vendredi 5 avril 2019

Boucliers humains et esclaves des ukrops

Civils du Donbass, réquisitionnés par Kiev pour aménager des avants postes ukrainiens dans la "zone grise" , 
et servir de boucliers humains pendant des tirs réalisés sur des positions républicaines (à l'arrière, positions ukrops)

L'information est tellement énorme que j'ai attendu d'en avoir la confirmation "hors propagande" de la part de deux camarades déployés sur le front de Novoazovsk/Mariupol, au Sud de la République Populaire de Donetsk.

Ce secteur est particulièrement "chaud" sensible depuis janvier 2015 lorsque le village de Shirokino sur le rivage de la mer d'Azov qui était dans la zone neutre entre les belligérants ("zone grise") a été capturé par les forces ukrainiennes, créant ainsi de nombreuses zones de contact où les accrochages n'ont jamais cessé depuis et même augmentent sensiblement depuis 2 mois.

Le front Sud du Donbass dans la République Populaire de Donetsk

Tant du côté des ukrainiens qui initient la plupart des ruptures du cessez le feu que de celui des républicains qui pour se maintenir sur leurs positions défensives sont contraints à riposter à leur tour, la plupart des pertes importantes enregistrées depuis février sont enregistrées dans ce secteur Sud.

Dans un contexte déjà difficile d'une ligne de front en zone urbaine, les ukrainiens nous avaient accoutumés depuis 2015 a positionner certaines de leurs unités de chars et d'artillerie (soit dit en passant prohibées par les accords de Minsk) au milieu des quartiers résidentiels civils pour dissuader les républicains de les prendre pour cible malgré leurs tirs d'attaque, comme ce déploiement de chars de combat (prohibés) dans Avdeevka (2 km de la zone de contact) et qui ne peut être contesté puisque réalisé sous les yeux des observateurs de l'OSCE !


Mais ce qui vient d'être observé sur le front Sud est encore pire et relève du crime de guerre intentionnel et prémédité :

Dans leur stratégie dite des "sauts de crapauds", les ukrainiens avancent mètre par mètre dans la zone neutre et souvent au prix de pertes importantes dûes soit aux tirs défensifs républicains, soit aux champs de mines non repérés et oubliés depuis 2014 qui polluent les 300 kilomètres de cette ligne de front que l'ONU vient de qualifier secteur actuel le plus miné au Monde.

Souvent les DRG (unités de reconnaissance) à la faveur des nuits où généralement elles travaillent creusent rapidement des premières positions et tranchées qu'il faut ensuite approfondir et renforcer au milieu dees échanges de tirs.

Les Ukrainiens, en bafouant une plus élémentaires et importantes conventions de Genève, ont réquisitionné des hommes civils vivant dans les villages avoisinnant le front et les ont forcé à réaliser devant les positions défensives républicaines les travaux d'aménagement et de renforcement des avants postes de Kiev.


Même vétus de blancs, les civils restent cependant extrèmenet exposés aux échanges de tirs, bombardements, mines, pièges et engins non explosés qui sont pléthore sur le front du Donbass et particulièrement dans ce secteur Sud. 


Les ukrainiens ont revétu leurs otages de vétrements blancs (qui est également la couleur des tenues de l'OSCE) pour neutraliser les tirs de riposte républicains, car de leur côté ils continuent à provoquer les positions républicaines au milieu des civils comme le prouve la photo suivante.


Dans toutes les guerres les armées ont réquisitionné des prisonniers ou fait appel à un volontariat civil pour réaliser des travaux d'amégement ou de réparation MAIS LOIN DE LA ZONE DES COMBATS. C'est ainsi par exemple que des prisonniers ukrainiens ont été mis a contribution en 2015-2016 pour réparer l'église de "quartier 15"à l'Est d'Oktyabrsky que leur artillerie avait endommagé, où que des civils de Yasinovataya se sont porté volontaires pour aider à creuser une trooisième ligne de défense en acs de persé ukrainienne d'un front situé à 2 kilomètres environ. 
Mais là nous sommes dans un autre regitre où l'initiative ukrainienne de forcer des civils à creuser des avants postes aux milieu des échanges de tirs et des champs de mines est symptomatique d'une lacheté criminelle incommensurable.

Rappelons nous que dans ce secteur est le fief du bataillon spécial "Azov" (devenu depuis régiment" et dont des soldats issus majoritairement des mouvances radicales et néo-nazies bandéristes impulsent sur le front ce genre de comportements criminels dont ils sont coutumiers.

Au milieu des positions ukrainiennes certaines silhouettes étaient sans "gilet blanc", mais égaement sans arme iduisant le doute chez les miliciens républicains attentifs à ne pas tuer de civils et de tomber ainsi dans le piège tendu par Kiev pour pouvoir accuser les "terrorstes pro-russes" de tuer les civils du Donbass.


Kiev montre ici s'il en était encore besoin :
  • Son mépris des accords de paix occupation imposant une zone neutre entre les positions,
  • Son mépris des conventions internationales qui interdisent la mise en danger des  civils,
  • Son mépris de la population russe du Donbass terrorisée depuis 5 ans  par son armée,
Tout comme lorsque la station de trairement et distribution d'eau poptable située entre Yasinovataya et Avdeevka avait été occupée par des unité d'un bataillon spécial, il reste à espérer que cet incident gravissime fasse bouger vivement l'OSCE et les instances internationales pour éviter un massacre de civils.

Erwan Castel


mercredi 3 avril 2019

Lorsque Kiev se tire une balle dans le pied


Dans l'ombre du 1er tour des élections présidentielles ukrainiennes, dont les conséquences dans le domaine de la politique internationale ukrainienne s'annoncent sans grand changement de cap, a eu lieu en revanche la rupture annoncée du "Traité d'amitié de partenariat et de coopération entre la Russie et l’Ukraine" qui depuis 1997, date de sa signature par Eltsine et Kouchma était le cadre des relations entre ces 2 pays. 

Certes depuis le coup d'Etat du Maïdan ce traité avait été mis de côté par le nouveau régime de Kiev allumant et atisant sans fin les feux paroxysmiques allumés par sa russophobie délirante excitée par une propagande de guerre occidentale qui a trouvé en Ukraine un ramassis de bandéristes dont la psychopathie et le fanatisme n'ont rien à envier à ceux de Daesh, ces autres idiots utiles à la stratégie incendiaire de Washington à travers le Monde.

Aveuglé par sa haine de la Russie, surtout depuis que la stratégie de ses mentors occidentaux a été mise en échec en Crimée et dans le Donbass, Porochenko multiplie en vain les menaces concernant la Crimée, les provocations meurtrières dans le Donbass et jusque dans les eaux de la Mer Noire et de la Mer d'Azov, son prolongement inter continental. Et le nouveau pouvoir de Kiev a défaut de pouvoir s'offrir une cohérence nationale territoriale et historique a décidé sur le mirage du Maïdan de faire d'une russophobie tous azimuts (politique, culturelle, militaire, médiatique, religieuse, économique etc...) le fondement d'une identité fantasmée pro-occidentale pour toute l'Ukraine dont le surdimensionnement est pourtant le fruit des extensions organisées par les soviétiques Lénine, Staline et Kroutchev.

Leonid Koutchma et Boris Eltsine, les parrains du traité d'amitié russo-ukrainienne de 1997
En se précipitant pour rompre ce traité de cooprétaion entre la Russie et l'Ukraine, Porochenko pressé par le calendrier électoral et poussé par les radicaux nationalistes a pour le moins scieé la branche sur laquelle l'Ukraine est assise, car :
  • Derrière les rodomontades russophobes des propagandistes, l'Ukraine a des relations économiques avec la Russie qui sont d'autant plus importantes qu'elle a plongé depuis la Maïdan dans une faillite sans fin et sans fond. Ce sont entre autres: 
  1. le transit du gaz russe vers l'Europe et dont Kiev essaye aussi de rompre le contrat, malgré le 3 !illiards de revenus que cela rapporte à l'Ukraine.
  2. les investissments russes en Ukraine qui restent toujours les plus importants investissements étrangers dans le pays
  3. le droit pour les ukrainiens de pouvoir travailler et vivre librement en Russie (près de 2.5 millions de personnes concernées) et d'alimenter l'économie ukrainienne de leurs familles, avec leurs salaires
  • Et surtout, l’un des principes fondamentaux de l’accord était la reconnaissance mutuelle des frontières des États qui existait depuis 1997, et c'est par ce point particulier que Kiev a maintes fois invoqué ce traité pour constester le référendum constitutionnel de Crimée qui en février 2014 a vu la péninsule retourner en Russie. 
  • Ce même traité de coopération entre la russie et l'Ukraine interdisait aussi le recours à la force contre l'autre par ses signataires, ce qui désormais autorise la Russie a réellemnt intervenir dans le Donbass pour préter assistance à la population en cas d'offensive ukraininenne.
Le seul point intéressant pour l'Ukraine est que sans ce traité l'Ukraine peut désormais intégré des organisations et des alliances hostiles aux intérêts de Moscou comme par exemple l'OTAN qui en la désignant comme première menace s'est définie elle même comme l'ennemie de la Russie. mais ici il faut relever que à l'exemple de ses parrains étasuniens, Kiev ici annule par le fait déjà accompli un traité international, car l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN (avec un partenariat concrétement entamé) a été inscrite dans sa constitution en 2018.

Pour le reste, l'Ukraine n'a pas compris que désormais elle ne pourra plus revenir en arrière pour restaurer le traité et pire,même ne pourra pas en conclure un autre avec Moscou dans le contexte actuel qu'elle entretient, car la définition des frontières serait automatiquement et de façon rhédibitoire abordée en préambule de n'importe quel accord même le plus minime.

Le pire c''est que l'Ukraine n'a absolument pas les reins pour supporter une telle ruptiure avec la Russie car depuis 2014 Kiec a vu la Crimée reprendre sa liberté, le Donbass faire sécession (15% du PIB ukrainien), plus de 2 millions de travailleurs ukrainiens quitter leur pays, une guerre saigner physiquement, moralement et économiquement le pays etc...

C'est donc bien une balle dans le pied de l'Ukraine que vient de tirer Porochenko dans la logique aussi stupide que suicidaire d'une fuite en avant contre Moscou, car en voulant psychotiquement couper toutes les relations de l'Ukraine avec la Russie (qu'elles soit d'ailleurs impériales avec la croisade contre la patriarcat de Moscou, soviétiques avec la décommunisation de l'Ukraine ou fédérale avec la rupture des traités contemporains), c'est de fait l'avenir de son pays qu'il désintégre pour le forcer dans l'impasse des lUE et OTAN escalavagistes.

Il n'y aura pas de changement stratégique positif dans cette région sous tension que ce soit avec un Porochenko récidiviste ou un Zelensky inexepérimenté car la barre du radeau ukrainien est toujours bloquée sur la cap de la guerre fixé par les faucons étasuniens. Cela ne peut même que s'empirer, car les relations russo-ukrainiennes n'ont désormais plus de gardes fous.

Erwan Castel




A force de jouer au con...


On pourrait rendre compte quotidiennement des provocations étasuniennes à l'encontre de la Russie ou de ses alliés, 
  • tant en Amérique du Sud où Washington s'indigne de l'envoi au Vénézuela d'une centaine de soldats russes en accord avec Caracas alors que des milliers de GI sont en opértions illégales, 
  • qu'au Moyen Orient où Trump en violation des résolutions de l'ONU cherchant à protéger un plan de paix régional soutient les prétentions agressives de Tel Aviv sur Jérusalem ou le Golan pour provoquer Damas et Téhéran, 
  • ou bien en Europe où l'OTAN est désormais ouvertement hostile envers la Russie de de la Mer Baltique à la Mer Noire, cet "Intermarium" continental dont le contrôle par Washington est destiné à couper les relations entre Occident et Eurasie.
L'objectif stratégique de l' "ntermarium" imaginé par Józef Piłsudski était de ressusciter le projet du Commonwealth polono-lituanien, dans le contexte d'une volonté de désintégrer la zone d'influence vitale de l' empire russe , puis de l' Union soviétique, en ses constituants ethniques.qui a recu une vive opposition de la part de la Russie bien sûr mais aussi de l'Allemagne qui voyait aussi sa zone d'influence fortement menacée.

Mais aujourd'hui, dans le cadre de la réactivation de la stratégie aglo-américaine russophobe du "Containment" libérée par la chute de l'URSS, la zone "Intermarium" est revenue au premier plan des nouvelles tensions exponentielles Est-Ouest européennes comme l'illustre la carte de l'expansion de l'OTAN de ces dernières années et qui lui correspond parfaitrement. 

Après avoir évoqué dernièrement le cas de la Géorgie que Washington veut intégrer dans son allaince militaire européenne, j'évoquerai ici 2 autres exemples récents de cette stratégie russophobe étasunienne.




Les 2 exemples récents que j'ai choisi illustrent l'augmentation sensible et belliciste des activités aériennes et navales de l'OTAN, à la fois en Mer Baltique et en Mer Noire et qui a commencé de façon exponetielle au lendemain de la préemption par les occidentaux de l'Ukraine et des résistances majeures qu'ils y ont rencontré (Crimée et Donbass).


1 / Simulation d'attaque aérienne stratégique sur la flotte russe de la Baltique 



Le lundi 1er avril (et ce n'est pas un poisson !), un bombardier nucléaire étasunien B52-H a effectué un exercice d'attaque à proximité des frontières de l'exclave russe de Kaliningrad. La "stratoforteress" qui avait décollé de la base aérienne britannique de Fairford s'est approché en milieu de journée (13h05) des frontières russes depuis une altitude de 8000 mètres. 

Ce B52-H qui peut emporter des armes nucléaires fait partie de la flotte aérienne stratégique récemment redéployée par Washington en Europe au mois de mars, première depuis la fin de la "Première Guerre froide" et sur fond de tensions de plsue ne plus vives avec Moscou et de rupture étasunienne du traité de non prolifération des armes nucléaires à moyenne portée.


2 / Vers une occupation navale de l'OTAN en Mer Noire 


Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Washington ce même 1er avril, Kay Bailey Hutchison, le représentant étasunien permanent auprès de l'OTAN, a déclaré que  seront proposés : 
  • l'envoi de navires de l'alliance militaire en Mer Noire afin d'assurer "la protection des navires ukrainiens transitant entre les mers Noire et d'Azov" par le détroit de Kertch, 
  • une augmentation des missions de renseignement dans la région, principalement avec des aéronefs de reconnaissance électronique.
Réalisée après l'entrée en Mer Noir d'un nouveau groupe naval important de l'OTAN, cette demande de la représentante étasunienne à l'OTAN ressemble plus à une politique du fait accompli qu'à une concertation équilibrée avec les pauys membres de l'alliance, et montre bien par là qui est le maître et qu'il se moque des principes et réglements régissant des organisations internationales qui doivent être soumises coûte que coûte à sa stratégie russophobe agressive.

L'accélération d'une telle politique internationale étasunienne illustrant de manière vive l'arrogance et la volonté de Washington de rechercher une confrontation avec la Russie, n'est en fait qu'une nouvelle stratégie mais cette fois par la mer en direction de cette base de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la Mer Noire et qui a réussi à s'échapper des griffes du Maïdan en étant embarquée dans la péinsule de Crimée. 

De toute évidence Washington veut abroger la Convention de Montreux qui depuis réglemente le passage des détroits (Dardanelles et Bosphore) et limite la durée et le tonnage en Mer Noire des navires militaires étrangers à ses pays riverains. L'OTAN, dont les représentants ont déjà évoquer l'incompatibilité de leurs projets avec cette accord international contraignant, veut s'étendre de façon illimitée et permanente en Mer Noire pour y controler les ports russes et pouvoir paralyser la flotte de Sébastopol.

Compte tenu du faible respect du droit internationel en vigueur, il est probable dque les USA décident unilatéralement, tout comme pour le Golan ou le traité INF (non prolifération des armes nucléaires de moyenne portée), de bafouer cette convention de Montreux, via par exemple un nouvel incident russo-ukrainien organisé par Kiev dans le détroit de Kertch.

D'ailleurs ce 2 avril, le Secrétaire Général de l'OTAN Sotltenberg a d'ailleurs annoncé  le renforcement du groupe militaire de la mer Noire.





Cette situation est particulièrement inquiétante, surtout dans cette région aux ejneux stratégiques très élevés et où une guerre Est-Ouest s'est déjà déclarée dans le Donbass via les ukrainiens et les Républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk.

D'ailleurs pour illustrer l'unité du théatre d'opérations maritime des mers Noire et d'Azov avec celui terrestre du Donbass, les USA  via le général Scaparrotti, commandant en chef de l'armée américaine en Europe, ont demandé le 5 mars dernier un renforcement des forces militaires en Europe pour contenir la Russie.

Dans le Donbass, Le Pentagone désormais soutient ouvetement l'armée ukrainienne en guerre contre les pro-russes du Donbass avec aides financières des exportations d'armes létales, de ses ressources de renseignement, des instructeurs étasuniens et canadiens etc... Et ce soutien de plsu en plus direct dans la guerre du Donbass n'hésite pas à y dépécher directement sur le front des agents des services de renseignement américains, des "conseillers militaires", mais aussi des experts et responsables du commandement militaire US.

Ainsi une autre délégation étasunienne est venu ce 26 février visiter ou plutôt inspecter la ligne de front ukrainienne avec entre autres le Colonel Kevin Vofford, attaché de défense, le lieutenant-colonel Eric Adam, attaché militaire adjoint, le colonel Shaimos Quinn, attaché de marine et un représentant du lieutenant David Langis, attaché de défense.

Erwan Castel

lundi 1 avril 2019

Un faux poisson d'avril ukrainien

Zelensky en pole postion pour le second tour avec 30% des votes du 1er tour 

Les ukrainiens sont allés ce dimanche 31 mars aux urnes pour choisir quel sera le prochain vassal de la colonie étasunienne qu'est devenu leur pays depuis le coup d'Etat du Maïdan. Un scrutin présidentiel finalement peu intéressant, une formalité figurative dans le théatre mensonger de l'aliénation de la marchandise, et que confirme un fort taux d'abstention de 40% symptome de la défiance de la population vis à vis du cirque électoral kiévien et de ces fraudes coutunières.

3 candidats sortainet d'un peloton de 26, mais tous les trois alignés dans leurs nuances à la vision pro occidentale soumise à l'hégémonie d'un monde unipolaire dirigé par la ploutocratie anglo-américaine. Et l'Ukraine disloquée, à la dérive et ensanglantée par une guerre qui ravage le Donbass depuis 5 ans avait finalemnt le choix entre un criminel qui veut récidiver, une mafieuse qui veut revenir aux affaires et un clown sorti du chapeau de l'oligarque Kolomoisky, aujourd'hui banni par le pouvoir en place.

Les résulats du tour ont finalement confirmé que entre la peste et le choléra les ukrainiens ont finalement porté leur choix sur Zelensky, l'inconnu médiatisé, l'acteur comique sans expérience politique.

Mais tout bien réfléchi, quoi de plus normal que d'appaudir un clown lorsqu'on va au cirque ?

Au soir 1er du scrutin : Zelensky 30,4 %; Porochenko 17,8%; Timochenko 14.2 % et Boyko 9,8 %

Malgré sa forte avance sur Porochenko, Zelensky n'a pas encore gagné pour autant ses élections car:
  • d'une part le président sortant, qui risque fort de se retrouver trainé dans un tribunal et qui n'a plus rien à perdre, va d'une part user de toutes les ressources dont il dispose pour influencer le scrutin certainement jusqu'à une organisation de fraudes massives, au risque de devoir réprimer un 3ème maïdan consécutif.
  • et que d'autre part, Zelensky, dont les votent du 1er tour ont surtout été l'expression dun dégoût populaire vis à vis de la classe politique,  risque de se retrouver le 21 avril dans face à un autre "plafond de verre" du style de celui rencontré par les Le Pen Père et fille lors des élections françaises.
Il reste que le pouvoir actuel peut également actionner le levier de la guerre dans le Donbass ou aussi le détroit de Kertch par des provocations importantes qui neutraliserait le jeu politique pour un maintien de la junte actuelle.

Même si l'intérêt de ce second tour est aussi médiocre que le sont ses participants, les tensions environnantes à ce scrutin risquent fort de continuer à augmenter tant sur le front du Donbass que dans les rues de Kiev.

Erwan Castel

L'arrogance humiliante de "la force brute"


Lorsqu'en mars 2014 la population russe de la Crimée, intégrée arbitrairement en 1954 par Kroutchev, organise par référendum son retour en Russie, cela provoque une colère sans précédent des occidentaux (dont le paradigme poilituqe est pourtant fondé sur "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes") qui ont déclenché depuis contre Moscou des rafales ininterrompues de représailles économiques. Et pour cause, car en retournant vers sa Mère Patrie, la population de Crimée a fait échouer un des objectifs principaux du coup d'Etat orgabisé par les services étasuniens sur le Maïdan (auquel il faut rajouter la rebellion séparatiste du Donbass), à savoir le contrôle de la péninsule stratégique de la mer Noire et l'éviction de la base navale de la la flotte de la Mer Noire dont la présence (en échange d'avantages économiques importants) allait être renouvelée quelques mois plus tard.

Depuis 2014, une deuxième guerre froide, qui couvait depuis plusieurs années notamment depuis les guerres en Yougoslavie (1999) et Géorgie (2008) a refait surface sur les eaux de cette Mer Noire, carrefour de matières premières entre l'Orient, l'Occident et l'Eurasie et dont les accords internationaux signés à Montreux en 1936 limitant la circulation des navires de guerre dans ses détroits avaient déjà souligné ses enjeux et menaces stratégiques.
Et nous assistons à une escalade des tensions dans cette région avec notamment une renforcement de la présence militaire occidentale sur les frontières russes, dans la poursuite de l'élargissement de l'OTAN dont les responsables viennent d'annoncer l'intégration prochaine de la Géorgie et probablement également de l'UKraine qui a été inscrite dans la constitution par Porochenko.

Dans le contexte extrèmement tendu du rattachement de la Crimée et de la guerre dans le Donbass, les gesticulations de l'OTAN dans la Mer Noire ont rapidement pris l'allure de provocations bellicistes, surtout depuis l'incident de Kertch du 25 novembre 2018 provoquée par la marine de guerre ukrainienne dans les eaux territoriales russes.
J'ai souvent rendu compte de ces missions de surveillance des unités navales et aériennes des USA (via l'OTAN) sur les frontières de la Crimée mais aussi la ligne de front du Donbass, et force est de constater que malgré les avertissements russes à l'aigle américain de cesser de jouer avec la patience de l'Ours, les provocations occidentales n'ont pas cessé mais au contraire redoublent.

Prenons par exemple les deux dernières gesticulations de l'OTAN dans la région et qui interviennent au moment précis du 1er tour du scrutin présidentiel ukrainien (il n'y a pas de hasard) :

Nouvelles missions d'observation de l'US air force...

Pour la énième fois un drone de reconnaissance stratégique US Gloval Hawk a longé, le 29 mars, la ligne de front du Donbass et les frontières russes de la Mer Noire, se rapprochant encore plus de ses objectifs que les missions précédentes :

Aux environs de 07h00 (heure de Moscou) le drone "Global Hawk" décolle de la base de l'OTAN de Sigonella en Sicile. 


Au milieu de la journée, à partir de l'espace aérien ukrainien, il oberve le Donbass en parallèle de la ligne de front, où les renseignements qu'il recueille seront à n'en pas douter, transmises à l'état major de l' "Opération des Forces Combinées" qui assiège les Républiques de Donetsk et Lugansk.


Dans l'après midi le drone (qui a gardé son émetteur IFF allumé pour ne pas être intercepté ou abattu par la DCA des pays survolés) se dirige ensuite vers la Mer Noire d'où il observe les côtes russes de la péninsule de Crimée et puis des régions de Rostov sur le Don et Krasnodar.


Dans le même période de la journée, un avion de reconnaissance électronique Boeing RC-135V de l'US Air Force (immatriculation 64-14846) en provenance  de la base aérienne de l'OTAN située en Crète va également effectuer un vol de reconnaissance le long des côtes russes de la Crimée.


...et encore des manoeuvres navales de l'OTAN 

Toujours ce même 29 mars 2019, les forces navales de l'OTAN, qui réalisent d'incessants aller-retours en Mer Noire contraints de limiter la durée de leur mission et leur tonnage global par la Convention de Montreux (qu'ils désirent abolir), ont envoyé un groupe de 3 navires de guerre en direction de la Crimée. Il s'agit du vaisseau amiral, le destroyer néerlandais Evertsen, de la frégate canadienne Toronto et de la frégate espagnole Santa Maria, accompagnés de la frégate turque Yildirim qui se rendront dans le port ukrainien d'Odessa, près de la Crimée russe et plus tard, ils participeront avec des navires ukrainiens et géorgiens, aux manoeuvres navales de l'OTAN  "Sea Shield 19" (on voit bien ici que l'Ukraine et la Géorgie, bien que non intégrées politiquement à l'OTAN font factuellement partie intégrante de ses activités militaires).

La Russie a été obligée de réagir tant sur le plan diplomatique en dénoncant cette nouvelle provocation de l'OTAN que sur le plan militaire en envoyant le navire de reconnaissance Ivan Khours et le grand patrouilleur Vassili Bykov de la flotte russe en mer Noire surveiller et escorter les navires de l'OTAN.

Le groupe naval de l'OTAN franchissant le détroit du Bosphore 

Les USA depuis ces dernières années n'ont de cesse que de relancer la guerre froide contre la Russie en relancant la "straégie du Containment" destinée à entourer la Russie d'une ceinture de territoire économiquement et militairement contrîlés par les USA, et pour ce faire de multiplier les agressions dans sa zone d'influence imitrophe et aussi lointaine, de violer les traités internationaux comme celui sur la non-prolifération des armes nucléaires à moyenne portée qui ouvre avec l'installation de nouvelles bases de l'OTAN le long des frontières russes à une nouvelle nucléarisation dangereuse de l'Europe etc...

Bref, l'OTAN est aujourd'hui le fer de lance débridé de cette politique internationale étasunienne qui cherche à mettre à genoux la Russie et ses alliés, pour les faire entrer dans l'enclos mondial de l'esclavage de leur marchandise. Et à l'arrogance des provocations de cette stratégie du chaos mondialiste se rajoute l'linsulte des humiliations répétées non selement à l'encontre du Président Vladimir Poutine mais également envers le peuple russe du passé et de son histoire héroïque. 


Ce genre de comportement, et qui plus est de la part de ceux qui se prétendent être les parangons des "Droits de l'Homme", est indigne de ce respect qui doit dominer les relations internationales, y compris celles avec ses ennemis, et montre bien, malheureusement dans une fuite en avant suicidaire, que le bloc occidental est bel et bien cette "force brute" dénoncée par le président russe le 9 mai 2015 et qui dans un total mépris des règles internationales polies par les millénaires de l'Histoire des nations conduit inexorablement le Monde à la guerre.

Erwan Castel

A ceux tombés en mars


30 mars 2019, en début d'après midi un camarade du 9ème régiment déployé sur le front bouillant de Novoazovsk m'apprend encore le décès d'un milicien tombé la veille au soir sur le front avec 2 de ses calarades griévement blessés, et dans la soirée, c'est le même bilan qui est annoncé sur le front de Lugansk, tandis que sur les réseaux sociaux des unités sont publiés de nouveaux visages disparus durant les dernières semaines sous des tirs ukrainiens, et c'est ainsi quasiment tous les jours...

Depuis 4 années la trêve de Minsk ne cesse d'être entachée par le sang de civils mais surtout de militaires tués sur le front lors de violations du cessez le feu, mais depuis février où une augmentation importante des pertes républicaines a été enregistrée, l'escalade meurtrière initiée par les forces armées ukrainiennes continuent sur fond d'élections présidentielles ukrainiennes, dont fusionnent les échos de combats politiques et militaires.

Ce mois ci l'artillerie lourde ukrainienne, malgré la "trêve de Printemps", a confirmé son retour sur le front du Donbass, avec l'emploi réguliers des mortiers de 120mm, des obusiers de 122mm et même ceux de 152mm que certains secteurs n'avaient pas entendu depuis des mois. Mais c'est surtout les tirs ciblés réalisés avec les armes antichars qui défraient la chronique du front, notamment par leurs résultats meurtriers et leur médiatisation par la propagande ukrainienne. A noter également le retour d'opérations terrestres offensives dans la zone neutre située entre les lignes belligérantes ("zone grise") dont le plus important combat s'est déroulé dans le secteur Nord Est de Gorlovka le 28 mars dernier.


Et les ukrops continuent quasiment chaque jour à publier des vidéos de leurs provocations meurtrières, preuves on ne peut plus éclatantes de leurs violations du cessez le feu signé à Minsk et de l'impunité du régime criminel de Kiev. Voici 3 de ces viséos publiées sur les réseaux ukrops.

Bombardement ukrainien d'une position défensive républicaine 
On y voit une casemate exploser sous un coup direct de gros calibre
Selon les ukrainiens 4 miliciens y auraient été tués 
Sur le front de Lugansk, destruction d'un véhicule blindé républicain 
(derrière la casemate) par un missile antichar ulrainien - 1 tué et 2 blessés graves 
Pilonnage ukrainien au mortier de 120mm d'un poste de 
commandement républicain sur la ligne de front de Lugansk

Pendant ce mois de mars 2019, et malgré une "Trêve de Printemps" saisonnière venue renforcer le cessez le feu des accords de Minsk, ce sont plus de 30 miliciennes et miliciens qui ont encore été tués sur le front du Donbass.

Certains les jugent comme une arrière garde soviétique luttant pour un empire disparu quand d'autres les considèrent comme l'avant garde luttant contre un impérialisme de la marchandise. Je pense pour vivre depuis plus de quatre ans au milieu de ces volontaires qu'ils sont un peu des deux, car la résistance nouvelle à Nouvel Ordre Mondial qui veut détruire les identités et libertés collectives au profit d'un individualisme soumis au consumérisme libéral a réveillé le projet socialiste originel qui, même s'il s'est perdu dans les dérives de l'absolutisme d'un Etat pris dans le carcan d'une guerre froide, révait toujours d'une unité dans la diversité. 

Mais e qui est certain, c'est que du sacrifice de ces volontaires pour le Donbass est en train de naître une nouvelle espérance des peuples à la reconquête de leur héritage et leur dignité.


Erwan Castel

Voici quelques uns de ces visages partis rejoindre le Régiment des immortels :


1er mars, Kira, 28 ans.


1er mars, Sergei Stovbur, 56 ans.





2 mars, Aleksey Kisel, 27 ans.

3 mars, Luyba -Lyutik- 37 ans

7 mars, Andrei Grishchenko, 48 ans (LNR).


7 mars, Prototsky Alexander, 63 ans.

8 mars, Dmitry Vladimirovich Dmitrenko, 31 ans.



9 mars, Alexander Andreev, 35 ans.




9 mars,  Alexander Koroteev, 38 ans


 9 mars, Mikhail Yakovlev Pogib, 35 ans.





11 mars, Norayr Simonyan, 66 ans.


13 mars, Kamenev Alexander, 28 ans..





18 mars,  Oleg Neredko, Rovenky, 32 ans. 


18 mars, Denis Rebrikov, 40 ans.





18 mars, Sergey Alexandrovich Dovbnya, 33 ans.


19 mars, Alexei Grouchko, 20 ans.




19 mars, Alexey Grigorievich Prisyazhnyuk, 33 ans


19 mars, Vitaly Tkachev, 51 ans





21 mars, Vasily Leonidovich Volkodav, 22 ans


22 mars, Vitaly Ivanovich Tkachev , 51 ans



26 mars, Denis Dobryakov, 37 ans

29 mars, Alexei Sergeivitch Krikunov, 33 ans







29 mars, Vladislav Valerievich Sopylniak, 49 ans







MISES A JOUR...



31 mars, Tatar, 24 ans


11 mars, Denis Anatolyevich Karnaukhov, 37 ans.




26 mars, Vladislav Ushakov, 32 ans



15 mars, Riddick