Dans une guerre, les belligérants aiment à se moquer de leurs adversaires. Cet inévitable comportement, qui peut menacer l'esprit d'une sous estimation néfaste de l'ennemi, donne lieu à des saillies humoristiques qui parfois s'inspirent de faits réels. En effet l'armée ukrainienne défraie souvent la chronique du front avec ses accidents graves souvent dûs à l'alcoolisme élevé régnant dans ses rangs...
samedi 9 décembre 2017
Représentant US, psychiatriquement spécial
Les menteurs dans les interrogatoires de police sont repérés lorsqu'un répètent sempiternellement, mot pour mot, les mêmes histoires à dormir debout.
C'est également valable dans les conférences de presse.
Ce mensonge d'une invasion russe dans le Donbass est devenu aujourd'hui le fantasme d'une propagande de guerre occidentale qui ne sait plus quoi inventer pour alimenter sa russophobie psychotique.
Ainsi ce "représentant "spécial" étasunien pour l'Ukraine" qui, au lieu de jouer la carte du dialogue diplomatique, persiste et signe dans un mensonge belliciste .
Car depuis 4 ans, alors que du ciel au lisières des milliers d'yeux électroniques et humains fouillent le Donbass, pas une seule preuve formelle d'une présence d'unités militaires russes n'a été présentée.
Depuis 3 ans que je sillonne la République Populaire de Donetsk, je n'ai jamais d'unité militaire russe. Seuls des volontaires venus de Russie comme d'autres pays et des observateurs et conseillers militaires individuels non armés aidant les forces armées républicaines à se normaliser sur le modèle russe. (Comme le font les américains en Ukraine).
Seuls les chiens de guerre propagandistes occidentaux, en ressortant des photos d'archives de la Géorgie (2008) (et prenant leur public pour des cons), ont tenté de nous faire croire en 2014 que les russes avaient déplacé dans le Donbass des chars T80.... et des montagnes caucasienne !
Mais le plus "apeurant" dans cette bouffonnerie pathétique de la politique étasunienne est certainement qu'il existe encore, en plus des fanatiques mondiialistes, des naïfs assez srupideq pour croire à ces fadaises meurtrières.
Erwan Castel
Article référence : Novorossiyainform
vendredi 8 décembre 2017
Arrêtez de ma parler de Minsk !
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| Arrivée d'un obus de 73mm tiré par un "sapog" (canon sans recul SPG9) sur un bunker défendant la route Donetsk- Gorlovka, sous le feu ennemi depuis l'invasion de la zone neutre par les ukrainiens. |
Depuis février 2015, le conflit du Donbass est devenu le théâtre sanglant de l'impuissance.
- - Impuissance des signataires des accords de Minsk de faire respecter pat l'armée ukrainienne le cessez le feu que son gouvernement a signe à Minsk,
- - Impuissance des observateurs de L'OSCE de garantir leur impartialité vis a vis de la stratégie pro Kiev et de faire pression sur la diplomatie internationale,
- - Impuissance des réseaux dissidents, médiatiques ou politiques, de s'intéresser à ce conflit majeur au cœur de l'Europe, aux 3 jeux et menaces mondiales,
Au contraire, nous assistons au règne de l'hypocrisie et du cynisme avec :
- - des pays occidentaux qui financent les violations ukrainiennes quotidiennes des accords de Minsk et les crimes de guerre de son "Opération Spéciale Antiterroriste"", fer de lance par procuration de la stratégie terroriste de l'OTAN,
- - des observateurs "neutres" qui regardent ailleurs lorsque les obus frappent les territoires de Donetsk et Lugansk répondant alors: "nous sommes des observateurs qui enregistrons les tirs, pas des enquêteurs qui déterminent leur origine" (Alexandre Hug mars 2017),
- - d'un régime criminel de Kiev qui continue à fantasmer, malgré tous les experts qui concluent au contraire, sur cette armée russe contre laquelle ses soldats et surtput la propagande de guerre occidentale se battent...
- - des prétendus dissidents à l'hégémonie de l'OTAN, de d'extrême droite conservatrice à l'extrême gauche réactionnaire, qui par électoralisme et/ou allégeance cachée ignorent cette crise déclenchée par leur "ennemi".
Pendant ce temps là, des civils et des défenseurs du Donbass continuent de tomber sous les tirs des soudards de Kiev...
Et le pire est que le seul pays qui est sanctionné dans cette guerre européenne déclenchée par les occidentaux sur le Maidan est justement la Russie qui dénonce les agressions des idiots utiles de Washington !
Contrairement à la Syrie où elle a pu finalement intervenir pour rétablir le droit international, la Russie ici ne peut intervenir de la même manière, car c'est justement ce que veut Washington en organisant ce piège à double tranchant du Donbass (intervention russe = déflagration internationale, abandon russe = déflagration nationale).
Voilà pourquoi les "ukrops" peuvent par leurs provocations meurtrières rechercher un embrasement du front, avec l'absolution discrète mais appuyée des occidentaux dont la propagande de guerre leur est totalement acquise.
Libérer la Vérité vers les consciences éveillées, pendant une période de blocus médiatique agressif est déjà difficile, mais lorsqu'il faut d'abord les réveiller, cela devient désespérant !
Et pourtant, la gangrène des bombardements qui ravage le pays, imposant la désolation de ses ruines silencieuses, les champs labourés de tombes et semés de croix etc sont bien des réalités parmi d'autres de ce nouveau conflit européen fratricide honteux pour l'Occident
Depuis mon dernier entretien pour Novorossiya Today où j'évoquais la situation militaire du front en dehors des lieux communs propagandistes de Kiev ou Donetsk (http://nrt24.ru/la-voie-de-la-verite-volontaire-francais-er…), le front entre Yasinovataya et Avdeevka où je suis déployé avec mes camarades de la Brigade Piatnashka (dont Sebastien Hairon) ne s'est pas calmé, bien au contraire.
Les tirs ukrainiens sont permanents tant la nuit que le jour, comme l'illustrent ces 2 photos prises cette semaine au cours de laquelle nous avons eu 2 nouveaux tués fauchés par des snipers :
Alors oui, quand j'entends parler de Minsk, j'ai un peu de mal à ne pas serrer les poings et ravaler le fiel de mon dégoût face à cette diplomatie dont l'impuissance devient une mascarade méprisant les peuples et complice de leurs assassins...
Erwan Castel
Méthode, le numéro de décembre
La revue de l'institut franco-russe de Donetsk (ex "Sans frontière") vient de sortir son édition de décembre 2017.
Revue « Méthode » Décembre 2017 :
- version PDF http://revuemethode.org/pdf/m1217.pdf
- version en ligne http://fr.calameo.com/read/0011275143c6edd1166b5
- version web http://www.revuemethode.org/m1217.html
La stratégie d'un absurde suicidaire
Lorsque l'armée ukrainienne continue à envahir la zone neutre située entre Svitlodarsk à l'Est (zone ATO) et Gorlovka à l'Ouest (zone RPD), Kiev ne fait que confirmer une nouvelle fois :
- son mépris des accords de Minsk qui définissent cette "zone grise" démilitarisée pour aider au cessez le feu défini.
- son incohérence stratégique, et l'inaptitude de son commandement qui sacrifie ses soldats pour rien.
Cette réalité apparaît clairement sous le vernis propagandiste de ce communiqué ukrainien qui cherche à imputer la responsabilité des pertes aux seules forces séparatistes.
Erwan Castel
Source de l'article : Novorossiya Today
LE CHARGÉ DE PRESSE DE L'ATO VASSILI LABAÏ DÉCLARE LE RETRAIT DES FORCES UKRAINIENNES DES VILLAGES DE GLADOSSOVO ET DE TRAVNEVOÏE
Le chargé de presse de l'ATO (NDT : la soi-disant « opération anti-terroriste », terme utilisé par Kiev pour cacher la guerre déclenchée contre son propre peuple) Vassili Labaï a déclaré au média le retrait des forces du régime kiévien des villages de Gladossovo et de Travnevoïe qu'elles avaient occupés en violation des accords de Minsk,
« La situation dans la zone de Gorlovka s'est subitement tendue. Sous la pression du feu des terroristes, les combattants du bataillon « Aïdar » de la 54e brigade ont été contraints de laisser les positions dans les villages de Gladossovo et de Travnevoïe pour remplacer les effectifs, suite aux pertes subies.
Actuellement, il n'est pas possible de retenir les villages occupés. Depuis le 23 novembre dernier, les unités ont perdu 12 militaires tués et 5 blessés. Nos défenseurs ont péri principalement sous les tirs des snipers, y compris depuis les positions en arrière.
Le fait que ces positions sont situées dans un creux ne nous permet pas de contrôler les dits villages. En plus, depuis a nuit dernière l'ennemi a procédé au minage des routes. Suite à quoi, un de nos camions qui assurait l'approvisionnement en eau a été détruit par une mine. L'explosion a tué 3 nos autres militaires ».
Tout cela nous montre que le commandement ukrainien a obligé ses militaire de s'emparer des positions qui n'étaient manifestement pas à leur avantage et ont fini par battre en retraite en massacrant une quinzaine de leurs hommes. Un tactique militaire façon Heleteï (NDT : Valéri Heleteï est le ministre de la Défense ukrainien).
Alexandre Kots, l'envoyé spécial de KP.ru dans le Donbass
jeudi 7 décembre 2017
Front du Donbass, regain de tension
Ce mois décembre confirme, et de façon exponentielle, une aggravation de la situation militaire sur le front du Donbass.
Dans notre secteur, sur le front de Yasinovataya, si les tirs des armes d'infanterie restent constants, en revanche l'artillerie d'appui ukrainienne réalise quotidiennement des campagnes de tirs de plus en plus importantes sur des défenses républicaines, qui sont bombardées au canon de 73mm (sapog), mortier de 82mm, lance roquettes (RPG) et lance grenades (AGS) pendant des périodes pouvant aller jusqu'à 30 à 45 minutes environ.
Un hiver qui finalement s'annonce plutôt chaud, à moins que ce ne soit les derniers soubressauts d'un guerre qui veut hiberner en attendant le printemps
Erwan Castel
Source de l'article : Novorossiya Today
Et la terre du Donbass ouvre ses bras
032
Il y a des journées que l'on préférerait ne pas vivre, mais que l'on doit toutefois assumer et même honorer comme celle des derniers adieux à un camarade, tué au combat à nos côtés...
Aujourd'hui nous avons été relevés comme prévu sur les positions de Yasinovataya, toujours sous le feu de l'ennemi, notamment de snipers qui couvrent le secteur d'une toile d'araignée d'acier invisible mais mortelle..
Les groupes sont partis vers Donetsk en fin de matinée, les cœurs lourds de l'absence des 2 camarades tués cette semaine par des balles ukrainiennes, dont l'un a sa dépouille toujours sur le terrain, irrécupérable du fait des tirs permanents des snipers ukrops.
À notre retour à la caserne, une foule civile et militaire attend, silencieuse et recueillie autour d'un cercueil ouvert, navire armé de soie et de fleurs colorées pour le dernier voyage d'un jeune homme ayant nourri cette terre familiale de son amour et de son sang.
Sans pause ni transition, nous rembarquons pour un cimetière de Makeevka au milieu d'un convoi de bus et voitures transportant la famille, les amis et camarades venus saluer une dernière fois Daniel et recueillir dans leurs cœurs le souvenir indélébile de son sacrifice.
Dans cette forêt d'arbres et de croix orthodoxes mélangés dans un entrelacs d'allées étroites et sinueuses, l'atmosphère est à la fois lourde et majestueuse.
Entourant leur fils une dernière fois, une mère en pleurs et un père en uniforme incarnent dans la dignité la souffrance de ce peuple du Donbass qui, malgré la haine qui le frappe cruellement depuis 4 ans, reste accroché sous les tirs ukrainiens à sa Liberté sacrée.
Notre groupe tirent des salves d'honneur tandis que ce sol noir du Donbass, labouré par l'Histoire, après avoir acueilli un de ses fils, se referme sous les poignées de terre et de larmes mélangées. J'espère, de mon côté, que ces balles offertes au ciel inviteront les dieux à accueillir cet homme au banquet éternel des héros morts au combat.
Nos pensées sont aussi dirigées vers la dépouille absente de cet autre camarade disparu au combat, mais point dans nos cœurs.
De retour à la caserne, la guerre reprend les commandes de nos destinées choisies, ne nous accordant que le temps de laver notre fatigue avant un nouveau déploiement sur ce front en ébullition constante, mais qu'il nous faut tenir nuit et jour.
Erwan Castel
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front
mercredi 6 décembre 2017
Un minotaure sans pitié
031
Au lendemain de la disparition sur le front de Promka de "Sever", les groupes sillonnent les tranchées et les boyaux à la recherche de leur camarade. Avec chaque heure qui passe c'est également l'espérance de le revoir vivant qui disparaît dans le sablier du temps.
Mais la Camarde n'avait pas fini de jouer avec la destinée des hommes de Promka.
Le 5 décembre c'est au tour de Daniel dit "Pauk" d'être fauché par un sniper ukrainien, entre le réseau des tranchées et le village détruit des datchas. Fauché à 26 ans, Daniel a rejoint la cohorte des ombres du Donbass.
Mercredi 6 décembre 2017
Sur cette ligne de front, entre Yasinovataya et Avdeevka, dans le labyrinthe moderne des tranchées humaines rôde un autre minotaure, sournois et invisible, apportant son lot de tristesse en échange de sa part de sang.
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| "Pauk" 26 ans |
Difficile de décrire les sentiments qui remuent les tripes de ceux qui restent pour continuer toujours et encore la mission.
La Dignité et le Devoir accueillent aujourd'hui un fin manteau de neige venu comme pour purifier cette terre ensanglantée et offrir un linceul à nos 2 camarades...
Qu'ils reposent en paix, auprès de leurs aînés morts pour la Liberté de cette terre, et dans le cœurs des familles qu'ils ont protégé de leurs sacrifices.
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| "Sever" 43 ans |
A l'extérieur, les tirs nous rappellent le présent et cet avenir à défendre, et ils nous appellent à rejoindre nos postes de combat, encore et toujours, serrant peut-être un peu plus fort dans nos mains ces armes qui attendent une victoire consolatrice...
"Que le souvenir des morts soit la force des vivants""
Erwan Castel
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front
mardi 5 décembre 2017
Le mois de Yule
030
Mardi 5 décembre 2017
Sur le front du Donbass j'ai emmené dans mon paquetage un petit livre usé, écorné par les vagabondages et les lectures répétées.
Ce livre, qui partage avec 2 autres le fond d'une besace ressemblant de plus en plus à celle de Diogène, c'est "Citadelle" de Saint Exupery, un livre lu et relu maintes fois avec le même plaisir, me conduisant toujours plus loin dans l'initiation proposée.
Sur la berge du Donbass où passe aujourd’hui le courant de ma vie je relis toujours et encore ces passages chantant le sens des choses,;ce nœud invisible qui les lient entre elles dans la ferveur de l'Empire.
Au dehors, au milieu des ruines et des arbres arrachés, le soleil du matin éclairant la détresse humaine la permanence de la vie, des cycles et des rites, surtout en cette période entrante de Yule, ce solstice hivernal marquant le retour du Sol invictus et la permanence des traditions européennes.
Erwan Castel
"Et les rites sont dans le temps ce que la demeure est dans l'espace. Car cul rat bon que le temps qui s'écoule ne nous paraisse point nous user et nous perdre, comme la poignée de sable, mais nous accomplir. Il est bon que le temps soit une construction. Ainsi je marche de fête en fête..."
Antoine de Saint Exupery. "Citadelle"
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front
vendredi 1 décembre 2017
4ème mission sur Promka
029
Bientôt 2 mois déjà sur le front de Yasinovataya, au Nord de Donetsk, et seuls les changements climatiques semblent nous rappeler le temps qui passe comme un torrent de montagne.
Désormais, les 500 mètres de front sur lesquels nous sommes déployés face aux ukrainiens, sont désormais notre domaine réservé et protégé que nous redécouvrons sous un autre jour revêtu d'un épais manteau de neige.
Vendredi 1er décembre 2017
À l'issue d'un court "repos" à Donetsk consacré essentiellement à commencer à réparer les dégâts subis à l'occasion du cambriolage de mon domicile et me ressourcer en famille, me voici au seuil d'une nouvelle rotation pour le front de Yasinovataya dans un brouillard givrant et épais.
Le front du Donbass est soumis à des pressions offensives ukrainiennes constantes sur d'accords de Minsk moribonds, et sous les yeux d'une OSCE de plus en plus inutile et passive pour ne pas dire complice des violations permanentes du cessez le feu organisées par Kiev.
Tandis qu'au Nord de Gorlovka les forces de Kiev, continuant leurs "sauts de crapaud" dans la zone neutre (occupant 2 nouveaux villages) multiplient les provocations, sur les autres zones de contacts leurs pressions offensives continuent jour et nuit.
Sous ce décor hivernal immaculé et froid, le feu couve donc intact et menace toujours d'un nouvel embrasement le Donbass mais aussi l'Europe entière qui est ligotée désormais sur l'autel du sacrifice au Dieu Mammon.
Nous entrons dans une nouvelle période critique notamment par la campagne présidentielle pour le Kremlin, qui au début 2018 va rendre encore plus sensible dans ses enjeux et ses menaces pour la Russie ce piège ukrainien dans lequel les occidentaux veulent précipiter Moscou.
Tout comme au début 2013 où ils avaient profité de la période diplomatico-médiatique sensible des JO de Sotchi pour déclencher le coup d'Etat du Maïdan, on peut imaginer que les occidentaux, dont la stratégie militaire agressive et la stabilité économique s'effondrent, soient tenter de profiter de sa période électorale pour provoquer Moscou en rallumant ce front ukrainien.
Ce qui est sûr, c'est que les perspectives de guerre sont malheureusement plus nettes que celles d'une paix dont les occidentaux, laissant faire et même alimentant les violations ukrainiennes quotidiennes de Minsk, ne veulent visiblement pas voir aboutir.
Erwan Castel
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| un secteur du front, entre Yasinovataya et Avdeevka, entre neige et feu... |
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front
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