mardi 18 juillet 2017

Civils du Donbass encore bombardés

Tirs meurtriers en pleine journée à Staromikhaïlovka


Depuis 2 jours les tirs ukrainiens, qui n'ont jamais cessé sur les zones militaires de la ligne de front, ont recommencé a frappé des quartiers résidentiels autour de Donetsk, à Petrovsky, dans le Sud Ouest, Staromikhaïlovka à l'Ouest, Oktyabrsky et Spartak au Nord.

Le 17 juillet, c'est le village de Staromikhaïlovka en périphérie Ouest de Donetsk qui a été la cible de bombardements ukrainiens soutenus pendant plus de 3 heures. Alors qu'habituellement les bombardements interviennent la nuit, les mortiers de 82 et 120mm ont ouvert le feu sur une zone résidentielle à partir de 13h40 alors que de nombreux habitants sont en activité à l'extérieur...

Malgré le fait que ce quartier soit partiellement déserté depuis le commencement de la guerre et que les résidents soient attentifs et toujours en alerte à proximité de leurs caves le bilan de ce bombardement à caractère génocidaire est lourd : dans la rue Zhukovsky, 1 femme a été tuée et 2 autres personnes blessées, sans compter les dégâts matériels importants occasionnés sur plusieurs habitations. 

Le même jour en soirée, c'est le quartier Nord de Donetsk qui a été touché par de nouveaux tirs ukrainiens. à partir de 19h00 des appels téléphoniques entre habitants recommandaient de ne pas circuler dans l'Ouest du quartier d'Oktyabrsky et de s'abriter dans les maisons.

Les tirs de mortier ukrainiens étaient accompagnés également de tirs de chars provenant du village de Peski, occupé par l'armée ukrainienne qui est situé à l'Ouest de l'aéroport ainsi que des tirs de mitrailleuses lourdes sur le front de Volvo Center, ce qui a donné lieu à des ripostes de la part de la défense républicaine.


A Spartak (Nord Est de l'aéroport) une nouvelle maison, heureusement inhabitée) a été détruite par l'artillerie ukrainienne...

Et pendant de temps là sous couvert des manœuvres navales "Sea breeze 2017"...

Retour des vautours de l'OTAN dans le ciel du Donbass


Sur fond de volonté politique d'engager le processus d'intégration de l'Ukraine dans l'Organisation militaire étasunienne en Europe, les exercices et manœuvres militaires "interalliées" se poursuivent et même s'intensifient en Ukraine se rapprochant de plus en plus de la zone de guerre du Donbass.

Ainsi l'année dernière des avions de reconnaissance de la marine étasunienne avaient "reniflé" la péninsule de Crimée, tandis que des drones stratégiques réalisaient des missions d'observation dans le ciel ukrainien au Nord de la péninsule russe. Plus tard ce sont d'autres drones stratégiques "Global Hawk" qui ont fureté le long de la lignes de front du Donbass, en octobre, décembre 2016 et février 2017 par exemple 

Alors que "officiellement" les USA ont promis au G20 de soutenir activement une désescalade militaire dans le Donbass, leurs ressources de renseignement refont leur apparition dans le ciel du Donbass au moment où l'armée ukrainienne recommence de nouvelles campagnes de bombardements importants sur le front.

Le 11 juillet, ce sont 2 avions de reconnaissance dernière génération P8 "Poséidon" qui atterrissent à Mariupol à quelques kilomètres de la ligne de front Sud de la DNR où se déroulent quotidiennement bombardements et combats. Bien sûr "officiellement" cette mission s'inscrit dans le cadre des exercices navals occidentaux qui se déroulent à plusieurs centaines de kilomètres au Sud Ouest en Mer Noire !

Le 17 juillet, une nouvelle mission de reconnaissance stratégique menée par l'US air Force a été enregistrée volant sur une parallèle Ouest de la ligne de front entre Mariupol et Gorlovka (au Nord de Donetsk) avant que de s'en retourner vers Dnipropetrovsk. Là aussi une mission de l'exercice "Sea Breeze 2017" qui s'est perdue loin dans les terres du Donbass et comme par hasard sur la ligne de front que cherchent à percer les unités ukrainiennes qui accueillent leurs amis de l'OTAN !


La guerre, on le voit, est loin d'être l'objet d'une quelconque désescalade comme celle promise à Minsk ou Hambourg. Tout au mieux le feu sous la casserole du Donbass a t-il été diminué depuis 2 ans pour éviter l'explosion prématurée et incontrôlable de ce front stratégique, mais tout en le maintenant frémissant, ce qui justifie alors pour l'OTAN une militarisation de l'Ukraine, excuse les échecs socio-économiques de Kiev et légitimise sa répression dictatoriale.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

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Pour m'aider à libérer la vérité et soulager les coeurs et les corps 

Ce blog est le premier des 3 blogs que j'ai ouvert autour du soutien aux Républiques Populaires du Donbass, un travail d'information passionnant mais long et bénévole qui réclame votre soutien financier pour être réalisé et me permettre de vivre dans ce Donbass où je suis arrivé en janvier 2015 pour concrétiser mon engagement auprès de la population civile victime d'une guerre à caractère génocidaire lancée contre elle par les succubes occidentaux du Maïdan depuis avril 2014.

Vous pouvez envoyer vos dons sur le compte référencé ci après en n'omettant pas s'il vous plaît de mentionner le numéro référence à 10 chiffres qui figure au bas de ce Relevé d'Identité Bancaire.


La moindre petite somme est ici la bienvenue, sachant qu'avec 10 euros une personne peut vivre décemment entre 4 et 5 jours (pour exemple la location d'une maison individuelle coûte 50 euros par mois)


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Au delà des 10 000 roubles qui correspondent à mes frais mensuels moyens (alimentation, déplacements, hébergement, et travail) je reverse l'argent reçu auprès des civils du quartier bombardé d'Oktyabrsky dans lequel je vis (voir le lien ici : "Un Printemps pour Octobre")

Ces aides déjà réalisées en coordination avec les autorités civiles du district d'Oktyabrsky seront désormais portées réalisées en partenariat avec le Centre de représentation et portées au crédit de son action humanitaire au profit des populations bombardées du Donbass.

Des comptes rendus financiers et d'actions seront réalisés régulièrement sur ce blog ainsi que celui dédié à Oktyabrsky (lien ci dessus)

Merci beaucoup de votre soutien moral et financier qui permet de consolider l'espérance et l'amitié entre les peuples.



Erwan Castel

dimanche 16 juillet 2017

Le spectre de Tchernobyl

Menace écologique majeure en Ukraine / 1: 
le nucléaire civil

Je vais essayer d'ouvrir ici sous la rubrique "Menace écologique majeur" une compilation d'informations et d'articles traitant des risques écologiques de dimension européenne existant en Ukraine et que l'effondrement du pays et la guerre qui fait rage dans le Donbass aggravent considérablement.

Dans ce premier article, Adam Garrie dresse un été des lieux du nucléaire civil ukrainien qui a déjà associé dans la mémoires de nombreuses générations son pays au triste nom de Tchernobyl, première catastrophe nucléaire civile majeure de portée internationale.

Dans ce blog, depuis 3 ans ce dossier inquiétant du nucléaire civil revient régulièrement à l'occasion de comptes rendus d'incidents ou de changements dans le fonctionnement de vielles centrales nucléaires victimes de défaut d'entretien et de sécurité et en passe de devenir complètement obsolètes.

Erwan Castel

Source de l'article : The Duran

Ukraine: une bombe à retardement nucléaire à retardement

Vieillissement des centrales nucléaires de l'Ukraine sont impropres à la fin et affichent un danger de style Tchernobyl dans la région. Même si les mises à jour de sécurité temporisés sans cesse jamais ne se terminé, il y a encore beaucoup de questions pressantes que les responsables ukrainiens et européens ont peur de répondre en raison de l'embarras politique.


par Adam Garrie

Alors que la prolifération des crimes de guerre, y compris l'utilisation d'armes chimiques sur des cibles civiles par le régime ukrainien est toujours ignorée par les grands médias occidentaux, il y a un autre problème à long terme qui est si quoi que ce soit, être réduit au silence d'une manière encore plus sinistre. Il est un problème qui pourrait entraîner des souffrances non seulement aux personnes et à l'environnement dans les frontières actuelles de l' Ukraine , mais aussi ceux bien au - delà.

Plus de 31 ans après la catastrophe de Tchernobyl, les autorités ukrainiennes font preuve d'une attitude irresponsable de la sécurité des installations nucléaires qui pourraient provoquer une nouvelle catastrophe de style Tchernobyl.

En 2016, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Euratom prêta l' Ukraine 300 millions € chacun dans le cadre d'une mise à niveau de la sécurité des réacteurs nucléaires vieillissants de l' Ukraine.

12 de 15 réacteurs nucléaires actifs de l'Ukraine seront considérées comme dangereuses pour fonctionner d'ici 2020. Afin de respecter la date limite, les mises à jour de sécurité auraient dû être achevés en 2017. En l'état actuel, les mises à jour ont à peine commencé.

Militant de la sûreté nucléaire ukrainienne  Irina Holovko décrit la situation de la manière suivante,
  • « La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Euratom - chaque étendue de 300 millions d' euros de prêts  pour améliorer la sécurité des 12 unités d'énergie nucléaire de l' Ukraine - ont également pratiquement reconnu, que dans leur état actuel, ces réacteurs nucléaires de l'époque Soviétique sont à un risque grave pour l'Ukraine et ses voisins.

  • Au cours des quatre prochaines années , ces vieillissement  des réacteurs nucléaires atteindront la fin de leur durée de vie d' origine, mais le gouvernement à Kiev est aussi plus désireux que jamais à utiliser le soutien financier de l'UE pour les maintenir pendant au moins dix annnées supplémentaires.

  • Et en effet, plutôt que d'aider l'Ukraine à la retraite de son parc nucléaire et de tracer une nouvelle énergie durable, sûr, l'Europe est maintenant décidé aider à sciemment et prolonger une source d'énergie.profondément précaire.

  • Près d'un quart des Européens de l'argent public investi dans l'Ukraine du secteur de l'énergie entre 2007 et 2014, a disparu dans la production d'énergie nucléaire, concentrée dans les mains de l'Etat appartenant à l'opérateur Energoatom. Les financiers Européens qui ont fondé l'espoir d'être en mesure d'influencer positivement le cadre de réglementation nucléaire dans le pays, mais ont jusqu'à présent échoué à agir à cause d'un décret gouvernemental qui en effet depuis le mois de janvier 2015 interdit au SNRIU, l'état d'organisme de réglementation nucléaire, de lancer des inspections dans les installations nucléaires. Ce décret a été publié à peine un mois après que la BERD a donné le feu vert pour le versement de ses prêts de la première tranche.
  • Un an après, l’entêtement irrationnel du gouvernement ukrainien sur l'énergie nucléaire signifie qu'il ne s'arrêtera pas et n'envisage même pas d'autres solutions. Pire encore, l'Ukraine est toujours soumise à ses obligations juridiques prises dans les traités internationaux et les conditions aux prêts qu'elle a reçus.

  • En mai, lorsque l'unité 2 de la centrale nucléaire Sud de l' Ukraine a dépassé la durée de vie de sa conception, il a été retiré de la grille. L'Unité 1 de la même centrale nucléaire a déjà fonctionné au-delà de son échéance initiale opérationnelle depuis 2013, malgré une étude d'experts indépendants publiée en Avril de cette année, et qui détermine que le réacteur nucléaire a des vulnérabilités critiques en raison de son usure importante. Lorsque le Centre national écologique de l'Ukraine, une organisation membre de Bankwatch, a commenté les informations sur l' unité 2,  Energoatom a déposé une plainte et poursuite en diffamation contre eux .

  • Et les autorités ukrainiennes semblent être tout à fait cohérente. Au début de Décembre, l'unité de l' Ukraine du Sud 2  est devenu le quatrième à avoir sa date d'expiration reportée  et a été rapidement remis en marche. Le fait qu'il avait au moins dix questions de sécurité de la plus haute priorité toujours en attente ne semble pas déranger le conseil d' administration de la SNRIU, qui a reporté leur étude pour pour 2016-2017.

  • La veille de Noël une autre unité nucléaire a atteint sa date d'expiration initiale et a été arrêtée. Cette fois-ci c'était l'unité 1 de la centrale nucléaire de Zaporozhye, la plus grande, à peine à 250 kilomètres de la ligne de front des combats en cours d'Europe en Ukraine orientale. Mais lors de sa réunion une semaine plus tôt conseil d'administration de la SNRIU a précisé que, encore une fois, cela est simplement un arrêt technique temporaire après quoi il approuvera une prolongation de durée de vie similaire. Cela pourrait se produire dès que le 31 Mars, probablement indépendamment de l'état de l'amélioration de la sécurité.

  • On pourrait penser que les autorités ukrainiennes sont également impliquées pour garantir la sécurité de ces centrales nucléaires, ou peut-être que la participation européenne contribuerait à faire en sorte que toutes les mises à jour de sécurité sont mises en œuvre pleinement et en temps opportun.

  • Mais, apparemment pas si le gouvernement ukrainien considère que c'est un obstacle dans sa course à l'énergie nucléaire. La date limite pour la mise en œuvre du programme de financement européen a été accepté pour 2017. Cependant, plus tôt cette année, le gouvernement a décidé de reporter ce délai à 2020 sans l'approbation des financiers du programme.
  • Il n'est pas alors étonnant que, même si les autorités ukrainiennes reçoivent le soutien de l'argent des contribuables de l'UE pour leur aventure nucléaire hâtive, ils ignorent ouvertement les traités internationaux. Les Conventions d'Aarhus et d'Espoo obligent l'Ukraine à effectuer des évaluations des impacts environnementaux transfrontaliers et de consulter les pays voisins qui pourraient être touchés par des projets de ce genre avant de permettre de prolonger la vie. En fait, plusieurs gouvernements de l'UE et la Commission européenne ont déjà fait part de leurs préoccupations à leurs homologues ukrainiens.
  • Le gouvernement actuel a été élu principalement avec le mandat de favoriser le resserrement des relations avec l'UE. Compte tenu que ces réacteurs nucléaires obsolètes à la fois condamne l'Ukraine à des décennies d'énergie non durable, et met en péril la sécurité des Ukrainiens et leurs voisins, la balle est maintenant dans le camp de l'Ukraine parce que la vraie solidarité est basée sur la réciprocité ».
Beaucoup suggèrent que les soi-disantes mises à niveau de sécurité, même si elles sont appliquées à l'heure (selon le nouveau calendrier étendu auto-set) et à fond, seraient encore insuffisants en raison de l'âge avancé et la technologie obsolète des 12 réacteurs en question. Bankwatch a signalé que l'ensemble du processus viole les conventions des Nations Unies sur la sécurité de l' énergie nucléaire .

La réponse des autorités à Kiev a été méprisant et condescendant. Bien qu'ils admettent que le projet était censé être terminé d'ici 2017 au plus tard, ils accusent les retards sur le coup d'Etat qui a transpiré à Kiev en 2014.

Une déclaration de Gregoriy Plachkov, le directeur adjoint de l'investissement et le développement à long terme à Energoatom, l'entreprise publique ukrainienne de l'énergie nucléaire, a rejeté les préoccupations sur les retards dans les mises à niveau de sécurité de la façon suivante au cours d'une brève déclaration à partir de 2015,
  • « Le projet a commencé en 2011 ... nous étions censés terminer en 2017, mais malheureusement, en raison du fait que le crédit européen est entré en vigueur que cette année - en raison d'un changement de gouvernement et la bureaucratie - nous sommes maintenant engagés dans un changement le calendrier de ce programme et nous espérons qu'il sera mis en œuvre avant la fin de 202 ».

D'autres encore ont souligné les dangers de la plus grande centrale nucléaire de l'Ukraine, le Zaporozhye étant situé à proximité de la guerre zone Donbass.


Sergey Shygyn, le spécialiste en chef pour les réacteurs nucléaires à la centrale nucléaire de Zaporozhye a publiquement admis que Zaporozhye n'a pas été conçu pour résister aux conditions de la guerre. Par ailleurs, peu de temps après que le régime post-coup d'Etat a pris le pouvoir un accident est survenu à Zaporozhye.

Avec un grand nombre de pièces et équipements nécessaires pour réparer et entretenir les réacteurs vieillissants de l'Ukraine qui ne sont disponible qu'en Russie et compte tenu du refus du régime de faire des affaires avec Moscou, les choses commencent à être regarder encore plus gênantes.


Les autorités internationales ont réagi aux préoccupations des militants de la sécurité environnementale et nucléaire en organisant une récente réunion des parties à la convention d'Espoo pour la sécurité de l' environnement derrière des portes closes .

Le régime ukrainien a souvent joué au football politique avec les questions de la sécurité publique locale et mondiale. Le régime de Kiev avait eu une chance d'éviter la catastrophe MH-17 en déroutant l'avion civil loin de ce qui était une guerre zone connue où des fusées capables d'abattre un tel vol étaient connus pour être opérationnels. Le régime a été et continue donc avec acharnement à vouloir cacher la vraie nature violente de leur guerre d'agression sur Donbass, et qu'il est prêt à risquer des vies civiles afin de prouver que la région était en sécurité quand elle ne l'était pas de toute évidence.Ils ont fait un pari et ont perdu des vie en conséquence.

Comment peut-on faire confiance dans le domaine de la sûreté nucléaire à un régime qui peut détourner un avion civil sur une zone de guerre où des missiles anti-aériens sont présents ? Comment peut-on faire confiance dans le domaine de la sûreté nucléaire à un régime qui utilise des armes chimiques sur des cibles civiles ? Peut-être le plus important, comment peut-on faire confiance dans le domaine de la sûreté nucléaire à un régime qui retarde cavalièrement les mises à niveau de sûreté des réacteurs nucléaires que beaucoup disent qu'ils devraient être définitivement arrêtés en raison de problèmes de sécurité ?

La réponse claire est non. Même si l'on est d'accord avec l'idéologie fasciste du régime, on doit considérer combien il est dangereux pour le monde en général que la sûreté nucléaire soit entre des mains profondément corrompues et irresponsables.

La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu à l'intérieur des frontières modernes de l'Ukraine. On aurait pu conjecturé que les dirigeants de l'Ukraine auraient appris les leçons de Tchernobyl, plus que tout au monde. Comme on vient de le voir, ils semblent être ceux qui ont le moins appris."
Adam Garrie


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Erwan Castel

samedi 15 juillet 2017

Solidarité avec Benjamin Stimson !

Un "procès en sorcellerie" version antiterrorisme 



Dans un précédent article "Quand les collabos jugent les rebelles" nous avions informé, à travers la manipulation politico-sémantique du mot terrorisme, de la tenue prochaine du procès de Benjamin Stimson, un citoyen britannique accusé de terrorisme pour avoir rejoint l'armée de la République Populaire de Donetsk, de août à novembre 2015.

Lors de son retour au Royaume Uni, Stimson avait été interpellé à sa descente d'avion et son treillis saisi par la justice britannique qui va l'inculper en septembre 2016 et le mettre en détention préventive jusqu'à son procès.
Hier 14 juillet 2017, à Manchester Benjamin Stimson a été condamné par la cour royale de Manchester à 5 ans et 4 mois d'incarcération pour "infraction terroriste" en Ukraine ! 

Cette condamnation qui est présenté comme "exemplaire" et "dissuasive" n'est tout simplement qu'une opération de communication politico-médiatique visant à :
  • diaboliser la résistance du Donbass et à travers elle critiquer la Russie et Vladimir Poutine
  • dissuader par la condamnation disproportionnée le soutien aux populations du Donbass
  • rassurer le peuple britannique que sa justice traque avec fermeté le "terrorisme" (enfin du moins celui qui ne sert pas les intérêts de la City !)


Stimpson  apparaît vraiment comme le bouc émissaire, cloué au pilori de la propagande de guerre occidentale qui à défaut de pouvoir lui reprocher des actes violents avérés commis dans le Donbass, déclenche contre cet homme de 41 ans, ancien antiquaire de Oldham, une campagne de diffamation méprisante hallucinante. 

Ainsi par exemple sa condition de chômeur qui lui est reprochée et sert à le décrire en situation d'échec social personnel qu'il aurait d'abord cherché à fuir plus que rejoindre la cause du Donbass. Primo être sans emploi est une situation professionnelle temporaire et pas forcément un échec social. Secundo si dans un engagement comme celui d'une guerre, le chômage, comme le célibat, ou l'absence de contraintes financières (qui jusqu'à preuve du contraire ne sont pas des délits) sont des points communs à de nombreux volontaires étrangers c'est parce qu'ils alimentent et encouragent la liberté d'action de ces hommes responsables qui peuvent alors avec un minimum de préjudices s'engager loin de leurs pays.

On voit bien ici le peu d’honnêteté intellectuelle et de conscience professionnelle qui animent les commentaires des médias occidentaux qui ne peuvent s’empêcher d'ailleurs à l'occasion de ce procès inique de vomir toute leur haine contre le Donbass mais aussi la Russie et bien sûr Vladimir Poutine qui va bientôt être présenté comme le nouveau leader d'un terrorisme international !

Ainsi peut-on lire à propos de Stimson : 
En octobre 2015, Benjamin Stimson avait accordé une interview à la BBC au cours de laquelle il expliquait son engagement pour défendre la population bombardée du Donbass et qu'il ne se considérait pas comme un terroriste car combattant dans une armée régulière, en uniforme contre des soldats ennemis. Par ailleurs, dans cette interview Stimpson reconnait n'avoir pas participé à un seul combat depuis 4 mois, ce qui peut être parfois frustrant il est vrai pour un volontaire étranger qui a quitté son pays pour participer à un conflit.


Voir ici l'interview de Stimpson réalisée en octobre 2015 par Tom Burridge de la BBC, le lien ici : Des britanniques combattent avec les rebelles pro-russes.

Plus tard, dans cette autre interview accordée à Graham Phihilips Stimpson revient sur le reportage de la BBC où il décrit la volonté du journaliste de le mettre en scène et le présenter comme un homme dangereux.


Aujourd'hui, la justice britannique de Manchester surfant sur le choc émotionnel provoqué par une récent attentat meurtrier perpétré par des terroristes islamistes au coeur de la ville (22 mai 2017) procède à un amalgame honteux accusant cet homme qui n'a jamais porté atteinte à la sécurité de son pays d' "infraction terroriste" et le condamne à une peine d'emprisonnement disproportionnée. 

Pourtant l'ONU a rejeté en 2014 la demande de l'Ukraine de qualifier les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk d'organisation terroristes et cette décision est toujours actuelle comme le prouvent les "listes noires" de l'ONU, de l'Union Européennedu département d'Etat étasunien, ou encore celle du Canada, où les affreux terroristes pro-russes à la solde du diable Poutine brillent par leur absence !

Si le Royaume Uni aujourd'hui considère que soutenir une milice en lutte contre un gouvernement est une infraction terroriste je pense que le secteur pénitencier et les entreprises chargées de construire les prisons ont de l'avenir chez la perfide Albion....

Illustrant mieux que je ne saurais le faire cette manipulation politico-judiciaire qui a condamné Stimson injustement je laisserai la parole à l'inspecteur en chef Russ Jackson, chef de l'unité britannique anti-terroriste Nord-Ouest (donc très compétent pour juger le Sud Est ukrainien) qui a déclaré à la barre 
"Stimson est allé à l'Ukraine avec l'intention de se joindre à des groupes de miliciens luttant contre le gouvernement ukrainien et les images de lui tenant un fusil et portant des vêtements militaires sont profondément troublantes.
"Cette affaire démontre le travail complexe que l'unité antiterroriste fait pour arrêter ceux qui commettent des actes de terrorisme, que ce soit ici ou à l'étranger.
"Il a été emprisonné pour le rôle qu'il a joué dans un conflit violent et j'espère que sa condamnation envoie un message à tous ceux qui sot à même d'envisager de rejoindre des conflits"

C'est donc bien une condamnation montée illégalement en épingle par un état complice des crimes de guerre commis dans le Donbass qui a été organisé à Manchester ce 14 juillet et dont Stimson, un homme qui a écouté son coeur sans se rougir les mains, paie aujourd'hui et de façon disproportionnée le prix. 

Le système sachant que la Vérité  finit toujours par percer le mensonge cherche à colmater par l'intimidation et la peur les brèches ouvertes par les volontaires occidentaux venus dans le Donbass soutenir la population victimes des crimes de guerre organisés par Kiev, ce chien fou dressé par les pays de l'OTAN pour la guerre contre la Russie. 

Benjamin Stimson n'est pas un terroriste (au contraire) mais un prisonnier politique injustement condamné par le terrorisme de la pensée unique qui nourrit et protège les vrais assassins de Daesh et les criminels de Kiev...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Sources de l'article :


SOUTIEN TOTAL A BENJAMIN STIMSON !


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Erwan Castel

mardi 11 juillet 2017

La ligne rouge est piétinée !

Quand l'OTAN désavoue dès leur lendemain 
les promesses d'apaisement du G20...

Petro Poroshenko et Jens Stoltenberg lors de leur rencontre à Kiev le 10 juillet

Depuis l'effondrement de l'URSS, alors que la Russie a mis fin au Pacte de Varsovie, L'OTAN n'a eu de cesse que de progresser vers ses frontières, accrochant ses wagons militaires à la locomotive de l'Union Européenne.

Quand la Russie, avec Poutine redevient une puissance économique opposée à l'hégémonie militaro-industrielle étasunienne, les pays occidentaux ont réactivé la "stratégie du containment" destiné à l'isoler pour la soumettre.

L'extension de l'OTAN vers les frontières russes
Il faut rajouter à cette carte le Monténegro dans les Balkans, intégré à l'organisation militaire en juin 2017

Sur fond de révolutions colorées ou arabes cherchant à soumettre les pays nom alignés à Washington, l'appareil militaro-politique de L'OTAN est devenu de plus en plus agressif (bases de missiles, interventionnisme en Libye, en Syrie ... manœuvres sur les frontières russes etc...)

Lorsque le coup d'Etat du Maïdan intervient en 2014 pour offrir le contrôle de l'Ukraine et de la Mer Noire aux occidentaux, Moscou a clairement expliqué qu'elle ne tolérerai pas de nouvelles bases atlantistes à ses frontières menaçant par les moyens militaires modernes (radars missiles...) ses centres névralgiques principalement situés à l'Ouest de la Russie.

Malgré cet avertissement légitime (souvenons nous de l'affaire des missiles de Cuba) les occidentaux avec leurs chiens fous de Kiev persistent à provoquer Moscou et à forcer la main de Washington.
Après le Monténégro, qui a été intégré dans l'organisation militaire le mois dernier, les néo-cons toujours aux commandes du porte avions militaro-industriel étasunien semblent maintenant vouloir franchir en Ukraine la ligne rouge fixée par Moscou...

Point de situation OTAN / Ukraine


L'OTAN est déjà dans l'Ukraine

Depuis l'indépendance de l'Ukraine l'OTAN et Kiev ont engagé progressivement une coopération dans le domaine militaire à l'exemple des manœuvres navales Sea Breeze qui se déroulent actuellement en Mer Noire du 10 au 23 juillet, mais ces activités ont connu une augmentation ainsi qu'une extension de leurs domaines très  importantes depuis la crise ukrainienne et qui se sont accompagnés d'une dialectique ouvertement russophobe. 
Aujourd'hui on peut distinguer dans la coopération OTAN Ukraine :
  • Une aide financière directe au budget militaire ukrainien
  • Une assistance technique et tactique réalisée pour former aux procédures de l'OTAN
  • Des livraisons de matériels militaires (et donc un SAV d'instructeurs) 
  • Une organisation d'exercices de l'Alliance en Ukraine (Rapid Trident, Sea Breeze...)
  • Une mise à disposition de ressources de renseignement US (dronesavions et satellites) 
A cette coopération officielle il faut rajouter les implications des sociétés privées de sécurité (dont la plupart sont pilotées par la CIA) qui fournissent matériels et personnels pour des missions d'assistance voire d'engagement direct contre le Donbass, ainsi que les "mercenaires et contractuels individuels qui viennent des pays de l'OTAN servir dans des bataillons spéciaux sur le front (snipers polonais, lituaniens, volontaires géorgiens etc)

Un maillage de commandement "made in NATO" pour contrôler le pouvoir ukrainien

Cette implication exponentielle de l'alliance a mis en place également dans les rouages du pouvoir politique et du commandement militaire ukrainiens des hommes de confiance fidèles à la stratégie néo-conservatrice et à l'OTAN dont ils sont issus: En dehors des technocrates et autres conseillers atlantistes en poste dans les couloirs des ministères ukrainiens nous pouvons retenir en exemple ces quelques "pointures" de l'organisation militaire  ayant rejoint la meute des ukropithèques :
  • En mai 2016, Porochenko nomme l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen au poste de conseiller du président. Cette nomination symbolique, plus politique que militaire est destiné à entamer "une vraie réorganisation du secteur de la défense et de la sécurité afin de rejoindre l’OTAN", Mais ce choix est également et surtout une nouvelle provocation lancée contre Moscou car Rasmussen pendant son mandat à l'OTAN s'était surtout fait remarquer par des déclarations russophobes tonitruantes. Cette dimension belliciste sera confirmée quelques semaines plus tard dans la déclaration commune réalisé par le "comité OTAN-Ukraine" lors du sommet de Varsovie.
  • En août 2016, c'est au tour de John Abizaid, l'ancien commandant du "United States Central Command" (Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale) comme conseiller auprès du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak. Cette nomination se fait au moment où les généraux Joseph Dunford et Philip Breedlove soutenus par les sénateurs Rohrabacher et Chabot affirment que la Russie est la principale menace pour la sécurité des USA et de l'Europe.
Mais me direz vous ce sont des nominations réalisées sous la précédente présidence d'Obama, aujourd'hui c'est Trump vous savez le Président qui se déclare "antimondialiste" Alors voyons ce qu'il en est :
  • En juillet 2017, Rex Tillerson, le ministre étasunien des Affaires Etrangères de Trump a nommé ambassadeur Kurt Volker en tant que représentant spécial pour l' Ukraine, un néoconservateur sorti du moule de la CIA et qui n'est pas seulement un ancien Représentant de l'OTAN aux USA (sous l'administration Bush), mais également le Président de l'institut McCain pour le leadership international !. Voir à son sujet l'article de Sébastien Hairon.
Si l'on rajoute à cette nomination qui illustre bien la réalité d'un Etat profond (qui avec Trump a été obligé de faire surface) les déclarations des représentants étasuniens actuels comme Nikki Haley qui vitupèrent qu'on ne peut faire confiance à la Russie, on comprend pourquoi, après l'investiture présidentielle d'un homme qui promettait de casser le système mondialiste, l'inquiétude de Piotr Porochenko et de ses sbires n'a pas fait long feu !

Trump recevant Porochenko à Washington le 20 juin 2017 "The show must go on !"

Malgré le G20, l'OTAN et Kiev persistent et signent pour l'intégration !

Ce 10 juillet 2017, vient d'être franchie une nouvelle étape suicidaire vers l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN, et qui confirme l'accélération du processus engagé par les néoconservateurs et Kiev depuis et malgré la victoire de Trump :

Rappel des dates importantes de ce projet russophobe majeur rien que pour l'année 2017 :
  • Mars 2017 : L'Ukraine demande une nouvelle fois au congrès étasunien de se rapprocher officiellement de l'OTAN en accédant au statut de "pays allié non intégré" à l'alliance (comme l'Australie, le Japon, Israël, la Nouvelle Zélande, la Corée du Sud par exemple) Cette demande, qui est la 2ème tentative de Kiev, été soutenue par 232 députés de la Rada
  • Avril 2017 : Jens Stoltenberg, le Secrétaire général de l'OTAN, concernant cette éventuelle intégration de Kiev dans l'OTAN a déclaré au média étasunien CNN que "Tout dépend si l'Ukraine veut appliquer cette perspective, et l'OTAN devra décider si elle satisfait aux conditions requises"   
  • Mai 2017 : Arseni Iatseniouk, l'ancien premier ministre de l'Ukraine, chef du parti ukrainien "Front populaire", a déclaré lors d'une visite au Canada  "l'objectif principal de mon pays est de devenir membre de l'OTAN. Aujourd'hui, l'armée ukrainienne protège non seulement l'intégrité territoriale de l'Ukraine, nous protégeons aussi la frontière des pays membres de l'OTAN"
  • Juillet 2017 : Rencontre entre Jens Stoltenberg et Piotr Poronchenko pour engager le processus d'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN.

Parallèlement à ces exercices l'organisation militaire, appuyée par l'Union Européenne qui reste acquise aux objectifs de la ploutocratie mondialiste, a pris le relais du discours néo-conservateur belliciste de la bande à Soros-Obama-Clinton et qui connait aujourd'hui quelques bégaiements avec le Président Trump.

Depuis 2 ans les exercices de l'OTAN sur les frontières de la Russie se sont tellement multipliés dans le calendrier qu'ils réalisent un déploiement quasi permanent de milliers d'hommes dont les armes sont pointées vers Moscou dans des cyniques "projections de stabilité"...

Si cette intégration de l'Ukraine dans L'OTAN devait se réaliser, elle constituerait sans nul doute un point de non retour sur le chemin déjà ouvert de la Troisième guerre mondiale ...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Traduction russe de l'article le lien ici : Novorossiya Today



Source de l'article : RT

L'OTAN va commencer les négociations avec l'Ukraine 
en vue de son adhésion à l'alliance

10 juil. 2017, 12:21

Le président Petro Porochenko et le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg se sont rencontrés à Kiev le 10 juillet pour démarrer les discussions sur une possible entrée de l'Ukraine dans l'alliance.

A l'occasion d'une réunion organisée à Kiev le 10 juillet avec Jens Stoltenberg, Petro Porochenko a présenté la visite du secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en ces termes : «Aujourd'hui, nous avons clairement annoncé que nous allions démarrer une discussion sur un plan d'adhésion et nos propositions pour une discussion de ce type ont été acceptées avec plaisir.»

Il a par ailleurs précisé que l'Ukraine n'entrerait pas immédiatement dans l'Alliance, mais entreprendrait «un programme de réformes», pour remplir les critères nécessaires en vue d'une adhésion future. Il a toutefois assuré aux journalistes que l'Ukraine avait «clairement défini son futur politique et son futur dans la sphère de sécurité». 

Quelques jours auparavant, Petro Porochenko, qui dirige l'Ukraine depuis les émeutes d'Euromaïdan et le départ du président Viktor Ianoukovitch en 2014, a écrit sur sa page Facebook : «La course de l'Ukraine pour devenir membre de l'OTAN est désormais considérée comme un point clé dans les priorités de la politique du gouvernement.»

De son côté, Jens Stoltenberg a assuré la solidarité de l'OTAN avec l'Ukraine dans ses efforts pour faire face aux «actions agressives» de la Russie. «L'Otan et les alliés de l'OTAN soutiennent l'Ukraine et sont de votre côté», a-t-il ainsi déclaré en début de réunion. Le secrétaire général s'est aussi dit favorable au maintient des sanctions contre la Russie : «Ce n’est pas à l'OTAN de décider de la question des sanctions économiques contre la Russie, pourtant ce sont des pays membres de l'Alliance qui adoptent des sanctions contre Moscou. Je crois que ces sanctions doivent être maintenues jusqu'à ce que la Russie change son attitude vis à vis des accords de Minsk», a-t-il précisé. 

La venue de Jens Stoltenberg intervient au lendemain de la visite à Kiev du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui a appelé la «Russie à faire le premier pas en faveur de la désescalade», dans l'est de l'Ukraine. A l'occasion d'une rencontre entre Petro Porochenko et Donald Trump à Washington, le 20 juin dernier, les Etats-unis avaient annoncé un durcissement des sanctions à l'encontre de la Russie en raison de l'affaire Ukrainienne. «Nous sommes convaincus que nous avons raison... Nous continuerons notre chemin avec résolution et constance», avait déclaré en guise de réponse le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabko. 


Une adhésion à l'OTAN loin d'être assurée 

Les critères d'adhésion d'un pays à l'Alliance sont très stricts et sont loin d'être tous remplis par l'Ukraine. Toute nouvelle adhésion doit en outre être acceptée à l'unanimité des 29 Etats membres. 

Autre écueil de taille : le pays prétendant doit réformer son armée pour entrer dans les standards de l'OTAN, assurer l'Etat de droit et stopper la corruption. Ce dernier point est un obstacle de taille à surmonter pour le pays. Un rapport de la Cour des comptes européenne a récemment dressé un état des lieux préoccupant pour le pays : «Malgré des efforts de réforme, l'Ukraine est toujours perçue comme le pays le plus corrompu d'Europe [...] les clans oligarchiques continuent d'exercer une influence sur l'économie ukrainienne, sur ses politiques et sur ses médias», pouvait-on lire dans ce rapport. 

Plus de 10 000 personnes, civils et militaires des deux camps, ont trouvé la mort depuis le déclenchement du conflit entre les forces de Kiev et les rebelles en 2014. Le 31 janvier, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait demandé au gouvernement de Kiev de «cesser immédiatement la provocation armée dans le Donbass», et avait appelé au respect des accords de Minsk.




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