'accord de ses tuteurs occidentaux. Mais si l'effondrement du système occidental qu’exacerbe aujourd'hui la crise sanitaire se poursuit, l'Ukraine pourrait être abandonnée à elle même par une UE qui n'a même pas su mobiliser des ressources pour aider l'Italie à combattre le Covid19. 

Kiev pourrait-être alors tenté paradoxalement de faire un coup de force profiter de la concentration des occidentaux sur leurs propres problèmes pour raviver leur politique internationale russophobe profitant à la guerre menée contre le Donbass.

Je ne crois pas dans l'immédiat à une offensive terrestre d'envergure visant à contrôler les frontières avec la Russie ou isoler une agglomération républicaine, mais plutôt à une aggravation des provocations à distance pour élargir la zone et les cibles où Kiev exerce son terrorisme d'Etat. Et le déploiement ukrainien actuel de moyens de bombardement près du front, comme ces systèmes de Lance Roquettes Multiples BM21 "Grad" repérés à Vrubivka, face à la ligne de défense de la République Populaire de Lugansk tend à confirmer cette volonté de Kiev de poursuivre l'escalade militaire dans le Donbass.


Pour exacerber ses provocations qui n'ont jamais réussi jusqu'à présent à libérer une escalade incontrôlée, les forces ukrainiennes pourraient être tentées d'engager maintenant leur flottille de drones d'attaques "Bayraktar TB2" fournis par la Turquie fin 2018 et qui achèvent en ce moment leur mise à niveau opérationnelle. 

Ces drones représentent une menace réelle pour les républiques populaires de Donetsk, tant par leur altitude d'attaque et leur distance de tir élevées qui les mettent hors de portée des systèmes de défenses républicains que de la précision et capacité destructrice de leurs missiles air-sol. 

Aujourd'hui Kiev dispose de 2 unités de 3 drones et 1 poste de commandement chacune, formant l'unité spéciale du 383e régiment d'avions télécommandés des Forces armées ukrainiennes créée à Starokonstantinov (base aérienne située entre Kiev et Lvov dans l'Ouest de l'Ukraine) où ils terminent leur entrainement opérationnel. Actuellement l'armurerie de ces 2 unités de drones d'attaque dispose de 200 missiles air-sol que beaucoup de politiciens et militaires ukrops voudraient voir tirés contre les républiques du Donbass.

Vidéo de présentation par la propagande militaire ukrainienne des drones 
Bayraktar TB2 illustrée d'images de leurs tirs récents réalisés en Syrie contre
les forces syriennes (avant que ces dernières ne les détruisent massivement)

Dans le cas d'un emploi de ces drones d'attaque qui opéreront à partir de l'espace aérien ukrainien, les forces républicaines pourront difficilement riposter sans mettre en oeuvre de nouveaux moyens de défense anti aérienne longue portée, ce qui risque d'être l'objectif principal de Kiev qui est certainement prêt sacrifier un ou plusieurs de ces coûteux aéronefs (74,027 millions de dollars pour une unité de 3 drones), mais d'autant plus facilement remplaçables que les pilotes sont à l'abri de leur destruction et que les sociétés turque s "Aselsan", (stations de radio et des systèmes électroniques", et "Bayraktar" (drones d'attaque) ont ouvert des succursales à Kiev, tandis qu'Ankara a promis une assistance financière aux forces armées ukrainiennes.

Sans aller jusqu'au clabaudage des ukropithèques délirants qui prétendent que les "mouches d'Erdogan" vont changer le cours de la guerre du Donbass , il est probable que leur emploi régulier risque de mener l'escalade militaire en cours vers de nouveaux sommets dangereux.

A suivre...
Erwan Castel

samedi 21 mars 2020

Solidarité et discipline, l'exemple chinois



Dans l'hôpital de Donetsk où je suis toujours soigné de ma blessure, et malgré l'absence de cas d'infection sur le territoire de la République Populaire de Donetsk, les mesures préventives face à l'épidémie du Coronavirus ont déjà fait leur apparition: masques, distanciation physiques, nettoyages répétés des surfaces communes (tables poignées de porte etc...), tandis que les autorités ferment les frontières avec l'Ukraine impactée par le Covid19.

Les épidémies bornent l'Histoire humaine depuis l'Antiquité laissant pour nombre d'entre elles les traces des chocs psychologiques collectifs qu'elles provoquent telles, la peste noire, le choléra, la fièvre Jaune, ou la grippe espagnole pour n'en citer que quatre anciennes. Plus récemment des épidémies graves ont menacé et menacent encore notre monde moderne : Sida, Ebola, SRAS etc... mais jamais le monde n'avait autant paniqué qu'avec cette nouvelle forme de coronavirus, le "Covid19", une épidémie apparut en Chine et qui se transforme en pandémie depuis quelques semaines.

Depuis le début de l'année, un vent de folie règne autour de ce nouveau virus qui provoque sur la toile médiatique et internet une "expertodémie" délirante d'observateurs qui, depuis les agitateurs d'hystérie annonçant une apocalypse organisée aux anesthésistes du déni prétendant que c'est une épidémie banale, noient tous l'information et la réflexion véritables sous une avalanche de spéculations dogmatiques sans autre fondement que des hypothèses émotives et non vérifiées...

Pour ma part, au milieu des théories qui s'entrechoquent, des réactions diverses des gouvernements qui réagissent au gré de leurs compétences et responsabilités, ou de leurs priorités politiques et surtout économiques, j'essaye d'observer justement les émotions que provoquent cette crise sanitaire et qui révèlent dans la quasi majorité des peuples occidentaux aliénés à l'idéologie capitaliste une profonde crise anthropologique du monde moderne...


Pourquoi cette nouvelle épidémie suscite t-elle tant d'émotions ?

Le Covid 19 provoque une monopolisation de l'information que je trouve pour ma part beaucoup trop émotionnelle mais qui s'explique entre autres parce que :
  • Les états-nations asservis craignent que cette crise sanitaire fasse définitivement se crasher un système économique artificiel déjà vacillant, sur lequel repose tout le pouvoir et les privilèges de la ploutocratie mondialiste.
  • Les individus aliénés à la marchandise craignent que les conséquences sociétales de cette épidémie bousculent un bien être consumériste, reposant lui aussi sur des plaisirs et des libertés artificielles égoïstes.
Paradoxalement, ce virus s'est répandu avec fulgurance grâce à une modernité qui prétend pouvoir vaincre toutes les menaces sanitaires... jusqu'à défier la Mort elle-même, et il est aujourd'hui ce grain de sable qui bloque la vanité mondialiste jusqu'à pousser de sa pichenette son système mondialiste au fond du gouffre de sa propre démesure. 

Nous risquons de payer le prix fort d'un libéralisme mondialiste qui, de productions délocalisées en productions abandonnées, a sacrifié la sécurité à la rentabilité. L'homme capitaliste a poussé la marchandisation du monde jusqu'à marchandiser sa propre santé et sa novlangue ne parle t-elle pas d'ailleurs de "capital santé" ?

Au premier abord, les dégâts infligés au système économique ultralibéral par le "Covid19", ce détonateur précipitant une dépression inévitable d'un système malade de lui-même, devrait réjouir les antimondialistes dont je fais partie et qui ne désirent que la fin de cette ploutocratie esclavagiste qui vampirise la Vie pour ses intérêts élitistes. Mais comment peut-on se réjouir d'une situation qui provoque tant de peur et de souffrance au sein des populations qui ici subissent une double peine de la part d'un système mondialiste amoral. 

Peut-être est-ce effectivement le premier acte du crépuscule de la marchandise, mais pour que les peuples européens soient prêts à en payer le prix pour mieux y survivre, il faut qu'ils regardent aussi et surtout, avant cette gouvernance du chaos qui les asservit, leur propre dégénérescence anthropologique organisée par l'aliénation à la marchandise et à l'idéologie du progrès occidentales et qui est une aggravation des crises diverses les frappant !


La pandémie de l'individualisme 

Car si le Covid19 tuent les personnes, l'individualisme lui tue les peuples occidentaux et les statistiques de cette épidémie nous le montrent de façon flagrante, car de mêmes niveau de développement technologique et sanitaires ce sont les pays ayant conservé le plus une culture de solidarité et d'obéissance à l'autorité qui ont le mieux combattu ce coronavirus, bien qu'ayant été les premiers à en subir le choc !

Sur ces courbes on voit sur une même échelle de temps les résultats des mesures engagées par les gouvernements et leurs populations contre le Covid19. 

En effet, la pensée unique qui formate depuis 2000 ans les populations occidentales s'appuie principalement, pour mieux les asservir, sur les concepts de l'individualisme de l'âme, du corps et de la conscience, faisant disparaître ainsi progressivement - surtout depuis l’avènement de la bourgeoisie au sein des monarchies et des démocraties - tous les corps sociaux intermédiaires qui donnaient des identités collectives charnelles aux individus (familles, communautés, corporations, provinces, armée,...) et constituant à la fois l'ossature de la nation et l'émanation d'un pouvoir politique qui doit les protéger autant que les individus.

Mais voilà, la bourgeoisie rampante n'a eu que de cesse que de détruire ces corps sociaux intermédiaires, pour atomiser les peuples en troupeaux d'individus au service de maîtres de plus en plus privilégiés. Et cet individualisme qui gangrène les sociétés occidentales légitime des comportement de plus en plus égoïstes et qui explosent justement dans ces moments de crises comme celles provoquées par une guerre ou une épidémie...

Je ne rentrerai pas ici dans les polémiques stériles et inopportunes de savoir si le port du masque est utile, si le confinement est vraiment nécessaire, si les frontières doivent être fermées etc etc... mais plus sur des notions de solidarité et de discipline qui elles seules permettront de ralentir l'épidémie, donc de l'étaler dans le temps, donc d'éviter une saturation des ressources sanitaires et donc de diminuer le taux de mortalité du virus.
Le temps des polémiques, des tribunaux et des têtes qui tombent viendra après la tempête sanitaire...

Je veux juste souligner que l'éthique est plus importante que la politique car elle en constitue le socle protégeant sous les piliers de leurs devoirs collectifs les libertés des peuples, et ceci contrairement aux futiles et égoïstes de "droits de l'Homme" qui détruisent le système immunitaire des nations. Si les devoirs collectifs n'excluent pas et même encouragent les individuations au service de la communauté, en revanche les droits égoïstes, par l'individualisme provoqué mettent en danger l'existence mêmes des peuples, d'autant plus qu'il s'inscrit dans un paradigme universaliste fantasmé.


Solidarité et discipline

Solidarité et discipline sont les piliers des peuples qui veulent se protéger des agressions extérieures diverses frappant leur territoire, et ces deux qualités sont absolument incompatibles avec l'individualisme qui au contraire amplifie les dégâts provoquées par les catastrophes naturelles, les guerres, les crises sanitaires etc...

Certes je peux comprendre aisément que les ordres donnés par le gouvernement Macron soit instinctivement remis en cause par des français exaspéré par son arrogance et son inaptitude liberticides, mais il y a aussi cet individualisme occidental hérité qui renforce ce comportement rétif instinctif vis à vis d'une autorité dont le laxisme et l'irresponsabilité ne font que l'exacerber.

Aujourd'hui la Chine qui a maîtrisé l'épidémie, sans toutefois la vaincre totalement le virus, vient en aide des pays européens touchés de plein fouet par ce Covid19. Un bel exemple de solidarité internationale de la part d'un pays durement touché par la crise et que continue de stigmatiser aux USA un Trump débordé par le problème...

La Chine, comme beaucoup de pays asiatiques a su conserver en général des traditions et une fierté collective qui provoquent des comportements de solidarité désintéressée dont les exemples quotidiens foisonnent. Par ailleurs l'Histoire politique du pays a cultivé dans les populations chinoises une discipline collective vis à vis d'un pouvoir que l'on peut certes critiquer, mais qui a toujours garanti en retour à tous ses citoyens un cadre minimum de protection sociale et sanitaire, d'éducation, de développement, et de sécurité. 

 Un banal accrochage de la circulation dans une ville chinoise où les
usagers bloquent et sécurisent le carrefour le temps de ramasser et 
remettre les pommes éparpillées à leur propriétaire secouru. 
Imaginons le même incident dans une capitale occidentale ...

Côté occidental, nous observons que l'Europe de l'Ouest (pour le moment) est devenue le principale foyer de la pandémie de "Covid19", et ce malgré des moyens sanitaires parmi les meilleurs au monde, malgré le fait que les gouvernements étaient prévenus depuis plus d'un mois de l'arrivée du Covid19, et surtout malgré un retour d'expérience inestimable d'une République Populaire de Chine dont les méthodes et les sacrifices devraient être pris un peu plus au sérieux par les donneurs de leçons occidentaux. 

Aujourd'hui Pékin, qui continue à lutter contre le virus dépêche des moyens matériels et des spécialistes médicaux vers les pays européens les plus touchés, notamment l'Italie qui aujourd'hui l'a dépassé en termes de mortalité enregistrée.

Un médecin chinois venu apporter son expertise sur le front italien du 
"Covid19" dénonce le manque de discipline et de conscience collectives des 
populations: "Les transports publics fonctionnent encore, je continue de voir 
des gens se rassembler, beaucoup n'ont pas de masque..." 

Les pays qui aujourd'hui, se défendent le mieux contre l'épidémie, sont ceux qui ont conservé un esprit d'entraide de partage et de défense d'un bien commun qui s'appelle la nation. Alors que pendant des années les occidentaux, poursuivant frénétiquement leurs chimères libertaires ont craché sur l'idéologie de systèmes communistes certes critiquables dans ses déclinaisons politiques, on peut cependant observer aujourd'hui les résultats de ces communalismes et collectivismes qui leur ont survécu, même après l'effondrement de l'URSS. Les consciences et pratiques d'un collectivisme patriotique hérité et/ou de traditions identitaires préservées, ont pour conséquence de mieux préparer les peuples à une défense collective, qui reste la seule réaction efficace face à une menace nationale.

Mais la faiblesse de l'Occident face à ce qui n'est qu'une nouvelle épidémie historique ne fait que confirmer que l'idéologie esclavagiste qui l'a créé et système économique dans lequel elle a muté sont bien arrivé en fin de cycle... Aussi plus que jamais, face à ce Covid19 qui n'est qu'un des détonateurs du chaos à venir, les peuples occidentaux doivent changer de paradigme car le libéralisme par sa dictature de la marchandise les entraînant dans un individualisme consumériste suicidaire ne provoquera pas seulement un effondrement économique du système mais aussi une extinction civilisationnelle tant que l'Europe ne se débarrassera pas de son exuvie occidentale. 



Pour finir avec cet ouest européen qui reste dans mon cœur même après mon passage à l'Est, je tiens à saluer le courage et l'abnégation des personnels de santé qui en Italie, Espagne, Allemagne ou Bretagne font face à cette 2erme explosion mondiale du Covid19 et dans un contexte politique et logistique et un comportement citoyen visiblement  beaucoup moins favorables que ceux dans lesquels leurs collègues chinois ont pu encaisser et repousser le 1er choc viral. 
Ces femmes et ces hommes sont les contre-contre-exemples et exceptions confirmant cette présente réflexion. Ils sont l'incarnation d'un service à la personne dont le courage devient aujourd'hui héroïsme et sacrifice. Ces femmes et ces hommes en.blouse blanche sont bien plus que des soignants qui sauvent des vies humaines, ils sont les soldats qui défendent les valeurs de solidarité et de combat qui ont fondé notre dignité humaine.

Dans le Donbass, les citoyens de la République Populaire de Donetsk que je connais n'ont pas attendu l'arrivée du Covid19 pour anticiper et commencer à faire des réserves alimentaires petit à petit pour ne pas provoquer de pénurie alimentaire, pour eux mais aussi pour les personnes âgées isolées de leur quartier, conscients tout simplement de n'être pas seuls mais au contraire solidaires des autres citoyens de leur pays.

Et lorsque les autorités de la République Populaire de Donetsk ont amorcé les mesures contraignantes pour se préparer au choc viral, non seulement ici personne ne les a jugé "liberticides" mais les a au contraire mis immédiatement en application non pas dans un réflexe bête et craintif, mais dans une discipline volontaire basée sur une confiance mutuelle et un sens commun partagé. 

Mais pour cela il faut aussi un pouvoir responsable, fort et exemplaire, autant que des citoyens cultivés et patriotes mais aussi avec attention solidaire internationale sincère et non simulée,  autant de qualités qui côté occidental sont loin d'être à la mode.... mais ceci est un autre débat.

Erwan Castel

Hôpital de Gorlovka, au Nord de la République Populaire de Donetsk, à l'heure du Covid19

jeudi 19 mars 2020

Printemps russe !

En Crimée, au lendemain du référendum et rattachement de la péninsule à la Russie

Il y a 6 ans, en réaction à un putsch pro-atlantiste du Maïdan provoquant une rupture constitutionnelle ukrainienne et libérant une russophobie hystérique, 
la population de Crimée a organisé sous l'égide de son parlement autonome et la protection des forces russes de la base navale de Sébastopol un référendum d'autodétermination demandant le retour de la péninsule au sein de la Fédération de Russie.

Cet acte d'autodétermination réalisé par le peuple de Crimée va aussitôt déclenché un tollé général dans le camp des "démocraties occidentales droitdelhommistes" qui oublient quand çà les arrange l'article 1 (point 2) et 55 de la charte des Nations Unis du 26 juin 1945 qui reconnait et protège "Le droit des peuples à disposer d'eux mêmes", mais aussi l'Histoire de la Crimée et le cadre législatif dans lequel s'est déroulé son retour au sein de la Fédération de Russie :
  • Primo, il n'y a eu aucune "invasion russe" en Crimée en 2014, car les forces russes y étaient légalement dans le cadre d'un accord entre Moscou et Kiev pour le maintien de la base navale russe de Sébastopol, en échange d'avantages économiques pour l'Ukraine. Cet accord (28 mai 1997), inscrit dans la constitution d'Ukraine, autorisait en Crimée jusqu'à 20 000 soldats russes, effectif jamais atteint au printemps 2014. 
  • Secundo, la Crimée après une antiquité cimmérienne, scythe et grecque est devenue une terre convoitée par les puissances commerciales qui y fondent des comptoirs comme par exemple, les Pétchénègues (1016), les Kiptchaks (1050), les Coumans (1171) et les russes Russes (Xe – XIe siècles),dont l'empire naît et se développe depuis la région la "Rus de Kiev". Puis ce fut l'invasion des Tatars et des Mongols (à partir de 1237) puis des ottomans (1475). 
  • Tertio, après de nombreuses guerres se succédant dans cette région convoités par les empires, l'impératrice russe Catherine libère progressivement au XVIIème siècle les territoires bordant ces rives septentrionales de la Mer Noire. A l'issue de guerre russo-turque de 1787-1792, la Crimée redevient russe en vertu du traité d'Iaşi. La ville russe de Sébastopol est fondée (1783) et la péninsule connait alors un développement socio-économique des plus modernes.
  • Quarto, La Crimée qui devient une porte maritime stratégique majeure donnant vers la Méditerranée et fait de la Russie un concurrent qui menace le monopole occidental  des routes commerciales maritimes vers l'Orient. C'est le début de la "Stratégie du Containment" (blocus de la Russie) imaginée parla Grande Bretagne, thalassocratie du moment, ett qui va même entraîner la France de Napoléon III dans la guerre de Crimée (1853-1856). 
  • Cinquo, En 1954, la Crimée est rattachée arbitrairement à la République Socialiste Soviétique d'Ukraine par le président de l'URSS, Nikita Kroutchev. La population à qui on n'a pas demandé son avis, face à ce changement d'identité imposé brutalement "fait contre mauvaise fortune bon coeur" dans la mesure où elle reste dans le giron de la Russie via l'URSS. Ce stoïcisme populaire va disparaître après l'indépendance de l'Ukraine (1991).
A l'issue de l'effondrement du bloc soviétique et du sauvetage de la souveraineté russe entrepris par le président Poutine, l'OTAN, qui s'est maintenu malgré la disparition du Pacte de Varsovie, a progressivement réactivé la "stratégie du contaiment" qui avait été gelée pendant la guerre froide, en engageant la préemption politico-militaire des anciennes Républiques socialistes soviétiques, via guerres (Yougoslavie, Géorgie...)  des révolutions colorées (Serbie, Géorgie, Ukraine, Kirghizstan...) ou des coups d'Etat comme celui organisé sue le Maïdan pendant l'hiver 2013-2014.

Or parmi les objectifs prioritaires visés en Ukraine par le complexe militaro-industriel occidental en 2014, la Crimée occupe certainement la 1ère place, tant sur le plan démographique, économique mais surtout militaire avec cette base navale russe dont le contrat doit être renouvelé l'année suivante. On a confirmé d'ailleurs depuis que l'OTAN dans sa feuille de route ukrainienne a déjà prévu d'occuper la base navale russe de Sébastopol après le départ de la "Flotte russe de la Mer Noire".
Dans ce contexte, il est donc logique qu'une fois le coup d'Etat du Maïdan réussi, la première réaction de Moscou pour protéger ses intérêts dans la région mais aussi ses ressortissants (la grande majorité des criméens ont la nationalité russe) a été d'accompagner et de valider la demande de rattachement à la Russie exprimée par la population de la péninsule. 

Et dans une inversion accusatoire délirante les occidentaux ont alors accusé Moscou d'avoir annexé militairement la Crimée contre l'avis de sa population et des principes démocratiques.... sauf que ce retour de la Crimée en Russie a été réalisé par un référendum populaire puis acté par un vote à la Douma d'Etat, le parlement russe, mais son résultat sans appel (97% pour le rattachement à la Russie) n'a fait que confirmé 2 précédents référendums réalisés dans la péninsule et sous l'égide de l'Ukraine : 
  • Le 20 janvier 1991, un premier référendum pour l'établissement d'une "République socialiste autonome de Crimée" recueille 94,30 % de votes favorables.. 
  • Le 27 mars 1994, un second référendum réclament un élargissement de l'autonomie de la péninsule. est soutenu par 78.40 %.
  • Enfin le 16 mars 2014, lors d'un troisième référendum, 96.77 % des votants (83.1% de participation) se prononce en faveur de "la réunification de la Crimée avec la Russie dans les droits de la Fédération de Russie" contre 2.51 % pour "un statut de la Crimée dans le cadre de l'Ukraine".
Il est donc inadmissible autant que ridicule d'entendre les laquas de la ploutocratie mondialistes jouer les indignés et engager depuis 6 ans des sanctions économiques contre la Russie pour punir le droit souverain et légitime d'un peuple à exprimer et choisir démocratiquement sa destinée historique. 
Et vu son interprétation à géométrie variable de ce principe idiot de "l'intangibilité des frontières" la moraline occidentale ne fait que se couvrir encore plus de ridicule lorsqu'elle invoque ce "Uti possidetis juris" qu'elle a piétiné elle même au Kosovo par exemple...

Dans le Donbass, la population maintient également et majoritairement, contre les obus et le blocus ukrainiens, son cap vers une réintégration de la région au sein de la Fédération de Russie : " Notre choix : Russie !"

Dans un Donbass en guerre depuis 6 ans, les populations des républiques populaires de Donetsk et Lugansk ont également tenu a célébrer le rattachement de leur sœur criméenne au sein de la Fédération de Russie, profitant de l'événement pour renouveler une fois encore et avec force leur volonté d'aboutir à leur tour à cet objectif commun.

6 années de guerre abjecte au cours de laquelle des défenseurs des républiques du Donbass mais aussi les civils qu'ils protègent tombent quotidiennement sous les tirs criminels de l'artillerie ou des unités spéciales ukrainiennes.

Un pays, le Donbass, coupé en deux
Des dizaines de mois de guerre,
Des centaines de combats,
Des milliers de tués,
Des dizaines de milliers de blessés,
Des centaines de milliers,de déplacés, 
Des millions de destructions matérielles, 
Des milliards de dégâts économiques, 
Un océan de larmes...

Mais aussi une liberté inestimable gagnée et défendue depuis 2000 jours et 2000 nuits de résistance et solidarité acharnées !

Car ces populations russes ont également fait sécession de cette Ukraine devenue une colonie militaire occidentale dirigée vers la Russie. Si leur rattachement arbitraire à Kiev (1921) datant de l'époque de la création de l'Union soviétique, est plus ancien que celui de la Crimée (1954), si les oblasts de Donetsk et Lugansk ne bénéficiaient pas en 2014 d'un statut d'autonomie comme la Crimée, ces populations du bassin du Don peuvent en revanche revendiquer une plus longue histoire russe car leur territoire appartenant traditionnellement aux cosaques du Don était russe avant même son intégration officielle dans l'empire. Et même si le contexte international est plus difficile pour une intégration du Donbass contrairement à la Crimée qui avait joué l'effet de surprise pour le réaliser, les revendications des populations de Donetsk et Lugansk sont tout aussi légitimes que celle de Simferopol, et même plus encore car les femmes, les enfants, les personnes âgées et les hommes du Donbass, dans leur résistance et résilience inébranlables depuis 6 ans malgré les bombardements subis quotidiennement, méritent plus que quiconque leur intégration au sein de leur Mère Patrie russe !

Le Printemps russe n'est pas terminé et je pense même qu'il commence à peine car il ne va pas seulement libérer les peuples russes du joug libéral occidental mais il va également inspirer les peuples du Vieux Continent à réaliser à leur tour la reconquête de leurs sanctuaires respectifs afin de fonder sur les ruines des Etats-nations artificiels et du mondialisme auquel ils se sont volontairement soumis, une authentique "Europe des peuples" partageant avec l'Eurasie russe des valeurs civilisationnelles et une destinée communes. 

Et c'est dans le Donbass que se réalisera la deuxième étape de cette émancipation des peuples qui a commencé en Crimée il y a 6 ans, le retour au sein de la Fédération de Russie étant la conclusion d'une normalisation sur le point de s'achever.

Erwan Castel