mercredi 3 juin 2020

Le jour où l'intolérable s'imposa


Il y a 6 ans, le 2 juin 2014, intervenait le bombardement aérien ukrainien de la ville de Lugansk, date cruciale dans la radicalisation de la guerre du Donbass et accessoirement dans mon engagement pour sa cause.

Rappel :

Début 2014, les manifestations pro-occidentales du Maïdan, que les cyniques oseront appeler "la révolution de la dignité", avaient déclenché un vaste mouvement de réprobation dans les régions pro-russes de la Novorossiya historique (d'Odessa à Kharkov en passant par Donetsk) située dans l'arc Sud / Sud Est / Est de l'Ukraine. A l'issue du coup d'Etat de février, tandis que la Crimée opère son retour référendaire en Russie, le mouvement anti-maïdan va rapidement demander une fédéralisation du pays, laquelle va subir une répression de plus en plus sanglante de la part des nouveaux maîtres de Kiev au cours de laquelle 4 événements majeurs qui, attribuant au président ukrainien par intérim Oleksandr Turtchinov le funeste surnom de "pasteur sanguinaire", vont précipiter l'Ukraine dans une guerre aussi hallucinante que meurtrière mais que pas un seul de ses successeurs (Porochenko et Zelensky) ne va tenter d’éteindre.... bien au contraire !
  • Le 13 avril 2014, le nouveau régime de Kiev refusant de dialoguer avec les manifestants pro-russes qui refusent l'ostracisation de leur identité culturelle parle pour la première fois de "guerre" à mener et lance contre le Donbass une "Opération Spéciale Antiterroriste" (ATO) au lendemain de la visite à Kiev... de John Brennan, le directeur de la CIA (tiens tiens !).
  • Le 2 mai 2014, des paramilitaires nationalistes ukrainiens composés essentiellement de néo-nazis, de hooligans et de collaborateurs du nouveau gouvernement issu du Maïdan, attaquent des manifestants fédéralistes dans les rues d'Odessa puis massacrent ceux qui s'étaient réfugiés dans la maison des syndicats (42 personnes assassinées et brûlées vives et près de 250 autres blessées).  
  • Le 9 mai 2014, le bataillon spécial néo-nazi "Azov" prend d'assaut avec ses véhicules blindés la ville portuaire de Mariupol dans le Sud de la République Populaire de Donetsk tuant et blessant plus d'une centaine de personnes et installant sur la cité devenue depuis sa ville de garnison une répression et une terreur qui n'a jamais cessé.
  • Le 26 mai 2014, dans un premier raid aérien important lancé contre la zone aéroportuaire tenue par les séparatistes au Nord de Donetsk, l'aviation de combat ukrainienne bombarde également le quartier résidentiel d'Oktyabrsky faisant là aussi des dizaines de tués et blessés parmi la population civile. 
Et cette liste d'événements   installant dans un crescendo de violences folles une politique génocidaire ukrainienne dans le Donbass n'est pas exhaustive et pour ce seul premier mois de mai 2014 on pourrait en rajouter d'autres tout aussi symptomatiques de cette russophobie hystérique et meurtrière libérée, comme par exemple les premiers bombardements de Slaviansk par l'artillerie lourde de Kiev les 26, 27 et 28 mai 2014.


Puis il y a ce bombardement meurtrier impensable du 2 juin 2014 réalisé vers 15h00 par l'aviation de combat ukrainienne qui tire des roquettes S8 au coeur du centre ville de Lugansk, frappant d'effroi une population civile et ceux qui suivent alors l'évolution inquiétante de ce conflit entre les putschistes du Maïdan et les séparatistes du Donbass. Et là, pour tenter de déresponsabiliser le régime de Kiev impossible d'être à nouveau hypocrite et d'invoquer l'incontrôlabilité de paramilitaires néo-nazis (mais si utiles au nouveau régime) comme lors des massacres des 2 et 9 mai à Odessa et Mariupol ou des "dommages collatéraux" excuses mensongères coutumières des guerres occidentales pour justifier les victimes civiles comme celles du 26 mai à Donetsk.

Car ce que vit le Monde ce jour là, 15 années après les raids aériens de l'OTAN sur la Yougoslavie, c'est bien un nouveau bombardement criminel à caractère génocidaire d'une ville européenne et qui sonne à son tour pour la jeune république populaire de Lugansk un point de non retour, tout comme celui franchi une semaine auparavant avec les frappes aériennes réalisées sur sa sœur jumelle de Donetsk.

Ce jour là l'inacceptable aurait du faire bondir les prétendues "démocraties droitdel'hommistes" occidentales, déjà alertées, entre autres, par les massacres du Maïdan, d'Odessa, de Mariupol, de Donetsk. En effet, le fait qu'un gouvernement, qui plus est en Europe et soutenu par elles, fasse bombarder intentionnellement par son aviation de combat une population civile désarmée au coeur de sa cité dépasse de très loin cet "acceptable" politique déjà très contestable. 

Or il n'en a été rien, comme à Odessa, Mariupol ou Donetsk, les élites occidentales ont regardé ailleurs, leurs chiens de garde médiatiques limitant quasiment l'information dans la rubrique éphémère des faits divers. Et ce silence méprisant et complice des gouvernements occidentaux concernant les crimes de guerre ukrainiens continue depuis plus de 6 ans, même après que certains soient pourtant devenus "garants des accords de paix" qui seront signés à Minsk et renouvelés en février 2015.

Pire que cela, quelques jours plus tard après ce massacre de civils, le 14 juin, la presse occidentale, qui regarder du côté du Donbass quand ça plait à ses maîtres, fustigera les "séparatistes" d'avoir abattu "cyniquement et traîtreusement" un avion militaire ukrainien transportant des parachutistes et des munitions vers l'aéroport de Lugansk !

Une Honte pour l'Occident !

Bombardements de Lugansk du 2 juin 2014

A l'occasion de ce triste anniversaire du bombardement de Lugansk, j'ai relu l'article "Ceci est aussi notre crime !" que j'avais écris le jour même de la tragédie depuis la lointaine Guyane Française où, dans l'insouciance amazonienne des "grands bois", je vivais et travaillais alors depuis 15 ans. 
Aujourd'hui, relisant ce coup de gueule 6 années plus tard, non seulement je persiste et signe dans mon indignation et ma colère dirigée autant contre les soudards ukrainiens que contre leurs parrains occidentaux, mais j'étends mon dégoût à toute cette "opinion internationale" des médias mainstream à ces foules lobotomisées qui depuis plus de 6 ans affichent un silence méprisant vis à vis des atrocités ukrainiennes commises dans le Donbass mais qui pourtant chaque jour montrent leurs capacités à se mobiliser, s'indigner et manifester pour des faits divers survenus aux quatre coins de la planète eux aussi dramatiques mais souvent de bien moindre ampleur.

Oui les crimes ukrainiens perpétrés contre les populations du Donbass sont aussi et plus que jamais des crimes occidentaux..

Elle s'appelait Inna Koukouroudzka, née le 18 juillet 1966, mariée et mère 
de Marina et Irina. Le 2 juin 2014, à Lugansk l'Ukraine mais aussi la CIA, 
l'Union Européenne et les "démocraties" occidentales ont commandité son
lâche assassinat ainsi que des dizaines de milliers d'autres dans le Donbass. 
Peu de temps avant la tragédie de Lugansk, j'avais eu l'occasion de contacter sur les réseaux sociaux Inna Koukouroudzka, qui travaillait alors au service culturel de la jeune république de Lugansk, et nos derniers échanges concernaient sa politique identitaire culturelle, passion partagée avec l'indépendantiste breton que je suis. Quelques heures après le bombardement j'ai appris que mes dernières questions resteraient à jamais sans réponse, apprenant avec horreur que la femme déchiquetée et méconnaissable qui agonisa dans la rue de Lugansk ce jour là n'était autre qu'Inna Koukouroudzka.

L'agonie de Inna, qui fut capturée par les vidéastes amateurs qui se sont précipités avec les secouristes impuissants sur les lieux des bombardements ukrainiens, va devenir un autre symbole fort, et malheureusement pas le dernier, de la souffrance indicible de cette population du Donbass et de la folie furieuse des criminels de guerre ukrainiens. 

Je me souviens de ces images terribles du bombardement de Lugansk qui fusaient ce jour là et qui ont hanté ma nuit blanche et les suivantes. J'ai tout d'abord hésité à montrer dans mon article initial les images insupportables des derniers instants de cette mère de famille déchiquetée par la haine et dont les dernières paroles furent pour ces filles. Mais, poussé par une colère toujours intacte aujourd'hui, j'ai décidé de la publier (dernière vidéo de l'article de 2014), rejoignant l'impudeur de cette société du spectacle dégénérant nos valeurs civilisationnelles, espérant naïvement que ces images, on ne peut plus choquantes, réveilleraient les consciences occidentales anesthésiées sur la réalité des événements...

Peine perdue ! 

Car, qui dans les rues des cités européennes connait les massacres ukrainiens d'Odessa, de Donetsk et de Lugansk et sait qu'ils ont été soutenus par leurs propres gouvernements et qu'ils continuent aujourd'hui ?! Personne à part une poignée de rebelles à la pensée unique dominante.... libres, conscients et qui révèlent par leur très petit nombre l'effrayante soumission des populations européennes à cette dictature de la marchandise occidentale qui incendie le monde et a organisé ici le coup d'Etat du Maïdan et cette guerre interminable dans le Donbass.

Depuis 6 ans de guerre, de souffrance et de fatigue, ce sont aujourd'hui ces morts qui par milliers portent nos fusils et nos stylos, et peu importe les sacrifices et le temps qu'il faudra consacrer à défendre la Liberté du Donbass et libérer la Vérité, nous ne baisserons jamais les bras, car ce serait tuer à notre tour une deuxième fois ces femmes et ses hommes massacrés par la haine d'une ploutocratie amorale qui veut réduire les peuples en esclavage.

"Pour Inna"

"Jusqu'à 3000 morts on vous couvre" avait dit en avril 2014 le président étasunien Obama à son poulain ukrainien Oleksandr Turtchinov porté au pouvoir par intérim après le coup d'Etat pro-occidental orchestré par les officines mondialistes sur le Maïdan en février de la même année.

Depuis 2014, cette barre abjecte de 3000 morts "acceptables" définie par un "prix Nobel de la Paix" a tragiquement explosé au delà des 20 000 tués dans une guerre immonde menée contre les populations de Donbass par le régime de Kiev, et qui est toujours "couvert" et soutenu de plus en plus par ses parrains occidentaux et l'OTAN.

Cette guerre du Donbass qui ravage le coeur de l'Europe est la honte de l'Occident et signe définitivement son arrêt de mort dans les coeurs des Hommes encore libres de penser.

Ce 2 juin 2014, 8 morts et 28 blessés sont tombés sous les roquettes des chasseurs bombardiers ukrainiens. Que leur souvenir soit éternel et nous éclaire sur nos devoirs !


"Fais ce que dois advienne que pourra !"



Erwan Castel


lundi 1 juin 2020

Le journée des anges


La journée internationale de l'enfance, instituée en 1950 mais dont l'idée remonte à 1925 (lors de la conférence mondiale de Genève), revêt dans le Donbass en guerre une dimension émotionnelle particulière pour une population dont l'enfant est placé par tous au coeur des familles, des traditions, des projets et de la société. 

Les enfants tués lors des conflits incarnent certainement le mieux, par la hauteur de leur innocence, le drame de la guerre moderne dont les destructions meurtrières, en dépassant les confinements des champs de bataille militaires, ont retrouvé la sauvagerie aveugle et illimitée des déferlements génocidaires des barbares, croisés, conquistadors et autres soudards assoiffés de sang, d'or et de terreur... 

En effet, lorsque la folie ukrainienne s'abat sur le Donbass pour punir sa population d'avoir oser refuser le coup d'Etat occidental sur le Maïdan et l'ostracisation de son identité russe, les forces armées de Kiev vont frapper avec une haine et aveuglement inouïs les territoires des républiques séparatistes de Donetsk et Lugansk, fauchant de leur acier des miliciens mais aussi des civils par milliers dont cette jeunesse qui incarne plus que tout l'innocence qu'on assassine.

Dans les parcs des villes du Donbass, parmi les stèles rappelant les noms des victimes civiles des attaques ukrainiennes, celles dédiées aux enfants sont tout au long de l'année couvertes de fleurs et de jouets. 
Plus de 100 enfants vont périr sous les tirs ukrainiens, des milliers vont être blessés, dont certains très grièvement, des dizaines de milliers sont traumatisés par les disparus, les destructions et ces orages d'acier qui, malgré des accords de paix signés à Minsk en 2015, n'ont jamais cessé une seule journée.

Depuis que Kiev a lancé son assaut contre le Donbass en 2014, lequel a fait plus de 20 000 morts ("officiellement" 13 000), 120 enfants ont été tués et plus 320 autres ont été blessés (DNR - 85 morts 233 blessés. LC - 34 morts 77 blessés).



Rien que pour ce mois de mai 2020 qui vient de s'achever, parmi les 20 victimes civiles, 6 enfants ont été encore blessés par des tirs ukrainiens : 
  • 2 mai, 1 fillette de 7 ans, blessée par un bombardement au mortier du village de Zolotoye 5 en République Populaire de Lugansk.
  • 4 mai, 3 fillette de 7, 7 et 10 ans blessés dans le mitraillage du village d'Aleksandrovka au Sud de Donetsk..
  • Le 7 mai, 2 enfants âges de 14 ans et 3 adultes ont été blessés par des tirs de grenades automatiques ukrainiennes dans le village de Sahanka au Sud de la RPD.
Comme chaque année depuis 2017, les familles de Donetsk se sont rassemblées au coeur de leur cité dans ce magnifique parc Sherbakova où, depuis l'immense passerelle enjambant l'étendue d'eau, des milliers de lanternes chinoises se sont envolées rejoindre parmi les étoiles les âmes des enfants assassinés dans le Donbass mais aussi partout dans le Monde et qu'ici personne n'oublie.


Et ce lâcher d'étoiles ne fut pas le seul, et dans les quartiers et villages bordant le front, d'autres lumières ont rejoint le ciel d'été. Ailleurs, dans de nombreuses villes et régions d'une Russie plus que jamais solidaire du Donbass, comme Moscou, Astrakhan, Belgorod, Bryansk, Voronezh, Nizhny Novgorod, Smolensk, Tula, Ulyanovsk, Saint Petersbourg, Oryol, Kursk, Krasnodar, Khanty-Mansi, Karachay-Cherkess, Crimée, Kamchatka etc... des dizaines de milliers de ballons blancs ont été envoyés dans le ciel ou des bougies symboliques et des jouets pour enfants posés sur les rebords des fenêtres.

Quelques instants plus tard, d'autres feux s'élançaient vers le ciel, ceux des balles traçantes ukrainiennes cherchant à abattre ces lanternes chinoises qu'un vent justicier portait vers le front pour réveiller leur honte. D'un côté, le recueillement et le souvenir d'un acte d'amour populaire et de l'autre l'hystérie et le débilisme d'une haine idéologique meurtrière... finalement un résumé symbolique des plus justes de cette guerre qui martyrise le Donbass depuis bientôt 7 ans...


Cette année, toujours cloué dans mon lit par ma blessure, je n'ai pu me déplacer vers le parc de Sherbakova où se déroule cette "soirée des anges"... mais le coeur y était...

Erwan Castel

"Je veux vivre"


La veille, 31 mai, dans leur danse aérienne, la pluie et le soleil dessinaient au dessus de Donetsk un splendide arc en 
ciel qui semblait annoncer cette journée des anges où la tristesse dans sa présence éternelle porte aussi l'espérance.

L'Ukraine, import export du néo-nazisme



Lorsque la crise ukrainienne éclate en novembre 2013, on voit rapidement fleurir parmi les émeutiers du Maïdan des symboles ouvertement nazis brandis par les groupes paramilitaires bandéristes qui avec le soutien des occidentaux et la naïveté de la majorité de la population ukrainienne vont parvenir à renverser le président Ianoukovitch... mais pour le remplacer par un régime encore pire car articulé autour d'une idéologie totalitaire ethnocentrée et d'une russophobie belliciste...

Dés lors, les crânes rasés, et autres asociaux et aventuriers en quête de sensations, liqueurs et conneries fortes vont affluer vers l'Ukraine pour grossir, avec des repris de justice et hooligans locaux, les rangs des bandéristes ukrainiens qui, avec la bénédiction des nouveaux maîtres de Kiev, se métamorphosent rapidement en bataillons spéciaux fonçant vers le Donbass où ils rêvent de revancher la chute de Berlin de 1945. 

Groupe de combat du bataillon spécial ukrainien Azov dont la présentation volontaire du revers de leur drapeau régimentaire  exprime encore plus explicitement leurs références symboliques et idéologiques nazies
La guerre dans le Donbass entre aujourd'hui dans sa septième année et les bataillons néo-nazis bien que confondant toujours débilisme et courage, sont entrés bon gré mal gré dans les organigrammes et la normalisation des forces armées ukrainiennes où leur autonomie a été largement réduite, privant progressivement leurs petits führers politiques du terrain de jeu du Donbass où ils pouvaient avant assouvir et mettre en pratique, en toute impunité et sans limite leur russophobie haineuse et criminelle. 
Depuis les années 2014-2015, les bataillons néo-nazis ukrainiens se sont fait plus "discrets", certains ayant fondus jusqu'à disparaître totalement sous les coups des forces républicaines, l'usure du temps voire même - mais trop peu souvent malheureusement - sous les sanctions de tribunaux ukrainiens qui ne pouvaient plus fermer les yeux sur certains de leurs crimes de guerre commis dans les territoires du Donbass occupés par Kiev (exemple, le bataillon Tornado) 

Tout en fantasmant toujours d'une nouvelle campagne de Russie version IVème Reich, l'idéologie bandériste, frustrée en son propre pays bien que toujours très présente dans les rues et les discours politiques, cherche depuis quelques années à exporter son idéologie néo nazie après avoir pendant un temps attiré des nostalgiques et sympathisants du IIIème Reich.

Dans cet "import export" ukrainien du nazisme nous pouvons observer tout comme avec les islamistes radicaux du Levant - ces autres idiots utiles de l'impérialisme mondialiste -, un aller entre les pays d'origine d'où les individus partent faire des safaris russophobes dans le Donbass, puis un retour chez eux où les plus fanatiques se regroupent et se structurent autour de projets politiques et subversifs. 


La France qui fournit plus de 50 volontaires d’extrême droite au bataillon Azov au cours des premières années du conflit n'échappe pas à cette règle et dispose désormais d'un groupe Prayvi Sector France qui dispose d'appuis mondialistes autant que d'indifférences médiatiques, complices actifs et passifs d'un néo-nazisme revendiqué, parce qu'avant tout russophobe !

Aujourd'hui je vous invite à regarder à l'extérieur de l'Ukraine jusque de l'autre côté de l'Atlantique, au Brésil par exemple, où au coeur de manifestations apparaissent aux antipodes de Kiev ses symboles ukrainiens et néonazis, et je remercie Guillaume Lopez de m'avoir informé de ce fait divers qui est un morceau de la partie émergée d'une internationale néo-nazie que les bandéristes voudraient organiser à travers le monde.

Contre manifestation pro-gouvernementale en tête de laquelle sont visibles (côté droit de la photo) le drapeau et celui du "Prayvi Sector néonazi ukrainiens

Dans un Brésil de plus en plus déçu d'avoir été trompé par Bolsonaro, dont le gouvernement pro mondialiste, pour mieux marchandiser son pays, tend vers un régime de plus en plus totalitaire, l'opposition grandit et organise de plus en plus de manifestations, cherchant une nouvelle voie réellement démocratique entre les les tentations de corruption ou de dictature qui entachent la vie politique brésilienne depuis des années.


Et lorsque ces opposants brésiliens, surveillés de près par la police, se retrouvent face à des contre manifestants pro-gouvernementaux cela donne des heurts assez violents comme à chaque fois dans ces pays latino-américains aux sangs chauds. Mais quelle n'a pas été ma surprise de découvrir parmi les chiens de Bolsonaro le drapeau ukrainien et même celui des néo-nazis de "Prayvi Sector" (Secteur Droit) ! 

Cette présence incongrue de symboles néo-nazis ukrainiens importer au Brésil par d'anciens volontaires de bataillons néo-nazis du Donbass démontre :
  • La réalité d'une résurgence néo-nazie tentaculaire dont la référence et le foyer actuels sont à Kiev et qui tente de créer un réseau avec des militants formés, équipés et aguerris à travers le Monde.. 
  • Le nouveau soutien inconditionnel de ce néo-nazisme made in Bandera à la ploutocratie mondialiste, bien qu’ici intrinsèquement contre nature à l'idéologie originelle et la réalité brésilienne,   
Regardons par exemple cette manifestation antifasciste organisée dans les rues de Sao Paulo ce week-end du 30-31 mai 2020 (ici ce ne sont des ces faux "antifas" occidentaux qui ne sont que le miroir du fascisme critiqué). Au milieu des contre manifestants sont des sympathisants pro-ukrops qui non seulement participent mais mènent les provocations contre les opposants antifascistes au gouvernement Bolsonaro. 

Ici un vétéran brésilien des bataillons néo-nazis ukrainiens engagés 
contre le Donbass provoquant des manifestants pro-démocratie
D'aucuns diront qu'il ne s'agit que d'un énergumène isolé qui ne représente que lui même, ce que je souhaiterais aussi, mais il existe au Brésil, surtout depuis l'arrivée au pouvoir d'un Bolsonaro, nostalgique des dictatures latino-américaines jusqu'à admirer publiquement le dictateur Pinochet , une montée d'un néo-nazisme dont la référence politique est le régime ukrainien.


Parmi les militants brésiliens soutenant le néo-nazisme made in Ukraine, se trouve une certaine Sara Winter, une ex femen et militante néo-nazie (encore une !) qui veut que le modèle ukrainien soit appliqué au Brésil. Cette excitée qui ose dire tout haut ce que Bolsanaro dont elle est une amie ose à peine murmurer veut mener une campagne de terreur contre l'opposition politique au régime pro-mondialiste de Brasilia.
















Le rêve de Sara Winter est d'organiser au Brésil d'un parti néo-nazi pour mener la chasse aux opposants politiques qui veulent remettre le pouvoir brésilien sur une voie démocratique et populaire. Elle a même initiée récemment la formation d'un premier groupe paramilitaire de "300 guérilleros" soit disant formés aux méthodes insurrectionnelles ukrainiennes dont le but est de démettre Rodrigo Maia le président de la chambre des députés du Brésil et selon ses propres termes "d'ukrainiser le Brésil" pour éviter le retour de Lula ou de son parti.

Même si tout cela pour le moment prête plus à rire qu'à s'inquiéter, il ne faut pas cependant sous estimer le risque que représente ce néo-nazisme ukrainien, virus bien plus dangereux et mortel que le pire des coronavirus, Et ce greffon bandériste implanté au Brésil dans l'ombre bienveillante d'un régime pro-fasciste, peut là aussi profiter du marasme politique local et de la crise économique mondiale pour implanter opportunément un néo-nazisme auprès de foules désespérées et manipulées que pour mieux être opprimées.

Erwan Castel 

L'hémorragie du Donbass


Dans le Donbass, ce mois de mai 2020 aura été marqué par des événements importants dans cette guerre interminable aux confins de l'Occident et l'Eurasie où le martyr étouffé d'un peuple entame sa septième année de larmes et de sang:
  • En premier lieu, une augmentation importante du nombre de victimes civiles touchées par les bombardements et les tirs des forces armées ukrainiennes. Au total 20 personnes - 1 tuée et 18 blessés (dont 6 enfants) - ont été touchées lors de tirs ukrainiens intentionnels sur leurs quartiers ou villages résidentiels auxquelles il convient de rajouter 3 autres blessées par l'explosion de mines terrestres.
  • En second lieu et conséquence de ces bombardements ukrainiens exponentiels sur les civils, les 2 républiques de Donetsk et Lugansk ont décidé, les 19 et 20 mai, de mettre en alerte de combat maximale leurs forces de défense, qu'elles ont autorisé à riposter aux agressions de Kiev avec tous les moyens dont elles disposent infligeant depuis des pertes importantes aux unités bombardant leurs territoires. 
 Camarade de ma compagnie, Alexeï Markitantov, 32 ans, volontaire de Carélie au sein de la Brigade Piatnashka. "Karel" avait été grièvement blessé le 25 avril 2020 sur le front de Yasinovataya, il meurt des suites de ses blessures le 18 mai 2020
  • Enfin, l'hémorragie subie sur la première ligne de défense par les milices populaires de Donetsk et Lugansk continue, et la Brigade Piatnashka continue de payer le lourd tribut du sang pour la Liberté du Donbass, avec 1 tué, "Karel", un jeune volontaire de Caréliede 32 ans venu défendre le Donbass et mort des suites de ses blessures ce 18 mai 2020.
Voici, comme à chaque début de mois, quelques uns des visages de ceux qui ont rejoint, pendant cette période où les mémoires commémorent le 75ème anniversaire de la victoire de 1945, les rangs d'un régiment immortel qui compte désormais des milliers de volontaires du Donbass tombés dans une guerre qui malheureusement n'est pas prête de se terminer.

Que la terre soit légère à leur repos éternel et le souvenir de leurs sacrifices lourd dans les coeurs de celles et ceux qui ont ramassé leurs fusils.

Erwan Castel




1 mai, Vyacheslav Shvylyov, 44 ans.



2 mai, Roman Velikin, 41 ans.





2 mai,, Pavel Kiforuk, 34 ans.



5 mai, Alexander Fochenko, 38 ans.




5 mai, Vitaliy Cheprunov, 56 ans.



5 mai, Vladimir Belitsky, 60 ans.





6 mai, Anatolyevich , des suites à blessure.


7 mai, Alexander Melnichenko, 47 ans.





8 mai, Zagrubsky Victor, 50 ans.



9 mai, Skitilyagin Alexander, 25 ans.





13 mai, Arzamastsev Nikolay, 37 ans.




15 mai, Gapurov Ruslan Abdulhakimovich, 52 ans.





16 mai, Alexey Perekhlest



17 mai, Zolotarev Vladislav, 52 ans




18 mai, Alexei Markitantov, 32 ans.



20 mai, Alexander Golovin, 30 ans.





23 mai, Artyom Mertsalov, 28 ans.



24 mai, Alexander Doronin, 43 ans.




25 mai,  Stanislav Valerevich Cherednik, 27 ans.


29 mai, Valery Pustovalov, 53 ans.







31 mai, Vladychenko Aleksey, 25 ans.



31 mai, Baranov Alexander, 48 ans.





Mises à jour:


17 mai, Andrei Tsykov, 33 ans.




18 mai, Demi Anatoly Valentinovich, 41 ans.







25 mai, Cherednik Vladislav, 27 ans.



28 mai, Zhidovkin Denis, 31 ans.







31 mai, Aleksey Vladimirovich  -Kochegar, 25 ans