samedi 23 juillet 2016

Encore un hôpital du Donbass bombardé

Dans le nuit du 22 au 23 juillet 2016,
l'artillerie ukrainienne a bombardé l'hôpital n°21 de Donetsk


Lors de la campagne de bombardements réalisée le 22 juillet en soirée, les ukrainiens ont à nouveau visé des quartiers résidentiels civils par des tirs terroristes avec 254 obus de 82mm et 120mm. 

Parmi les bâtiments touchés par les ukrops, figure l'hôpital n°21 situé dans le district de Oktyabrsky à Donetsk. Non seulement cet hôpital a déjà subi des tirs en 2014 et 2015 mais il est loin le seul établissement hospitalier a être la cible des artilleurs ukrainiens.qui systématiquement cherchent à toucher ces services symbolique de la vie communautaire de la population du Donbass. 


Même lorsqu'ils sont éloignés de la ligne de front les hôpitaux sont visés par l'armée ukrainienne écartant ainsi l'hypothèse de "dommages collatéraux", c'est le cas par exemple à Donetsk de l'hôpital Kalinina bombardé en 2014, et de celui de la rue de l'Université bombardé le 17 juillet 2015; de l'hôpital de Dokuitchaevsk bombardé en 2015 ou de celui de Yelenovka bombardé aussi cette année. 

De Lugansk à Mariupol, les hôpitaux, mais aussi les écoles, les crèches, les orphelinats sont les cibles privilégiées de cette armée de soudards qui cherche à choquer une population déjà terrorisée dans ses foyers...


Ce sont des obus de mortier de calibre 82mm qui sont tombés sur cet hôpital situé à proximité de la ligne de front mais dont l'emplacement est connu par tout le monde, heureusement sans faire de victime. Il s'agit donc non seulement d'une nouvelle violation des accords de Minsk mais également d'une violations des conventions de Genève qui interdisent formellement de prendre pour cible des équipements sanitaires identifiés.

Il est important de saluer ici le courage des personnels des hôpitaux du Donbass qui malgré les carences de matériels, de salaires, et le feu de l'ennemi s'abattant sur leurs établissements, restent à leurs postes et continuent d'assurer leur service d'assistance et de soins auprès des populations.

Ce nouveau crime de guerre confirme donc la poursuite par Kiev d'une politique génocidaire dans le Donbass et d'une volonté de brûler les accords de paix signés à Minsk par des provocations de plus en plus violentes...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


La Russie appelle à stopper Kiev

Vitali Tchourkine avertit l'ONU d'un risque de guerre imminent 

 L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine
Hier la journée a été symptomatique de la situation actuelle du conflit qui saigne le Donbass depuis plus de 2 ans, quand Moscou appelle de tous ses voeux la Paix, Kiev répond en appelant de tous ses canons...la guerre !

Quand la Russie appelle à l'arrêt des provocations ukrainiennes...

Devant l'augmentation inquiétante et meurtrière des provocations militaires ukrainiennes dans le Donbass qui sont autant de violations flagrantes des accords de paix signés à Minsk, la Russie par la voix de son ambassadeur permanent aux Nations Unis vient de taper le poing sur la table.

Le 22 juillet 2016, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations unies Vitaly Tchourkine a avertit qu'une guerre est actuellement sur le point d'éclater dans le Donbass à cause des provocations militaires ukrainiennes. Evoquant le processus de paix engagé à Minsk par les belligérants mais aussi la communauté internationale, l'ambassadeur russe à l'ONU souligne que "les développements récents montrent cependant que Kiev ne tend pas à cela. Il est évident aujourd'hui que la mise en œuvre exacte du «paquet de mesures», n'intéresse pas le gouvernement ukrainien, "

Vitali Tchourkine a rapporté des faits incontestables de l'aggravation de la situation militaire sur le front du Donbass. Relevant que  "les forces armées ukrainiennes et les unités nationalistes irrégulières bombardent fortement et fréquemment des  zones peuplées du Donbass" le représentant russe a exprimé "une préoccupation croissante" et urgente car :

"Il y a tous les signes que l'armée ukrainienne prépare une opération militaire"

Rappelant la nécessité d'une désescalade pour aboutir à une résolution pacifique du conflit le représentant russe a évoqué le nécessité de mettre en oeuvre des mesures militaires pour stabiliser la situation dans le Donbass et permettre la mise en oeuvre des solutions politiques recherchées."Nous ne pouvons pas laisser l'Ukraine, par des provocations militaires dans le sud-est risquer l'escalade à grande échelle dans les combats sur toute la ligne de front. Un retour de la guerre peut enterrer le processus de paix"

Aussi Vitali Tchourkine a t-il exhorté ses partenaires a user de toute leur influence pour dissuader Kiev de poursuivre sa politique belliciste dans le Donbass "afin d'éviter que les événements suivent un tel cours destructeur".


...le soir même, Kiev persiste et signe pour la guerre !


Le soir même de l'appel à la désescalade du conflit, l'armée ukrainienne déclenchait une série de provocations sur toute la ligne de front.  

Pendant plus de 3 heures des bombardements de gros calibre ont frappé le Nord de Donetsk (Sur la carte d'Ouest en Est : Peski, l'aéroport, Spartak, Yasinovataya) mais aussi plus au Nord les localités de Lozovoe, Zaitcevo, Krasny Partizan, les villages de Trudovsky et Staromikhailovka à l'Ouest de Donetsk, tandis qu'au Sud de la DNR, le village de Kominternovo était lui aussi sous le feu de l'artillerie ukrainienne.


En fin de soirée les tirs continuaient au Nord de Donetsk

Le concert des nations peut-il et surtout veut-il stopper la folie de Kiev ? "That is the question"...

A mon humble avis, les USA qui exercent un lobbying important sur les organisations internationales n'ont pas intérêt à voir la situation se stabiliser dans le Donbass. Pratiquant lui aussi une politique provocatrice et incendiaire l'Oncle Sam semble intéressé pour garder aux portes de la Russie un feu ouvert qui alimente sa stratégie agressive vis à vis de Moscou.

Car Washington, au lieu de calmer le jeu, jette plutôt de l'huile sur le feu entre les représailles économiques anti-russes, les manœuvres militaires anti-russes, le renforcement de l'OTAN et sa nouvelle définition stratégique... anti russe ! etc...

Et pourtant il suffirait de faire pression sur les aides financières internationales pour forcer Kiev l'affamée à faire taire ses canons et démilitariser la zone de contact, mais aujourd'hui, non seulement les robinets du FMI continuent à colmater une Ukraine naufragée, mais ils lui permettent (en contradiction avec leur règlement qui interdit des aides à des pays en guerre) de poursuivre son effort de guerre et le génocide engagé dans le Donbass.

En tout état de cause, si la communauté internationale de réussit pas rapidement à forcer Porochenko de cesser son escalade militaire, on pourra dire que les Accords de Minsk n'auront servi qu'à permettre à l'Ukraine de se réarmer tranquillement pour lancer une nouvelle offensive contre le Donbass.

A croire que Kiev a détourné la devise latine du "si vis pacem para bellum" en "si vis bellum para pacem"

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article

Le Printemps Russe

Le 26 janvier 2015, Vitali Tchourkine prononcait une allocution importante au Conseil de l'ONU et qui définit exactement la position de la Fédération de Russie dans cette crise ukrainienne, le lien ici 






La Russie appelle à stopper Kiev

Vitali Tchourkine avertit l'ONU d'un risque de guerre imminent 

 L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine
Hier la journée a été symptomatique de la situation actuelle du conflit qui saigne le Donbass depuis plus de 2 ans, quand Moscou appelle de tous ses voeux la Paix, Kiev répond en appelant de tous ses canons...la guerre !

Quand la Russie appelle à l'arrêt des provocations ukrainiennes...

Devant l'augmentation inquiétante et meurtrière des provocations militaires ukrainiennes dans le Donbass qui sont autant de violations flagrantes des accords de paix signés à Minsk, la Russie par la voix de son ambassadeur permanent aux Nations Unis vient de taper le poing sur la table.

Le 22 juillet 2016, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations unies Vitaly Tchourkine a avertit qu'une guerre est actuellement sur le point d'éclater dans le Donbass à cause des provocations militaires ukrainiennes. Evoquant le processus de paix engagé à Minsk par les belligérants mais aussi la communauté internationale, l'ambassadeur russe à l'ONU souligne que "les développements récents montrent cependant que Kiev ne tend pas à cela. Il est évident aujourd'hui que la mise en œuvre exacte du «paquet de mesures», n'intéresse pas le gouvernement ukrainien, "

Vitali Tchourkine a rapporté des faits incontestables de l'aggravation de la situation militaire sur le front du Donbass. Relevant que  "les forces armées ukrainiennes et les unités nationalistes irrégulières bombardent fortement et fréquemment des  zones peuplées du Donbass" le représentant russe a exprimé "une préoccupation croissante" et urgente car :

"Il y a tous les signes que l'armée ukrainienne prépare une opération militaire"

Rappelant la nécessité d'une désescalade pour aboutir à une résolution pacifique du conflit le représentant russe a évoqué le nécessité de mettre en oeuvre des mesures militaires pour stabiliser la situation dans le Donbass et permettre la mise en oeuvre des solutions politiques recherchées."Nous ne pouvons pas laisser l'Ukraine, par des provocations militaires dans le sud-est risquer l'escalade à grande échelle dans les combats sur toute la ligne de front. Un retour de la guerre peut enterrer le processus de paix"

Aussi Vitali Tchourkine a t-il exhorté ses partenaires a user de toute leur influence pour dissuader Kiev de poursuivre sa politique belliciste dans le Donbass "afin d'éviter que les événements suivent un tel cours destructeur".


...le soir même, Kiev persiste et signe pour la guerre !


Le soir même de l'appel à la désescalade du conflit, l'armée ukrainienne déclenchait une série de provocations sur toute la ligne de front.  

Pendant plus de 3 heures des bombardements de gros calibre ont frappé le Nord de Donetsk (Sur la carte d'Ouest en Est : Peski, l'aéroport, Spartak, Yasinovataya) mais aussi plus au Nord les localités de Lozovoe, Zaitcevo, Krasny Partizan, les villages de Trudovsky et Staromikhailovka à l'Ouest de Donetsk, tandis qu'au Sud de la DNR, le village de Kominternovo était lui aussi sous le feu de l'artillerie ukrainienne.


En fin de soirée les tirs continuaient au Nord de Donetsk

Le concert des nations peut-il et surtout veut-il stopper la folie de Kiev ? "That is the question"...

A mon humble avis, les USA qui exercent un lobbying important sur les organisations internationales n'ont pas intérêt à voir la situation se stabiliser dans le Donbass. Pratiquant lui aussi une politique provocatrice et incendiaire l'Oncle Sam semble intéressé pour garder aux portes de la Russie un feu ouvert qui alimente sa stratégie agressive vis à vis de Moscou.

Car Washington, au lieu de calmer le jeu, jette plutôt de l'huile sur le feu entre les représailles économiques anti-russes, les manœuvres militaires anti-russes, le renforcement de l'OTAN et sa nouvelle définition stratégique... anti russe ! etc...

Et pourtant il suffirait de faire pression sur les aides financières internationales pour forcer Kiev l'affamée à faire taire ses canons et démilitariser la zone de contact, mais aujourd'hui, non seulement les robinets du FMI continuent à colmater une Ukraine naufragée, mais ils lui permettent (en contradiction avec leur règlement qui interdit des aides à des pays en guerre) de poursuivre son effort de guerre et le génocide engagé dans le Donbass.

En tout état de cause, si la communauté internationale de réussit pas rapidement à forcer Porochenko de cesser son escalade militaire, on pourra dire que les Accords de Minsk n'auront servi qu'à permettre à l'Ukraine de se réarmer tranquillement pour lancer une nouvelle offensive contre le Donbass.

A croire que Kiev a détourné la devise latine du "si vis pacem para bellum" en "si vis bellum para pacem"

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article

Le Printemps Russe

Le 26 janvier 2015, Vitali Tchourkine prononcait une allocution importante au Conseil de l'ONU et qui définit exactement la position de la Fédération de Russie dans cette crise ukrainienne, le lien ici 






vendredi 22 juillet 2016

Les vautours reviennent au Donbass

L'armée de l'air ukrainienne échaudée en 2014 
se rapproche prudemment de la ligne de front 


En 2014, lorsque Kiev lance son opération spéciale, les bombardements meurtriers opérés par l'aviation ukrainienne qui avait déjà perdu des appareils à Slaviansk et dans les chaudrons Sud, vont durer jusqu'en juillet, car après cette date l'hécatombe des hélicoptères et des chasseurs a quasiment anéanti tout le parc aérien de Kiev qui restait opérationnel après la chute de l'URSS et l'abandon de la modernisation de l'armée.

Rappel des pertes de l'aviation ukrainienne au début du conflit :

Officiellement, Kiev a déclaré dans les 4 premiers mois du conflit la perte de 22 aéronefs.

11 avions de combat et de transport :
  • 1 AN-30, 
  • 1 AN-26, 
  • 1 IL-76, 
  • 2 Su-24, 
  • 2 MiG-29, 
  • 4 Su-25, 

et 7 hélicoptères : 
  • 3 Mi-8 
  • 4 MI-24

auxquels il faut rajouter 
  • 2 avions à réaction sans pilote Tu-143 
  • 1 Su-25 et 
  • 1 Mi-8 écrasés suite à des raisons techniques. 

Cela fait donc environ 2 ans,qu'à part 2 ou 3 vols de reconnaissance furtifs venus renifler de très haut les abords de la ligne de front, l'armée de l'air ukrainienne s'était faite plus que discrète dans le Donbass.

Mais depuis quelques temps les vautours en acier aux cocardes jaune et bleu sont revenus vers le front, encore timide mais observés de plus en plus fréquemment lors d'exercices et d’entraînements réalisés à l'arrière du front.

C'est ainsi que cette semaine, les ornithologues militaires ont pu observer ou entendre les aéronefs ukrops voler du côté de Mariupol, Kranoarmeysk, Konstantinovka, Artemovsk...

MI 8 survolant Urzuf le 16 juillet au Sud Ouest de Mariupol
secteur du quartier général du régiment Azov, 

Avions à réaction survolant le secteur de Konstantinovka
au sud de la ligne de front de Marinka près de Donetsk 

Beaucoup d'observateurs voient dans ces réapparitions de l'aviation ukrainienne la preuve que une nouvelle offensive d'envergure se prépare sous l'appui de leurs canons et roquettes...

Fort de leur expérience passée les pilotes de Kiev ne doivent pas être si chauds pour retourner au dessus du Donbass, sachant que le maillage des armes antiaériennes républicaines s'est depuis musclé, des lance missiles automoteurs SA 13 aux missiles portatifs IGLA , les Républiques populaires du Donbass sont prêtes pour une chasse aux vautours ukrainiens...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Situation militaire au 22 juillet 2016

Un ligne de front sous haute tension 


"La situation reste tendue" peut-on lire sur les compte rendus journaliers du Ministère de la Défense de la République Populaire de Donetsk, et aujourd'hui, c'est le moins que l'on puisse dire, car les attaques ukrainiennes semblent désormais dessiner une préparation générale à une action d'envergure plus importante et prochaine...

Aujourd'hui, le Major général Dennis Sinenkova de l'Etat Major de l'armée républicaine a présenté un résumé de la situation militaire sur la ligne de front de la DNR.


Bilan de la semaine du 16 au 22 juillet 2016

Au cours de la semaine écoulée, les forces armées de Kiev ont effectué avec leur artillerie 3566 tirs sur les zones peuplées de la République de Donetsk, dont 2671 avec des armes de gros calibre prohibé par les accords de Minsk (supérieur à 100mm).

Les zones principalement touchées par l'artillerie ukrops sont du Nord au Sud : Gorlovka, Zaitsevo les quartiers Nord de Donetsk, Staromykhailivka, et Kominternovo.


Carte générale du front de Donetsk, avec les principales attaques 
ukrainiennes menées entre le 16 et le 22 juillet et leurs responsables 


  • Ces bombardements ont tué 1 soldat et blessé 4 autres, tandis que 10 civils dont 3 enfants ont été blessés
  • 53 habitations civiles ont été détruites 
  • Des stations de pompage et d'épuration ont été touchées également entraînant des coupures dans l'approvisionnement en eau dans Avdeevka, Yasinovataya, ainsi que dans les district de Kievsky et Kuibyshev de Donetsk (4000 habitants)

Tirs d'une batterie ukrainienne (152mm) 
sur des villages civils du Donbass
vidéo du bataillon Aïdar, diffusée sur le net

Situation des forces ukrainiennes

Le dispositif ukrainien continue à se renforcer de jour en jour, et plusieurs renseignements ont repérés de nouveaux matériels d'assaut et d'appui qui sont venus encore renforcer les positions de Kiev :
  • Secteur de Gorlovka : 1 escadron d'obusier de 122 mm D-30, 1 section de mortiers lourds de 120mm et la présence de plusieurs groupes d'observation et réglage de tir
  • Secteur de Donetsk : 1 batterie d'obusier automoteur 122 mm, 2 sections de mortiers lourds de 120 mm et un bataillon d'infanterie
  • Secteur de Mariupol : 2 batteries d'obusier automoteur 122 mm, 1 section de mortiers lourds de 120 mm et un bataillon de 600 soldats 

Ces renseignements sont confirmés et complétés par ceux des observateurs de l'OSCE qui ont relevé l'absence de nombreux matériels des emplacements de stockage qui leur avaient été attribués
  • 10 x Lance Roquettes Multiples de 220 mm "Hurricane" 
  • 2 x obusier 122mm D-30
  • 8 x 122 mm Lance Roquettes Multiples de 122mm "Grad" 
  • 3 x obusiers automoteurs de 122 mm  
  • 81 chars de combat 
  • 84 canons antichars MT-12 
Le déploiement de ces armements lourds des sites de stockages de l'armée ukrainienne définis par les accords de Minsk montrent bien l'intention de Kiec de mener prochainement des actions offensives ou tout au mieux des provocations graves sur le Donbass.





Attaques ukrainiennes menées entre le 15 et le 22 juillet 2016

Au cours de la semaine écoulée, les forces armées kiéviennes ont réaliser de nombreux bombardements sur les populations civiles mais aussi des provocations sur les lignes de défense républicaines qui ont réagi en conséquence sans toutefois dépasser le cadre d'une riposte proportionnelle et uniquement défensive.

Environ une douzaine d'attaques au sol ont été réalisées à Yasinovataya, Gorlovka, Staromykhailivka, ainsi que dans les quartiers de Petrovsky et Kuibyshev à Donetsk.Non seulement aucune de ces provocations n'a réussi mais l'ennemi a même subi de lourdes pertes. Officiellement une douzaine de soldats ukrainiens ont été tués et une quinzaine blessés, mais les comptes rendus des réseaux hospitaliers et militaires signalent de leur côté des pertes beaucoup plus importantes 

Parmi les pertes non déclarées de l'armée ukrainienne figurent de nombreux accidents de circulation, de tirs et aussi de manipulation d'explosifs, comme celle qui a provoqué cette semaine 8 blessés graves dans le secteur du 58ème bataillon mécanisés ukrainien.  


Il faut noter que l'artillerie ukrainienne a augmenté sensiblement l'emploi des obusiers de 152mm et a visé également le 18 juillet des équipements vitaux à la vie urbaine comme les stations d'eau potable. 

Cette tactique est utilisée fréquemment lorsqu'en prévision d'une offensive l'assaillant cherche à vider les zones urbaines de leur population. sans trop occasionner de dégâts au tissu urbain, ce qui ralentirait la progressions de ses troupes d'assaut. 

Autorisés par le parlement national à Kiev qui leur attribue la citoyenneté ukrainienne en échange de leurs services, de plus en plus de mercenaires étrangers sont invités à rejoindre le front du Donbass en échange d'un généreux salaire. 

Ces volontaires, issus principalement de la mouvance des nationalistes radicaux rejoignent les rangs des bataillons spéciaux qui sévissent sur le front et terrorisent la population civile avec leurs bombardements ou leur occupation.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Les mensonges de la peur

Quand Kiev veut camoufler ses pertes au combat

Soldat ukrainien en cours d'évacuation sur le front du Donbass, juillet 2016
Sans pour autant les plaindre, on ne peut se réjouir de la mort de soldats ennemis, surtout lorsqu'ils sont sacrifiés stupidement dans une guerre servant les intérêts d'oligarques étasuniens et ukrainiens, mais il est important de souligner que depuis le début de cette opération spéciale, la jeunesse ukrainienne, lobotomisée par une propagande russophobe délirante et mensongère est en train d'être saignée à blanc sur l'autel de la finance internationale.

En temps de guerre, dévoiler les pertes subies par son armée n'est jamais bon, car cela donne des renseignements sur les résultats des actions ennemies, l'état de nos unités engagées et surtout cela porte atteinte au moral des troupes, et souvent engendre des refus de se battre, et des désertions en série, quand ce ne sont pas des mutineries. L'armée ukrainienne n'échappe pas à la règle et tente depuis les défaites des "chaudrons" d'Iliovaisk (2014) et de Debaltcevo (2015) de cacher les pertes qu'elles subies lors de ses assauts contre les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Entre les déclarations officielles et la réalité que dévoilent les réseaux sociaux des acteurs qui vivent la gestion des tués et des blessés, le delta est minimum de l'ordre de 1 pour 10 et rejoint l'estimation déjà évoquée par différents services de renseignements qui avancent même le chiffre de 50 000 tués depuis le début du conflit en 2014.

Soldats ukrainiens creusant des fosses communes à l'arrière de la ligne de front du Donbass
Prenons un exemple concret et récent pour illustrer sur une petite période cette tromperie ukrainienne :

Le 18 juillet le commandement de l'armée ukrainienne, pour l'ensemble du front du Donbass, le Lugansk à Mariupol déclarait les dernières pertes officielles de l'armée ukrainienne : 

"le 18 Juillet ont été tués sept membres des Forces armées de l'Ukraine et 14 ont été blessés."

Or dans le foulée de ces combats déclarés, rien qu'à l'hôpital de Karkhov les services ukrainiens enregistraient  :

- le 19 juillet à 10h00 : 43 blessés "venues de la zone ATO"
- le 20 juillet à 08h30 : 32 blessés avec des blessures graves
- le 20 juillet à 23h25 : 29 blessés avec des blessures graves

Soit, et rien que pour un seul des 8 hôpitaux militaires ukrainiens traitant les blessés près du front, plus de 100 admissions ont été enregistrées aux lendemains des combats déclarés. Sachant que les blessés légers et les tués restent sur le front, cela laissent envisager des chiffres réels autrement plus importants que ceux des discours officiels...

Les sources de ces données sont ukrainiennes et fiables car elles émanent directement d'organismes travaillant avec les services hospitaliers gérant les blessés du front, comme par exemple l'organisation humanitaire telle que "les sœurs de la miséricorde / ATO"

De plus la ventilation systématique des blessés ukrainiens sur un réseau hospitalier important est observée régulièrement ces derniers temps. Ainsi suite à l'échec cuisant de leur attaque au Nord de Debaltcevo le 29 juin dernier, des évacuations sanitaires importantes ont été enregistrées dans  tous les hôpitaux du front et même jusqu'à Odessa, où des blessés graves ont été aérotransportés. 

Ce protocole révèle probablement d'une part la saturation des hôpitaux et d'autre part l'épuisement des stocks de matériels, médicament et sang nécessaire à la prise en charge des blessés graves.


Parmi les pertes non déclarées de l'armée ukrainienne figurent aussi de nombreux accidents de circulation, de tirs et aussi de manipulation d'explosifs, comme celle qui a provoqué cette semaine 8 blessés graves dans le secteur du 58ème bataillon mécanisés ukrainien. 

Les conséquences psychologiques de ces pertes sont d'autant plus importantes qu'elles ne correspondent à aucune victoire militaire sur le terrain, bien au contraire, et depuis plusieurs jours les services de renseignement observent au sein des unités ukrainiennes un nombre croissant de désertions et d'exemptions médicales,auxquelles il faut rajouter les suicides et problèmes d'alcoolisme dont beaucoup sont liés à un abandon moral des soldats.

Kiev est donc écartelé entre 2 comportements, celui d'exploiter ses pertes militaires pour accuser les forces armées républicaines de violer les accords de Minsk, et celui de les cacher pour ne pas accélérer un effondrement moral déjà bien entamé de son armée, qui pourrait demain se retourner contre le pouvoir criminel qui depuis le Maïdan conduit l'Ukraine au suicide...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Une armée avec un moral en berne car saignée par les oligarques ukrainiens 





Un cheval de Troie en Mer Noire

Une livraison d'armes étasuniennes destinées à l'Ukraine ?

Le "Whidley Island", un navire US de débarquement franchissant le Bosphore le 21 juillet  en direction d'Odessa
Officiellement, les responsables occidentaux, des USA ou de l'OTAN n'ont pas autorisé de livraison d'armes pour le gouvernement de Kiev. Les aides militaires au régime pro-atlantiste de Kiev ne concerne que les équipements non létaux, logistique, communication protection etc., et même le Président Obama a émis un veto à ce sujet lors de la dernière présentation du budget prévisionnel du Pentagone au sénat étasunien ou il était envisagé un soutien plus armé...

Mais cà, c'est le discours officiel...

Car tant sur le front du Donbass, que dans les rapports des services de renseignements, les traces de livraisons d'armes sont confirmées : tout d'abord les vieux stocks des anciennes républiques soviétiques de même fabrication qu'en Ukraine ont alimentés depuis le début de la guerre l'opération spéciale lancé contre le Donbass, remplaçant les matériels détruits et les munitions utilisées.

Rapidement, tandis que des transmissions, des optiques, des protections de fabrication occidentales apparaissaient sur le front, des armes américaines étaient saisies sur le champ de bataille (aéroports de Lugansk et Donetsk par exemple) ou observées au sein des unités privées ou spéciales employées par Kiev (à Mariupol par exemple) 

Récemment un trafic d'armes américaines organisé par des responsables ukrainiens à destination de la Syrie a été repéré par un piratage de mails échangés  prouvant s'il en était encore besoin du double jeu mené par les parrains occidentaux du Maïdan...

Au moment où la crise turque éclate avec le putsch manqué contre le Président Erdogan, des navires de guerre étasuniens participent à des exercices militaires de l'OTAN en Mer Noire, notamment les manœuvres navales "See Breeze 2016". Or des navires logistiques chargés de matériel militaire censés participer à ces exercices se dirigent actuellement vers le port ukrainien d'Odessa....


C'est le cas par exemple du "Whidley Island", un transporteur étasunien de projection logistique militaire, qui a franchi le Bosphore ce 21 juillet 2016 avant de prendre le cap du Port d'Odessa. Ce navire de 16 000 tonnes (190m x 26m), peut transporter jusqu'à 500 soldats qui peuvent être débarqués grâce aux 4 aéroglisseurs embarqués. Mais surtout ce bâtiment est prévu transporter plusieurs véhicules de combat de type hummer, des hélicoptères d'assaut, 1 char de type Abrams et 75 tonnes de charge utile.

Ce navire de débarquement est suivi par le destroyer lance-missiles de l'US navy "Ross" qui se dirige également vers les côtes ukrainiennes, transportant à son bord entre autres armements, le système de combat  "Aegis", des missiles "Tomahawk". 

Il semble bien que cet exercice de l'OTAN (auquel participe la marine ukrainienne) soit l'occasion pour le Pentagone de fournir discrètement une aide militaire à l'Ukraine au moment où tous les indicateurs laissent à penser que Kiev prépare une nouvelle offensive contre le Donbass et contre les Accords de paix signé à Minsk avec Washington ! 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article


jeudi 21 juillet 2016

Donbass sous le feu (suite)

Ligne de front, ligne de feu, ligne de vie


Un nouveau reportage de Maxim Fadeyev qui nous invite a vivre sur cette ligne de front du Donbass, ou la mort côtoie la vie et l'ennui danse avec le stress, sur cette ligne creusée dans la terre noire du Donbass, depuis plus de 2 ans des femmes et des hommes veillent se battent et tombent pour la liberté de leurs familles. 

Un quotidien toujours remplit d'une intensité brisant la lassitude des corps et des âmes, suspendus au milieu de nulle part entre la guerre et la paix...


La psychopathie ukrainienne / 5

A l'approche des pèlerins, le Prayvi Sector organise 
un "quartier général pour la défense de Kiev" 


"Branle bas de combat" chez les ukropithèques de Kiev, car les chants et les prières des milliers de pèlerins qui depuis le 5 juillet marchent vers Kiev dans une double procession pour la Paix venant de l'Est et de l'Ouest semblent menacer l'intégrité territoriale de leur fief du Maïdan et en tout cas ont ébranler déjà leurs paranoïa russophobe psychotique...

A croire que 2 divisions blindées russes n'auraient pas réussi à provoquer plus d'émoi dans les rangs des "courageux défenseurs de la glorieuse Ukraine", que ces familles désarmées qui marchent derrière leurs icônes en priant pour que la paix revienne en Ukraine.

Les foudres de guerre des bataillons spéciaux sont donc venus en renfort des autorités tremblantes du district de Kiev qui entendent déjà chanter des orgues et forcément "de Staline" autour de leurs palais kiéviens...


L'heure est grave ont lancé les représentants d'une dizaine de groupes paramilitaires ultra nationalistes qui prévoient de "garder les Moscovites hors de la capitale" en empêchant les processions de se réunir le 27 juillet au le sanctuaire de la laure de Kiev, au jour anniversaire du baptême orthodoxe de la Rus de Kiev.

Donc un "quartier général pour la défense de Kiev" a été créé avec cartes et plans de bataille pour repousser les hordes chantantes qui viennent "mettre enchaîner Kiev à Moscou pour la précipiter dans la Sibérie, Kolyma, la famine et la répression".

Et des stratèges ukropithèques sont même venus étudier la carte de l'invasion et décider de stopper l'apocalypse orthodoxe au niveau de 2 ... campings stratégiques (et surtout bars logistiques) situés sur l'itinéraire des pèlerins...



Rien qu'avec les déclarations des ukrops au sujet de cette procession pour la paix organisée par l'église orthodoxe d'Ukraine ont pourrait éditer un florilège des meilleures bouffées délirantes entendues depuis le début de cette pitoyable crise ukrainienne. 


Parmi les meilleures il faut relever celle ci : "Accomplir une telle distance sous une chaleur torride n'est possible que par les spetnatz russes qui ont reçu une formation militaire spéciale" (à partir de la minute 6' de la vidéo ci dessus)

Einstein répondant à un jeune pigiste qui lui demandait une définition de l'infini disait : "la connerie humaine et l'Univers , encore que pour ce dernier j'ai des doutes" et ce n'est pas les ukrainiens qui vont le contredire...

Comment un peuple dit "civilisé" peut-il s'adonner à de telles bouffées délirantes, y croire et surtout chercher à concrétiser des haines communautaires débiles par des actes meurtriers venus d'un autre âge ?

Attention, images choquantes d'une avant garde 
de "Spetnatz russes" déguisés en babouchkas 
et qui attendent l'arrivée du gros de l'invasion russe.

Pour lire les autres articles publiés ici sur le sujet voir le lien suivant : Pèlerinage pour la paix


Là où abonde l'iniquité surabonde la Grâce.

"Ce qui est en marche en ce moment, ce n’est pas l’Ukraine de Bandera. Ce qui est en marche, c’est la Russie orthodoxe, ce qu’on appelait «les Russie », la Russie de Kiev, en marche vers la mère des villes russes. Et si cette Petite Russie meure en martyre, ne restera sur cette terre profanée et exploitée, inondée de sang par les bandits internationaux, que la poignée de cloportes qui leur est acquise, et qu’on ne peut qualifier ni de Russes ni d’Ukrainiens, car ils sont tout simplement du diable, qui n’a pas de patrie". 
Laurence Guillon

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La procession vue par le radicaux du "Prayvi Sector"

Artem Skoropadsky semble attaché a vouloir user d'un discours édulcoré mais qui rapidement laisse transpirer à travers des formulations "politiquement correctes" des délires russophobes et des menaces à peine voilées à l'encontre des participants aux processions religieuses. De questions en réponses le porte parole du mouvement néo-nazi finit pas lâcher parlant des participants de la procession qu'il s'agit de "toutes sortes de pèlerins professionnels, un ramassis de pseudo-orthodoxes qui n’ont en majorité rien à voir avec la foi. Ce sont des fanatiques qui prient plus le tsar Nicolas que le Sauveur du Monde."

Il reconnait implicitement la force de cette marche pour la Paix, dont le blocage envisagé par les nationalistes ukrainiens fait face à "une situation complexe à gérer" et que l'effectif déjà important des pèlerins, croissant chaque jour leur impose d'agir rapidement, par exemple "à Jitomir, parce que près de Kiev, il y aura encore plus de monde."


Source de l'article le lien ici : Apostrof

Les organisateurs de la procession vers Kiev veulent un massacre


Artiom Skoropadski, le porte parol de "Prayvi Sector" exclut que les participants de la Procession de l’Eglise Orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou s’arrêtent à Kiev.

Un porte - parole "secteur Right" Artem Skoropadsky Photo: Tamara Shevchuk
Le 18 juin à Jitomir, des militants civils, des participants de l’Action Antiterroriste et des représetnats de « Secteur Droit » ont bloqué le passage aux participants de la scandaleuse Procession à travers le centre de la ville, les obligeant à parvenir à la cathédrale de la Transfiguration par un autre chemin, y compris à travers un cimetière. Les représentants du SD ont déclaré à plusieurs reprises que cette procession est une action antiukrainienne, et ils lui feront obstacle de toutes les manières. Sur la question des mesures envisagées, « Apostrophe » a discuté avec l’attaché de presse de cette organisation, Artiom Skoropadsky

Le 21 juillet approche, date à laquelle la Procession de l’Eglise Ukrainienne du Patriarcat de Moscou arrivera à Kiev. Le « Secteur Droit » a-t-il l’intention de prendre des mesures ce jour-là ?

- La situation est ici très complexe. Parce que si nous les chassons, on dira que nous sommes des provocateurs et faisons le jeu de Moscou. Et si nous ne les chassons pas, on dira que nous sommes des ramollis et ne savons faire que de belles déclarations sur les gay-prides. Nous savons qu’il y a déjà au moins quatre groupes d’initiative qui en veulent pas laisser entrer ce cortège à Kiev. Cela en dehors de « Secteur Droit ». Ce sont des groupes les plus divers : nationalistes, patriotes, supporters… Il y a aussi une déclaration de l’OUN qui dit qu’ils feront aussi obstacle. Il y a nous, et encore d’autres organisations patriotiques. De plus, « Svoboda » ne s’est pas encore exprimé sur ce point.

- C’est-à-dire près de dix organisations vont « encercler » cette Procession ?

- C’est tout à fait possible.

- Quelle doit être d’après vous la bonne réaction à cette procession ?

- La bonne réaction, c’est quand le gouvernement ne « freine » pas et remplit sa fonction. Il faut les arrêter quelque part, avant, par exemple, à Jitomir, parce que près de Kiev, il y aura encore plus de monde.

C’est la tâche des Services de Sécurité de ne pas les laisser passer. Il arrive qu’une fois de plus « Secteur Droit » et autres organisations patriotiques doivent prendre sur eux les fonctions du gouvernement. Nous ne pouvons pas tout ensemble faire la guerre, lutter avec la contrebande, le jeu, la drogue… et maintenant encore la procession. 

- Secteur Droit a participé aux tentatives de gêner la procession à Jitomir, vous avez donc été en contact avec eux. Quelle est votre impression de cette procession ?

- A Jitomir, c’était notre organisation de district. Ce que j’ai vu, c’était un tas de grands-mères. Et les organisateurs sont des provocateurs 100% qui veulent organiser un massacre pour que la télé parle de la répression des orthodoxes en Ukraine. 

- Il y a deux ans, avant l’annexion de la Crimée, on avait apporté les soi-disant « cadeaux des rois-mages » en Ukraine, et alors, IgorGrinkine accompagnait la délégation. Y a-t-il un risque qu’il y ait des combattants parmi les participants, qui ont fait la guerre au Donbass ?

- Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un groupe énorme de combattants parce que le SBU fait plus ou moins son travail. Mais des personnalités isolées, qui se sont battus avec les séparatistes et au côté du régime du Kremlin, il y en a sûrement. J’en suis sûr.

- Y a-t-il un risque qu’ils resteront après le 27 juillet à Kiev et se heurteront à la procession du Patriarcat de Kiev qui aura lieu le 28 ?

- Je pense qu’ils ne resteront pas. Et s’ils essayent, on les enlèvera de là. Qu’ils essaient seulement de gêner la procession du Patriarcat de Kiev…

- C’est-à-dire que vous planifiez de garder la procession du Patriarcat de Kiev ?

- S’il le faut, oui, bien sûr.

- Coordonnez-vous vos actions avec les autres organisations en vue d’une action concertée ?

- Nous les coordonnons, mais nous n’avons pas encore pris de décision d’action concertée.

- Qu’en pensez-vous, les gens de cette procession le font par conviction religieuse, ou bien y en-a-t-il qui sont payés ?

- Je pense qu’il n’y a pas de gens payés. Je pense que ce sont de vrais fanatiques religieux, toutes sortes de folles de la laure de Potchaïev qui détestent tout ce qui est ukrainien, toutes sortes de pèlerins professionnels, un ramassis de pseudo-orthodoxes qui n’ont en majorité rien à voir avec la foi. Ce sont des fanatiques qui prient plus le tsar Nicolas que le Sauveur du Monde. 

- Alors pourra-t-on quand même éviter l’affrontement ? Il n’est tout de même pas convenable de battre des prêtres, n’est-ce pas ?

- Vous comprenez, si quelqu’un a pris une arme, organise des provocations et se dresse contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine, alors il est d’abord un ennemi de l’Ukraine, avant d'être un pèlerin, un prêtre ou quelqu'un d'autre.

- En d’autres termes, vous pensez qu’il y a là des gens armés ?

- Je dis que sur Internet, on a mis des photos de quelques participants de cette procession qui ont été identifiés comme ayant combattu avec les séparatistes.

- avant, vous faisiez des déclarations contre les gay-prides et maintenant contre la procession de l’EOU PM…

-Dans un cas comme dans l’autre, c’’est le même mal pour les intérêts de l’Ukraine…

Tatiana Chlaïker

Trad. Laurence Guillon

Échantillon d'ukropithèques du clan "Maïdan"