dimanche 26 septembre 2021

Au coeur du chaos régénérateur


« Le vieux monde se meurt, 
le nouveau monde tarde à apparaître 
et dans ce clair-obscur 
surgissent les monstres. »

Antonio Gramsci

Il y a 3 ans je photographiais ce paysage apocalyptique d`une ligne de front du Donbass où même les nuages écrasent de leur acier automnal les moignons calcinés des arbres gardant les ruines de "Promka", cette zone industrielle au Nord de Donetsk où combattent et meurent depuis 7 ans des européens sacrifiés sur l`autel de la marchandise occidentale.

Le Donbass est certainement l`un des volcans les plus importants qui marquent cette tectonique meurtrière entre un monde unipolaire entraîné par une hégémonie mondialiste libérale amorale et une résistance des identités et traditions populaires qui refusent leur dissolution dans une marchandisation criminelle du Monde.

Aujourd'hui ce système, devant les résistances diverses qui refusent l`aliénation des peuples à son consumérisme esclavagiste, tente de les entraîner dans des impasses via des idéologies passéistes fantasmées et clivantes empêchant une internationalisation de la lutte  antimondialiste. 

Ces idéologies réactionnaires proposent aux Tartuffe trépanés par 2000 années de pensée unique occidentale protéiforme (religieuse, politique, culturelle économique, cosmopolite...) de céder à leurs paresses intellectuelles et de former les bataillons des crétins utiles et circulatoires du Nouvel Ordre Mondial.  

Ces idiots utiles s'agitent autour de fanatismes comme celui des bandéristes ukrainiens nostalgiques d'une "Neue Europa" nazie ou de cagotismes comme celui de Zemmour qui avec Mélenchon forment en France les rémiges extrêmes d'un même système dont ils animent le théâtre médiatique de leurs divergences politiques superficielles. Ainsi l'un et l'autre, par le morcellement des oppositions provoqué, protégent le vol tranquille de la marchandise vers les sommets de sa dictature en enfermant les vents contraires de la dissidence dans des vallées idéologiques improductives.

Et il ne faut pas imaginer que cet effondrement est récent comme cherche à nous le faire croire dans ses obsessions xénophobes la marionnette Zemmour. Il n'est que l'aboutissement logique d'une ère vulgaire de totalitarismes de pensées et de pouvoirs qui a commencé il y a 2000 ans. 

Puisse l'Europe renaître des cendres de cet Occident pervers. 

Erwan Castel 

« L'actuelle "civilisation" d'Occident est en attente d'un bouleversement essentiel sans lequel elle est destinée, tôt ou tard, à s'écrouler.

Elle a réalisé la perversion la plus complète de l'ordre rationnel des choses.

Règne de la matière, de l'or, de la machine, du nombre, en elle il n'y a plus ni souffle, ni liberté, ni lumière.

L'Occident a perdu le sens du commandement et de l'obéissance.

Il a perdu le sens de la Contemplation et de l'Action.

Il a perdu le sens des valeurs, de la puissance spirituelle, des hommes-dieux.

Il ne connaît plus la nature. Celle-ci n'est plus, pour l'Occident, un corps vivant fait de symboles, de Dieux et de gestes rituels ─ une harmonie, un cosmos où l'homme se meut librement, comme "un roi en son royaume" : la nature est tombé au rang d'une extériorité opaque et fatale, dont les sciences profanes cherchent à ignorer le mystère avec de petites lois et de petites hypothèses.

L'Occident ne connaît plus l'État : l'État-valeur, l'Empire, comme synthèse de spiritualité et de royauté, l'État tel qu'il brilla de la Chine à l'Égypte, de la Perse à Rome, a été submergé dans la misère bourgeoise d'un trust d'esclaves et de trafiquants.

Ce qu'est la guerre ─ la guerre voulue en soi, comme une valeur supérieure tant à la victoire qu'à la défaite, comme la voie héroïque et sacrée de réalisation spirituelle exaltée par le Dieu Krishna dans la Bhagavad Gîtâ ─ ce qu'est une telle guerre, nos formidables "hommes d'action" d'Europe ne le savent plus, eux qui ne connaissent plus les guerriers mais seulement les soldats, et qu'une petite guéguerre a suffi à terroriser et à faire retomber dans la rhétorique de l'humanitarisme et du pathos, voire dans celle ─ encore pire ─ du nationalisme fanfaron à la D'Annunzio.

L'Europe a perdu la simplicité, a perdu la centralité, a perdu la vie. Le mal démocratique la corrode dans toutes ses racines ─ jusque dans le Droit, jusque dans les sciences, jusque dans la spéculation. Des chefs ─ des êtres qui tranchent non par la violence, non par la possession de l'or, non par une habileté d'exploiteurs d'esclaves, mais au contraire par d'irréductibles qualités de vie ─ il n'y en a pas. L'Europe est un grand corps insignifiant, suant et s'agitant à cause d'une angoisse que nul n'ose exprimer, qui a pour sang l'or, pour chair des machines, des usines et des bras, pour cerveau du papier journal ─ un grand corps qui se jette çà et là, poussé par des forces obscures et imprévisibles, qui écrasent implacablement quiconque tente de s'opposer ou, même, seulement de se soustraire à l'engrenage.

La "civilisation" d'Occident a pu tout cela. Tel est le résultat exalté de la superstition du "Progrès" ─ par-delà l'impérialité romaine, par-delà l'Hellade lumineuse, par-delà l'Orient ancien ─ le grand Océan.

Et le cercle se resserre chaque jour un peu plus autour des rares êtres qui sont encore capables du grand dégoût et de la grande révolte. »

Julius Evola, Impérialisme Païen (1928)

jeudi 23 septembre 2021

2 années d'épreuve initiatique

 

Le 23 septembre 2019 matin, lors d'une énième rotation sur le front du Donbass, j'étais fauché par une mine bondissante ukrainienne de type OZM 3 posée durant la nuit précédente au bout d'une de nos tranchées d'observation dans le secteur de Sasnovka (front de Novoazovsk)... 

Je me souviens de chacune des secondes qui vont s'écouler ce jour là de la tranchée à l'hôpital de traumatologie de Donetsk, en passant par les urgences de Novoazovsk. Grâce à la promptitude fraternelle et professionnelle de mes camarades de combat, des équipes médicales, la Camarde, et malgré une longue danse "collé serré" comme on dit en créole, n'a pas réussi à me ramener chez Elle.

Depuis 2 ans j'ai traversé un tunnel chirurgical (11 opérations dont 7 au bras) dont je commence à entrapercevoir le fin des douleurs et surtout de l'inaction qui m'est encore plus insupportable. Aujourd'hui les jambes, le dos, les reins, le ventre, les poumons sont de nouveau opérationnels, et il ne reste plus que ce putain d'avant bras gauche toujours détruit et qui pèse le poids physique et moral d'un boulet de bagnard....

Je n'aurais jamais assez de reconnaissance pour celles et ceux qui m'ont sauvé la vie, celles et ceux innombrables qui à Donetsk ou à l'étranger m'ont soutenu dans cette épreuve; autant que je n'aurais jamais assez de mépris pour les quelques misérables sous-merdes françaises qui en ont profité pour me calomnier (ils et elle se reconnaîtront). 

Il me reste aujourd'hui une dernière étape avant de retrouver les chemins de l'action qui entretiennent la jeunesse de mon cœur et aiguise la maturité de ma pensée : une ultime opération, longue et délicate, qui doit restaurer la fonctionnalité de mon bras gauche...

Cette opération qui ne peut se dérouler que dans un hôpital spécialisé, et pour laquelle j'ai commencé à collecter des fonds, se déroulera en Russie dès que possible. 

Avec le recul je considère cette épreuve comme une initiation majeure dans le cheminement de ma pensée. 

La Liberté d'un Homme exige en retour un combat permanent pour lequel il doit se jeter avec le même enthousiasme dans les griffes des tourbillons sombres de Charybde et Scylla autant que celui de fuir les mirages des îles enchanteresses de Circé. 

Ainsi il pourra mettre à l'épreuve son âme et pousser toujours plus loin sa destinée amoureuse, loin des peurs ou des tentations esclavagistes...

Erwan Castel

mercredi 22 septembre 2021

Kiev bombarde des enfants

Des enfants terrorisés réfugiés dans les caves de leur école bombardée

Comme chaque année depuis 7 ans, les forces armées ukrainiennes intensifient à la rentrée leurs bombardements des zones résidentielles du Donbass. 

Ainsi hier matin, 21 septembre 2021, peu avant 7 heures, les soudards de Kiev ont tiré avec des mortiers lourds sur une école / internat d'un quartier civil à l'Ouest de Yasinovataya (au Nord de Donetsk).

Au total ce sont 15 obus de 120 mm qui ont été tirés depuis des positions de tir situés en périphérie de Avdeevka (env 6 km), excluant par leur nombre et leurs corrections de tir visant ce secteur civil éloigné du front (2 km), une quelconque erreur de tir de la part des artilleurs ukrainiens. 

06h 48 le début du bombardement commencé (déjà 6 obus d'arrivés)

L'école a été endommagée et par chance (l'arrivée des élèves externes et les cours n'ayant pas encore commencé), il n'y a pas eu de victimes physiques, le personnel et les 69 élèves de l'internat ayant eu le temps de se réfugier dans les caves de l'établissement aménagées à cet effet dès le premier obus tiré (photo ci dessus).

Une station de chauffage d'eau et un gazoduc résidentiel ont été aussi endommagés par ce bombardement ukrainien qui constitue à la fois une violation des accords de Minsk et des conventions de Genève qui condamnent et qualifient de crime de guerre les bombardements sur les zones et infrastructures résidentielles civiles.

Et bien sûr les médias occidentaux face à ce nouveau crime de guerre regardent ailleurs ou, s'ils parlent de cette honte européenne raconteront que ce sont nous les terroristes !

Erwan Castel

Valeurs aristocratiques et populaires

 

La civilisation européenne crève de ses aristocraties occidentales qui imposent aux peuples le totalitarisme d'une pensée unique protéiforme gravitant toujours autour de leurs intérêts particuliers :

  • aristocratie cléricale, 
  • aristocratie monarchique,
  • aristocratie bourgeoise,
  • aristocratie capitaliste,
  • aristocratie parlementaire...

Certes, on pourra toujours trouver ici et là des bons princes, clercs ou mécènes qui incarnent cette exception du "despote éclairé" œuvrant et même parfois se sacrifiant pour le bonheur de son peuple; mais ces chênes solitaires enracinés dans le bien commun des communautés de l'Être ne doivent pas cacher cette forêt d'épineux qui ont perverti la noblesse par des gourmandises illimitées et un élitisme hors sol trahissant ses propres valeurs aristocratiques. Et les protecteurs des peuples de noblesses d'épée en noblesses de robe puis de palais se déconnectant par son pouvoir consanguin et cupide et de plus en plus amoral de son peuple de plus en plus sacrifié, exploité ou abandonné.  

La noblesse des communautés païennes européennes était ouverte et son autorité fondée sur une méritocratie permanente. 

Les chevaleries, aristocraties de combat héritées des sociétés tripartites originelles ont résisté, et certaines jusqu'à nos jours, au recroquevillement élitiste de leur caste menant à une logique de classe abjecte et à la décadence bourgeoise d'aristocraties européennes, monarchiques puis républicaines devenues aujourd'hui les larbins d'un Capital esclavagistes. 

"Ma conviction a toujours été que les valeurs aristocratiques et les valeurs populaires sont fondamentalement les mêmes ou se complètent naturellement, et qu’elles s’opposent les unes comme les autres frontalement aux valeurs bourgeoises. Par valeurs aristocratiques j’entends le sens de l’honneur, le courage, la fidélité à la parole donnée, l’exigence vis-à-vis de soi, le désintéressement, le sens du sacrifice et de la gratuité. Les valeurs populaires, elles aussi liées à la terre, les recoupent en grande partie, en y ajoutant ce que George Orwell a résumé d’une belle expression : la “décence commune” (common decency)." 

Alain de Benoist.

Dans le monde russe, cette noblesse originelle a survécu aux tempêtes de l`Histoire, aux tentations du pouvoir et à l`ivresse des privilèges. Ici et là, hors les grandes villes qui malheureusement ont sombré elles aussi dans une postmodernité élevant l'individualisme narcissique et consumériste au rang de référence sociale, il subsiste dans les "provinces" une éthique dynamique, gardienne de traditions aristocratiques et populaires et que les communautés font vivre en dehors de toute folklorisation paralysante. 

Parmi ces corpus à la fois identitaires et sociaux, les cosaques sur le territoire desquels je vis depuis plus de 6 ans sont certainement l`illustration la plus forte et la plus colorée de ces communautés fondatrices d'un empire russe dont l'unité dans la diversité identitaire constitue à la fois son immense force mais aussi un défi civilisationnel et politique permanent. 

En effet une fusion charnelle des cosaques à leur Liberté, leurs communautés, leurs territoires et traditions a marqué l`Histoire de la grande Russie autant par ses révoltes que ses fidélités toutes populaires et sacrificielles. 

Ainsi les cosaques, de par leur position géographique sur le pivot pontique de l'Europe ont toujours été en première ligne contre les ennemis de l'empire: ottomans, polono-lituaniens, allemands etc mais aussi les acteurs de grandes révoltes contre les excès  absolutistes tsaristes: rebellions de Razine, Boulavine ou Pougachev par exemple. Combattants d'élite les cosaques vont même participé à la normalisation de la grande Russie au delà de l'Oural, jusqu'en Sibérie, extrême Orient et même Alaska.

Lorsqu'en 2014 le guerre a frappé le Donbass qui est au cœur de leur sanctuaire, les volontaires cosaques par milliers affluent vers Donetsk et Lugansk, pour défendre à la fois leurs communautés traditionnelles et aussi la Grande Russie qui est visée à travers elles par les nouveaux maîtres pro occidentaux de Kiev.

Là aussi on pourra trouver des contre exemples, avec des cosaques présents du côté de Kiev (comme certains collaborèrent avec le IIIe Reich), mais ils ne sont pas représentatifs de leur immense majorité qui se définit aujourd'hui cosaque, russe et orthodoxe.

Ce qui est remarquable dans ces sociétés cosaques c'est l'existence d'un système traditionnel très proche d'une démocratie réelle où les atamans (chefs) sont nommés par leurs communautés en fonction de leur mérites et non de leurs titres, et peuvent être démis de la même manière en fonction de leurs résultats. 

Les élites occidentales hors sol et enfermées depuis des siècles dans leurs tours d'ivoire ou d'argent en déconnexion croissante avec le terrain et ses communautés devraient être éliminées des sphères politiques comme les parasites qu'elles sont, pour que renaissent des aristocraties populaires altruistes et gardiennes des valeurs européennes démocratiques traditionnelles. 

Erwan Castel

lundi 20 septembre 2021

"Divines"

 

Xavier Grall, dans son œuvre testamentaire "L'Inconnu me dévore" dédiait ses méditations poétiques à ses "divines" (son épouse et leurs 5 filles). Et depuis cette lecture de jeunesse initiatique, je pense à ce poète breton à chaque fois qu'il m'est donné l'occasion rare mais indélébile de croiser une "divine". 

C'est au cœur des sociétés traditionnelles que j'ai rencontré le plus souvent ces femmes d'exception aux beautés de cœur, d'intelligence, d'action et de corps qui incarnent au cœur de l'homme cette noblesse mystérieuse qui lui donne le sens majeur à son existence et le courage nécessaire dans ses combats...

Alors que le néo féminisme occidental a suicidé une réaction légitime à la phallocratie judéo chrétienne jusqu'à un débilisme progressiste illimité néantisant l'éternel féminin dans une indistinction contre nature, il existe encore fort heureusement, sous le regard des dieux et des déesses, des ours et des louves, des vents et des rivières, des sociétés humaines élevant la complémentarité et la complicité des genres dans une éthique autant qu'une esthétique des lois naturelles.

Dans le Donbass nombreuses sont les femmes comme la regrettée Katia Katina qui auraient pu inspirer cette réflexion du grand Victor Hugo : 

"La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse."

Et la guerre, dans son immense paradoxe, et comme pour leurs camarades masculins, ne fait que révéler plus encore par leurs qualités humaines exceptionnelles.... et divines !

Erwan Castel 



dimanche 19 septembre 2021

Communauté de destin exemplaire

 Vu du Donbass

Quelques réflexions personnelles et éparses autour de l`identité...

Entraînés par la folie nihiliste d'un capitalisme mondialiste, les problématiques migratoires et leur cortège de peur et de haine stupides enlisent les débats identitaires dans des fantasmes mondialistes ou nationalistes aux communautarismes cosmopolites ou ethniques ou religieux délétères.

Le débat sur l'identité est plurimillénaire, et passionnant à condition qu'il soit dépassionné, tout autant que les dynamiques démographiques volontaires ou forcées, individuelles ou collectives qui ont scandé l'histoire cyclique des civilisations humaines.

Mais ce dont on assiste aujourd'hui dans cet Occident moribond, crevant de ses moralines idéologiques et économiques, dépasse l'entendement de la Raison et même insulte les valeurs fondatrices de la civilisation européenne. 

Les débats identitaires qui par exemple se cristallisent en France autour du trublion Zemmour, sont la parfaite illustration de la société de l'indistinction et du paraître qui formate les comportements et les pensées des soumis autant, malheureusement, que des rebelles qui prétendent la combattre.

Pourtant la réalité est simple : la mondialisation (à ne pas confondre avec le mondialisme) met un terme définitif aux fantasmes identitaires racialistes (qui datent historiquement du colonialisme) de même que l'équilibre vital communautaire (à ne pas confondre avec le communautarisme) persistant et construit autour des traditions identitaires sanctuarisées oppose la nature sociale de tout être vivant au fantasme nihiliste cosmopolitiste.

Concernant la France et sans vouloir revenir sur les élucubrations médiatiques actuelles, je veux juste relever ici que, selon moi, il y a plus un problème de désintégration identitaire interne que d'intégration citoyenne externe.

Comment peut on demander en effet demander à des étrangers, mai aussi à des jeunes "français de souche" d'intégrer une identité citoyenne nationale d'un pays dont l'Etat a trahi lui même depuis des siècles, et jusqu'à les dénigrer aujourd'hui, les valeurs qui l'ont construit ?

Cette désintégration identitaire interne n'est pas nouvelle et s'inscrit dans une continuité idéologique qu'on peut résumer en 3 périodes chronologiques faisant évoluer chacune le concept de soumission à une pensée unique exogène :

1 / la soumission politique à une pensée unique monothéiste extra européenne et qui vit aujourd'hui sa phase islamique,

2 / la soumission des peuples à l'absolutisme d'Etat-nations artificiels infectés par un capitalisme évolutif,

3 / la soumission volontaire de ces mêmes États-nations à l`extension mondialiste de cette dictature de la marchandise. 

Et ces trahisons ne sont pas plus le fait d'une gauche ayant sombré dans un libéralisme social que d'une droite ayant opté pour un libéralisme économique ces deux hérésies idéologiques convergeant dans la même aliénation amorale vers une réification de l'individu, des peuples, et des territoires naturels. Elles commencent déjà il y a plusieurs siècles avec l`embourgeoisement progressif  des aristocraties occidentales qui vont préparer les révolutions capitalistes italiennes, anglaises, protestantes et françaises...

Pourtant il existe encore dans cette tempête destructrice des récifs humains qui résistent aux submersions idéologiques s'affrontant dans cet océan de stupidités haineuses. 

Ces exemples sont divers et multiples, des communalismes latino-américains, aux rébellions antimondialistes comme celle du Donbass, mais tous ont en commun l`édification d`une identité de destinée commune, attachée à des traditions et une patrie charnelles, et supracommunautaire. 

Ainsi de cette "Patria" que constitue la Légion étrangère et qui devrait faire réfléchir les uns et les autres qui cèdent (surtout par paresse intellectuelle) à des généralisations idéologiques irrationnelles et stupides au lieu de comprendre qu`une identité est fondée sur des traditions respectées, une fraternité ouverte   et un ordre imposé contre tout intégrisme de pensée et pour protéger les libertés individuelles dans une communauté de destin, qu`elle soit militaire, territoriale ou civilisationnelle. 

Pour éviter de sombrer dans les abysses des communautarismes nationalistes du passé et dans l'utopie tout aussi destructrice et liberticide du cosmopolitisme mondialiste du présent, les peuples doivent reconquérir leurs patries charnelles et les unir dans une communauté de destin opposée à la marchandisation de la Terre.

Alors l'Europe des peuples renaîtra des cendres de l'hérésie occidentale. 

Erwan Castel

Serment du légionnaire prononcé 
lors de la remise du képi blanc.

La geste du Donbass


Depuis 7 années les volontaires du Donbass tiennent une ligne de front meurtrière soumise à une guerre d'attrition ukrainienne cherchant à saigner les corps et les esprits. 

Depuis 7 années la brigade internationale Piatnashka, que j'ai l'honneur de servir, défend la cité libre et rebelle de Donetsk et depuis des positions ressemblant aujourd'hui aux récifs de l'île monde sur lesquels se brisent les vagues brunes d'une thalassocratie occidentale enragée. 

Sur le front au Nord de la cité minière, dans les ruines de la zone industrielle de "Promka"(front de Yasinovataya), les "ukrops" sont arrivés à une centaine de mètres seulement de nos avants postes, mais sans jamais pouvoir les conquérir malgré leurs continuelles pressions offensives, imposant aux défenseurs républicains une attention physique et une tension psychologique dont l'intensité pesante est ici difficile à décrire. 

Chaque semaine les volontaires reviennent de cette première ligne soumise un feu quotidien, les visages rongés par la barbe et la fatigue, les treillis maculés d'une glèbe labourée par l'acier des obus et des pelles...

...mais au milieu de leurs ombres harassées, les regards des volontaires brillent toujours de cette flamme intacte qui fait du soldat cet alchimiste révélant aux Hommes, dans le creuset de leurs souffrances la noblesse de leur destinée et du rêve républicain une réalité. 

"La guerre et le courage ont fait plus de grandes choses que l’amour du prochain." Rappelait Nietzsche, dans "Ainsi parlait Zarathoustra", c'est une observation qui,loin des utopies humaines ne doit pas nous désespèrer, mais au contraire nous aider à tenir le cap de nos espérances, vent debout dans les tempêtes de nos folies.

Hier soir, communiquant avec Victoire Chevreul, nous évoquions avec émotion ces visages disparus dans la tourmente du Donbass, regards à jamais gravés dans nos mémoires de personnalités tel que Katia Katina, Alexandre Zakharchenko, Oleg Mamaïev et tant d'autres anonymes et inconnus sans souffle portés dans l'ombre d'une tranchée ou apercus encore vivants dans les larmes d'une mère.

Depuis 6 ans passés dans ce Donbass martyrisé mais toujours debout, sa terre, sa population, ses volontaires, leurs souffrances et leurs rires, leurs héroïsmes et leurs humilités ont fusionné dans un rapport charnel quasi mythique à cette Liberté rebelle et cette idée d'Empire qui offre à ses identités multiples une communauté de destin sacrée.  

Et du sang d'une interminable hémorragie que les assassins veulent cacher, les hommes et les femmes du Donbass inscrivent dans la steppe matricielle de la civilisation européenne une nouvelle page d'une geste héroïque qui nous rappelle, depuis les sagesses antiques, ce que nous devons devenir.  

Erwan Castel 

"C’est toujours dans l’histoire d’un grand malheur que se manifeste la beauté de la geste. "

Dominique Venner

samedi 18 septembre 2021

A bon entendeur salut !"

Pour répondre plus précisément à une question concernant les ripostes engagées sur le front du Donbass par les forces de défenses républicaines, voici par exemple la destruction du poste de commandement tactique du 13e bataillon de la 58e brigade d'infanterie motorisée ukrainienne frappé le 7 septembre 2021.

En réponse à une augmentation sensible des provocations ukrainiens visant les zones résidentielles civiles l'artillerie de la République Populaire de Donetsk a riposté sur des positions des forces armées ukrainiennes identifiées comme responsables des bombardements criminels. 

Plusieurs points de tirs mais aussi un poste de commandement et des dépôts ont été détruits et les premiers bilans s'échappant des réseaux hospitaliers et de communication confirment que les forces de Kuev ont subi des pertes importantes. Au minimum et principalement : 

- 8 tués et de nombreux blessés dont 6 dans un état critique.

- 7 unités d'artillerie ukrainiennes (8 selon d'autres informations) détruites.

Les forces de défense républicaines, malgré leur infériorité numérique démontrent donc leur capacité militaire superieure à infliger des pertes importantes, ciblées et mesurées,  aux forces ukrainiennes et un volonté politique intacte de défendre l'intégrité territoriale et la vie des citoyens... 

Erwan Castel 

Photo :Destruction d`une position ukrainienne par l`artillerie républicaine.

vendredi 17 septembre 2021

Et ça continue !

Ce matin les forces ukrainiennes ont bombardé au mortier de 120mm le quartier résidentiel d'Oktyabrsky, dans la périphérie Nord de Donetsk. 

3 résidents blessés et 7 maisons endommagées !

Et bien sûr le silence des médias occidentaux, pourtant si prompts à s'indigner lorsque qu'un pétard mouillé explose aux antipodes de l'Europe, viendra absoudre une fois encore ce nouveau crime de guerre ukrainien !

Erwan Castel

L'arrogance française à terre !

 Vu du Donbass 

Cette semaine le Drian, ce ministre français "des affaires à l'étranger" doit plutôt mal dormir entre l'humiliation américano-australienne évaporant d`un coup de pied au cul un juteux contrat d`armement naval de 50 milliards de dollars et l`arrivée dans son pré carré malien d`unités paramilitaires russes destinées à former et aider réellement une armée nationale à acquérir des savoirs faires autres que faire le piquet d`honneur sur le tarmak de Bamako lorsque ces messieurs Paris viennent inspecter leurs plantations minières...

Et les officines républicaines toute honte bue de s`indigner d`être les dindons de leur propre farce, oubliant avec arrogance le coup de poignard dans le dos  de la Russie lorsque Paris avait refusé de livrer en 2014 les navires Mistral (pourtant déjà payés) à Moscou où les coups d`Etat, interventions militaires et assassinats politiques multiples réalisés en Françafrique pour y maintenir une exploitation néo coloniale, soutenant des dictatures, paupérisant les populations, et excitant le terrorisme islamiste jusqu'à en perdre le contrôle...

La Russie, qui a su déjà déjouer entre autres fourberies mondialistes la stratégie occidentale du chaos en Syrie et le simulacre de maintien de l`ordre français en Centrafrique, vient aujourd'hui et à la demande des autorités maliennes porter assistance au Mali pour pacifier le Nord du pays infecter par des bandes de djihadistes dépenaillés, mission que la "puissante et moderne armée française" a été incapable de faire depuis 8 ans, ou plutôt n`a pas voulu achever afin justifier le maintien de son bouclier protégeant son industrie minières dans cette région subsaharienne.

A la différence de Paris, la Russie ne s`embourbera pas en envoyant ses forces conventionnelles, pas plus qu`elle ne cherchera à donner des leçons de gouvernance politique soumise et de moraline droitdelhommiste hypocrite aux maliens à qui seuls appartient le choix de décider de leur destinée et de leurs partenaires...

Je profite de ce post (suite aux réactions viscérales observées sur un précédent concernant le `"Zébulon" du PAF politique) pour rappeler aux "souverainistes" francais et autres crispés communautaro-centrés qu`ils devraient, dans un souci de cohérence idéologique mais aussi d`efficacité dans la lutte contre la crise migratoire, soutenir les luttes panafricanistes et demander la fin du néocolonialisme français plutôt que de masturber devant les diversions politico-médiatiques zemmouriennes (lequel ne demandera jamais la fin de la "France à fric" pas plus que la sortie de l'UE ou de l'OTAN).

Mais, l`ignorance, la xénophobie, le mépris, la connerie et surtout l`intérêt économique (cumul autorisé) font que ces donneurs de leçon à la con regardent cyniquement ailleurs, préférant cracher leur haine sur les conséquences que lutter contre les causes de leurs problèmes.

En attendant, les peuples africains s`émancipent enfin progressivement des parrainages occidentaux postcoloniaux et mafieux, et le toutou parisien de Washington qui a vendu son cul sur l`autel du mondialisme n`a plus aujourd'hui que sa propre merde à bouffer ! 🤣 ...

Erwan Castel