mardi 27 janvier 2015

L'outrage fait aux héros de la guerre !

La Russie est écartée et l'Ukraine invitée 
aux commémorations de la libération d'Auschwitz !


Il y a 70 ans l'armée rouge arrivait aux portes du camp d'Auschwitz en Pologne et révélait au monde l'ignominie criminelle de l'univers concentrationnaire organisé par le régime nazi pour éradiquer de la société allemande tous ceux qui n'étaient pas conformes à son image sociétale ethnocentrée.

En dehors des exploitations ultérieures, idéologiques ou politiques, des camps de concentrations nazis, force est de constater qu'une industrialisation du crime avait bel et bien été organisé dans de nombreux camps à la fin de la guerre, soit directement par des exécutions de masse, soit indirectement par un abandon sanitaire et nutritif mortels.

Parmi le réseau des camps de concentration mis en place par le régime nazi, Auschwitz est le plus symbolique. Créé en avril 1940, il deviendra avec son extension de Birkenau le plus grand camp de concentration jamais réalisé. Le nombre des déportés morts dans ce camp dépasse certainement plusieurs de centaines de milliers de tués (entre 900 000 et 1,1 million) 

Le 27 janvier 1945, il y a aujourd'hui 70 ans, ce camp était libéré par l'armée rouge, et il est devenu depuis le symbole de la ségrégation raciale pratiquée par le IIIème Reich, la commémoration de sa libération était donc logique et relevait d'un devoir de mémoire universel.

Or le Président Poutine, représentant la Russie, ce pays qui a donné dans la lutte contre l'Allemagne nazie 27 millions de morts, (soit plus de 16% de sa population) et dont l'armée a libéré ce camp de la mort d'Auschwitz n'est même pas invité aux cérémonies commémoratives !!!

Imaginons un instant une commémoration du débarquement de Normandie sans les américains !

Cette décision politique qui est une insulte à la Russie, est surtout un outrage à ses enfants qui se sont sacrifiés pendant la guerre, ainsi qu'à toutes les victimes de cette tragédie européenne.
Cette prise d'otage de la mémoire est infiniment lâche, immorale, et indigne de personnes élues et censées représenter leur peuple et leur Histoire.

Répondant à la polémique, le gouvernement polonais en prétendant n'avoir invité aucun Président étranger s'est couvert de honte et d’opprobre, car sa première ministre Ewa Kopacz a invité, toute honte bue, le président d'Ukraine Piotr Porochenko aux cérémonies commémoratives de la libération d'Auschwitz-Birkenau à Oswiecim. 

Nous avions déjà vu ce satrape aux mains couvertes de sang se pavaner dans les rues de Paris à l'occasion de la manifestation "je suis Charlie", mais là cela dépasse l'entendement, et quand on sait que ce nouveau maître de l'Ukraine sera présent à Auschwitz, cela fait gerber excusez moi l'expression ! 
Car ce criminel qui fait bombarder la population du Donbass depuis 8 mois a organisé 70 ans après le nazismepour "rééduquer" les dissidents au régime, la réouverture de camps de concentration au doux euphémisme de "camps de filtration"...


Une polémique honteuse 

Mais ce n'est pas tout, après que le 1er ministre Iatsenouk ait affirmé que c'est l'URSS qui avait attaqué l'Ukraine et l'Allemagne en 1941 (?!), le mercredi 21 janvier, le ministère polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a lancé une nouvelle polémique, en affirmant qu’Auschwitz avait été libéré par des Ukrainiens.

Cette allégation historiographique, prouve bien que c'est la crise ukrainienne qui domine et perverti le regard porté sur le présent comme le passé de l'Europe. Alors que cet anniversaire devrait au contraire réunir les peuples dans une réflexion commune sur leur responsabilité devant l'Histoire, cette dernière est bassement instrumentalisée pour semer à nouveau la haine et la division !


Les soldats qui ont libéré le camp d'Auschwitz appartenaient à l'Armée rouge donc représentaient également l'ensemble des ethnies et peuples composant cet immense pays aux 11 fuseaux horaires, héritier de l'empire de la grande Catherine et de Pierre le Grand. 

Si il est vrai qu'une des premières unités a pénétrer dans l'enceinte du camp était commandée par le major soviétique d'origine juive ukrainienne, Anatoly Shapiro, les 100ème, 107ème, 108ème et 322ème divisions soviétiques qui menaient l'offensive dans cette région de Haute Silésie sur les localités d'Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand) étaient composées de soldats de toute l'Union soviétique, géorgiens, tatars, arméniens, sibériens, russes, tchétchènes etc... et donc naturellement, aussi d'ukrainiens qui étaient à l'époque citoyens de l'URSS.

«Un de mes camarades le plus proche était Géorgien. Il y avait des Kazakhs, des Arméniens et bien sûr des Ukrainiens, mais nous étions avant tout une armée internationale. Nous étions tous unis, nous appartenions au peuple soviétique», témoigne Ivan Martynouchkine, 91 ans et vétéran russe de cet épisode de l'Histoire. Apprenant la manipulation de l'Histoire menée par la Pologne, le vétéran commentant les propos du ministre polonais des affaires étrangères : «Je ne veux pas lui répondre. A vrai dire, j’ai honte pour lui». 

Cette volonté de mettre en avant les soldats ukrainiens est moins un hommage les concernant qu'une intention délibérée de vouloir effacer les autres soldats russes de cette armée de libération. Une telle tentative de manipulation de l'Histoire est tout simplement immonde et relève du même esprit négationniste qui est tant décriée par les historiens de la Shoah, aujourd'hui étrangement silencieux sur cette réécriture abjecte du passé...

Personnellement j'ai honte notre Europe occidentale soit représentée par de tels faquins manipulant les mentalités et le passé jusqu'à outrager les morts...

Erwan Castel





Les réactions de la diplomatie russe

La victoire des soldats appartient au pays pour lequel ils se battent et non à celui de leurs origines, il est toujours ainsi depuis les celtes, les germains des centuries romaines défendant les limes de l'empire aux engagés volontaires de la Légion Étrangère française. Aussi à l'annonce de cette polémique honteuse, la diplomatie russe tout en retenue pour ne pas entacher le recueillement, a exprimé son indignation devant une telle propagande insultant les héros de l'Histoire.

«Il y avait là-bas des Russes, des Ukrainiens, des Tchétchènes, des Géorgiens, des Tatars et tenter de jouer dans cette situation sur les sentiments nationalistes est absolument sacrilège et cynique» 



Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères



Vladimir Poutine attaché à la vérité historique
Le président russe Vladimir Poutine a pris part le 27 janvier à une cérémonie en l’honneur des victimes de l’Holocauste qui s’est déroulée dans le Musée juif de Moscou. Le chef d’Etat russe a assisté à une veillée aux chandelles, soulignant que «toute tentative de taire ces événements, de modifier ou de réécrire l'histoire est inadmissible et immorale ».

«Nous devons comprendre nettement que toute tentative pour réécrire l’Histoire, réviser la contribution de notre pays à la Grande Victoire signifie, de fait, la justification des crimes du nazisme et ouvre la voie à la renaissance de cette idéologie meurtrière »

Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie 

Vladimir Poutine, un chef respectueux de cette Histoire qui lui lègue des valeurs et une vision fondatrices de l'Europe
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Sources de l'article
- Site "LA VOIX DE LA RUSSIE", le lien : ICI
- Site "LES MOUTONS ENRAGES", le lien : ICI
- Site "FRANCE 24", le lien : ICI
- Site "LIBERATION", le lien :  ICI et ICI
- Site "THE TIMES IF ISRAEL", le lien : ICI
- Site "FREENIOZZ.FR", le lien : ICI
- Site "RIA NOVOSTI", le lien : ICI




lundi 26 janvier 2015

SITREP du 25 janvier 2015

Titre
L'analyse de Jacques Frère


Cartes des opérations au 24 janvier 2015








Source citée, le lien ici : LB.ua








 
Source citée, le lien ici : Kiev Post

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Sources de l'article
- Site de l'agence "NATIONPRESSE. INFO",  le lien : ICI

dimanche 25 janvier 2015

L'épuration ethnique, objectif de Kiev

L'analyse de Xavier Moreau

Xavier Moreau nous livre ici une synthèse de la situation militaire sur le front et une analyse politique de l'Ukraine au 25 janvier 2015.

Quelle est la situation en Ukraine et dans le Donbass à la mi-janvier ?

Source de la vidéo
Le site de Xavier Moreau "STRAPOL", le lien : ICI

L'Ukraine post-ukrainienne


Si le coup d'Etat du Maidan a porté au pouvoir ses polichinelles télécommandés par les néo-conservateurs de Washington, il a libéré également d'autres figures peu recommandables du caniveau politique ukrainien tels que les factions paramilitaires néo-nazies qui se sont hissées sur la scène politique a force coups de poing donnés sur le Maïdan où Iulia Timochenko la mafieuse et criminelle qui a vu s'ouvrir la porte de sa cellule devant un tapis rouge (ou plutôt bleu UE) la reconduisant toute honte bue vers l'arène politico-médiatique. 

Personnellement je parierai que cette égérie de la Révolution Orange est suffisamment rusée pour attendre tranquillement la chute ou l'épuisement de Porochenko pour prendre sa relève et poursuivre la stratégie russophobe du Maïdan et le dépeçage de l'Ukraine au profit des occidentaux, tout en laissant à son prédécesseur le soin de payer les pots cassés. 

Beaucoup de personnes qui croient tout savoir sur l'Ukraine, me rient au nez, affirmant que la fausse blonde nattée s'est grillée auprès de l'opinion publique ukrainienne... Cela est un argument valable quand le jeu démocratique est là. Or depuis le Maidan, les ukrainiens n'ont le choix qu'entre la Peste et le Choléra et aucune logique politique formatée est applicable. Après Porochenko je pense même que leur niveau d’écœurement sera tel qu'il leur fera oublier quelle catin politicienne amorale se cache derrière ces mèches blondes soigneusement tressées autour d'un sourire commercial.

En attendant, voici un Etat des lieux de l'Ukraine démembrée telle qu'elle apparaît à l'issue de Législatives qui confirment une année de chaos....

Erwan Castel

Source de l'article : Sciences Po.fr


Quelle configuration territoriale pour l’Ukraine ?

Gilles Lepesant

Date : 19/01/2015

Les élections présidentielle (25 mai) et législatives (26 octobre 2014) ajoutées à la sécession de facto d’une partie du Sud-Est du pays et aux projets de réforme territoriale ont esquissé au cours de l’année 2014 un renouvellement profond de la géographie politique ukrainienne.

L’Ukraine après les élections

Paradoxalement, rarement la géographie électorale du pays n’aura été aussi peu polarisée qu’à l’heure où son intégrité territoriale est remise en cause. Vainqueur du scrutin présidentiel, P. Porochenko a en effet obtenu plus de 40% des voix dans 24 des 28 régions (oblasts). 

Cartes 1 : Disparités du territoire ukrainien

La principale candidate d’opposition, Ioulia Timochenko, a recueilli moins de 13% des suffrages tandis que tous les autres candidats ont obtenu moins de 10%. Présentée par certains médias russes et occidentaux comme une force montante, l’extrême-droite a été marginalisée *1.

Compte tenu des opérations militaires en cours dans le Sud-Est du pays, de la crise économique et sociale et de la pression exercée par la Russie, l’issue des élections législatives anticipées du 26 octobre dernier était incertaine. Celles-ci ont néanmoins pu être organisées (sauf en Crimée et dans les zones de combat) et ont fait l’objet d’une évaluation (provisoire) positive de l’OSCE *2. Le parlement a été renouvelé (environ 250 députés, soit la moitié de l’assemblée, n’ont jamais exercé ce mandat auparavant) et apparaît dominé par des députés favorables à l’intégration européenne. 

Faibles dans les régions de l’Est (notamment en raison des nombreux bureaux de vote fermés), les taux de participation ont témoigné d’une forte mobilisation de la société civile au centre et à l’Ouest du pays. 

Cartes 2 : Les élections législatives de 2014



Les élections législatives ont confirmé le pouvoir en place depuis la présidentielle de mai. Elles ont en effet été remportées par le Front populaire (conduit par A. Iatseniouk, Premier ministre en place) et le bloc Petro Porochenko, formation du président en exercice *3. Dans les semaines précédant le scrutin, le bloc Porochenko semble avoir souffert de sa rhétorique jugée par certains trop conciliante avec Moscou. Plus déterminé à l’égard de la Russie, moins apparenté aux oligarques, le Premier ministre a, lui, obtenu un résultat plus élevé qu’attendu ; le Président en a tiré les conséquences en le confirmant dans ses fonctions. L’enjeu pour les deux têtes de l’État est désormais de ne pas faire revivre au pays les déchirements qui avaient opposé les protagonistes de la Révolution orange (I. Timochenko et V. Iouchtchenko) et de répondre aux attentes de la population, attentes que les nombreux députés issus de la société civile ne manqueront pas de rappeler.

Les anciens partisans du président déchu, V. Ianoukovitch, ont certes subi une défaite mais également témoigné d’une capacité à se renouveler. Le Bloc d’opposition est parvenu à écarter certains membres parmi les plus controversés du Parti des régions tout en récupérant une part importante de l’électorat et des structures de ce dernier. Il a pu s’assurer du soutien de certains oligarques (dont R. Akhmetov) et écarter la concurrence incarnée par Ukraine forte de S. Tiguipko et par le Parti communiste (absent du parlement pour la première fois depuis l’indépendance). Ce dernier aurait probablement pu conserver sa représentation si les électeurs de Crimée et du Donbass (représentant environ 12% de l’électorat ukrainien) avaient pu voter.

À l’opposé du spectre politique, les législatives ont confirmé la marginalisation de l’extrême-droite : le parti Svoboda n’a pas franchi le seuil des 5% et Secteur droit n’a recueilli qu’1,8% des voix. Le Parti radical de Oleg Lashko est parvenu à entrer au parlement mais a obtenu un résultat plus modeste que celui qu’annonçaient les sondages. Enfin, Patrie, la formation de I. Timochenko, qui avait comme tête de liste une pilote faite prisonnière par l’armée russe, a franchi de justesse le seuil des 5% des suffrages.

La principale surprise du scrutin est venue de Samopronich, parti fondé en 2012 par le maire de Lviv et qui demande le renforcement des pouvoirs locaux. Les élections municipales qui se sont tenues à Kiev en mai 2014 avaient déjà illustré sa capacité à étendre son influence au-delà de l’Ouest du pays (avec 7% des voix). En obtenant en octobre 19% des suffrages, il montré sa capacité à convaincre une partie importante de la société par son discours réformateur, libéral et pro-européen.

Au final, le parlement élu renvoie l’image d’une société ukrainienne moins divisée que naguère. Les partis pro-européens y détiennent une large majorité même si le Bloc d’opposition pourrait devenir la troisième force politique de l’assemblée grâce au ralliement de députés sans étiquette. Cette présence assure la représentation des régions russophones et l’existence d’une opposition démocratique. Le pouvoir en place dispose d’une majorité suffisante pour faire voter des réformes mais le seuil des 300 députés nécessaire à l’adoption de réformes constitutionnelles sera difficile à atteindre. Au final, ce processus électoral n’a pas engendré d’abstention massive ; il n’a débouché ni sur une montée en puissance des partis d’extrême droite ni sur une déstabilisation de la scène politique. 

Les défis à relever restent néanmoins majeurs. Le chômage et la pauvreté sont en hausse et l’Ukraine a perdu la main, au moins provisoirement, sur une partie de sa base industrielle située dans le Donbass. En 2012, les régions de Lougansk et de Donetsk représentaient près de 16% du PIB. Au premier trimestre de 2014, elles fournissaient 23% de la production industrielle et des exportations du pays. L’Est du pays, en déclin industriel et démographique depuis plusieurs années, s’est développé sur la base de richesses minières qui font encore aujourd’hui de l’Ukraine le quatrième producteur européen de charbon. En raison des opérations militaires qui s’y déroulent, la production de charbon du pays a diminué de 51% entre septembre 2013 et septembre 2014. Les mesures prises dans ce contexte, à savoir l’utilisation intensive des centrales nucléaires, la réduction des livraisons à la Crimée, l’importation de charbon sud-africain, ne constituent qu’une solution provisoire.

Surtout, l’issue du conflit avec les séparatistes et l’armée russe dans le Sud-Est du pays reste incertaine. Entre un arrêt des combats accompagné d’un accord sur la place de la région dans l’organisation politico-administrative de l’Ukraine d’une part et l’extension des affrontements vers Kharkiv et Marioupol d’autre part, l’éventail des scénarios possibles reste large. Concernant le statut du Sud-Est ukrainien, des parallèles ont été faits, avec la Somalie *4, la Transnistrie, la République serbe de Bosnie-Herzégovine *5 ou encore le Groenland. L’option d’un statut proche de celui de cette dernière région danoise est celle préconisée par S. Glazev, conseiller du Président Poutine *6. 
Le Sud-Est ukrainien risque au fond de devenir une enclave officiellement ukrainienne (ne serait-ce que pour épargner à la Russie le coût de sa reconstruction) qui sur le long-terme affectera la stabilité du pays. Moscou peut alterner les périodes de tension pour préserver ou accroître les gains territoriaux des séparatistes et les phases d’apaisement pour limiter les risques d’isolement de la Russie. 

L’accord signé à Minsk le 5 septembre 2014 permettait d’envisager une issue politique, le texte prévoyant un cessez-le-feu et un statut pour les régions séparatistes. Le 16 septembre, le parlement ukrainien a adopté une loi spécifique pour les régions de Donetsk et de Lougansk qui prévoit notamment une amnistie pour les personnes ayant participé aux combats, l’organisation d’élections locales, une coopération facilitée avec les collectivités locales russes frontalières, une participation des gouvernements locaux à la nomination des juges et des procureurs, la possibilité pour les villes de constituer leurs propres forces de sécurité, l’extension de l’usage de la langue russe et une libéralisation des règles en matière d’investissement. Ce régime spécial a été prévu pour une durée de trois ans.

Arguant que l’accord de Minsk ne fixait pas de date pour les élections à venir dans les oblasts de Lougansk et de Donetsk et que celle proposée par le Parlement ukrainien (le 7 décembre) ne les engageait pas, les séparatistes ont décidé l’organisation d’un scrutin dès le 2 novembre. Celui-ci a eu une portée plus large que celle prévue par l’accord de Minsk puisque les électeurs furent appelés à élire non seulement des parlementaires (comme agréé par Kiev) mais également dans chacun des oblasts un « Président » (Aleksandr Zakhartchenko a recueilli 75% des voix dans celui de Donetsk,  Igor Plotnizki 63 % des voix dans celui de Lougansk). Après le référendum de mai 2014 qui a consacré l’indépendance des régions concernées, une étape supplémentaire a ainsi été franchie vers une autonomisation du Sud-Est ukrainien. Kiev en a tiré les conséquences : les allocations financières destinées aux régions séparatistes et l’exercice des pouvoirs publics dans ces régions ont été suspendus. Pour Moscou, les élections – bien que non reconnues par la Russie – permettent de doter les territoires séparatistes d’interlocuteurs vers lesquels orienter tout partenaire international souhaitant débattre de l’avenir du Sud-Est ukrainien. 

Sur le plan militaire, les affrontements se sont intensifiés dans le Donbass peu après les élections, à la suite de transferts massifs d’hommes et de matériel provenant de Russie. Pour les séparatistes et leurs soutiens, l’enjeu est de renforcer la cohérence et la viabilité du territoire soustrait à l’influence de Kiev en y associant des carrefours routiers et ferroviaires, des centrales électriques, voire le débouché maritime du Donbass (le port de Marioupol). Un accès terrestre jusqu’à la Crimée permettrait en outre d’approvisionner celle-ci sans dépendre du trafic maritime soumis à des interruptions récurrentes en hiver.

Les autorités russes ont fait part de leurs ambitions à plus long terme pour la presqu’île. Une stratégie annoncée en août 2014 vise à faire de cette région défavorisée *7 l’une des régions les plus riches de Russie en s’appuyant sur le tourisme, l’agriculture et les industries portuaires *8. De nouvelles capacités de production sont envisagées et en octobre 2014, l’établissement d’une zone franche a été acté. D’ici à 2020, la presqu’île devrait recevoir 20 milliards de dollars afin de renforcer son autonomie (l’approvisionnement en eau et en énergie, qui provenaient à 80% d’Ukraine, ont été considérablement réduits), d’augmenter retraites et salaires et de construire un pont surplombant le détroit de Kertch. Si le projet russe permet à plusieurs groupes privés détenus par des proches du Président Poutine d’engranger des commandes, le doute demeure sur la rentabilité et la pertinence de projets susceptibles de nourrir la corruption et consentis au détriment d’investissements prévus dans d’autres régions russes.


Une solution fédérale pour l’Ukraine ?

Concernant l’organisation territoriale de l’Ukraine, la Russie plaide pour une solution fédérale dont l’ambiguïté n’a pas échappé aux dirigeants européens *9. Le 17 mars 2014, le gouvernement russe a proposé que l’Ukraine devienne un « Etat démocratique fédéral » dans lequel les régions seraient indépendantes et éliraient leurs représentants. Sans disposer de compétences dans les domaines de la défense et de la politique étrangère, elles bénéficieraient de larges prérogatives en matière d’économie, de finance et de politique linguistique. La recomposition politico-administrative de l’Ukraine nécessitant apparemment l’aval de Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères a ajouté que la Russie « n’accepterait pas de solution cosmétique ». 

L’idée fédérale est discutée en Ukraine depuis les origines du pays, voire avant même sa constitution. Celle-ci était à l’origine prônée par les partisans d’une autonomie des territoires peuplés d’Ukrainiens par rapport à Moscou. Le fédéralisme devait permettre de distendre les liens avec la Russie. C’est désormais cette dernière qui promeut l’idée fédérale et les Ukrainiens, les dirigeants comme la société civile *10, qui la rejettent. L’ancien président Ianoukovitch avait, à l’instar des élites de l’Est du pays depuis le début des années 1990, défendu durant sa campagne électorale une large décentralisation tout en adoptant, une fois élu, plusieurs mesures renforçant la centralisation du pays.

À l’été 2014, le Président Porochenko a proposé une réforme de la Constitution ukrainienne. Comme toutes celles qui ont auparavant affecté l’équilibre du pouvoir entre le Parlement et le Président, la réforme proposée comporte un volet consacré aux collectivités locales. Si le projet de Constitution réaffirme le caractère unitaire de l’Etat ukrainien, les changements préconisés sont significatifs. Le Conseil de l’Europe a approuvé cette évolution tout en demandant certaines améliorations *11. 

À ce jour, l’Ukraine est un pays centralisé qui a conservé certains traits hérités de la période soviétique. Le nom et le nombre des oblasts et des raïons *12 n’ont pas varié. Comme durant la période communiste, ces entités disposent d’assemblées élues qui n’ont néanmoins qu’un rôle limité puisque la réalité du pouvoir est exercée par une administration nommée par le pouvoir central. À l’exception des villes, les autorités infra-étatiques sont pour l’essentiel un prolongement du gouvernement central, elles ne disposent d’ailleurs de quasiment aucune autonomie financière. 

Le projet de Constitution propose que les oblasts soient remplacés par des régions dirigées par des exécutifs régionaux élus au suffrage universel. Les raïons (devenus districts) connaîtraient la même évolution et le nombre des communes serait réduit. Un partage de compétences clair serait établi entre l’Etat et les collectivités locales. Le texte amendant la Loi fondamentale reprend explicitement la définition donnée par la Charte européenne des collectivités locales de la gouvernance locale. Toutes les collectivités, du village à la région, pourraient « octroyer un statut spécial à la langue russe et aux autres langues des minorités nationales selon une procédure définie par voie législative ». L’appréciation de la légalité des actes adoptés par les collectivités locales relèverait du Président (le Conseil de l’Europe suggère que cette responsabilité relève du gouvernement). 

Au regard des nombreuses tentatives avortées depuis l’indépendance de refondre l’organisation territoriale de l’Ukraine, ce projet de réforme institutionnelle frappe par son ambition. Le plus difficile commence néanmoins : trouver la majorité au parlement nécessaire pour voter ce texte (soit franchir le seuil requis de trois cents députés), préciser par la loi les relations entre le centre et les régions pour ce qui concerne les pratiques linguistiques et la péréquation financière (à ce jour opaque mais en cours de révision depuis la création en 2012 du Fonds d’Etat pour le développement régional), délimiter les compétences précises de chaque autorité et clarifier le sort de l’administration d’État présente en région à l’heure où une délicate procédure de lustration commence. 

Réalisée plus tôt, une telle réforme aurait pu apaiser les contentieux linguistiques et identitaires et réduire le discrédit qui frappe les élites politiques. Par crainte d’amorcer un cycle de désintégration de l’Etat, les élus les plus favorables aux réformes libérales et à l’intégration européenne s’y sont néanmoins régulièrement opposés. De leur côté, les représentants de la partie orientale du pays ont soutenu l’idée d’une régionalisation tout en se gardant, une fois au pouvoir, de conduire une réforme décentralisatrice qui aurait limité le contrôle des ressources politiques et financières détenues par le pouvoir central. Qu’un nouveau contrat social puisse s’établir entre les territoires ukrainiens à l’heure où une partie du pays échappe au contrôle de Kiev ne serait pas le moindre des paradoxes de l’ère nouvelle engagée. Sans les représentants du Sud-Est du pays et avec un parlement renouvelé et moins divisé que jamais, l’Ukraine sera t-elle plus aisée à réformer ?


NOTES :
  • 1. Le représentant de Svoboda a obtenu 1,1% des suffrages, celui de Secteur droit 0,7%.
  • 2. OSCE, International Election Observation Mission Ukraine, Early Parliamentary Elections. Statement of Preliminary Findings and Conclusions, 26 octobre 2014
  • 3. Le scrutin a été organisé selon les modalités suivantes : 225 députés ont été élus sur des listes proportionnelles qui devaient obtenir au minimum 5 % des voix pour être élus ; 225 autres députés ont été élus à la majorité relative. En raison de l’annexion de la Crimée par la Russie et des combats en cours dans le Sud-Est du pays, les élections n’ont pu se tenir dans 27 des 225 circonscriptions élisant leurs députés à la proportionnelle. 198 députés seulement ont pu être élus dans celles où ils sont désignés à la majorité relative.
  • 4. “Ukraine in turmoil, a Somalia scenario?”, The Economist, 27 septembre 2014.
  • 5. Ivan Krastev: Putin's World, 1er avril 2014
  • 6. Principal argument avancé par S. Glaziev, le Groenland n’est pas membre de à l’Union européenne malgré l’adhésion du Danemark, S. Glaz'ev, Federalizacija – uze ne ideja, a ocevidnaja neobchodimost, Kommersant Ukraina, 6 février 2014.
  • 7. La Crimée représentait, en 2011, 3% du PNB ukrainien et son PIB par habitant s’élevait à 19 500 hhyvnia environ 1 000 euros) contre 28 500 hryvnia (1520 euros) en moyenne pour l’ensemble de l’Ukraine.
  • 8. Ministère russe des affaires de Crimée, Développement socio-économique de la Crimée et de la ville de Sébastopol jusqu’en 2020, août 2014.
  • 9. Dans son discours à la Conférence des ambassadeurs du 28 août 2014, le président de la République François Hollande suggérait « une large décentralisation au bénéfice des régions russophones ».
  • 10. Les enquêtes d’opinion fournissent différents résultats qui peuvent renvoyer non seulement à des méthodes d’enquête différentes mais aussi à une évolution des perceptions, notamment sous l’effet des médias et des événements de crise. En décembre 2013, le centre Razumkov montrait qu’une majorité significative des Ukrainiens était opposée à la fédéralisation et à la division du pays (entre 61 et 80%). Même les habitants de l’Est et du Sud du pays y apparaissent hostiles. En avril 2014, une enquête conduite par le KIIS (Kyiv International Institute of Sociology) indiquait que les questions du fédéralisme et du statut des langues étaient secondaires pour les citoyens du Sud-Est de l’Ukraine (Opinions and View of the Population of Southeastern Ukraine, conduit entre les 8 et 16 avril 2014 auprès de 3 232 personnes âgées de plus de 18 ans vivant dans 160 communes situées dans les oblasts d’Odessa, Mykolayiv, Kherson, Kharkiv, Lugansk, Dnipropetrovsk, Zaporizhya, Donetsk.>
  • 11. Commission de Venise, Opinion on the Draft law amending the Constitution of Ukraine, submitted by the President of Ukraine on 2 July 2014, Rome, 10-11 octobre 2014.
  • 12. Entité administrative de rang équivalent à celui du département en France.




SITREP du 24 janvier 2015

L'offensive d'hiver
L'analyse de Jacques Frère













 


 
 
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Sources de l'article
- Site de l'agence "NATIONPRESSE. INFO",  le lien : ICI

Le drame de Mariupol : bavure ou false flag ?

Propagande, contre propagande et double standard ...

Mariupol, le 24 janvier 2015, à 09h15 du matin

Les faits :

- Le 24 janvier matin, les Forces Armées de Novorossiya entament une offensive destinée à libérer la ville de Mariupol occupée par les soudards de Kiev. Cette offensive s'inscrit dans le cadre général des contre-attaques menées par les séparatistes sur l'ensemble du front, suite aux violations du cessez le feu de l'artillerie ukrainienne sur le secteur de Donetsk principalement.

- A 09h15, Alors que des attaques sont réalisées sur les bloc posts tenus a l'entrée de la ville par les forces ukrainiennes, au moins 2 salves de Lance Roquettes Multiples (Grad et Uragan) ont frappé la rue Olimpiska dans le quartier Ordzhonikidzevskyi, à 8 km au Nord Est du Centre de Mariupol.

Le compte rendu des bombardements, le lien :  ICI 

Les dégâts sont importants et les victimes se comptent par dizaines...

- Aussitôt les 2 forces en présence s'accusent mutuellement d'être à l'origine de ces tirs meurtriers ayant frappé une zone résidentielle. La polémique est engagée.

- En fin de journée, alors que le bilan ne cesse de s'alourdir, arrivant à 30 tués et 90 blessés, un premier rapport circonstancier réalisé par les observateurs de l'OSCE définit la responsabilités des tirs incriminés aux séparatistes : "Selon l'analyse d'impact, les roquettes Grad provenaient de la direction du nord-est, dans le domaine de Oktyabr (19 km au nord-est de Olimpiiska rue), et les roquettes Uragan de direction de l'est, dans le domaine de Zaichenko (15 km est de Olimpiiska Street), toutes deux contrôlées par la "République populaire de Donetsk" ("RMR")."

L'origine des tirs selon le rapport de l'OSCE

Le rapport circonstanciel, très rapide et succinct de l'OSCE, le lien : ICI


Le double standard :

Dans ce drame de Mariupol, il est significatif de relever en dehors du duel logique et habituel des propagandes prolongeant les actions de leurs combattants, un double standard flagrant des médias, des autorités représentatives de l'Union Européenne et même des organisations officiellement "Non Gouvernementales" telle que l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) présente sur le front. 

Sans remonter aux premiers massacres du mois de février du Maïdan, il est quand même extraordinaire de constater qu'aucune accusation ni même de conclusion a été réalisée par cette même OSCE alors que certains massacres comme celui de Lugansk (2 juin) réalisé par l'aviation de combat ukrainienne ne laisse planer aucun doute quand à l'identité de ses auteurs.

En effet pour rester au mois en cours de Janvier, nous avons assister dans le Donbass à des bombardements massifs sur Donetsk, puis Gorlovka, au massacre du bus de Volnokhava etc... et là, RIEN ! pas d'accusation délivrée par les "experts" de l'OSCE pas même une enquête aboutie, un silence qui en dit long sur leur probité et leur impartialité !!!!

Ici à Mariupol quelques heures à peine après les faits, alors que des victimes sont encore en cours d'évacuation et que des combats sont engagés aux abords de la ville, à quelques centaines de mètres du quartier touché par les tirs, ces messieurs nous livrent un premier rapport circonstancier accusateur et sans appel : ce sont les séparatistes responsables des tirs ! 

Personnellement la hâte de ce rapport bâclé me parait plus que suspecte et révèle l'impartialité de l'OSCE et sa collaboration à la propagande de Kiev...

Pour moi la question demeure : Mariupol : bavure ou false flag ?

Mon opinion

En préambule, je tiens a préciser que la véritable enquête étant a mener, avec minutie et neutralité, je me garderai de conclure ici à telle ou telle responsabilité arrêtée, mais a aborder les hypothèses et leurs développements.


L’HYPOTHÈSE D'UNE BAVURE...

Depuis le début du conflit, nous constatons :
- Que les combats se déroulent principalement dans des zones urbaines toujours habitées par la population.
- Que l'usage de l'artillerie est quasi systématique et notamment avec des armes de saturation de zone (LRM).

Sans diminuer la responsabilité des forces en présence sur la ligne de front, il serait miraculeux que des "dommages collatéraux" n'interviennent pas pendant les combats et les tirs d'artillerie. Affirmer le contraire pour l'un ou l'autre des belligérant serait une malhonnêteté intellectuelle, qui pour le coup deviendrait coupable.

Dans le cas de Mariupol, le quartier touché est à moins de 400 mètres de la ligne de front...

L’HYPOTHÈSE D'UN TIR DÉLIBÉRÉ... 

Côté ukrainien, nous sommes habitué depuis le début de l'opération spéciale à des bombardements délibérés depuis Slaviansk jusqu'à Donetsk, réalisés sur les quartiers résidentiels, les infrastructures énergétiques, hospitalières ou scolaires du Donbass. Les témoignages humains et visuels sont innombrables et sans appel, et on peut sans exagération évoquer de la part de Kiev, une intention génocidaire... Et ici le silence de l'OSCE est un aveu éclatant d'une complicité criminelle des organisations occidentales prétendument neutres.

Donc imaginer que le quartier de Ordzhonikidzevskyi ait été la cible de l'artillerie ukrainienne est une possibilité suggéré par la logique de terreur appliquée par l'armée de Kiev. 

La question est de savoir : Pourquoi tirer sur la population alors que la ville est attaquée par les séparatistes ?, or c'est dans les conséquences potentielles de l'événement  qu'il faut chercher la réponse éventuelle. 
En effet, dans le passé nous avons observé à chaque fois que les combattants ddes putschistes pro-occidentaux de Kiev sont en difficulté, des provocations sont réalisées pour tenter d'inverser le cours de l'Histoire. Ainsi en est-il des tireurs du Maïdan qui font échouer les négociations avec le gouvernement Ianoukovitch, des mensonges concernant une intervention russe, ou de la destruction du Boeing MH17, qui cherchent a provoquer une intervention extérieure salvatrice ou plus récemment les propositions de cessez le feu pour obtenir une trêve réparatrice.

En l’occurrence depuis le début de la semaine, les Forces gouvernementales sont en très grande difficulté, et leurs lignes sont enfoncées progressivement par les unités séparatistes qui depuis la libération de l'aéroport de Donetsk leurs infligent de graves revers et de lourdes pertes..

A QUI PROFITE LE CRIME...

Les forces ukrainiennes du secteur Sud ont été récemment dégarnies en envoyant  sur le front Nord pour tenter de juguler l'hémorragie dans le secteur de Donetsk et Debalcevo et il est probable Mariupol ne résiste pas à une offensive séparatiste.  
L'armée de Kiev ne semble plus avoir de réserves opérationnelles et risque même un nouvel effondrement. Les autorités de la Novorossiya ont bien signifié à Kiev qu'elles ne se laisseraient plus berner par des promesses perfides de cessez le feu jamais respecté. 
Donc, seule une intervention extérieure de l'OTAN ou de l'ONU pourrait sauver la situation militaire catastrophique de Kiev et stabiliser à nouveau un front qui s'effondre de partout.

Mais il faut que cette intervention soit dirigée contre les républiques de Donetsk et Lugansk, sur le terrain et dans les médias, pour réétudier par exemple la demande de Kiev, initialement refusée, de les qualifier d' "organisations terroristes".

Un drame comme celui de Mariupol,  qu'il soit provoqué ou exploité, est justement pour Kiev, un prétexte idéal pour tenter de provoquer une intervention extérieure sous mandat international et "manu militari", stopper l'offensive des Forces Armées de Novorossiya.

L'accusation hâtive de l'OSCE, le tollé médiatique engagé, les protestations hystériques des occidentaux, en donnant la priorité à l'exploitation politique et partiale du drame plutôt qu'à la recherche honnête de la vérité, sont un outrage fait aux victimes tués par le seul coupable réel : la guerre...

A suivre...
Erwan Castel

Mariupol le 24 janvier 2015, 30 morts et 90 blessés...
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Les autres articles sur le sujet :
- Sur ce blog, le FLASH INFO sur Mariupol, le lien : ICI