lundi 6 juillet 2020

Le devoir à l'épreuve du droit


Au cours des premières heures de cette journée du 6 juillet 2020, les forces ukrainiennes ont intensifié leurs bombardements sur les territoires des républiques du Donbass
Ainsi par exemple le secteur de Gorlovka (Nord de la RPD) a été la cible de plusieurs pilonnages de l'artillerie lourde ukrainienne :
  • 02h45: sur Komsomolets, 15 obus d'obusier de 122 mm tirés depuis le secteur de Novgorod, 
  • 05h05: sur Komsomolets, 16 obus d'obusier de 152 mm ont été tirés depuis le secteur de  Dyleevka,
  • 05h15: sur Shirokaya Balka, 22 obus de mortier de 82 mm ont été tirées depuis le secteur de Novgorod, 
  • 05h15: sur Gagarine, 12 obus de mortier de 82 mm de mortier ont été tirés depuis le secteur de Dzerzhinsk(autoroute Sud)
  • 05h20 - sur Zaitsevo, 17 obus de mortier de 120mm ont été tirés depuis le secteur de Zhovanka 
  • 06h30 - sur Komsomolets, 18 obus d'obusier de 122 mm tirés depuis le secteur de Novgorod...


Au total ce sont plus 100 obus d'obusiers lourds et de mortiers qui se sont abattus aux premières heures de la journée, réveillant et précipitant dans leurs caves des centaines de familles terrorisées.

6 juillet matin, secteur Gorlovka, bombardement 
ukrainien avec obusier lourd de 152mm 
Montage de plusieurs vidéos réalisées par des habitants
Localisation des bombardements ukrainiens sur Gorlovka du 6 juillet 2020 matin

Parmi les objectifs des artilleurs de Kiev, des zones d'habitations civiles et des infrastructures collectives vitales. Ainsi, suite à ces bombardements plus de 3000 foyers se sont retrouvés sans approvisionnement d'eau potable. Régulièrement, les stations de pompage et leurs canalisations sont ainsi ciblées par les forces ukrainiennes qui appliquent les intentions politiques de priver un Donbass déjà sous blocus de ses approvisionnements d'eau potable... ce qui constitue, au regard des conventions internationales, un autre crime de guerre du régime de Kiev et de ses alliés occidentaux.

Canalisation d'eau potable endommagée par les nouveaux bombardements ukrainiens du 6 juillet 2020 sur Gorlovka.
Les forces de défense républicaines ont aussitôt engagé des tirs de ripostes vers les points de tir ukrainiens repérés ainsi par exemple, sur ce front de Gorlovka, un camion Oural du 503ème bataillon de la 35ème brigade ukrainienne a été détruit lors d'un approvisionnement munitions d'un site d'artillerie. 1 soldat ukrainien a été tué et 23 autres blessés.

La guerre lancée contre les populations russes insoumises du Donbass par le régime de Kiev et la CIA continue donc son terrorisme criminel quotidien contre les républiques de Donetsk et Lugansk

Tandis que le Donbass est encore et toujours au coeur des joutes oratoires qui émaillent les diplomaties dont les consciences balancent entre le Droit et le Devoir, et surtout les intérêts et les sacrifices...

Ainsi en quelques jours seulement, nous avons entendu à l'Est de la ligne de front des discours politiques divergents, voire contradictoires:
  • Dans le cadre des récents amendements à la constitution russe, le Président Poutine a rappelé la réalité nationale des territoires russes qui ont été arrachés à la Russie lors de l'indépendance des ex-républiques socialistes soviétiques auxquelles ils avaient été rattachés (ex pour l'Ukraine: le Donbass (1921) et la Crimée (1954))...
  • MAIS ces mêmes amendements reconnaissent la sujétion du droit national au droit international, lequel reconnait toujours souverain le "Uti possidetis juris" romain ("vous posséderez ce que vous possédiez déjà") dont une des déclinaisons est le principe de "l'intangibilité des frontières" dont les exceptions, contestations multiples prouvent bien par ailleurs l'ineptie de son dogme.
  • Le Président de la République Populaire de Donetsk a une nouvelle fois déclaré que les républiques ne pouvaient connaitre d'autres destinées que leur intégration au sein de la Fédération de Russie, position confirmée par Alexander Boroday, l'ancien Premier ministre de la RPD et chef de l'Union des Volontaires du Donbass qui a déclaré que les républiques de Donetsk et Lugansk "de facto" intégrées par 6 années de normalisation et de combats de la population feront très bientôt partie "de jure" de la Fédération de Russie, 
  • MAIS, dès le lendemain, Vladimir Dzhabarov, premier vice-président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la fédération de Russie, considérait que ces républiques séparatistes du Donbass sont entièrement ukrainiennes et que Moscou n'est pas intéressée à ce qu'elle rejoignent la Russie.
D'aucuns pourraient voir dans ces déclarations divergentes (ce qui n'est pas une nouveauté) une cacophonie, des mensonges ou même des trahisons...

Personnellement j'y vois surtout la complexité extrême de la crise internationale provoquée par le conflit du Donbass et avant lui le référendum de retour de la Crimée vers la Russie, et qui impose à Moscou de jouer à l'équilibriste entre ses devoirs éthiques vis à vis des populations russes expatriées malgré elles et les règles de ce droit international avec lequel le Kremlin doit jouer dans sa politique étrangère, et surtout s'armer de patience ! 

Et ce droit international, Moscou l'utilise justement pour répondre aux problèmes mais aussi aux ambitions russes des populations de Donetsk et Lugansk: 
  • aide humanitaire pour compenser les souffrances provoquées par les bombardements (soins, médicaments, reconstructions...),
  • aide économique pour compenser le blocus subi par la population (logistique alimentaire, échanges économiques...),
  • aide politique pour qu'un gouvernement légal soit en exercice dans les républiques (gouvernement, parlement, tribunal),
  • aide administrative pour que l'état de droit et le cadre sociétal soit maintenu pour le bien être des populations (sécurité, justice, santé, enseignement etc...),
  • Enfin l'action la plus importante réalisée par Moscou sur le chemin de l'intégration du Donbass est certainement l'accès à la nationalité russe accordée à ses populations. Aujourd'hui, dans la foulée des passeports républicains, des centaines de milliers de citoyens ont entamé la demande pour le passeport russe qui a déjà été délivré à près de 200 000 personnes. 
Et cette dernière mesure en date concernant les passeports russes et qui fait hurler les ukrainiens et les occidentaux est parfaitement autorisée par le droit international comme le prouvent d'ailleurs les dizaines de milliers d'ukrainiens ayant double nationalité avec la Pologne, la Roumanie et même la Russie (sans parler des responsables politiques et oligarques ukrainiens aux doubles, triples voire quadruples nationalités comme Kolomoisky par exemple).

"Notre choix: Russie!"

Toutes ces mesures russes ouvrant au Donbass le chemin de son intégration en Russie sont parfaitement légales au regard du droit international qui dans de nombreuses autres régions du Monde a justement autorisé des interventionnismes occidentaux aux motivations humanitaires ou pacificatrices largement plus contestables pour ne pas dire douteuses...

L'étape suivante est  bien cette intégration "de jure" des républiques du Donbass à la Russie, et qui pour ne pas provoquer un séisme international dans des relations russo-occidentales déjà très tendues, devra être justifiée sur le plan du droit international soit par une usure jusqu'à l'abandon du régime de Kiev (peu probable vu ses perfusions politico-économiques occidentales), soit par une situation catastrophique comme par exemple celle de l'offensive géorgienne qui avait déclenchée en 2008 la reconnaissance des républiques d'Ossétie et d'Abkhazie et l'intervention militaire russe pour protéger leurs populations.

"Messieurs les ukrainiens, tirez les premiers !"

Ce scénario géorgien est terrible car pour rendre la raison à ce droit international, aujourd'hui piégé par une géopolitique définie par les princes et les banquiers méprisant les peuples, c'est le martyr des populations civiles qui s'avère être le seul moyen pour faire entendre leur droit à disposer d'elles mêmes et autoriser un pays auquel elles appartiennent historiquement à exercer son devoir de protection.

Et ceci explique ce bras de fer qui se joue depuis plus de 5 années au dessus des 480 kilomètres du front du Donbass, chaque belligérant attendant - sur la résilience des populations bombardées - que l'autre commette ce massacre inacceptable qui autorisera alors leur force brutale :
  • D'un côté les forces ukrainiennes qui en poussant toujours plus loin leurs provocations mais sans toutefois provoquer de grand massacre ou même faire bouger la ligne de front, espèrent une réaction disproportionnée des forces républicaines, laquelle sera immanquablement déformée et médiatisée au sein de la "communauté (autoproclamée) internationale", qui légitimera alors l'offensive de KIev.
  • De l'autre côté, les forces républicaines qui attendent justement que cette action de trop aux conséquences dramatiques soit justement initiée par Kiev et provoque alors une réaction légitime jusqu'à l'échelon des forces russes déployées derrière leurs frontières et qui alors pourront non seulement intervenir (enfin!) dans le Donbass jusqu'à libérer ses territoires occupés par l'armée ukrainienne.
Et ce ne sera pas la première fois que devant trop de sang et de larme le droit international s'effacera devant le devoir d'intervenir. Et la jurisprudence des occidentaux intervenant ici et là, en piétinant le droit international au nom de tragédies très souvent inventées prouve bien que  dans le théâtre de notre société du spectacle "l'émotion prime sur la loi" comme le rappelait cyniquement Castaner au sujet des manifestations soit disant "anti-racistes" interdites mais autorisées.

Et dans ce cirque politico-médiatique de la marchandise, plus la souffrance est bien réelle plus elle doit être grande et insupportable pour être entendue... Ainsi du Donbass où des dizaines de milliers de victimes des bombardements ukrainiens subissent en plus depuis 6 années l'indifférence et le mépris de cette même opinion internationale capable de mobiliser pourtant des millions de personnes au sujet d'un fait divers instrumentalisé.

Combien leur faut-il de morts à ces esclaves de la bien-pensance pour que se réveillent leurs consciences humaines et que le Donbass soit enfin libéré de ses génocidaires ? Et si le désespoir l'emportait sur la résilience on finirait même par attendre ce que l'on espère pas.

Donc pour résumer et plagier le comte d’Antroche à la bataille de Fontenoy menée contre les anglais: " Messieurs les ukrainiens, tirez les premiers !"

Heureusement les russes ne sont pas seulement capables de courage fou, mais aussi et surtout font preuve d'une patience infinie et d'une résilience invincible au milieu desquelles leur liberté défendue n'a pas de prix !

Cependant je pense que le dénouement - mais probablement violent - de cette guerre approche vite et que non seulement le Donbass sera libéré, mais aussi la Novorossiya qui deviendra alors une république de la Russie... tandis que l'Ukraine - où ce qu'il en restera - qui restera prise en otage par ses psychopathes bandéristes et leurs parrains occidentaux n'aura qu'à pleurer ses morts avant de revenir dans le giron russe, car pas un seul soldat de l'OTAN ne voudra mourir pour que puisse encore flotter le drapeau LGBT sur le Maïdan !

Erwan Castel

Le 20 juin 2020, avec un drone, l'organisation Kyiv Pride a accroché le drapeau LGBT+ au sommet du monument emblématique du Maïdan à Kiev:. En dehors de tout débat stérile (sans jeu de mot) sur les homosexuels et considérant que le mouvement LGTB+, qui ne représente que  la minorité d'une minorité, est à l'instar des Black Lives Matters de l'actualité qu'un levier promotionnel d'un Nouvel Ordre Mondial esclavagiste, ce drapeau est bien la marque du système qui s'est emparé de l'Ukraine afin de la recruter pour sa stratégique russophobe. Et les idiots utiles bandéristes, et autres crétins "ukrops" aux croix gammées tatouées qui ont permis que le chaos arrive dans leur pays, et au nom de leur mythe identitaire, à la vue de ce drapeau hissé sur la statue de la Mère-Patrie doivent se sentir les dindons de cette farce ukrainienne voire même enculés par le système qui l'a organisé !

dimanche 5 juillet 2020

L'âme de la rébellion


Il y a 6 ans, le 5 juillet 2014, la garnison républicaine de Slaviansk et Kramatorsk, sous les ordres d'Igor Girkin indicatif "Strelkov", se repliait en ordre de combat vers Donetsk pour échapper à l'encerclement fatal des forces ukrainiennes qui l'assiégeaient et la bombardaient depuis 3 mois.

Les vétérans de Slaviansk se souviendront à jamais de cette journée du 5 juillet achevant cette première bataille de la guerre du Donbass qui, malgré qu'elle se termine par un abandon républicain du terrain, ravit cependant les fruits de la victoire à Kiev et permet surtout aux jeunes républiques de Donetsk et Lugansk de naître politiquement et d'organiser leurs défenses militaires. 

Danil Bezsonov fait partie de ces premiers volontaires qui ont suivi leur devoir vers l'inconnu et au devant des blindés ukrainiens avec des moyens aussi dérisoires qu'était immense leur courage, et cet homme devenu aujourd'hui vice ministre de l'information de la République Populaire de Donetsk se souvient :

"Il y a exactement 6 ans, le 5 juillet 2014, nous avons quitté Slaviansk. Beaucoup a été dit et raconté, mais je sais une chose - nous n'avions pas d'autre choix, ni la possibilité de continuer la résistance dans l'environnement, sans approvisionnement en munitions et provisions. En plus, vous devez comprendre que Donetsk n'était pas prêt pour la défense, et notre tâche était de protéger notre capitale. 

Grâce aux glorieux 85 jours de défense de Slaviansk, nous pensions que nous pouvions combattre avec succès les forces régulières ennemies et transmettre au reste des milices du Donbass cette foi, qui s'est manifestée dans des batailles ultérieures. Nous avons supporté une mort imminente, mais nous avons eu une chance de survivre et de continuer notre bataille dans d'autres endroits. Quitter Slaviansk est le jour où les morts ont eu droit à la vie."
Danil Bezsonov, 5 juillet 2020


Rappel des faits du siège de Slaviansk:

Suite au coup d'état du Maïdan, les populations russophones d'Ukraine, inquiètes du caractère russophobe affiché par le nouveau pouvoir de Kiev, ont transformé leur opposition politique en mouvement de protestation revendiquant une fédéralisation garantissant leurs spécificités culturelles. La Crimée, profitant à la fois de ses liens privilégiés avec Moscou à laquelle elle était encore territoire seulement 60 ans auparavant et de son statut de République autonome en découlant, a fait sécession de l'Ukraine en mars 2014, à l'issue d'un référendum provoquant son retour au sein de la Russie.  

Cette sécession qui encourage dans une certaine mesure (les manifestants ne sont pas encore séparatistes) le mouvement fédéraliste dans toute la région historique de la Novorossiya, va affoler le gouvernement fantoche de Kiev pris en otage par les radicaux néo-nazis du Maïdan et qui, plutôt que d'ouvrir un dialogue avec les oblasts russophones inquiets va opter rapidement pour une répression de plus en plus radicale de leur revendications.


Devant le refus par les autorités d'accepter l'organisation d'un référendum dans les régions du Sud Est de l'Ukraine, des manifestants fédéralistes décident alors de prendre eux mêmes l'initiative et avec le soutien de la population commencent à occuper des bâtiments de l'administration régionale, comme à Slaviansk le 12 avril 2014.



Pendant ce temps, à Kiev, les mentors étasuniens organisent l'allégeance du nouveau pouvoir qu'ils ont mis en place. c'est ainsi que John Brennan, le Directeur de la CIA rencontre l'équipe du Président par interim Turtchinov qui dès le lendemain 13 avril 2014, lance contre les manifestants du Donbass une "opération spéciale", offensive aéroterrestre complètement disproportionnée et irresponsable.

La stupeur saisit à la fois les manifestants et les soldats de la 25ème brigade aéromobile engagés contre eux et dont beaucoup lors du 1er assaut lancé contre Kramatorsk vont refuser de combattre et même pactisent avec les fédéralistes jusqu'à déserter et rejoindre les barrages improvisés autour de Slaviansk et Kramatorsk, à 100 km au Nord-Ouest de Donetsk.

Tandis qu'une revendication politique éphémère est exprimée par la voix d'un nouveau maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev, rapidement désavoué (il sera arrêté le 10 juin) la défense militaire de Slaviansk et de sa voisine Kramatorsk (au sud) s'organise très rapidement malgré les faibles moyens dont elle dispose encore grâce à l'impulsion de Igor Girkin, dit "Strelkov" ex colonel russe du GRU venu de Crimée avec un noyau de 58 vétérans des guerres de Tchétchénie, Géorgie, Transnisstrie, ainsi que des volontaires locaux et ukrainiens etc... 

Strelkov impulse très rapidement la résistance fixant avec réalisme les objectifs prioritaires imposés par l'agression militaire de Kiev. Rapidement il incarne même la résistance du Donbass, et ce, même après son retour en Russie après l'été 2014.


Dès le premier jour de l'insurrection, Strelkov et ses volontaires s'emparent d'un dépôt des services de sécurité (SBU) de Slaviansk où un stock important d'armes et de munitions est saisi. Par la suite, tandis que plusieurs sections de la 25ème brigade aéromobile ukrainienne, peu motivées pour des combats fratricides sont désarmées, un second dépôt, celui de l'administration des douanes est saisi.


Volontaires de Slaviansk, parmi lesquels on reconnait Motorola (porte drapeau), aujourd'hui Commandant du bataillon Sparta et Igor Strelkov (second rang) le Commandeur du bastion de Salviansk entre avril et juillet 2014

Après les premiers flottements vécus dans les rangs de l'armée régulière ukrainienne, l'opération qualifiée "antiterroriste" par Kiev, qui va être rapidement être transférée sous le commandement du Ministère de l'intérieur, va engager les premiers volontaires de Prayvi Sector contre les barrages le 20 avril 2014. Ce jour là, dans le village de Bylbassovka à l'Ouest de Slaviansk, 3 premiers morts ouvrent le martyrologe du Donbass.


Le 2 mai, le massacre des manifestants fédéralistes à Odessa est considéré comme une ligne rouge franchie au delà de laquelle le mouvement fédéraliste laisse définitivement la place à une revendication séparatiste et une rébellion armée.

Les combats deviennent alors de plus en plus intenses avec notamment un deuxième assaut ukrainien lancé le 24 mai, puis à partir de juin, tandis que Lugansk est écrasée par ses chasseurs bombardiers, l'artillerie de Kiev commence à pilonner systématiquement Slaviansk et Kramatorsk en détruisant complètement certains quartiers et villages comme Semenovka.


Si les insurgés remportent des victoires significatives en détruisant plusieurs hélicoptères et même des blindés ukrainiens, le siège des 2 cités rebelles devient de plus en plus difficile à supporter tant sur le plan militaire que civil surtout après que Kiev ait lancé une nouvelle offensive de grande ampleur sur les positions républicaines épuisées.

Au cours du mois de juin les rebelles résistent désespérément aux assauts, espérant des renforts et des approvisionnements logistiques qui n'arrivent pas. Après la chute du village de Krasny Liman contrôlant un carrefour stratégique au Nord de Salviansk, Strelkov organise le repli de ses forces qui réussiront à tromper l'encerclement ukrainien dans la nuit du 5 juillet et à rejoindre le bastion de Donetsk avec armes et bagages.



Cette exfiltration est certainement un des plus beaux coups du "maître Strelkov" qui a réussi dans la seule nuit du 4 au 5 juillet a dégager de l'encerclement de l'armée ukrainienne environ 2 200 combattants, avec armes et bagages et même véhicules dont 20 chars, 3 canons automoteurs Nona, des véhicules de combat d' infanterie, BTR, BRDM  et plusieurs canons antiaériens montés sur camions et camionnettes. 

La défense de Slaviansk a fait entrer le Donbass dans l'Histoire et ouvert le légendaire de sa rébellion, car si cette première bataille, qui va durer 3 mois, se termine par une victoire ukrainienne, elle va permettre aux bastions de Donetsk et Lugansk, pendant toute sa durée d'organiser suffisamment leurs défenses pour pouvoir encaisser et repousser le choc des forces d'assaut ukrainiennes qui arriveront dès le 12 juillet 2014, aux portes de Donetsk.

Alors non, pour répondre aux récentes paroles maladroites d'Edouard Basurin qui affirmait que "la République ne doit rien aux premiers volontaires de 2014", le Donbass libre doit au contraire tout à cette résistance héroïque initiale qui fixa pendant 3 mois à Slaviansk le principal des forces ukrainiennes et qui fut ensuite le fer de lance des combats défensifs victorieux ultérieurs. 

Sans ces volontaires, le chemin vers le rêve ne serait pas devenu réalité !


Erwan Castel


6 juillet 2020, les volontaires républicains arrivent de Slaviansk et Kramatorsk 
à Donetsk pour défendre la capitale du Donbass 


samedi 4 juillet 2020

Une babouchka assassinée par Zelensky !


  • Le 1er juillet un habitant de Frunze (rép. pop. de Lugansk) âgé de 22 ans a été blessé dans un bombardement ukrainien.
Ce 3 juillet 2020, les populations civiles des républiques de Donetsk et Lugansk ont à nouveau été meurtries par les forces ukrainiennes dans de de nouveaux bombardements ukrainiens de zones résidentielles au cours desquels:  
  • 1 grand mère de 80 ans a été tuée dans le village de Zaitsevo (front de la RPD) 
  • 1 femme de 53 ansa été blessée dans le village de Goluboyskoe (front de la RPL).
Lorsqu'au courant du mois de mai, les forces de défense républicaines avaient reçu l'autorisation exceptionnelle d'engager leur artillerie dans des ripostes aux violations ukrainiennes meurtrières du cessez le feu, le front du Donbass avait connu rapidement une accalmie sensible des bombardements de Kiev, prouvant s'il en était besoin que les soudards de Zelensky sont sous contrôle et qu'ils n'y a que la force pour les obliger à respecter le cessez le feu.

Mais aussitôt le niveau d'alerte des forces républicaines redescendu et leurs appuis feu rentrés dans leurs quartiers, les forces ukrainiennes ont à nouveau initié en juin une nouvelle escalade qui s'est soldé par de nouvelles pertes et destructions pour les républiques de Donetsk et Lugansk, dont plusieurs contre des zones résidentielles ou des infrastructures collectives civiles.

2 juillet 2020 en soirée - Tirs ukrainiens sur le village 
de Goluboyske sur le front de Lugansk

Ainsi ce 3 juillet 2020, le village de Goluboyskoe, sur le front de Kirov (rép. pop. de Lugansk) a été à nouveau bombardé par des mortiers de 120mm ukrainien appartenant à la 93ème Brigade ukrainienne (commandé par le colonel Bryzhinsky), et positionnés dans le secteur de Novotoshkovkoe. Sous les tirs des mortiers, 2 maisons résidentielles ont été détruites (34 &35 rue Kirova) et une femme de 53 ans résidant au 21 de la rue Chirokaya a été blessée à la tête par des éclats d'obus.

En réponse à ce tir criminel, les forces de défense républicaines en charge du secteur ont engagé à leur tour des tirs de riposte, qui ont réussi à détruire 1 mortier ukrainien tuant deux de ses servants et blessant un troisième.

Ailleurs, c'est sur le front Nord de Gorlovka (rép. pop. de Donetsk) que l'artillerie ukrainienne se déchaîne, suite à la destruction d'un de leurs drones d'observation et de correction d'artillerie. Et c'est le village de Zaisevo qui va entre encore la cible des mortiers lourds du 137ème bataillon de la 35ème Brigade ukrainienne. un des obus tiré a explosé dans la cour d'une maison blessant mortellement une femme de 80 ans.  est entrée dans la cour résidentielle, où se trouvait à ce moment un résident pacifique de 1940.

Conduite d'eau  potable Seversky Donets-Donbass endommagée par les bombardements ukrainiens du 3 juillet 2020

Il faut également noter que parmi les nombreuses destructions provoquées par les tirs ukrainiens contre les zones résidentielles, de nombreuses infrastructures d'approvisionnement en eau potable sont la cible des artilleurs de Kiev. 
Ainsi par exemple, toujours ce 3 juillet 2020, en République Populaire de Donetsk, les conduites d'approvisionnement d'eau potable de la station de Gorlovka-Dzerzhinsk ont été endommagées dans l'Ouest de Gorlovka (secteur de la mine Gagarine) tandis que plus au Sud, sur le front Nord de Donetsk, et pour la deuxième journée consécutive, c'est la station de pompage Vasilyevsky qui a été à nouveau bombardé. Ces bombardements ont provoqué des interruptions du travail des équipes de service et des coupures momentanées dans la distribution de l'eau.
Et du côté de la République Populaire de Lugansk, la situation des infrastructures collectives de vie est identique:  ainsi suite aux bombardements ukrainiens dans le secteur de Kirov, il y a eu des ruptures du réseau électriques, lesquelles ont provoqué des mises  hors tension de toutes les stations de pompage du département d'Alchevsk le temps des réparations.

29 juin 2020, bombardement ukrainien du village
d'Aleksandrovka, sur la périphérie Sud de Donetsk

Au vu des précisions obtenues lors des tirs ukrainiens sur les positions défensives républicaines (voir par exemple l'article précédent) il est exclu que les bombardements des civils du Donbass soient la conséquence de "dommages collatéraux" surtout lorsqu'ils sont répétés dans l'instant et également appuyés par des drones d'observation et correction de tir. Il s'agit bien de tirs aléatoires dirigés contre les zones résidentielles afin de terroriser régulièrement leurs populations ou de tirs ciblés destinés à détruire leurs infrastructures collectives vitales (eau, gaz, électricité...)

Dans une interview, l'ancien président ukrainien Porochenko a non seulement assumé les opérations militaires menées dans le Donbass, mais il a déclaré même en être fier. Aujourd'hui son successeur Zelensky qui promettait hier vouloir faire du cessez le feu dans le Donbass la priorité de ses priorités, s'avère être le continuateur zélé de l'agression à caractère génocidaire mené déclenchée par les occidentaux. Citer les soudards ukrainiens galonnés qui commandent les assassins du Donbass ne doit jamais faire oublier que leur Commandant en chef est le président ukrainien et qu'il a encore assassiné hier, une femme qui aurait pu être sa grand mère! Et que derrière lui se trouvent les marionnettistes étasuniens et occidentaux... 

Tandis que, de la dernière réunion des accords de Minsk qui vient de se dérouler à Berlin s'échappent de nouveaux blablas insupportables concernant un énième cessez le feu dans le Donbass, les forces de défense républicaines subissent quotidiennement une guerre d'attrition meurtrière menée par Kiev, leurs populations civiles sont toujours la cible d'un terrorisme ukrainien meurtrier et toujours impuni...

Erwan Castel

Frunze, maison d'une famille nombreuse touchée par l'artillerie ukrainienne le 1er juillet 2020

mercredi 1 juillet 2020

A ceux de juin...


Cette année, point d'accalmie sur le front à l'occasion de la calendaire "trêve du pain" correspondant à la période des moissons estivales, les forces ukrainiennes poursuivent leurs bombardements méthodiques des positions défensives  mais aussi des zones résidentielles civiles des républiques de Donetsk et Lugansk et dès le 1er jour de juillet la récolte sanglante continue, avec la mort au combat de plusieurs défenseurs du Donbass.

Désormais les bombardements ukrainiens se déroulent aussi bien en journée que pendant la nuit, avec un appui quasi systématique des drones qui observent et surtout corrigent les tirs de leur artillerie, optimisant ainsi la précision des pilonnages meurtriers.

Voici à nouveau 2 exemples de violations du cessez le feu par les forces de Kiev et diffusés immédiatement après sur leurs réseaux sociaux militaires :
  • Bombardement d'une position défensive républicaine sur le front Sud de la République Populaire de Donetsk fin juin 2020. Vidéo ukrainienne (publiée le 1er juillet) du drone d'observation où on peut entendre les corrections de tir données aux artilleurs par l'opérateur.

Localisation du bombardement (Secteur Shitokino, au Sud de la RPD)


  • Ici, nouveau bombardement ukrainien d'une position républicaine située dans la zone de Promka sur le front de Yasinovataya, fin juin 2020. Vidéo ukrainienne (publiée le 1er juillet) du drone d'observation et de correction de tir.


Localisation du bombardement (Secteur Promka, front de Yasinovataya au Nord de Donetsk)

La conséquence de ces campagnes de bombardement ukrainiens est d'imposer aux républiques une guerre d'attrition sans bousculer la ligne du front, et une politique de terreur auprès des populations civiles qui sont également chaque semaine victimes des pilonnages (tués, blessés, destructions, peur...). Les propagandistes républicains ont beau minimiser les pertes subies, ces dernières sont connues via les réseaux internes ou les réseaux sociaux qui rendent compte de la réalité de cette guerre d'usure menée par Kiev et ses parrains de l'OTAN. La Vérité, même lorsqu'elle fait mal ne peut être cachée à l'époque d'internet, et ne doit pas être occultée lorsqu'il s'agit de rendre hommage à des volontaires qui ont donné leurs vies pour la Liberté !

Ainsi, du côté militaire, pas moins de 28 défenseurs du Donbass sont allés rejoindre, au cours de ce mois de juin 2020, les rangs du régiment des immortels. 

Paix à leurs âmes...

Erwan Castel

Voici quelques uns de ces regards fauchés sous le soleil de juin:


2 juin, Alexandre Kupriyashkin, 30 ans.


3 juin, Nikita Oleksishin, 24 ans.






5 juin,  Evgeny Stepin, 27 ans.


6 juin, Maxim Valerievich Pyatigorov, 38 ans.




8 juin, Albert Pashkov, 49 ans.


10 juin, Evgeny Kukushkin, 29 ans.





11 juin, Aleksey Ponomarev; 42 ans.


12 juin, Alexey Sklyarenko, 37 ans.




12 juin, Astakhov Alexander,

  
12 juin, Evgeny N..





12 juin, Maxim Sorokin, 28 ans.


12 juin, Roman Dovzhenko, 31 ans.






12 juin, Sergei Tolkov, 26 ans.


13 juin, Anton Sukhov, 35 ans.





13 juin, Alexander Kulabukhov,  29 ans.



14 juin, Skoblikov Yuri Igorevich, 30 ans.





15 juin, Sergey Nikolaevich Paramonov, 59 ans.


17 juin, Andrey Lyzenko, 25 ans.




19 juin, Sergey Zagnida Andreevitch, assassiné.


19 juin, Eduard Soldatenko, 43 ans.




20 juin.


22 juin,  Alexander Andreevich Mamchenko.






22 juin, Vladimir Antracit,.


24 juin, Arkady Albertovich Fedoseev.






26 juin, Alexander Aleksandrovich Milochkin, 22 ans.


26 juin, Yuri Morozov, 41 ans.




28 juin, Andrey Yartsev, 21 ans.


29 juin, Vasily Arkhireyev, 32 ans.