jeudi 6 octobre 2022

Une course de vitesse avant l'hiver !

Obusier automoteur de 122mm du groupe "Wagner" après un "travail"
contre  les positions
ukrainiennes de Artemovsk - début octobre 2022.

Situation générale 

Beaucoup d'encre et surtout beaucoup de sang coule depuis quelques jours autour des offensives ukrainiennes menées sur les fronts Nord et Sud du conflit russo-ukrainien. Après l'échec de sa 1ère phase stratégique (stratégie de choc blindé visant à obtenir une capitulation de la politique atlantiste de Kiev), et l'épuisement de sa 2ème phase stratégique malgré des gains territoriaux importants ayant permis le rattachement de 4 territoires russes d'Ukraine, l'Etat Major russe engage un "second format" militaire dans le Donbass que j'annonçais le 28 août dernier et dont l'expression est reprise aujourd'hui par plusieurs commentateurs. 

Malheureusement, et comme d'habitude, l'attentisme russe qui est le revers de médaille de sa résilience a donné suffisamment de temps aux forces ukro-atlantistes pour, à leur tour, prendre ses initiatives opératives avec des offensives séquencées, sur le front Sud en direction de Kherson et sur le front Nord en direction des frontières Nord de la République Populaire de Lougansk.

Situation générale du front russo-ukrainien au 5 octobre 2022
Alors que les forces ukrainiennes ont réussi des progressions au Nord et au Sud,
leurs bastions dans le Donbass craquent sous les assauts répétés des forces russes

Une course de vitesse entre les offensives de Kiev, 
et les renforts russes.... avant l'hiver arrivant !

Il y a sans conteste une ténacité des forces ukro-atlantistes à poursuivre "coûte que que coûte" leurs attaques avec un courage qu'il serait malhonnête de ne pas remarquer et des procédures tactiques occidentales efficaces fondées sur des appuis modernes d'artillerie  et de renseignement aérien, une combinaison entre des unités terrestres autonomes et mobiles pratiquant une techno guérilla ainsi qu'une numérisation de plus en plus importante du champ de bataille (assistance drone et satellite, IFF embarqué, situation en temps réel jusqu'au 1er échelon tactique des unités adverses).

La guerre opérative est revenue à une phase dynamique sur les fronts Nord et Sud avec notamment aussi, le retour sur le champ de bataille de la composante blindée qui anime autant les assauts ukro-atlantistes que les contre-attaques et freinages russes voulant prioritairement éviter l'encerclement de leurs forces et offrir à l'Etat- Major de Kiev des "victoires à la Pyrrhus".

Duel impressionnant entre un char T64 BV
ukrainien et un char T80 BV russe vainqueur

1 / Sur le front Nord

En face de ces mouvements offensifs ukro-atlantistes, les forces alliées (qu'il convient d'appeler "forces russes" depuis les rattachements des territoires), dont les moyens et les effectifs sont seulement en cours de réorganisation, n'ont pas d'autre choix que de rompre le combat lorsque celui-ci risque d'aboutir à leur encerclement. C'est ce qui s'est passé sur le front Nord après le 7 septembre, date de l'enfoncement du secteur de Balaklaïa où, pour ne pas augmenter les pertes déjà subies et importantes, l'Etat Major russe, à défaut de n'avoir pas su anticiper l'offensive ukro-atlantiste dans sa juste menace, a su anticiper enfin ses conséquences en ordonnant un repli vers la ligne formée par la rivière Oskol. 

Situation sur le front Nord au 5 octobre 2022

Cette mesure a permis d'éviter l'encerclement de nombreuses unités russes comme par exemple la 1ère Armée blindée de la Garde qui était stationnée autour d'Izioum. Malheureusement les sous effectifs russes et le manque de temps n'ont pas permis d'établir une ligne de front solide sur l'Oskol et les forces de Kiev ont pu ainsi poursuivre leurs progressions inertielles à travers 2 têtes de pont réalisées dans les secteurs de Koupiansk et Krasni Liman. Aujourd'hui, les combats se déroulent sur les frontières occidentales de la République Populaire de Lougansk récemment rattachée à la Fédération de Russie.

2 / Sur le front Sud

La situation sur le front Sud est encore plus séquencée du coté ukro-atlantiste : après avoir initié une offensive fin août contre la tête de pont russe (100km X 40 km) située sur la rive Nord du Dniepr (laquelle avait été annoncée depuis fin juillet pour vraisemblablement faire diversion au profit de celle du front Nord), les forces ukro-atlantistes, après avoir pu compenser les pertes importantes subie lors de cette première phase ont engagé début octobre (en alternance avec les attaques sur le front Nord) une deuxième phase offensive en direction de Kherson.


Si la situation autour le ville de Kherson s'est stabilisée au profit des forces russes, en revanche au Nord-Est, les forces ukro-atlantistes ont réussi une percée le long du Dniepr jusqu'à Dudchanoye, menaçant alors les forces russes d'un encerclement Nord en rejoignant la tête de pont élargie d'Andrivka. 

Infographie du réseau "Rybar" concernant
la situation sur le front de Kherson.

Cette percée ukrainienne ici aussi a bénéficié du sous-effectif des forces russes, d'une steppe agricole très peu urbanisée et propice aux grandes attaques blindées, mais aussi à l'usure importante de la logistique russe par les HIMARS de l'OTAN qui détruisent systématiquement depuis plus de 2 mois, les dépôts de munitions, de carburant, les ponts... sur le Dniepr pour isoler au maximum la tête de pont russe.

Dans leur nouvelle aide militaire (aujourd'hui quasi hebdomadaire)
Washington a livré à nouveau 4 nouveaux HIMARS ainsi que de
nombreuses munitions et autres armes, pour 625 millions de $.

Le chant du cygne de l'armée ukrainienne

Dans toute guerre il ne faut pas seulement regarder l'écume de la vague la plus proche mais aussi sa force et surtout celles qui suivent pour exploiter son action et, dans le cas de ces offensives ukrainiennes force est de constater que leurs succès réels et incontestables sont aussi relatifs et surtout très fragiles :
  • Si le gain de territoires sur l'adversaire est effectivement un objectif militaire important, la destruction ou la capture des forces ennemies reste la priorité d'une armée au combat. Or, à part Balaklaïa où effectivement l'effet de surprise a été payant, et Krasni Liman où la garnison a attendu jusqu'au dernier moment des renforts qui ne sont pas venus, les forces ukro-atlantistes ne sont jamais parvenues à infliger des pertes importantes aux forces russes qui se sont dérobées devant chaque risque d'encerclement.
  • Lors de leurs progressions, où forcément elles se retrouvent en position vulnérable, les forces ukro-atlantistes ont payé un prix très cher pour chaque portion de terrain conquise, notamment par les tirs de barrage de l'artillerie et les attaques aériennes russes renforcées par l'arrivée des drones iraniens. Sachant que l'Etat Major ukrainien a jeté dans ces offensives la majorité de ses réserves opérationnelles, il risque de se retrouver en situation délicate devant a prochaine offensive russe.
  • A ce rapport des pertes défavorable pour Kiev se rajoute la dispersion de ses forces sur des secteurs sans lignes de défense solides ni coupures naturelles ou urbaines importantes permettant d'organiser rapidement des résistances. Alors que de puissantes forces russes s'accumulent à Belgorod face au front Nord, et en Crimée face au front Sud, l'Etat-Major ukrainien envoie en urgence les dernières réserves peu formées de la ville de Kiev vers Kharkov et renforce les défenses de Nikolaïev et Odessa.
Aujourd'hui, même si la menace d'une nouvelle offensive ukrainienne reste présente (sur le front de Zaporodje par exemple) je pense que l'objectif de l'Etat Major ukro-atlantiste est de capitaliser les gains territoriaux obtenus en espérant que le climat (de fortes pluies ont déjà gonflé les rivières et ramolli la steppe) dissuade l'Etat-Major russe de mener une offensive pendant la saison hivernale. Mais, pour n'évoquer que les attaques russes de février et mars on peut observer que la raspoutitsa, même si elle handicape effectivement les mouvements blindés et logistiques, n'est pas rédhibitoire à une offensive en "terrain souple".

Ces succès ukro-atlantistes, tactiques sur le front Sud et stratégiques sur le front Nord vont très certainement s'essouffler rapidement et devenir le chant du cygne d'une armée en pleine hémorragie. Les aides militaires de l'OTAN auront beau faire des dégâts incontestables aux forces russes, la guerre est d'abord un rapport de forces et de volonté humaines dont seule une stratégie d'engagement direct et massif des forces occidentales pourrait espérer relever le défi. Le nouveau refus poli de l'OTAN et de l'UE de voir l'Ukraine intégrer l'alliance atlantique montre bien la frilosité (augmentée par la pénurie de gaz ! :)) des occidentaux à envoyer leurs soldats mourir pour la gloire de Bandera. Mais, avant de déménager dans son bunker, Zelensky a encore le droit de rêver !

Cela dit, il serait quand même temps, maintenant que les territoires du front sont sanctuaire fédéral, que l'Etat Major russe "se sorte les doigts du c..." !


Le front ukro-atlantiste du Donbass craque

Si sur les fronts Nord et Sud ce sont les forces ukro-atlantistes qui progressent, en revanche, sur le front central, entre Artemovsk et Donetsk (voir première carte), ce sont les forces russes qui sont parvenues ces derniers jours à briser de nouvelles défenses ennemies pourtant solidement organisées depuis longtemps.

Forces spéciales du groupe Wagner en progression dans les quartiers d'Artemovsk 


1 / Sur le secteur d'Artemovsk (Bakhmut)

Depuis 2 mois les forces républicaines avec les unités d'assaut du groupe Wagner mènent des assauts têtus et couteux contre les fortifications ukrainiennes réalisées dans les villes industrielles de Soledar et Artemovsk, entre Gorlovka et Lisichansk. La mort au combat du commandant de secteur du "groupe "Wagner" Oleksii Nahin, indicatif "Terek", lors d'une attaque menée le 20 septembre témoigne de la violence des combats autant que du courage des forces russes montant inlassablement à l'assaut des bunkers ukrainiens. 

Lisière de Artemovsk après 2 mois de combats

Début septembre, les forces de Kiev ont également engagé dans ce secteur clef d'Artemovsk-Soledar défendant Slaviansk et Kramatorsk (20 km au Nord-Ouest) des offensives contre les forces russes et qui ont été repoussées en leur faisant subir de lourdes pertes.

Infographie du réseau "Rybar" concernant
la situation sur le front d'Artemovsk / Soledar.

Dans la foulée de l'échec des attaques ukrainiennes les forces russes ont engagé une nouvelle série d'assauts sur la garnison affaiblie de Artemovsk, jusqu'à prendre pied dans son tissu urbain et y engager de violents combats contre des forces de Kiev désorganisées.

Groupe Wagner au combat devant Artemovsk 

Les assauts russes, emmenés par les unités Wagner spécialisées dans le combat en zone urbaine ont réussi enfin à casser les lignes de défenses fortifiées ukrainiennes, grâce à l'appui décisif des unités d'artillerie de la République Populaire de Lougansk qui en augmentant leur mobilité et leur dispersion ont su rendre inefficace le travail des HIMARS étasuniens déployés en défense de Slaviansk et Kramatorsk.

L'artillerie de la République Populaire de Lougansk 
appuie avec ses Lance Roquettes Multiples de 122mm
"Grad" l'assaut des groupes Wagner sur Artemovsk.

Dépités par l'échec sanglant de leurs attaques vers l'Est, les forces ukrainiennes complétement désorganisées et dépourvues de renforts suffisants (ce derniers ayant été dédiés à l'offensive Nord) ont commencé à se retirer de certains quartiers d'Artemovsk / Soledar où cependant les combats continuent. 

Retraite des unités ukrainiennes d'Artemovsk
"Nous quittons l'enfer, deux jours sans eau, 
sans communication et sans nourriture."

Les progressions se poursuivent de combat de rue en combat de maison, dans Soledar et Artemovsk, mais aussi à l'entour comme à Dibrovo, un gros village libéré par les cosaques du 208e régiment de cosaques. 

Ce secteur est à surveiller particulièrement car si la percée russe est consolidée et poursuivie vers Slaviansk ou, plus au Sud Konstantinovka, elle pourrait fragiliser et même remettre en question tous les efforts ukrainiens au Nord de la rivière Donets, car elle menacerait, cette fois par le Sud le bastion de Slaviansk / Kramatorsk où, je le rappelle est positionné le coeur du corps de bataille ukro-atlantiste dans le Donbass sans que puisse encore apparaître le sort final de cette nouvelle bataille.


2 / Sur le secteur de Donetsk

Plus au Sud, sur le front de Donetsk, les forces russes continuent également de mener des assauts sur les fortifications des bastions de Marinka, Krasnogorovka et Avdeevka, qui sont les positions les mieux organisées (depuis 8 ans) et défendues du front ukrainien du Donbass et derrière lesquelles sont positionnées les unités d'artillerie ukro-atlantistes tuant quotidiennement les civils de Donetsk.

Chaque jour les obusiers de l'OTAN massacrent des civils au 
centre ville de Donetsk pourtant éloigné du front et vide de tout 
objectif militaire susceptible d'être ciblé par les forces de Kiev.

La ville de Donetsk depuis 8 ans est enserrée au Nord et à l'Ouest par les forces ukrainiennes bombardant quotidiennement les positions mais aussi les quartiers résidentiels. Et depuis février, surtout avec l'arrivée démesurée des aides occidentales, les bombardements terroristes meurtriers sont en constante augmentation.

Pour libérer leurs territoires et éloigner l'artillerie ukro-atlantiste des populations civiles, les forces russes (milices locales, forces fédérales et volontaires), tout comme sur le secteur d'Artemovsk évoqué ci dessus, mènent des bombardements et des assauts permanents sur les positions ennemies.

Localisation des combats sur le front de Donetsk au 5 octobre 2022

Mi-août, dans des combats acharnés, les forces alliées avaient réussi à prendre le contrôle du village de Peski, sur les lisières Nord de Donetsk et qui est un poste avancé de le défense extérieure du bastion ukrainien d'Avdeevka et de ses dernières routes d'approvisionnement.
La défense de Kiev est depuis organisée sur une ligne de défense Sud Pervomaïske- Vodyane-Opitnoe. Depuis cette semaine et dans le prolongement de leur saillant réalisé, les forces russes ont engagé une offensive sur Pervomaïske.

Infographie du réseau "Rybar" concernant
la situation sur le front d'Avdeevka - Peski.

La difficulté de ce secteur est qu'il impose un corridor urbanisé et bordé d'étangs empêchant de déployer un dispositif d'assaut en ligne. A la sortie de Peski se trouve un ensemble de ponts et carrefours routiers battus par les feux ukrainiens et qu'il est nécessaire de neutraliser avant de lancer un assaut terrestre vers Pervomaïske.

La zone de défense ukrainienne à franchir, entre 
Peski (russes) et Pervomaïske (ukrainiens).

La plupart des tirs de l'artillerie russe sont dirigés vers ce front au Nord de Donetsk près duquel se croisent les véhicules militaires et les ambulances. Les combats continuent pour le contrôle de Pervomaïske et je ne peux que regretter une fois encore que des propagandistes se précipitent pour annoncer que cette localité est déjà libérée (certainement pour contrebalancer les succès ukrainiens ailleurs), tandis que leurs homologues ukro-atlantistes annoncent de leur côté que ses défenses kiéviennes ont écrasé les assauts russes. 

Quand est-ce que ces courtisans quitteront leurs fauteuils et leurs fantasmes de trolls pour comprendre que la guerre n'est pas un jeu vidéo et que l'information n'est pas un marchepied pour se faire remarquer et mousser auprès des princes ?

J'ai en revanche un profond respect pour ces soldats de l'information qui, en permanence aux côtés des soldats, "mouillent leur treillis" et parfois de leur sang pour rendre compte de la situation réelle du terrain.

Champ de bataille entre Peski et Pervomaïske

En conclusion 

Le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov vient d'être promu au grade de colonel général, le 3ème grade le plus élevé des forces armées russes, au lendemain de ses vives critiques à l'encontre du haut Etat Major russe, une manière indirecte pour le président Vladimir Poutine d'acter les observations de son "fidèle fantassin". La défaite subie à Krasni Liman, parce qu'elle était évitable, est certainement "la goutte qui a fait déborder le vase" de cet atavisme momifiant trop souvent le commandement des corps d'armées et armées engagés dans une impéritie rigide et irresponsable incapable d'anticiper et de s'adapter en dehors des procédures écrites dans des manuels poussiéreux. 

Et sur le terrain le courage exceptionnel des soldats et officiers de terrain russes rejoints par les premiers mobilisés, montre au Chef que son outil de combat réel est efficace et mérite juste aujourd'hui des moyens adaptés, des généraux audacieux et des ordres vifs à la hauteur de leurs qualités. 

En cela, je ne raconte rien d'autre que cette histoire qui se répète à chaque entrée dans un nouveau type de guerre : les manuels de combat s'écrivent et se réécrivent sans cesse sur le champ de bataille avec la sueur et le sang des soldats et il faut virer ceux qui s'endorment sur les éditions poussiéreuses des doctrines, des certitudes et des paresses humaines. 

Les renforts, les mobilisés expérimentés mais aussi des volontaires arrivent chaque jour pour se porter sur le front et défendre la Russie.

Erwan Castel

Parachutistes russes 


mardi 4 octobre 2022

Pour toi, Mère Patrie !


Depuis une semaine, 200 000 hommes mobilisés (sur les 300 000 prévus par la 1ère mobilisation partielle) ont déjà rejoint leurs camps d'entrainement et très important, 70 000 volontaires se sont présentés aussi pour rejoindre le front de l'Ouest.

  • D'un côté il y a les beaux et nécessaires discours des hommes politiques russes qui saluent le retour amorcé des territoires pontiques russes quittant une Ukraine à la dérive pour s'en retourner vers leur Mère Patrie, 
  • De l'autre côté il y a les difficultés d'un corps de bataille russe, en sous effectif, englué dans la rigidité obsolète d'un commandement confronté à une résistance ukrainienne sous évaluée dopée par un cobelligérance démesurée de l'OTAN,
  • Et au milieu nous avons des peuples de Russie qui sont mobilisés et se mobilisent devant les nuages sombres s'accumulant à l'horizon occidental de leur destinée commune incarnée par un leader défendant le sens commun universel.

Il y a bien sûr les rats et les lâches qui s'enfuient à l'étranger oubliant égotiquement que tout contrat social entre les citoyens et le pouvoir s'appuie sur des droits mais aussi sur des devoirs. Entre les défaitistes narcissiques qui lancent leurs canots dans la mer de la traitrise et les négationnistes peureux qui s'enivrent de leurs fantasmes au fond des cales propagandistes, il y a ceux qui affrontent les tempêtes, vent debout au gaillard d'avant dune patrie qui roule et tangue sous les assauts de la haine.

Depuis cette semaine j'ai ouvert un canal d'information Telegram "Erwan Castel" sur lequel je lance les informations qui me paraissent essentielles pour mesurer la précipitation et l'ampleur du chaos arrivant... et même arrivé !


Il est temps de virer par dessus bord les propagandistes qui, dans une vision mensongère, manichéiste, ridicule jusqu'à être contre-productive polluent la réalité des défis imposés par l'ennemi, car un combat n'est pas affaire de croyance mais d'adaptation et de volonté. En mentant comme des arracheurs de dents, ces courtisans rampants qui chantent à tue tête "tout va très bien Madame la Marquise" ne font qu'assoupir les attentions et fragiliser l'émotion individuelle lorsque la dure et tragique réalité des combats vient contredire leur courtisanisme zélé. 
De même il est temps d'arrêter et d'enchaîner dans les machineries de l'arrière du front aux rames des cales du navire abordant la tempête, tous ceux qui refusent de porter un arme pour la défense de la patrie. 

La guerre n'a que faire des chiens serviles prenant leurs fantasmes pour des réalités, des rats fuyant lâchement le combat et des autruches peureuses refusant de regarder la réalité.

Erwan Castel
Pour toi Mère Patrie 
Lube

За Тебя, Родина-Мать

Через тернии к звездам
Через радость и слезы
Мы проложим дорогу
И за все слава Богу

И останутся в песнях
Наши лучшие годы
И останется в сердце
Этот ветер свободы

Припев:
Головы вверх гордо поднять
За тебя Родина-мать
Мы до конца будем стоять
За тебя Родина-мать

Мы будем петь, будем гулять
За тебя Родина-мать
И за страну трижды ура
За тебя Родина-мать

Я люблю тебя, мама
Со мною прошла ты этот путь
Ты ведь верила знала
Твое терпение и воля все перетрут

Мама как ты учила
Я верил, я бился, я шел до конца
Мама мы победили
Я верил, знал что так будет всегда

Через тернии к звездам
Через радость и слезы
Гордо реет над нами
Нашей Родины знамя

Припев:
Головы вверх гордо поднять
За тебя Родина-мать
Мы до конца будем стоять
За тебя Родина-мать

Мы будем петь, будем гулять
За тебя Родина-мать
И за страну трижды ура
За тебя Родина-мать

По полю иду, про себя шепчу
Я тебя люблю
По морю иду, тихо напою
Я тебя люблю

По небу летит журавлиный клин
Родина я твой навеки сын
Где бы ни был в сердце у меня
Родина, ты моя

Traduction 

À travers les épines jusqu'aux étoiles
À travers la joie et les larmes
Nous allons paver la route
Et pour tout, remercier Dieu

Et restera dans les chansons
Nos meilleures années
Et restera dans le cœur
Ce vent de liberté

Refrain: 
Levez fièrement la tête
Pour ta Patrie
Nous nous tiendrons debout
Pour ta Patrie

On chante, on marche
Pour ta Patrie
Et trois acclamations pour le pays
Pour ta Patrie

Je t'aime, maman
Avec moi tu es passé par là
Je croyais que tu savais
Votre patience et votre volonté feront la différence

Maman tu as enseigné
J'ai cru, je me suis battu, je suis arrivé au bout de
Maman on a gagné
Je croyais, je savais que je le ferai toujours

À travers les épines jusqu'aux étoiles
À travers la joie et les larmes
Vole fièrement au-dessus de nous
Le drapeau de notre Patrie

Refrain:
Levez fièrement la tête
Pour ta Patrie
Nous nous tiendrons debout
Pour ta Patrie

On chante, on marche
Pour ta Patrie
Et trois acclamations pour le pays
Pour ta Patrie

Marchant à travers le champ, se chuchotant à lui-même
Je t'aime
Allez par la mer, laissez tranquillement le rythme se construire
Je t'aime

À travers le ciel vole des grues 
Patrie Je suis ton fils éternel
Partout dans mon cœur
Patrie, tu es ma mère



Coup de gueule !

Publié sur Telegram le 4 octobre 2022

Alors que des crétins propagandistes comme ce pervers narcissique de Laurent Brayard tentent de nous expliquer que la prise par les ukrainiens de Krasni Liman n'est qu'un "petit succès tactique", le commandement russe, continue de "prendre son temps" comme dirait Moreau Mais factuellement il perd encore et toujours des hommes, du terrain et des matériels. Une purge s'impose !

Ces idiots qui jouent les courtisans jusqu'au ridicule devraient se rappeler que la notion de "stratégique" n'est pas liée à la dimension du point conquis mais aux perspectives qu'il offre. Ainsi un simple pont ou une petite colline peuvent être des objectifs "stratégiques". 

Bientôt ces courtisans à breloques vont rejoindre dans le crétinisme leurs homologues ukro-atlantistes et nous déclarer dans le style de Néant la bien nommée que "l'Etat-Major russe a opéré une "retraite victorieuse" ! Les logorrhées ridicules de ces 3 maroufles deviennent improductives. 

Pour vaincre, il l faut regarder la réalité en face et les dangers sans tricher, à commencer par ses propres défauts avant qu'ils ne deviennent des tares !

L'Etat Major russe est confronté à la réalité de problèmes à résoudre en urgence extrême : 

Renforcer drastiquement les moyens offensifs, et déployer des forces spéciales sur des objectifs de commandement civils autant que militaires. Et attaquer, attaquer attaquer sans pitié ni quartier au lieu de libérer les nazis d'Azov contre un oligarque ukrainien fut-il pro-russe.

Appliquer une stratégie de destruction sans pudeur et élargie à toutes les ressources ukrainiennes servant directement ou indirectement l'effort de guerre ukro- atlantiste et cesser de prétendre dialoguer avant la capitulation de l'ennemi.

Décréter la loi martiale sur les régions du conflit et frontalières. Arrêter les réfractaires et les envoyer travailler à l'arrière dans des productions d'armements, alimentaires, logistiques, sanitaires etc servant les armées. Sanctionner pour l`exemple les soldats et officiers trahissant leurs devoirs.

Purger le commandement de ces généraux endormis sur le fétichisme de la grande guerre patriotique et nommés par un népotisme atavique. Et les remplacer par des officiers obsédés par le "culte de la mission" jusqu'à la désobéissance au règlement, plus que par leur carrière apeurée

Staline a eu un fils tué sur le front après qu'il ait refusé de l'échanger contre Von Paulus ("on n'échange pas un maréchal contre un lieutenant") 

Kadyrov a 3 fils sur le front actuel...

Où sont les fils des néo apparatchiks russes comme ce fils Peskov qui expliquait à des ukrainiens l'ayant piégé au téléphone (se faisant passer pour un organisme de mobilisation) que sa "place était ailleurs" qu'au front et qu'il allait "régler le problème par d'autres voies" !

Lorsqu'on prétend commander des soldat ou représenter une nation on commence par donner l'exemple, quel qu'en soit le prix. Alors les soldats et les citoyens deviennent des lions !

Lorsque qu'on aime son pays on se donne à lui et lorsqu'on donne par amour, on donne tout y compris sa situation, ses conforts citadins et même sa vie !

D'où viennent la majorité des traîtres fuyant la mobilisation à l'étranger ou dans leurs cocons courtisans ? 

Des milieux affairistes, fonctionnaires et bourgeois de Moscou, Saint Petersbourg, et autres villes infectées par le consumérisme individualiste, le népotisme et clientèles et les petits pouvoirs corrompus.

Ce que vit la grande Russie aujourd'hui, c'est le bégaiement de l'Histoire, lorsqu'en 1610 les boyards avaient trahi l'empire, protéger leurs intérêts médiocres jusqu'à collaborer avec les envahisseurs catholiques polono-lituaniens et suédois. Heureusement le "petit peuple" russe, pourtant loin d'être le nanti du moment, était venu de tous les horizons éloignés pour libérer Moscou et sauver l'héritage et l'avenir de la Russie.

La bourgeoisie, qu'elle soit marchande, aristocratique, révolutionnaire, bolchevique ou même anti-mondialiste; nationaliste, socialiste ou pire, mondialiste, reste et restera toujours l'ennemie des peuples et de leur Liberté.

Erwan Castel

dimanche 2 octobre 2022

La fin du "Trop peu, trop tard !"

Comme j'avais osé le craindre sous mon devoir de réserve lors des précédents SITREP, la ville de Krasni Liman est tombée aux mains des forces ukrainiennes au lendemain de la déclaration de rattachement à la Fédération de Russie de la République Populaire de Donetsk dont elle fait partie. 

De jure, les forces ukrainiennes ont donc envahi une ville russe ! 

Ce nouveau recul des forces alliées sur le front russo-ukrainien n'est pas, loin s'en faut, une catastrophe stratégique qui scellerait le cours futur des opérations militaires, mais cependant c'est un événement suffisamment grave pour le Kremlin car il constitue à la fois: 

  • un revers militaire, du fait de l'importance stratégique de Krasni Liman sur ce front Nord Donbass car il menace d'un effondrement la ligne de front constituée sur le rivière Donets et libère les forces de réserve du corps de bataille ukrainien de Slaviansk.
  • un affront politique, car depuis le 30 septembre cette ville comme toutes les localités des régions de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson est une ville de la Fédération de Russie qui vient de lancer un ultimatum au pouvoir de Kiev pour qu'il cesse le combat.
Alors que le pantin étasunien Zelensky, dans une overdose multiple, pérore que "les Russes seront tués un par un tant que Vladimir Poutine sera au pouvoir", de nombreuses voix s'élèvent en Russie mais aussi en Ukraine pour dire que les forces ukrainiennes vont payer demain un prix mortel de leur rebuffade de Krasni Liman. Dans le précédent SITREP j'ai décrit cette bataille de Krasni Liman (et quelle que soit son issue) comme le déclencheur de l'inévitable deuxième format militaire russe en Ukraine et qui ne se terminera qu'avec la capitulation sans condition du régime mondialiste de Kiev quels que soient le prix à payer pour la Russie mais aussi pour collatéralement pour l'Europe occidentale qui porte une immense responsabilité dans cette tragédie orchestrée par la ploutocratie mondialiste de par la vassalisation volontaire de ses Etats-nations au capitalisme amoral et la domestication de leurs populations à un consumérisme individualiste.

Nous allons donc assister probablement à une réaction violente à la fois sur le front contre les forces ukrainiennes mais aussi probablement à une "réforme" organique radicale autour de cette stratégie russe qui, n'en déplaise aux courtisans manichéistes, a montré depuis 7 mois qu'elle ne parvenait pas à ses objectifs assignés soit parce qu'elle est inadaptée à la dynamique des opérations militaires dopées et menées par l'OTAN, soit parce qu'elle est mal conduite sur le terrain, souffrant d'une rigidité atavique notamment de ses chaînes de commandement et logistique et qui est incompatible avec les exigences d'un combat moderne fondé sur l'initiative des décisions, la rapidité de l'exécution et la mobilité des moyens.

Cela dit, "rien de nouveau sous le soleil" et l'Histoire nous apprend qu'à chaque fois que se découvre un nouveau type de guerre, cela provoque des réformes radicales et urgentes en cours d'action et qui peuvent même conduire à des "purges" dans les Etats Majors lorsqu'ils sont incapables de s'adapter aux situations nouvelles. Je n'en veux pour mémoire que la purge du commandement militaire français réalisée par le général Joffre en 1914 après l'enfoncement du front. Face à l'impéritie des Etats Majors face un nouveau type de guerre moderne, 162 généraux seront relevés de leur commandement et mutés dans des placards militaires au fin fond du pays, ce qui donnera naissance au terme "limogeage".

Car l'armée n'apprend véritablement que sur le champ de bataille réel, les manœuvres et exercices qui précédent les conflits n'ayant pour seules conséquences que de renforcer l'entrainement des unités dans le confort d'une croyance stratégique dogmatique ânonnée dans l'onanisme fainéant des écoles de guerre et du népotisme des affectations. A part les entrainement de certaines unités d'élites et forces spéciales, le soldat sur les terrains de manœuvre n'apprend pas la guerre, il ne fait qu'un exercice militaro-médiatico-politique qui se déroule toujours bien !

Depuis 7 mois, à l'exception du front situé entre la Crimée et le Dniepr (régions de Kherson et Zaporodje) et confié en février et mars à la 58ème armée, les 2 phases stratégiques initiales russes n'ont pas pleinement atteint leurs objectifs militaires et ont échoué dans leurs objectifs politiques, donnant ainsi une force  psychologique aux forces ukrainiennes. Je ne reviendrai pas ici sur les différentes raisons internes et externes (sous évaluation de l'ennemi, sous effectifs engagés, dispersion des forces, limitation des cibles stratégiques, mobilisations ukrainiennes, aides occidentales, co-belligérance de l'OTAN...) qui ont conduit à cette situation actuelle où l'initiative opérative est même passée depuis le 27 juillet dans le camp ukrainien. 

Mais il apparait que les deux plus importants défauts observés du côté russe sont une "retenue" dans les moyens de destruction engagés et une lenteur de réaction au niveau du commandement militaro-politique. Si le premier peut s'expliquer par l'intention initialement juste coercitive des opérations militaires russes et qui voulaient faire plier le pouvoir kiévien vers un retour à une neutralité politico-militaire de l'Ukraine frontalière, en revanche le second relève d'un atavisme obsolète et profond d'une chaine de commandement rigide où l'anticipation et l'initiative restent mentalement considérées comme hérétiques. Ce même "défaut dans la cuirasse" existe aussi au sein d'une bureaucratie russe momifiée dans une paperasserie cauchemardesque et qui, comme la chaîne commandement militaire, établit ses procédures sur 2 piliers : la peur du chef et la suspicion envers le subalterne !

Lorsque le président Poutine arrive au pouvoir, il a pleinement conscience de cette lourdeur systémique et contre productive (à laquelle s'ajoute d'autre tares comme la corruption et le népotisme) et il entame alors au milieu du délabrement organisé par ses prédécesseurs des réformes profondes (mais toujours en cours) tout en dénonçant dans un style typiquement russe cette mentalité inepte qui ronge la société jusqu'aux forces régaliennes chargées de sa sécurité :

Une blague du Président Poutine mais
qui n'est pas vraiment destinée à faire rire

Aujourd'hui, les enjeux et les menaces du conflit militaire engagé par les ukro-atlantistes aux frontières ukrainiennes de la Russie depuis 2014 et dans lequel meurent chaque jour de plus en plus de soldats et civils russes imposent un "nettoyage des écuries d'Augias" prioritaire ! 

C'est ce que disent depuis des années des patriotes qu'ils soient militaires comme feu le colonel Alekseï Mozgovoï, le colonel Girkin ("Strelkov") ou politiciens comme feu Vladimir Jironovsky, Guennadi Ziouganov etc. Et aujourd'hui, le sang qui coule appelle à réagir promptement et sans gants.

C'est le message qu'a voulu faire passer, au lendemain de la perte de Krasni Liman, le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont on ne peut mettre en cause ni sa fidélité au président russe ni son courage pour défendre avant toute chose les valeurs de la Grande Russie :


"J'ai toujours dit: il n'y a rien de mieux que la vérité exprimée, bien qu'amère, offensante, mais la vérité. C'est la seule façon d'avancer. Par conséquent, je ne peux pas garder le silence sur ce qui s'est passé à Krasny Liman.

La défense de ce secteur était dirigée par le commandant du district militaire central, le colonel général Alexander Lapin. Ce même Lapin, qui a reçu l'étoile du héros de Russie pour la prise de Lisichansk, bien que de facto qu'il n'y soit pas et n'y était pas là. Lapin a également été nommé au commandement des troupes du district militaire de l'Ouest.

Le colonel général a déployé des combattants mobilisés de la LPR et d'autres unités sur toutes les frontières de la direction de Liman, mais ne leur a pas fourni les communications, l'interaction et l'approvisionnement en munitions nécessaires. Il y a deux semaines, le commandant général de division des forces spéciales d'Akhmat, mon cher frère Apty Alaudinov, m'a personnellement signalé que nos combattants pourraient devenir une cible facile. À mon tour, j'ai informé Valery Gerasimov, le chef d'état-major général des forces armées de la Fédération de Russie, du danger. Mais le général m'a assuré qu'il n'avait aucun doute sur le talent de leadership de Lapin et ne croyait pas qu'une retraite était possible à Krasny Liman et ses environs.

Une semaine plus tard, Lapin déplace son quartier général à Starobelsk, à une centaine de kilomètres de ses subordonnés, alors que lui-même siège à Lougansk. Comment gérer rapidement des unités à 150 km d'elles ? En raison du manque de logistique militaire élémentaire, nous avons aujourd'hui abandonné plusieurs localités et un grand morceau de territoire.

Mais le pire ce n'est pas que Lapin soit médiocre. C'est le fait qu'il soit couvert au sommet par les chefs de l'état-major général. S'il n'en tenait qu'à moi, j'aurais rétrogradé Lapin au rang de soldat, je l'aurais privé de ses décorations et, une mitrailleuse à la main, je l'aurais envoyé au front pour laver sa honte avec du sang.

Le népotisme de l'armée ne mènera pas au bien. Dans l'armée, il faut nommer des personnes de caractère fort, courageuses, de principes, qui s'inquiètent pour leurs combattants, qui s'arrachent les dents pour leurs soldats, qui savent qu'un subordonné ne peut pas être laissé sans aide et sans soutien. Il n'y a pas de place pour le népotisme dans l'armée, surtout dans les moments difficiles.

Nous n'en avions pas assez après (la perte d') Izioum ? Même moi alors, j'avais demandé: tirez sur la concentration militaire de l'ennemi dans Izioum capturée par les nazis, d'autant plus que notre artillerie à l'époque avait une telle opportunité. Ils auraient éliminé les principaux satanistes et fascistes d'un coup. Il faut réaliser les opérations militaires spéciales au sens plein du terme, et non flirter. Utilisez toutes les opportunités et toutes les armes pour défendre NOTRE territoire. Donetsk est toujours bombardé. Les résidents des 4 territoires réunis veulent être protégés.

Je ne sais pas ce que le ministère russe de la Défense rapporte au commandant en chef suprême, mais à mon avis, des mesures plus drastiques devraient être prises, jusqu'à la déclaration de la loi martiale dans les zones frontalières et l'utilisation de petites armes nucléaires tactiques. Il n'est pas nécessaire de prendre toutes les décisions en tenant compte de la communauté ouest-américaine - elle l'a déjà dit et fait beaucoup contre nous.

Hier, il y avait un défilé ukrainien à Izioum, aujourd'hui un drapeau à Liman, et demain ?
 
Tout irait bien si ce n'était pas si grave." 

Ramzan Akhmadovitch Kadyrov, 
Président de la République Populaire de Tchétchénie

J'ai de la sympathie, je le reconnais, pour cet homme loyal et franc qui loin des courtisans à breloques met son âme, sa foi et son énergie au service de la Russie, de son peuple et de la Vérité. Et peu me chaut les quolibets des propagandistes crétins qui crachent sur ces hommes libres dès que leur parole n'est pas la régurgitation courtisane et stupide de la doxa officielle. A l'exception de son avis sur l'emploi des armes nucléaires tactiques je plussoie aux remarques du Lieutenant général Kadyrov tout en évitant de faire du général Lapin le bouc émissaire d'un problème existant et malheureusement systémique, que Moscou doit régler en urgence prioritaire.

Ces hommes tel que Strelkov et Kadyrov sont de vrais représentants des peuples russes, du patriotisme dans un idée d'empire et du "sens commun" de l'Union des peuples; et le Président Poutine le sait bien et certainement s'appuie même sur leurs colères, toujours loyales et respectueuses, pour légitimer indirectement la vitale radicalisation militaire et politique en cours (car sinon il seraient "écartés" depuis longtemps) et par la même occasion le nettoyage des salons ministériels de ces insectes rampants recherchant égotiquement les regards et les miettes d'un pouvoir qu'ils font semblant de servir dans un zèle servile, ridicule et improductif (sauf pour eux mêmes bien sûr). 

 Du côté de Krasni Liman

Sur le terrain, la situation autour de Krasni Liman est très difficile, les forces alliées ayant subi des pertes importantes dans les combats défensifs et dans leur repli en direction de Kreminna (20 km à l'Est) sous les feux de l'artillerie ukrainienne.

Cette carte date du 1er octobre car les informations récentes ne sont pas encore confirmées dans leur cartographies

Le député de la Douma et général à la retraite Andrey Gurulyov qui, après avoir commandé la 58ème armée était le Commandant adjoint du district militaire Sud (région de la Mer Noire) jusqu'en 2019 dit dans un ton également accusatoire "ne pas comprendre comment la chute de Krasni Liman n'a pu être évitée" et 3 semaines après le choc initial sur Balaklaïa. 

Beaucoup d'hommes et de matériels ont été laissés sur le terrain, les renforts sont arrivés "trop peu et trop tard"... comme toujours depuis 7 mois...

Même Vladimir Solovyov l'animateur du média 
d'Etat "Russia 1er" condamne la défaite subie à 
Krasni Liman  "Quelle est cette stratégie ? vous 
dites que nous n'avons pas assez d'hommes ? 
Nous avons 1 million d'hommes, il faut arrêter"

Où se déclenchera le tsunami russe ?

Il est bien sûr difficile de spéculer sur le secteur et la date de l'inévitable réaction militaire russe qui non seulement a été politiquement annoncée mais dont la préparation concrète connaît une accélération massive et rapide depuis la mi septembre. 

Sur le front de Kharkov ? 

Possible car il est impératif pour Moscou de récupérer les territoires perdus pour la sécurité des populations, poursuivre la destruction du corps de bataille ukrainien du Nord Donbass qui reste le plus important des forces ukrainiennes, de poursuivre la libération du Donbass et aussi de laver l'humiliation subie. 

Sur le front de Donetsk ? 

Ce serait significatif mais peu rapide car du secteur de Gorlovka à celui de Dokuchaievsk, une offensive frontale sur les positions ukrainiennes qui sont parmi les plus fortifiées du front serait longue et coûteuse. On peut cependant s'attendre à des campagnes de bombardements intenses sur les positions ukrainiennes.

Sur le front de Zaporodje ?

Ce front, qui est resté le plus stable depuis 5 mois est une inconnue car il peut être le théâtre d'opérations offensives, aussi bien de la part des forces ukro-atlantistes par exemple en direction de Volnovakha, Melitopol ou Energodar (où se situe la centrale nucléaire de Zaporodje) que des forces alliées, en direction de Zaporodje.

Sur le front de Kherson ?

Sur ce front la probabilité de voir être lancée une contre-offensive russe est grande et pour plusieurs raisons : épuisement des forces ukrainiennes dans des attaques suicidaires menées depuis fin juillet sur la tête de pont russe au Nord du Dniepr, objectifs stratégiques majeurs, notamment Nikolaïv et Odessa et étirement des lignes logistiques ukrainiennes dont les forces se sont concentrées au Nord, 

Les moyens des forces russes dont l'engagement maximal est désormais rendu possible grâce au changement de statut des régions de Kherson à Lougansk donne aussi le possibilité à l'Etat-Major russe d'engager concomitamment plusieurs offensives pour fixer sur leurs secteurs et détruire localement les forces ukrainiennes.

Ce qui est aujourd'hui certain, c'est que la chute de Krasni Liman a touché le nerf patriotique russe. "Ré zo ré !" comme on dit en Bretagne, trop c'est trop et ce nouveau revers met fin définitivement à cette stratégie du "trop peu, trop tard" que je dénonce avec d'autres personnes libres de tout fantasme servile, depuis... fin mars 2022. 

"Mieux vaut tard que jamais" dit-on mais cela ne nous fera pas oublier tout ce temps et ces vies perdues depuis 8 ans et 7 mois ! 

La Russie toujours poussée par le bellicisme anglo-étasunien vers le chemin du chaos est aujourd'hui devant les ruines de sa patience et n'a plus d'autre choix que de lancer contre son ennemi mortel une charge radicale et sans pitié.

Erwan Castel

samedi 1 octobre 2022

Un jour historique, au coeur de tous les dangers

 

Ce  30 septembre est une date historique pour la Russie, la Novorossiya et le Donbass ! 

La demande référendaire des populations des territoires de Lougansk, Donetsk, Zaporodje et Kherson a été actée ce 30 septembre à Moscou. C'est le début du retour vers leur mère patrie des territoires russes qui étaient pris en otage dans une Ukraine partie depuis 1991 dans une dérive accélérée vers un occident dégénéré et soumis au totalitarisme mondialiste russophobe.

En ce jour historique, j'ai pensé une nouvelle fois à tous mes camarades tués au combat pour que s'accomplisse ce rêve ainsi qu'à tous ceux, civils et militaires qui ont perdu une jambe, un parent, un enfant, un ami dans cette guerre génocidaire menée par les ukro-atlantistes depuis plus de 8 ans !

Je pense à Yulia, cette amie du quartier d'Oktyabrsky près de l'aéroport qui, les larmes aux yeux devant sa maison éventrée par des mortiers de 120mm ukrainiens, me disait en 2016: "ils (les ukrainiens) ont tout détruit : ma vie, mon pays, mes amis, ma maison, mon travail, mes rêves...". Je pense au sibérien "Sever", chef de section tué par un sniper sur le front de Promka en décembre 2017 et qui me parlait des aurores boréales et des horizons blancs colorant de leur symphonie naturelle le rêve des hommes libres qu'il est venu défendre ici sur cette terre noire du Donbass. Je pense au sergent Dietrich, tué devant Dokuchaïevsk, à la grand mère Anastasia déchiquetée dans son jardin et à tant d'autres parmi lesquels mon chef de bataillon Oleg Mamaïev et le président Alexandre Zakharchenko, tués eux aussi sur le front de leurs devoirs.

Aujourd'hui leur rêve vient (enfin) d'éclore dans les coeurs de cette population russe martyrisée depuis 8 longues années, et même si ses souffrances ne sont malheureusement pas terminées, la victoire et la Paix luisent désormais à l'horizon de ses enfants !

"Le destin nous appelle à un champ de bataille 
pour la Grande Russie !"
Vladimir Poutine, 30 septembre 2022

Mais il faut que l'euphorie naissante de cette réparation historique ne nous aveugle cependant pas car cette décision légitime de la Russie et qui relève d'un devoir civilisationnel risque fort d'accélérer le chaos voulu et organisé par l'impérialisme mondialiste. Le plus dur combat pour la liberté des peuples ne fait que commencer (et je pense ici à tous les peuples qui, à travers le Monde sont soumis aux étatismes capitalistes).

Le grondement d'ours de l'armée russe 

Maintenant que nous sommes dans le Donbass et la Novorossiya des membres à part entière de la grande Russie, les forces russes vont pouvoir se mettre en branle vers le front de l'Ouest ! 

Comme son animal totem, la Russie est prudente et parfois (souvent) lente à réagir, mais lorsque le danger menace ses enfants alors la terre tremble sous la charge de son armée.

Mobilisés du Daghestan montant vers le front 

Dans la frange occidentale de la fédération de Russie infectée par le consumérisme occidental, des petits bourgeois affairistes, traîtres et lâches qui ne peuvent pas faire jouer leurs relations corrompues quittent en tremblant leurs nids douillets de Moscou, Saint Petersbourg et autres villes russes sous influence libérale, fuyant leur devoir envers cette union des peuples sacrée qui forge la grandeur de la Russie depuis des siècles. Ils ne sont que des enfant gâtés ingrats que le pouvoir russe, une fois encore trop laxiste, aurait dû arrêter aux frontières et enchainer aux forges des usines d'armement !

Ailleurs, de tous les horizons de Russie, les enfants de l'empire convergent en chantant vers le front de l'Ouest, mobilisés et volontaires, fiers de servir la patrie, Ces hommes du Caucase, d'extrême orient, de Sibérie, de l'Oural etc ne sont pas ces nantis citadins qui à travers toute les furoncles bourgeois qui pourrissent les villes du Monde ne savent plus nommer un arbre ou reconnaitre un oiseau à son chant et trouver la source de leur âme. 

Sous les embrassades et les hourras les fils
de l'empire éternel partent au rythme du chant
mythique des anciens:  "les adieux de la slave" 

Tout comme en 1610 lorsque Moscou avait été prise par les polono-lituaniens c'étaient les peuples authentiques qui étaient venus libérer la grande Russie, alors que les boyards, ces aristocrates pourrissant sur leurs privilèges, avaient trahi l'empire. Le traitre à la patrie n'est pas comme le prétendent ces prétentieux vautrés dans leurs fauteuils d'affairistes, le bobo de gauche ou le l'écolo du dimanche. Eux ne sont que les crétins circulatoires qu'une marchandise capitaliste créé et agite en diversion pour que ne soit pas inquiété les banquiers et leurs bataillons de bourgeois pour qui la seule patrie s'appelle le pognon. 

En Tcherkassie, les descendants des peuples 
cavaliers au moment de partir au combat se 
souviennent et dansent leur joie de servir les
peuples de cette Grande Russie menacée.

Bien sûr, les merdias occidentaux vous parleront en se gaussant des rats qui fuient leur devoir mais jamais des centaines de milliers d'hommes, mobilisés mais aussi volontaires qui donnent une nouvelle chair à cette "union des peuples" restée intacte dans le coeurs des enfants de Russie de l'empire à la fédération en passant par l'Union soviétique. 

J'espère que les dirigeants de Moscou profiteront de la tempête pour purger définitivement la Russie de ses traitres et inaptes, ses corrompus et arrivistes, tous ces bourgeois qui, de droite ou de gauche ne veulent que se servir sans jamais Servir leur mère patrie... y compris dans les cénacles du Kremlin !

Le chant du cygne de l'armée ukrainienne

Pendant ce temps là les forces ukrainiennes, de rage, bombardent toujours les populations de Donetsk et jettent toutes leurs forces dans des attaques politico-militaires désespérées sur les fronts Nord et Sud avant qu'une nouvelle offensive des forces russes démultipliée ne s'abatte sur leur servilité criminelle.

A Krasni Liman, par exemple, c'est tout un corps d'armée ukrainien qui tente depuis une semaine de réduire au silence la garnison héroïque de Krasni Liman qui se bat avec un acharnement incroyable face à un ennemi supérieur en nombre et emporté par l'inertie de son offensive du 7 septembre sur Izioum. 

Dans la foulée de leur progression jusqu'à la
rivière Oskol, les forces ukrainiennes ont lancé
une autre offensive double, au Sud en direction 
de Krasni Liman et au Nord vers  de Svatove.

Au moment où j'écris ces lignes se déroulent les combats parmi les plus violents depuis le début de cette troisième guerre mondiale en train de sortir de sa chrysalide russo-ukrainienne.

Situation sur le front Nord au 30 septembre 2022

Côté ukrainien, pour achever l'encerclement de Krasni Liman l'Etat Major ukrainien a lancé dans la bataille ses 4e et 17e brigades de chars, 25e brigades parachutiste, 80e brigade d'assaut aéroportée, 66e brigade mécanisée auxquelles se rajoutent des unités de défense territoriale, soit près de 20 000 hommes, l'équivalent d'un corps d'armée mécanisée et disposant d'appuis d'artillerie et d'aviation (petite flotte de combat et surtout des drones). 

Côté allié, c'est une garnison de 4000 hommes environ, l'équivalent d'une brigade mécanisée avec ses appuis d'artillerie et renforcée par des bataillons motorisés de volontaires ("BARS") russes et cosaques motivés mais avec peu d'armement lourd. En revanche un appui aérien russe important compense le rapport défavorable des forces terrestres : avions et hélicoptères d'attaque au sol fournissent à l'infanterie une force de réaction antichar rapide et précise.

Evolution du front au cours des derniers jours

Désolé de dissoner dans le discours bipolaire des propagandistes de salon qui noient leur intelligence dans un courtisanisme ridicule et un ego narcissique, mais la situation à Krasni Liman pour les forces alliées, si elle n'est pas encore désespérée est très critique ! Et même Denis Pushilin, le président de la République Populaire de Donetsk fraichement intégrée au sen de la Fédération de Russie a admis en revenant du Kremlin : "la situation à Krasny Liman reste difficile, nos forces résistent aux assauts de l'ennemi, des renforts sont amenés".

Situation à Krasni Liman au 30 septembre 2022

Concrètement, et par rapport à mon dernier SITREP concernant ce secteur, les forces alliées ont du opérer un repli vers Krasni Liman depuis les points d'appui de Drobishevo au Nord Ouest et Yampol au Sud Est, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de resserrer leur étau et de réaliser un encerclement opératif (avec leur artillerie) de Krasni Liman. Selon certaines sources non confirmées des combats urbains auraient commencé dans les quartiers Ouest de la ville.

A l'Est de Krasni Liman, la rivière Zherebets est élargie
par une ligne d'étangs sur laquelle une défense peut
s'appuyer mais qui réduit aussi le passage libre pour
des renforts ou des replis militaires russes et alliés.

Les forces ukrainiennes en resserrant leur dispositif au plus près de Krasni Liman peuvent exercer des pressions offensives permanentes sur ses défenses mais aussi (toute médaille à son revers) offrent à l'artillerie et à l'aviation russes des concentrations blindées sorties des masques forestiers bordant la rivière Donets. De leu côté les unités alliées de Krasni Liman ont été renforcés par les garnisons de Drobeshevo et Yampol qui fortifient leurs lignes défensives.

Les abords Ouest de Krasni Liman sont jonchés 
de cadavres et de véhicules russes et ukrainiens
témoins calcinés de la violence des combats.

Depuis une semaine les forces alliées retranchées dans Krasni Liman subissent des assauts permanents venant du Nord, du Sud et de l'Ouest, mais malgré des effectifs très inférieurs en nombre (1 contre 5) résistent avec une bravoure exceptionnelle, infligeant même de lourdes pertes à des forces ukrainiennes complétement enivrées par l'idée d'obtenir une nouvelle victoire. 

Au Nord de Krasni Liman, un mitrailleur russe
face à des unités de la 66ème brigade ukrainienne


Les ukro-atlantistes qui voulaient humilier la Russie en capturant Krasni Liman le jour du rattachement officiel des territoires de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporodje, ont non seulement échoué mais leurs forces ont subi des pertes terribles. Pour la seule journée du 30 septembre, les assauts suicidaires ordonnés par Zelensky pour apporter une victoire médiatique à l'Oncle Sam ont couté aux forces ukro-atlantistes devant Krasni Liman plus de 2000 hommes, soit l'effectif d'une brigade complète !

La menace sur Krasni Liman reste cependant très forte et sa capture toujours fort possible car les ukrainiens qui ont réalisé un encerclement opératif par les feux de leur artillerie essayent maintenant de faire sauter le verrou de Torskoe qui maintient vaille que vaille la liaison entre la garnison et les forces de réserve des 58ème et 20ème armées russes par le dernière route libre menant vers Kreminna.



"Mieux vaut tard que jamais !"

Après avoir stabilisé le front dans les secteurs de Kreminna à l'Ouest et Svatove au Nord, les forces de réserves des 58ème et 20ème armée russes ainsi que des appuis aériens ont pu faire mouvement en urgence vers Torskoe, ce village protégeant la dernière route qui, bien que bombardée par l'artillerie ukrainienne est la dernière porte encore ouverte pour Krasni Liman.

Ce sont d'abord des appuis aériens massifs des forces aériennes tactiques russes qui, en coordination avec l'artillerie détruisent les concentrations blindées ennemies avant qu'elles ne se lancent à l'assaut des positions alliées. 

Ici des hélicoptères d'attaque russe Ka 52
réalisant des tirs de barrage sur des blindés

Ici l'attaque d'un chasseurs bombardier Sukhoï 25
sur une unité blindée (filmée par un mercenaire)

Venant de Kreminna, des renforts blindés russes sont arrivés dans le secteur de Torskoe, sans confirmer si leur mission est de renforcer la défense de Krasni Liman, ou de couvrir la retraite de sa garnison vers l'Est ou de protéger Torskoe et le passage ultérieur de renforts plus importants. 


Certaines réseaux militaires pro-russes évoquent le mouvement vers Krasni Liman de 4 groupes bataillonnaires tactiques (BTG) de la 58ème armée (environ 4000 hommes), ainsi que le déploiement de bombardiers stratégiques chargés de bombes FAB 500 et FAB 3000 ce qui constituerait un renfort et un appui capables d'inverser la tendance actuelle. 

Suite au rattachement des républiques de populaires de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson, la Russie se réserve le droit de déployer toutes les forces et moyens disponibles pour défendre leurs territoires. Alors que l'armement nucléaire focalisent l'attention de nombreux commentateurs, il faut rappeler qu'il existe dans l'arsenal russe des armes conventionnelles dont les effets dévastateurs si elles sont utilisées en paquets sont comparables à ceux d'une munition nucléaire tactique. C'est le cas des bombes aériennes FAB 3000 et FAB 5000 , des bombes thermobariques etc...

Un soldat ukrainien observe un bombardement
aérien russe réalisé de l'autre côté de la poche
de Krasni Liman sur d'autres positions de Kiev

En conclusion

Le sort de cette deuxième bataille de Krasni Liman va dépendre de la capacité des deux belligérants à acheminer rapidement dans ce secteur de nouveaux renforts ce qui n'est pas à l'avantage de Kiev qui pour ses opérations à l'Est de Kharkov a "raclé les fonds de tiroirs" pour constitue un corps de bataille mais qui, après 3 semaines d'offensives ayant profité de la faiblesse du dispositif russe à Balaklaïa, se retrouve aujourd'hui échoué sur les défenses de la petite garnison de Krasni Liman.

Par contre du côté russe, le dispositif réorganisé et renforcé après la surprise de Balaklaïa est en train de mettre en œuvre sa contre offensive, et je ne serais pas surpris que l'Etat Major russe lance des attaques également du côté de Kharkov afin d'y fixer les forces de réserve ukrainiennes susceptibles de venir renforcer le front de Slaviansk / Krasni Liman.

Reste à savoir si la réaction russe sera arrivée à temps pour sauver la défense de Krasni Liman et si tel est le cas, alors cette bataille sera le signal du reflux des forces ukrainiennes des territoires aujourd'hui russes qu'elles occupent encore. Et si Krasni Liman tombe, ce sera probablement la dernière victoire des forces ukrainiennes, leur "chant du cygne" avant la désintégration complète de l'Ukraine.

Quoiqu'il en soit l'Histoire retiendra que cette journée du 30 septembre, qui est aussi celle du début de la bataille de Moscou en 1941, c'est d'abord le retour d'une première partie des régions russes d'Ukraine vers la Russie.

Erwan Castel