dimanche 22 novembre 2015

La résilience face au crime

L'artillerie ukrainienne au service d'un génocide 

"Des dizaines d'explosions ont été enregistrées dans l'Est de l'Ukraine, les tirs ont été effectués avec l'armement qui était censé avoir été retiré". Cette phrase laconique de Alexander Hug, le chef adjoint de la mission spéciale de surveillance (MSS) de l'OSCE en Ukraine, annonce de facto l'échec des accords de Minsk, car le retrait des armes lourdes en est la pierre angulaire...


LE GÉNOCIDE LENT DU DONBASS 

Depuis bientôt 2 ans les populations russophones d'Ukraine subissent de la part des nouveaux maîtres de Kiev, insultes, avanie, déni d'identité etc...
Puis les présidents Turtchinov et Porochenko ont ensuite concrétisé cette russophobie pathologique et soutenue par les puissances occidentales, en déclenchant une "opération spéciale anti-terroriste" derrière laquelle se cache en réalité une agression génocidaire hallucinante contre le Donbass.

Plus de 8000 tués, des milliers de disparus, de blessés, plus de 2 millions de réfugiés et déplacés... et le tout bien sûr dans l'indifférence des médias officiels occidentaux fidèles propagandistes de leurs ploutocrates parrainant le génocide...

L'acteur principal de ces massacres venus d'un autre âge jeter la honte au coeur de l'Europe est cette artillerie ukrainienne, dotée d'une puissance héritée de son passé soviétique, mais qui aujourd'hui se met au service des criminels de Kiev en tentant de terroriser et faire fuir la population civile du Donbass.

Malgré cette agression disproportionnée, le femmes et les hommes du Donbass restent accrochés à leur sanctuaire ancestral, dépassant les limites de la nature humaine résistent avec héroïsme aux soudards de Kiev, démontrant que le courage d'un peuple combattant pour sa liberté reste le vainqueur des batailles...

Voyons maintenant, dans cette guerre déclenchée en avril 2014 par Kiev, le rôle joué par cette artillerie ukrainienne, surtout depuis l'enlisement du conflit dans une guerre de positions...


Nous avons déjà évoqué l'utilisation de l'artillerie dans les combats en localité, en particulier pour une armée désirant conquérir une ville habitée (voir le lien ici : Défendre l'innocence). 

En effet, la difficulté d'un agresseur confronté à une résistance urbaine est la population civile qui continue de vivre au milieu des défenseurs, les soutenant moralement, logistique ment et parfois même militairement...Idéalement, toute localité doit donc être vidée de ses habitants avant une offensive, offrant ainsi plus de libertés et moins de reproches à un agresseur débarrassé de cette présence non combattante, qui est souvent l'objet de l'attention des médias, observateurs, organisations non gouvernementales, très présents dans les villes en guerre...

Des armes de destruction massive contre la population du Donbass comme le missile balistique "Tochka U"
La stratégie la plus fréquemment utilisée, consiste à réaliser des bombardements apparemment sporadiques et aléatoires, laissant croire à voulus et des erreurs de tir imputables aux dommages collatéraux inévitables, mais dont le résultat est de terroriser et faire fuir les habitants de la ville... 
Dans le cas du Donbass, les frappes des artilleurs ukrainiens sont significatives : quartiers résidentiels, mais aussi et surtout des écoles, des hôpitaux, des stations de bus etc... autant d'objectifs urbains dont l'importance est tant sociétale que psychologique.

Il s'agit donc ici clairement dans la très grande majorité des tirs de frappes intentionnelles et génocidaires, cette dernière dimension étant confirmée par l'utilisation régulière des Lances Roquettes Multiples, ces armes dites "de saturation" traitant des grandes surfaces au sol, et le déploiement sur la front des bataillons spéciaux, ces unités animées par une haine russophone héritière directement d'un propagande nazie venue d'un autre âge terrifique... 

Or, contre l'intention meurtrière des soudards ukrainiens et contre toute logique civile, la population du Donbass reste accrochée à son sanctuaire, parfois jusqu'au milieu des ruines des villages ravagés depuis plus d'un an sur la ligne de front. La vie quotidienne continue, transports, marchés, écoles, à peine interrompue le temps des bombardements quotidiens qui la nuit en s'intensifiant tentent d'épuiser les familles terrées dans les caves.

Les  femmes et les hommes du Donbass restent debout affrontant les vents meurtriers de l'Histoire avec courage et espérant que très vite la justice des hommes ou celle des armes les libèrent de ce cauchemar quotidien où plus de 8000 d'entre eux ont disparus sous les tirs des soudards de Kiev.

Dés le lendemain d'un bombardement, la population travaille déjà à effacer les stigmates de la guerre
Vouloir décrire ce peuple subissant de tels bombardements depuis 1 an et demi sans céder aux superlatifs n'est pas chose aisé, tant il défie à chaque instant la logique individualiste et égoïste du monde moderne en continuant sous les orages d'acier et un blocus économique grevant  un pays tout entier, à faire son devoir pour que la vie soit plus forte que la mort. 
Au milieu des qualités de bravoure, courage, patriotisme, solidarité, sacrifice, que les femmes, les hommes et les enfants du Donbass partagent avec leurs soldats, il en est une moins éclatante mais tout aussi héroïque qui retient l'attention et qui selon moi est la pierre d'angle de cette résistance victorieuse tant physique que mentale contre la barbarie : c'est cette résilience exceptionnelle, cette capacité à subir l'avanie et le meurtre de subir et m^me d'absorber une guerre génocidaire, pour se réorganiser, et continuer de vivre comme avant.

C'est le grand étonnement unanime des visiteurs traversant le Donbass, car dès que l'on s'éloigne de la ligne de front, seuls la présence de nombreux militaires en armes, les stigmates des bombardements et des détonations lézardant l'atmosphère rappellent la tragédie vécue par ce peuple héroïque qui ne cède jamais au désespoir et à la haine...

Demain, par la paix ou la guerre, les bouches à feu ukrainiennes cesseront de cracher la mort car malgré la bravoure des femmes et des hommes du Donbass cette situation ne peut durer plus longtemps, et si les blessures risquent de rester béantes dans les coeurs, en revanche, n'en doutons pas, le pays se reconstruira très vite, dynamisé par une population victorieuse et renforcée par l'épreuve...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya.




Sources de l'article

- Site DONi News, le lien : ICI

mercredi 18 novembre 2015

La fourberie à l'état pur !

Porochenko ou l'inversion accusatoire incarnée !

Un génocide au coeur de l'Europe caché par les mensonges des médias et des gouvernements occidentaux
Ce "Piètre" Porochenko, ce larbin bouffi installé par les USA et leurs laquais de l'Union Européenne aux commandes du naufrage ukrainien ne semble connaître aucune limite à la fourberie ! Persuadé que la protection de ses parrains occidentaux le rend intouchable et lui permet de nager sans vergogne dans une mare de mensonges et de sang, le satrape de Kiev toute honte bue invoque aujourd'hui la légitime défense pour ses soudards qui n'ont jamais respecté les accords de paix signés par lui à Minsk et ne cessent de multiplier les provocations.

Rappelons que dans cette guerre c'est le régime de Kiev qui a toujours ouvert le feu le premier et de façon disproportionnée et génocidaire et ceci dès le début, en déclenchant le 13 avril 2014, sous le régime Turtchinov, une opération militaire spéciale sanglante en réponse d'une revendication fédéraliste, ou le 2 mai de la même année, à Odessa ou la manifestation pro fédéraliste va être réprimée par un massacre prémédité sans précédent depuis la seconde guerre mondiale...

La longue liste des crimes contre l'Humanité et des crimes de guerres ukrainiens ne peut disparaître dans les oubliettes de l'Histoire pas plus qu'elle ne peut être cachée par les rodomontades pitoyables d'une marionnette arrogante qui tente de nous servir, en insultant les victimes de ses crimes, une fumeuse inversion accusatoire qui ne trompe plus aujourd'hui que les fanatiques et les imbéciles...

Sur le terrain, et les observateurs de l'OSCE l'ont confirmé à chacune de leurs très rares sorties terrains, ce sont bien les troupes ukrainiennes qui engagent le feu sur les positions républicaines et a population civile du Donbass. 

Donc les mensonges de Porochenko cherchent soit à cacher une absence de discipline au sein de son armée et des bataillons spéciaux en particulier, soit à se victimiser aux yeux de l'opinion publique afin de légitimer sa prochaine offensive militaire dans le Donbass.

Si la première explication a été évoqué au lendemain du nouveau déploiement de 7 bataillons spéciaux sur le front, c'est aujourd'hui la deuxième hypothèse celle d'une prochaine offensive générale qui est retenue car ces provocations meurtrières ne sont pas anecdotiques mais entrent bien dans un plan ordonné de réactivation du front, comme en témoignent le déploiements des unité d'assaut et d'appuis de Kiev dans la zones d'exclusion définie à Minsk (voir cartes ci après)

Les seuls soldats ukrainiens tués ces derniers sont parmi ceux qui ont donné l'assaut à l'aéroport ou Gorlovka par exemple ou ceux qui déminent les couloirs de la prochaine offensive génocidaire contre le peuple du Donbass.

La seule légitime défense qui est exercée depuis 2 ans ici est celle des femmes et des hommes la préemption de leurs territoires par les ploutocrates occidentaux. Car les seuls terroristes en Ukraine sont ceux qui ont fait le coup d'Etat du Maidan et engagé une guerre génocidaire contre la population russophone que les errements géopolitiques de l'Histoire avaient placé dans une Ukraine artificielle...

Le Donbass est plus que jamais l'expression vivante d'une légitimité culturelle, historique, politique, et militaire... 

N'inversons donc pas les rôles et les faits ...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Situation cartographiée au 16 novembre 2015
du déploiement des unités ukrainiennes sur la ligne de contact






Porochenko a confirmé le droit de ses troupes de tuer dans le Donbass


"J'ai donné un ordre précis: au cas où la vie des militaires ukrainiens serait en danger, ils ont le droit d'ouvrir le feu en retour" - a annoncé Porochenko dans l'une de ses dernières interviews, en référence à "l'escalade de la situation dans l'Est" et "le nombre croissant de bombardements". Mais le président ukrainien oublie bien évidemment de spécifier quelle partie de ce conflit porte la responsabilité de ces attaques.

D'abord il ramène le matériel des FAU sur la ligne de contact (ce qui a été confirmé à la fois par les rapports récents du ministère de la Défense de la RPD et par ceux des observateurs de l'OSCE, qui ont finalement été faits et humiliés par la censure publique), en accompagnant ses actes par rien de moins qu'un humiliant "avertissement" d'un "possible retour de l'armement", et maintenant, il donne l'ordre autorisant d'ouvrir le feu pour tuer.

Alors que les autorités de la RPD s'adressent publiquement à la communauté internationale afin qu'ils aident à garder sous contrôle les "ambitions militaires" du commandement ukrainien, ce même commandement tient des réunions durant lesquelles il prend des décisions basées sur la prise excessive d'air saturé de fausseté du lobby de Kiev, en indiquant d'un air innocent "une tendance constante à l’aggravation".

Agence DONi News / Traduction depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir

Sources de l'article : 

- Site DONi News, le lien : ICI
- Pour vour l'évolution de la situation militaire sur le terrain, le lien ici : SITREP 


Pour ces 2 vies seulement Porochenko mérite la corde,et il y en a eu pus de 10 000 fauchées par ce criminel !

mardi 17 novembre 2015

Nicolas, sérénité et droiture

Réalisé par Laurent Bayard pour l'agence DONi News, voici un nouveau reportage sur Nicolas, volontaire français de l'unité




Nicolas est l’un des plus anciens volontaires de la seconde génération dans le Donbass. Il a participé à des combats et se trouve aujourd’hui dans l’unité de reconnaissance du lieutenant Erwan Castel. Discret et relativement peu médiatisé, il sert simplement dans l’Armée républicaine depuis de longs mois. Son engagement fut un long cheminement mais s’inscrit dans une longue histoire familiale, à la fois étonnante et qui explique son combat. Contrairement à la plupart des volontaires français, l’Ukraine n’était pas une inconnue pour Nicolas. Ayant des origines russes blanches, son grand-père combattit dans l’Armée de Denikine et de Wrangel avant de se retirer, lui le Cosaque dans l’Ukraine de l’Est où il poursuivit sa vie. C’est ainsi que Nicolas trouve ses racines dans le monde slave et russe.

Militant de longue date, Nicolas a refusé dans le passé le service militaire, pour des raisons politiques, celles qui lui faisaient penser qu’il n’était pas noble et juste de servir une armée qui déjà ne servait plus les intérêts de la France, les intérêts du Peuple. Dans le discours de Nicolas, l’idée du peuple souverain est bien ancrée et présente. Sa lutte dans le Donbass comme il le dira lui-même est liée à celles qu’il mena dans le passé en France. Originaire de Franche-Comté mais ayant vécu longuement en Corse, c’est au contact d’autres « séparatistes » qu’il a appris la valeur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Encore un relai de plus dans l’engagement de Nicolas. Il est venu ici pour servir, pour servir ce Peuple du Donbass attaqué et menacé et comme dans l’esprit de quelques autres, son avenir se trouve logiquement dans la région.


Sa simplicité et sa sérénité font penser à une force tranquille, il faut parfois lui arracher ses pensées mais le fait est dû à l’évidence pour lui de ces dernières. Et comme je le comprends d’être dans la position où les valeurs humaines sont supérieures à celle des intérêts de quelques-uns. Il parlera lui-même de l’empire du mal, celui de l’argent, celui des puissants. C’est cette lutte qu’il est venu poursuivre ici dans le Donbass « il faut couper une bonne fois pour toute la tête du serpent ». Les mensonges des médias, Nicolas les connaît depuis fort longtemps. Ceux de nos journalistes actuels n’ont pas eu plus de prise qu’ils n’en avaient dans le passé. Nicolas fait également penser à ces soldats du passé, le citoyen-soldat ou soldat-citoyen des volontaires nationaux de la République que j’ai et que je continue d’étudier avec ferveur et intérêt. Car la guerre n’est pas une fin en soi dans l’engagement de convictions de Nicolas.

Plus tard il y aura un futur, Nicolas pense à fonder ici son activité, il a été cuisinier et voudrait le redevenir, ouvrir quelque chose ici autour des savoirs culinaires qu’il pratiquait en France et qu’il voudrait proposer aux gens du Donbass. Sa foi dans l’avenir du Donbass est donc grande, il échangera un jour le fusil « pour la charrue », même si cette dernière sera autre que celles des vétérans de l’histoire. Il est rare de découvrir chez un homme, une adéquation totale entre les idées et les actes. Nicolas aura mis en application ses expériences, il aura décidé de venir combattre, mais pour une cause qu’il a choisi, une cause juste et noble qui à travers lui et ses paroles prennent une toute autre envergure. Nulle haine ne transpire du personnage, sa révolte est intérieure mais justement plus forte, plus engagée. Espérons que l’exemple de Nicolas fera des émules, pour qu’un jour ce système injuste et inique qui régit la France soit mis à bas et que la République soit enfin fondée dans notre pays. Dans le Donbass, cette république des libertés existe déjà bel et bien. Que les Français méditent qu’ils furent capables d’être moteur de changements, qu’ils se souviennent qu’ils sont des hommes, qu’ils se souviennent de leurs aînés. Alors peut-être tout sera de nouveau possible.

Laurent Brayard, volontaire français, journaliste à DONi News



Sources de l'article :

- Site Doni Press, le lien : ICI

Les autres reportages sur Nicolas, le lien ici : Pour la vieille Tradition


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Pour nous soutenir...

Pour aider les volontaires étrangers présents (21) dans l'unité, vous pouvez envoyez vos dons mêmes les plus modestes à l'adresse bancaire suivante. Les sommes collectées servent :
- A compléter l'équipement individuel de chacun (surtout à l'approche de l'hiver)
- A subvenir aux besoins de vie courante des volontaires 
- A couvrir les frais administratifs comme le renouvellement de visas par exemple
- A payer les frais de logement et de transport sur Donetsk, lors des repos 
- A réaliser des aides humanitaires auprès d’hôpitaux, d’orphelinat, de maisons de retraites etc...

Actuellement aucun système bancaire ne fonctionne dans le Donbass, et les sommes sont collectées sur un compte en France avant d'être envoyées par tranche de 300 euros vers l'unique bureau Western Union local qui fonctionne à Donetsk.

Merci d'avance de votre soutien matériel :







dimanche 15 novembre 2015

"Nous sommes la ligne de front du monde russe"

Entretien avec Alexandre Zakharchenko


Dans un entretien exclusif avec Ekaterina Larinina d'Aif.ru, le président de la RPD Alexander Zakharchenko a évoqué pourquoi le Donbass ne veut pas faire partie du "chaos ukrainien", les perspectives économiques de la République, comment la République populaire de Donetsk a vu le jour, pourquoi le cessez-le-feu n'est pas respecté, et ce qui est nécessaire pour l'application complète des accords de Minsk.


Pour vous personnellement, comment est née la République populaire de Donetsk?

"Par un rêve, j'ai toujours rêvé d'un état de Donetsk indépendant, prospère, qui fasse partie du monde russe. Je pense que beaucoup d'habitants de notre région en ont aussi rêvé.

Les politiciens ukrainiens ont compris ce que les gens voulaient, et ils nous ont constamment promis, dans leurs programmes électoraux et leurs slogans populistes, l'intégration avec la fédération de Russie, un statut officiel pour la langue russe, et une plus grande autonomie. Ils ont promis mais nous ont toujours trompés.

Les événements de 2013-2014 ont servi de catalyseur pour la création de la RPD. Le coup d'état à Kiev, l'ascension des nationalistes radicaux au pouvoir, la répression de tous les dissidents, et le "Katyn" d'Odessa – tous ces événements ont clairement montré qu'il était impossible de continuer à attendre qu'un autre politicien menteur remplisse leurs promesses et écoute la voix du Donbass. Si nous n'avions pas agi aujourd'hui contre la tyrannie brune, alors ils nous auraient détruits demain. Cette prise de conscience a eu lieu chez beaucoup de personnes, les premiers groupes de résistance se sont créés et nous avons pris le contrôle des bâtiments administratifs. Mais l'acte le plus important, bien sûr, fut la tenue du référendum. Le référendum du 11 mai a indiqué clairement que les gens du Donbass étaient contre le fascisme. Nous refusons de vivre dans un pays dirigé par les nationalistes radicaux, où notre histoire est dénigrée, où nos héros sont déclarés traîtres, et où les dissidents sont brûlés (et où cela est un objet de fierté). C'est ainsi que la République populaire de Donetsk fut fondée"


Est-ce que vous auriez pu imaginer que cela se passerait ainsi?

"Je n'aurais jamais pu penser que cela se passerait ainsi. Vous comprenez, j'étais loin des questions politiques, et je n'avais jamais envisagé de grimper en politique. Est-ce que vous savez pourquoi tout ceci est arrivé? Nous sommes différents. Nous ne sommes pas l'Ukraine. Et le sentiment de ne pas être ukrainiens est présent depuis des siècles. Je dirais même plus: nous nous percevons comme faisant partie du monde russe dans toute sa diversité, et nous ne sommes pas européens. Malheureusement, nous ne sommes pas seulement devenus une partie du monde russe, mais aussi sa ligne de front. Bien-sûr, cela est effrayant.

Pendant une conférence de presse récente à Debaltsevo, vous avez dit que la totalité du territoire de la région de Donetsk, temporairement occupé par les FAU, fait partie du territoire de la RPD. Mais après Minsk-2, une ligne de démarcation a été définie, et sa violation peut être vue comme une violation des accords précédents.

Regardons de plus près ce qu'était cette ligne de démarcation. C'était une zone où, à un moment, se trouvaient nos unités. Après, cela a changé deux fois avec le chaudron de Debaltsevo et les changements à Lougansk. Donc, ce n'est pas un dogme ni une pyramide impossible à déplacer. C'est simplement l'emplacement fixe d'un certain nombre d'unités à un moment donné"


En partant de là, est-ce qu'un statut spécial devrait aussi être accordé à la totalité du territoire de la région de Donetsk et pas seulement à la RPD?

"Le statut spécial est un concept flou. Nous interprétons Minsk-2 d'une manière totalement différente de l'Ukraine. Je dirais même plus: la compréhension européenne des accords de Minsk est plus proche de la notre que l'interprétation ukrainienne. Un statut spécial, dans l'interprétation de Kiev, c'est un territoire qui est contrôlé par le gouvernement ukrainien, et qui vit et existe selon les lois ukrainiennes. Dans notre interprétation, c'est un territoire qui est contrôlée par les habitants de la RPD, et qui vit selon les lois de notre république, pendant que l'Ukraine reste un partenaire économique et un voisin avec qui il est nécessaire de communiquer et de construire des relations. Jusqu'à ce que nous apprenions à parler la même langue, il n'y aura pas de changements dans l'accord d'un statut spécial."


Et à propos de l'échange de prisonniers?

"Malheureusement, cette question reste problématique. L'échange de prisonniers est inégal. Le mécanisme d'échange sur le modèle "un pour un" stipulé dans les accords de Minsk ne fonctionne pas encore."


Quelles sont les chances que les accords de Minsk soient réalisés un jour?

"Nous comprenons que la seule manière pacifique de résoudre le conflit c'est à travers les accords de Minsk. Mais ces accords doivent être appliqués seulement conformément à nos souhaits. L'Ukraine doit trouver en elle-même la force de changer. Le peuple ukrainien doit éradiquer le fascisme, le parlement doit adopter des amendements à la constitution qui prennent en compte nos recommandations, et le Donbass doit recevoir le droit à l'auto-détermination. Nous ne voulons pas et nous ne ferons pas partie du chaos que représente maintenant le pays. Minsk offre une chance de garantir des négociations à cette fin. Mais aujourd'hui, c'est Kiev qui dicte le mouvement. Kiev doit montrer sa bonne volonté concernant l'application des accords.

Si nous n'avions pas été sûrs à 100% que les accords de Minsk devaient être appliqués, alors nous n'aurions pas fait autant de concessions et de compromis et nous aurions réglé le problème par nous-mêmes depuis longtemps, avec fermeté et de manière adéquate en fonction de la situation. Mais, à la demande de nos partenaires russes, nous avons postposé les élections locales dans la RPD au printemps prochain, et nous avons donné à l'Ukraine le temps de résoudre ses problèmes internes, et d'appliquer réellement les accords. Nous espérons que Kiev aura assez de sagesse pour abandonner ses plans hasardeux de prendre le Donbass par la force, et qu'ils vont faire des efforts pour appliquer les accords de Minsk. Les parlementaires ukrainiens ont encore le temps de promulguer les lois nécessaires. Si les dates limites sont dépassées, alors nous déciderons de résoudre le problème en fonction de la situation."


Après la dernière réunion au "format Normandie", est-ce que la situation a changé? Beaucoup disent que Merkel et Hollande ont mis la pression sur Porochenko.

"Ils peuvent et ils ont la capacité de mettre la pression sur le gouvernement de Kiev et sur Porochenko, mais ils ne peuvent pas le forcer à appliquer les accords de Minsk. Il doit être noté que le superviseur et sponsor principal, et, en tout cas, le patron de Porochenko n'est ni Hollande ni Merkel. Oui, ce sont des politiciens très influents, et il est nécessaire de les écouter, mais les ordres directs de Porochenko viennent de Washington. Les USA ont leurs propres intérêts dans ce conflit. Dans le contexte des élections présidentielles qui approchent aux États-Unis, une escalade du conflit dans le Donbass reste hautement probable. Nous ne savons pas si Paris et Berlin ont assez d'influence ou non pour empêcher la reprise d'une phase active du conflit.

De plus, Porochenko est dans une situation difficile. Il ne s'agit pas seulement d'une situation politique, mais cela est aussi largement lié aux conséquences économiques. L'Ukraine est en défaut de paiement. L'hiver commence maintenant, et l'Ukraine n'a pas été capable de remplir ses réservoirs de charbon et de gaz. Et ils ne sont pas en condition de le faire. C'est-à-dire que l'hiver en Ukraine sera terrible. Dans un contexte de tension sociale croissante, les processus politiques fermentent et les radicaux demandent à poursuivre la guerre, mais la majorité des forces armées de l'opération anti-terroriste ne voit pas cette guerre comme une guerre de libération. Ils reconnaissent déjà qu'il s'agit d'une guerre punitive, et les militaires dans les tranchées commencent à réaliser ce qu'ils font. Porochenko est incapable d'expliquer aux soldats pourquoi ils se battent, et ils ne peut pas non plus arrêter les radicaux. Par conséquent, il n'a qu'une seule issue - la guerre. Si la guerre commence, alors le gouvernement de Porochenko ne pourra pas être être démis, en tout cas pendant le court laps de temps que cela durera.

Sur ce point, portons attention au fait que dans les zones où les FAU sont stationnés, le cessez-le feu est strictement observé. De notre côté, nous l'observons aussi partout. À Zaitsevo, Novotroitskoe, le district de l'aéroport - Peski et Spartak - les bataillons punitifs qui n'obéissent ni à Kiev, ni au ministère des Affaires intérieures, ni au ministère de la Défense, sont positionnés, et ils vivent leurs vies comme ils veulent, et à n'importe quel moment ils peuvent commencer des opérations actives de combat dans n'importe quel secteur. Et il y a un autre problème pour Porochenko. L'interruption des accords de Minsk par la reprise des hostilités appellera à une réponse de ses subordonnés si forte que même ceux de Lvov vont se réveiller."


D'un autre côté, est-ce que l'application des accords de Minsk est une menace pour Porochenko?

"Regardez quel genre de situation cela donnerait. Une rébellion fermente en interne, et lui qui est devenu président est incapable de défendre l'indépendance de son pays. Dans l'esprit des accords de Minsk, nous devrions agir de concert sur tous les points pour un statut spécial et pour les changements dans la constitution. S'il les applique, alors il devient lui-même un traître. Et il serait alors balayé. En conséquence, il n'a pas besoin de Minsk-2. Le moment où il a donné l'autorisation de signer les accords était un moment de peur après de lourdes pertes dans les chaudrons d'Ilovaisk et Debaltsevo. Au milieu de ces défaites et de l'incapacité des militaires de tenir la ligne de front, il s'est mis à courir vers tous les pays en criant: "Au secours, stop!” Ce n'est qu'à ce moment là qu'il était prêt à signer n'importe quoi."


La région de [Donetsk] faisait partie du pays [Ukraine]. Si elle déclare son indépendance, il est nécessaire d'apprendre à être indépendant, établir un système fiscal, un système bancaire, et une industrie. Dans une telle situation, quels liens resteraient-ils avec Kiev?

"Le charbon et l'électricité.

Est-ce qu'ils payent régulièrement pour le charbon ou est-ce que c'est la même chose que pour le gaz russe?

C'est la même chose: "Nous n'avons jamais touché un centime !"

Les media ukrainiens et une partie limitée des médias russes disent que le Donbass est un territoire occupé par les soldats russes.

Vous savez, avant je prenais cela avec agacement, mais maintenant je prends cela avec une grande dose d'humour. Il est très intéressant d'observer les avis des "experts", y compris des experts militaires des médias russes libéraux, qui ne sont jamais venus ne serait-ce qu'une seule fois dans le Donbass. Bien, laissons les venir et voir. Vous êtes ici dans mon bureau. Est-ce que vous voyez un seul occupant russe ici?"


Sur ce point, dans votre bureau vous avez deux drapeaux: celui de la RPD et celui de Russie. Pourquoi?

"Nous nous percevons comme faisant partie de la Russie et du monde russe. Nous ne l'avons jamais caché. Lorsque nous avons tenu le référendum, nous sommes sortis avec des drapeaux de la fédération de Russie parce que nous la considérons comme notre pays natal. Vous comprenez, c'est la mère-patrie. En Russie, il y a aussi les drapeaux des républiques de Tchétchénie, de l'Ossétie du Nord, et du Tatarstan, et ils ont aussi leurs propres drapeaux. Pourquoi ne pouvons nous pas nous imaginer comme faisant partie de la Russie? C'est notre souhait. Dans mon bureau peuvent se tenir ces drapeaux que je considère nécessaires de mettre: sur la droite, le drapeau officiel de la République populaire de Donetsk, et sur la gauche, le drapeau de Russie. Et le coté gauche - c'est le cœur."


Pourquoi pensez-vous que le scénario criméen ne s'est pas réalisé dans le Donbass?

"Vous savez, il y a plusieurs hypothèses. Mais à mon avis, l'Ukraine n'a jamais considéré la Crimée comme un territoire méritant de se battre pour lui. Cela est dû à plusieurs raisons.

Premièrement, la Crimée n'était pas une région de laquelle l'Ukraine recevait de l'argent. Deuxièmement, l’emplacement de la péninsule elle-même est favorable pour "dire non" à l'Ukraine.

Avec le Donbass, la situation est différente. Ici, il y a le charbon, le métal, et le port de Marioupol, la sécurité énergétique du pays. La région de Donetsk a toujours été l'une des rares régions donatrices. Depuis un an et demi, nous avons détruit le mythe du manque de rentabilité de l'industrie du charbon. Pour nous, elle a été rentable pour plusieurs raisons. L'industrie du charbon du Donbass, sous le règne de l'Ukraine, servait à une chose: engraisser leurs poches avec l'argent public. Malgré la destruction et la fermeture de certaines installations suite aux hostilités, nous avons extrait plus de charbon que durant la même période en 2013."


Est-ce à dire que la RPD peut devenir une république auto-suffisante et indépendante?

"Soixante-dix pour cent des terres arables ont été minées. De plus nous manquons largement d'équipement. Malheureusement, durant les combats, beaucoup de gens ont quitté le territoire et ces personnes étaient des travailleurs et des spécialistes hautement qualifiés dans certaines industries. Nous manquons cruellement de main d’œuvre. S'il n'y avait pas eu de combats et que nous n'avions pas subi autant de dégâts, alors la République populaire de Donetsk, dans un très court laps de temps, aurait été auto-suffisante. C'est vrai. Mais nous avons hérité d'entreprises en ruines, de champs minés, et d'une économie qui avait été spécialement préparée pour la destruction depuis 20 ans. Alors le redressement va prendre du temps."


Vous disiez que l'Ukraine est intéressée économiquement par le Donbass contrairement à la Crimée. Mais les gens avec qui j'ai eu la chance de discuter ne se voient absolument pas en Ukraine, et ils ne veulent pas s'associer avec elle. Dans cette situation, quel futur voyez-vous pour le Donbass? Est-ce qu'un scénario de type "Transnistrie" est possible?

"Nous n'aurons pas de scénario de type "Transnistrie", et nous avons une frontière commune avec la Russie qui nous permet de vivre et de travailler avec un pays ami. La Transnistrie n'a pas cela. C'est un espace fermé, un morceau du monde russe qui est en état de siège. Il y a donc, de fait, beaucoup de possibilités de développement. Et vous savez ce n'est même pas une question de ce que j'aimerais voir. Le développement de la situation montrera le chemin que nous pouvons prendre. Mais je peux dire une chose qui est sûre: je ne nous laisserai jamais être soumis aux valeurs européennes promues par la propagande ukrainienne. Nous n'avons pas versé notre sang, nos enfants n'ont pas été tués, et notre peuple n'a pas souffert pour que nous laissions cela arriver."


Sur quelles bases sont construites les relations entre la RPD et la Russie? Qu'en est-il de l'intégration économique dont beaucoup parlent aujourd'hui?

"L'intégration ne se fait pas en un jour. Cela se poursuit, mais il est déjà clair que ce ne sont pas juste des rêves et des plans, mais une réalité. L'Ukraine elle-même nous a poussé sur cette voie en organisant un blocus économique brutal.

Aujourd’hui, la monnaie principale de la RPD est le rouble. Nos principaux échanges se font avec la fédération de Russie. Comme pour l'industrie, le Donbass a toujours, dans une large mesure, été orienté vers la Russie. Les liens économiques et industriels ont été préservés depuis l'époque de l'URSS, et comme le gouvernement ukrainien n'a rien construit ou créé de nouveau, ces liens restent d'actualité aujourd'hui. Il a donc été relativement facile pour toutes les industries lourdes de s'ajuster pour la Russie."


Donetsk a commencé à utiliser les manuels scolaires russes. Comment cela a-t-il été perçu par les enseignants, les étudiants et les parents?

"Bien sûr, cela a été très bien perçu. Maintenant, les parents n'ont plus besoin de dire à leurs enfants après chaque leçon d'histoire à l'école que Bandera n'était pas un héro, mais un traître, et que l'URSS n'a pas attaqué l'Allemagne fasciste, mais a libéré une grande partie de l'Europe de l'occupation nazie. Maintenant nous pouvons étudier notre littérature natale dans les proportions que nous estimons nécessaires et non dans le cadre de plusieurs classes de littérature étrangère. Et il en est de même pour un grand nombre de sujets. Néanmoins, nous ne minimisons pas l'importance de la littérature ukrainienne. Dans la constitution de la RPD, deux langues officielles sont inscrites – le russe et l'ukrainien. Et les programmes scolaires en tiennent compte."


Maintenant, la reconstruction active des bâtiments et infrastructures détruits est en cours afin d'être prêts pour l'hiver. D'où viennent les moyens de faire cela?

"Une partie des matériaux de construction viennent avec les convois humanitaires de la fédération de Russie, et nous les en remercions beaucoup pour cela. Sur le territoire de Donetsk, il y avait des usines de verre, mais actuellement elles ne sont pas sous notre contrôle. Nous pouvons produire du ciment, des parpaings et des ardoises nous-mêmes. Maintenant il y a deux fronts: le front militaire et celui de la construction, et nous sommes passés de la guerre à la reconstruction de nos maisons. Lorsque vous roulez ici, vous pouvez voir une maison qui, il n'y a pas très longtemps, n'avait pas de toit, et qui maintenant se dresse, et vous comprenez qu'une famille vivra là d'ici une semaine. Et c'est un sentiment indescriptible. Il y a un sentiment de fierté dans le fait que ce n'est pas l'Ukraine qui a fait çà – mais nous."

Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire de Donetsk


Traduit depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir
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Source de l'article : 

 - Site DONi News, le lien : ICI

Voir aussi sur ce blog l'article suivant : Bilan d'une année de présidence

samedi 14 novembre 2015

A nos morts...

Les attentats de Paris vus de Donetsk


Devant l'ambassade de France, les moscovites dès l'annonce du massacre 
de Paris sont venus témoigner de leur solidarité avec le peuple de France
Dans cet article vous trouverez une compilation de témoignages recueillis sur le front du Donbass suite aux terribles attentats ayant ensanglantés la capitale française successivement les réactions:

- des volontaires français déployés sur le front
- de Laurent Brayard
- du Président de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakharchenko
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Ce Vendredi 13 novembre, une nouvelle fois, des innocents ont payé de leurs vies l"errance meurtrière de la politique cupide et stupide menée par les larbins occidentaux de Washington, et leurs laquais médiatiques n'en doutons pas vont nous resservir un nouveau "charlisme" cynique et hypocrite...

C'est un camarade volontaire russe de l'unité où nous servons qui est venu m'informer du carnage perpétré à Paris par une vague d'attentats terroristes,et j''avoue que l'émotion suscitée par la nouvelle a été aussi grande que l'absence de surprise de cet événement.

Nos élites risquent fort de s'épancher en larmes de crocodiles pour mieux noyer leurs responsabilités dans ces massacres, qui de Bagdad à Paris en passant par Donetsk ensanglantent les peuples en paix pour mieux les soumettre au Nouvel Ordre Mondial, qui parraine, soutient et finance ces armées islamistes et fascistes...

Le jour prochain où la vraie révolution des peuples renversera cette ploutocratie génocidaire, Il ne faudra pas les oublier ces faquins planqués dans leurs banques et leurs palais,car ces attentats ne sont que la conséquence de leur trahison au service d'un chaos mondial organisé....


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Voir par exemple ces articles sur le site "lescrises.fr" d'Olivier Berruyer
La France a fourni des armes aux islamistes syriens
- La France est en guerre... ben oui depuis longtemps crétins 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Je reproduis ici une réaction de Laurent Brayard, publiée quelques heures après les attentats de Paris :


Source de l'article original : ICI

Cinq décennies de reculades de la souveraineté française 
pour en arriver à une guerre civile ?

Publié le 14 novembre 2015     

Tristes nouvelles de France et un constat terrifiant qui ajoute encore à la réalité de cette France souffrante. Les morts et les blessés des attentats d’hier sont hélas tombés par la faute de cinquante ans de politique internationale stupide. Le Général indiquait bien de son vivant les dangers qui guettaient la France si elle poursuivait une politique non indépendante et liée aux intérêts américains. Les derniers actes de sa présidence à partir de 1964 furent tous décidés justement dans cette optique de retrait et de fermeté vis-à-vis de la puissance Amérique.

Hier des dizaines de personnes sont décédées, une vague d’attentats encore jamais vue en France et qui se renouvellera sans doute dans le futur. La France n’est hélas pas en République, la France n’est qu’un assemblage de communautés. Elles n’ont pas été agglomérées à la Nation depuis les années 70 et sont arrivées pour les intérêts de grands patrons et de lobbyings, comme Bouygues par exemple qui réclamait le rapprochement familial. Cette migration vers la France est commencée depuis de longues années. Elle est le résultat de l’histoire, de la colonisation, de la décolonisation. Le modèle français entre temps a été détruit. Ces gens n’ont pas été intégrés dans la « marmite » du Peuple français. Pour eux ont été construits des ghettos et des quartiers de banlieues. Le régime présidentiel a ensuite encouragé cette politique de communautarisme, malgré lui et peut-être volontairement, bien qu’il s’en défende farouchement. Les communautés ainsi installées n’ont par la suite jamais vécu ensemble.

Bien au contraire, elles ont importées en France leurs conflits, leurs luttes, leurs haines, apportant dans leurs valises la haine de la France dans les bagages des Algériens et de nombreux peuples qui avaient été maltraités par l’Empire français. Apportant les conflits étrangers de Palestine, du Moyen-Orient, accueillant les conflits politiques de l’Afrique noire, hébergeant les opposants et les rebelles de tous les pays, du Kurdistan, d’Iran ou d’Irak, du Liban, de Syrie ou d’ailleurs. Jamais dans une élection présidentielle en France autant de drapeaux étrangers n’avaient été observés sur les grandes places de Paris en 2012. Que dire également de la politique internationale française ? Le marchand d’armes de l’Irak avant l’invasion de 1990 était souvent Français. L’interventionniste l’était aussi au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Mali, en Lybie et aurait voulu l’être en Syrie. Combien de dictateurs furent-ils les hôtes de l’Elysée depuis 1974 ? Et combien d’entre eux en furent par la suite les victimes au gré des manipulations juteuses ?

Il est très étonnant que le Peuple de France soit resté jusqu’à là si silencieux et sans réaction. Face à la haine absolue et la mort répandue par les bombes, il est probable qu’un jour le mouton qu’on égorge se transforme en loup. Un jour les massacres et les attentats sur le territoire français déclencheront une réplique, un drame inversé. Toutes les haines focalisées exploseront et aucune force politique ou policière ne pourra l’empêcher quand les Français auront été poussés dans la peur. La peur, cette peur qui fut observée dans les campagnes de France, la Grande Peur de 1789 où les châteaux brûlèrent. A défaut d’avoir construit une voie française dans l’indépendance, la France paiera une addition salée en larmes et en sang. A défaut d’avoir pensé l’accueil des migrants durant un demi-siècle, d’avoir imposé l’intégration desdits migrants dans le moule français, la France ne connaîtra bientôt que méfiance, haine et racisme jusqu’à l’événement historique sanglant. Personne ne triche avec l’histoire, personne ne peut jouer un jeu si dangereux aussi longtemps sans en payer le prix. Ce prix, c’est celui de la mort, des familles décimées et endeuillées.


Le chef du secteur droit Dmitri Iaroch accueille le commandant d'un bataillon de djihadistes affilié a Daesh, en Ukraine.
Le Charlisme ne suffira pas à endiguer et manipuler ce Peuple français longtemps. Car quand la haine et la méfiance, quand la peur et le rejet seront installés massivement dans la société française, alors elle sera prête pour une explosion de violence qui fera paraître les événements d’hier comme un « petit incident ». La France doit enterrer ses morts, nous présentons à DONi nos condoléances à la France et aux familles des victimes, et nous espérons que les politiques absurdes des oligarques français au pouvoir feront réfléchir l’ensemble du Peuple français sur l’incohérence et l’incompétence de ces gouvernements, voire même à leurs compromissions quand nous songeons aux gesticulations de notre Ministère des Affaires étrangères pour supporter les fondamentalistes et extrémistes religieux en lutte contre le régime syrien de Bachar al Assad. Les terroristes « modérés » chers à nos médias ont montré hier la nature de leur modération. La loi du Talion un jour sera inévitablement la réponse, le Peuple français n’a pas fini de boire le calice et les dernières gouttes seront bien amères.

Pendant ce temps-là dans le Donbass, l’Ukraine qui supporte les extrémistes religieux musulmans en Syrie et ailleurs ; dans la ligne américaine et dans la ligne de l’Union européenne dans laquelle la France est enchaînée ; pourra poursuivre son massacre des populations russophones dans l’indifférence générale. Les Français qui pleuraient à chaudes larmes de crocodiles la mort d’une poignée de journalistes en janvier 2015, alors que 6 à 8 000 civils avaient déjà été massacrés par l’opération de représailles ATO dans le Donbass, n’auront certainement pas même conscience que tous ces événements sont liés dans le grand jeu international dont ils n’ont pas fini d’être les victimes. Dans les plans anglo-saxons, de tout temps, rappelez-vous Français que la destruction de la France fut toujours une priorité.

Laurent Brayard, volontaire français journaliste à DONi News
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La compassion et la solidarité du monde russe

Alors qu'il y a une semaine, au milieu d'un Occident majoritairement indifférent à l'attentat ayant détruit l’Airbus russe dans le ciel de'Egypte, l'hebdomadaire "Charlie Hebdo" insultait la mémoires des victimes et d'un peuple russe en deuil, ce dernier comme à son habitude lorsque la barbarie frappe des innocents dans le Monde, nous a donné une nouvelle et belle leçon de solidarité et de compassion humaines et naturelles...

Les peuples de Russie ont su cultiver avec amour dans leur jardin fédéral des valeurs communes et civilisationnelles et qui ont façonné et même caractérisé l'histoire de leur Empire. Engagé avec force et détermination dans la lutte contre le terrorisme international, Vladimir Poutine a su se donner à son pays les moyens à la hauteur des objectifs dictés par le devoir de tout commandeur de protéger le sanctuaire national et sa population.

De la Tchétchénie à la Syrie, les forces armées russes mènent un guerre impitoyable contre cette barbarie sans frontières créée de toutes pièces par un mondialisme suicidaire qui persiste à la soutenir au gré de ses intérêts militaro-industriels.

Ce monde russe, encore sous le choc de la disparition des 224 passagers de l’Airbus et de l'immonde traitement médiatique qui s'en suivit à l'Ouest, plutôt que de donner une leçon humiliante et méritée aux arrogants occidentaux qui soutiennent les mêmes djihadistes au Moyen Orient, décide de n'écouter que l'appel de son coeur et s'associer à la douleur du peuple de France choqué par l'horreur...

"A tout seigneur tout honneur", je commence ici par la réaction d'Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire e Donetsk, dont on peut-être sûr qu'aucun média officiel occidental relaiera sa solidarité...

Cette réaction montre la maturité de cette jeune République de Donetsk tourmentée par une guerre génocidaire, mais qui trouve la force et la dignité de regarder par delà ses remparts assiégés par la haine pour offrir un message de paix et de compassion à des pays qui pourtant participent à vouloir son anéantissement...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire de Donetsk.


"Une terrible attaque terroriste a été menée hier à Paris. Des dizaines de morts et de blessés. Des dizaines de personnes innocentes qui sont devenues les victimes d'un mal absolu – le terrorisme international, incarné dans des groupes comme "l'État islamique".

Le peuple du Donbass est en deuil aux côtés du peuple français et de l'Europe, et il prie pour les victimes. Malheureusement, nous savons bien ce que représente la mort de civils dans des villes pacifiques, et c'est pourquoi notre sympathie envers le peuple français est particulièrement forte.

Suite à cette terrible tragédie, nous exhortons les principaux pays du monde à arrêter les querelles politiques et à s'unir pour combattre le terrorisme international. Les conflits locaux doivent être stoppés aussi vite que possible et réglés politiquement. En particulier, il est nécessaire de cesser de soutenir l'Ukraine dans ses efforts pour supprimer le Donbass en utilisant la force. Toutes les forces et les ressources des civilisations du monde entier doivent être focalisées sur l'anéantissement du cancer terroriste mondial.

Le peuple du Donbass est prêt à contribuer au combat contre le terrorisme international. Nous souhaitons au peuple français de garder courage afin de se dresser dans le combat contre le terrorisme et de lui infliger une cuisante défaite. Parce que le futur de nos enfants et petits-enfants, dont nous sommes responsables, en dépend"


Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire de Donetsk

Traduction officielle depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir pour l'agence DONi News

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Sources de l'article :

- Réaction d'Alexandre Zakharchenko, le site : ICI

Lire également : Un atroce attentat contre la civilisation européenne
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La vision métapolitique et la position morale 
d'un commandeur franc et droit



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L'alliance du terrorisme islamique et de l'Ukraine brune

"Morts aux séparatistes"