mardi 6 août 2019

Retour sur les routes

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Accompagné du soleil revenu nous repartons sur les routes de la République Populaire de Donetsk pour des sécurisations de zones entre Donetsk et Gorlovka.

Dans ce ruban de moins de 5 kilomètres de large se côtoient à la fois une ligne de front active, des agglomérations habitées et une des principales voies de communication entre Donetsk et Gorlovka et même plus loin vers Lugansk, notre république soeur du Donbass.


Mardi 6 août 2019

Autour de nous, les stigmates et les marques de la guerre semblent organiser la signalétique de cette ligne invisible animée au milieu des activités civiles par le flux et le reflux de véhicules militaires ou de soldats à pied et en armes.

Ici la guerre fait partie depuis 5 ans de l'horizon et la banalité de la vie quotidienne mais sans pour autant effacer dans les coeurs sa dimension tragique et la vigilance de tous, enfants compris qui font silence en épiant l'horizon lorsque les percussions d'un canon, d'une roquette ou d'une mitrailleuse lourde s'invitent dans les conversations.

Mais ici la dignité et la pudeur commandent de ne montrer ni la peur ou l'anxiété, ni les difficultés de la vie ou l'incertitude des lendemains, mais au contraire de continuer à vivre "comme si de rien n'était" pour que les traditions des grand- mères et les sourires des enfants continuent à fleurir dans les jardins fruitiers du Donbass.

Et je regarde ce soleil couchant incendier l'horizon par delà la silhouette déchiquetée d'une maison bombardée, en pensant que c'est aussi la même étoile qui joue dans les frondaisons des grands bois" tropicaux, au coeur de cette Guyane enchanteresse aux pieds de laquelle j'ai déposé auparavant mes rêves pendant 15 années...

Étrange planète et surtout étrange espèce, que cet "Homo sapiens sapiens" trop souvent si mal nommé qui est capable du meilleur, mais surtout du pire.

Erwan Castel

lundi 5 août 2019

Trump ouvre une boîte de Pandore



Il semble que le POTUS ait trop pris de viagra ces derniers temps, au vu de ses nouveaux cacas nerveux contre l'Iran, le Vénézuela, l'Europe, la Russie, la Chine etc...

Mais le pire et plus sournois de ces actions stratégiques est aujourd'hui le retrait définitif des USA du traité de non prolifération des armes nucléaires à moyenne portée (INF), annoncé sourire aux lèvres par son faucon de guerre Pompeo ce 2 août dernier.

Et cet incendiaire de Pompeo, qui rêve chaque nuit de bombarder la Corée du Nord, le Vénézuela et l'Iran a eu l'outrecuidance d'accuser la Russie d'être responsable de la fin de ce traité vital pour la Paix mondiale que conclurent en 1987 Gorbatchev et Reagan et qui permit d'amorcer une désescalade nucléaire bilatérale historique (je me souviens du retrait retentissant des fusées intermédiaires (env 5000 km de portée) "Pershing" américaines et "SS20" soviétiques du théâtre européen).

Ce traité qui scellait une démilitarisation stratégique de l'Europe à été pour la première fois remis en cause par l'administration Obama en 2014, en pleine crise ukrainienne, accusant sans preuve (comme d'habitude) la Russie de violer le Traité en expérimentant un nouveau missile de croisière (9M929).

Un an plus tard, en 2015, Washington annonçait un plan de redéploiement de missiles nucléaires intermédiaires terrestres en Europe (plan en fait déjà amorcé sous couvert des sites de lancement du système AEGIS officiellement "défensifs", en Pologne et Roumanie).

Or le départ de la Maison Blanche de ces fous de guerre ne va absolument rien changer, et Trump qui pourtant a fait toute sa campagne à vouloir changer leur politique belliciste va confirmer en 2018 ce plan belliqueux du russophobe Obama (et le Congrès donnera même son feu vert pour l'expérimentation d'un missile nucléaire sur système mobile).

La Russie va quitter également le Traité INF ce 3 juillet pour répondre légalement à la nouvelle course aux armements engagée par Washington.

Dans cette nouvelle guerre froide, les grands perdants sont à nouveau les pays européens, pros en otage par l'OTAN et qui se voient menacer par l'installation des missiles étasuniens sur leurs territoires qui ne sont qu'à une dizaine de minutes de vol des centres névralgiques russes, tandis que les USA retentissant hors de portée des missiles intermédiaires russes.

L'hypocrisie occidentale est sur ce dossier générale y compris au niveau d'une Union Européenne qui ne défend que la stratégie des USA en déclarant vouloir préserver les acquis du traité mais en refusant à l'ONU la proposition russe d'instaurer un réseau de contrôles et de négociations à cet effet.

Aujourd'hui les USA avec le soutien suicidaire de leurs laquais de l'OTAN ont engagé une nouvelle course aux armements, à la fois contre la Russie mais aussi contre la Chine, comme l'a confirmé Pompeo, plongeant ainsi le monde dans une guerre froide pire que la précédente.

Erwan Castel

dimanche 4 août 2019

Retour vers Donetsk

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Cette 2ème mission d'appui aux forces de police sur l'arrière du front s'achève sous une pluie froide et battante qui a surpris tout le monde, et nous quittons le secteur de Krasnei Partisan, "trempés comme des soupes" 


Dimanche 4 août 2019

Sous une pluie fine et froide rappelant la marche des saisons, nous attendons notre relève et un repos sur Donetsk...

Ce matin un couple d'anciens allant au marché est venu nous offrir sous les nuées orageuses des poignées de cerises gorgées de soleil.

Les brumes fusionnées de la terre trempée, des usines métallurgiques, et des feux ménagers een diluant à l'horizon la terre et le ciel, fécondent mes pensées de questions existentielles... par définition sans réponse.

11h56, un tir de SPG 9, ce canon sans recul de 73mm très présent sur le front du Donbass, rappelle que la guerre est toujours là, rampante autour de ces ruines qui signalent aux vivants, sur plus de 400 kilomètres entre Mariupol et Lugansk, qu'ils peuvent ici et sans raison croiser à tout instant la grande faucheuse noire.


Sur les portails griffés par l'acier des nombreuses maisons encore habitées, des croix blanches signalent aux pompiers, en cas de bombardement, la présence de personnes.

Mais la vie continue malgré la Camarde et les pluies qui semblent être sur cette steppe griffée par l'acier, les larmes des Dieux abandonnés, impuissants et attristés par la folie des Hommes.

Erwan Castel

Parabellum


Cette nuit dans le Donbass, sur le secteur de Krasney Partisan (Nord de Yasinovataya) où nous sommes toujours déployés en sécurisation de zone, j'ai entendu pour la première fois depuis le 21 juillet nos armes devoir riposter à des tirs persistants de mitrailleuses lourdes ukrainiennes.

Un peu plus au Sud, les ukrops ont utilisé à plusieurs reprises des missiles antichars sur nos positions défensives, tandis que celles défendant le front Nord de Gorlovka ont été bombardées par des mortiers de 82 mm des radicaux d'Azov (secteur de Dolimite)

Sur le front de la république voisine de Lugansk, la trêve n'est pas plus respectée par Kiev : bombardements des villages de Lozovoy et Lugvinovo où un soldat républicain a encore été tué par un sniper ukrainien.

L'hémorragie lente du Donbass continue donc tandis que se joue toujours à Minsk un théâtre cynique que plus personne n'écoute.

"Quand le vin est tiré il faut le boire..."

...Tout comme la guerre qui ne peut passer à nouveau passer le relais à la politique qu'à l'issue d'une victoire, d'une défaite ou d'une capitulation d'un des 2 belligérants.

Et vu la complexité de ce conflit où travaillent aussi dans son ombre L'OTAN et la Russie, l'enlisement militaire du front et l'impossibilité politique de reculer pour les forces en présence, ce n'est pas demain la veille que les canons brûlants du Donbass vont se taire devant le chant des oiseaux de la steppe.

Seule malheureusement une vraie guerre semble être capable d'en finir avec cette fausse guerre mais qui a déjà fait au coeur de l'Europe plus de 20 000 vraies victimes.

Erwan Castel

samedi 3 août 2019

En Sibérie aujourd'hui



Cette fois la photo du jour n'est ni de moi ni dans le Donbass. Elle a été publiée dans le cadre d'information concernant la Sibérie. 

Ce qui est interessant das le publication initale de cette photo est qu'une minorité de personnes, mais suffisamment importante pour qu'elle soit citée a cru bon de polémiquer sur l'authenticité de cette photo plutôt que de débattre éventuellement sur le message qui l'accompagnait. Ces idiots qui regardent (et commentent) le doigt qui leur montre la lune sont pléthore aujourd'hui, symptôme de cette société du spéectacle où un paraître aliénatoire engendre tant de frustrations et haines individuelles...

En attendant, les feux de forêts continuent de ravager la Sibérie, infligeant des dégâts catastrophiques aux biotopes...

Cette photo (réelle ou montée) d'une Nature agonisante et que je trouve particulièrement atroce nous rappelle - et même lorsque nous ne sommes pas responsables des drames qui la touchent (pour une fois) - notre responsabilité de la protéger et lui porter assistance, car nous lui devons la seule chose la plus essentielle : la Vie.

Erwan Castel


Le cynisme meurtrier d'une trêve


Août est à peine entamé que des défenseurs du Donbass continuent à rejoindre les rangs du régiment immortel russe.

Ainsi de 

Mikhail Petriskov, 48 ans, tué le 1er août, 
Anatoly Tishenko, 32 ans, tué le 2 août,
Sergey Yakovlev, 29 ans, tué le 2 août.

Que la terre leur soit légère et le souvenir de leur sacrifice éternel.


Et pendant ce temps là dans un grand théâtre masturbatoire les politiciens de tout bord, dans des costards brillants aux boutons tendus par la graisse , continuent de nous parler d'accords de Minsk, de cessez le feu et de statut spécial !

Aujourd'hui, le combat du Donbass n'est plus seulement cette rébellion idéologique contre l'hégémonie mondialiste occidentale qui a organisé le coup d'Etat néo nazi du Maïdan et sa croisade anti-russe.

C'est la résistance survivaliste d'un peuple pacifique obligé de prendre les armes contre ses assassins, ceux qui ont massacré ses innocents à Odessa, Mariupol, Lugansk, Donetsk, Krasnoarmeisk, Slaviansk, Gorlovka etc. et qui continuent à tuer quotidiennement des hommes et des femmes défendant, dans leur diversité communautaire, cette liberté humaine fondamentale de vivre son identité sur la terre de ses ancêtres et sans conditions.



Erwan Castel




Le cauchemar du pouvoir

Vu du Donbass (25)


Aujourd'hui au bord de cette Loire où furent noyés en 1793 et 1794 des milliers de personnes par l'imposteur révolutionnaire Carrier, des milliers de citoyens sont venus exprimer leur colère suite à l'assassinat de Steve par les nouveaux imposteurs républicains.

L'histoire nous enseigne que les pouvoirs peuvent toujours se défendre avec plus ou moins d'efficacité contre leurs opposants idéologiques, les crises économiques, les catastrophes naturelles et même les guerres. Mais aucun gouvernement de l'Histoire n'a réussi à survivre longtemps à son peuple lorsque les coeurs sont submergés par un sentiment d'injustice profond.

La France est aujourd'hui face à ce sentiment d'injustice invincible qui bloque enfin dans une impasse mortelle ce gouvernement Macron qui finalise avec un zèle inimiginable 45 années de trahisons de la souveraineté nationale et de mépris des peuples constituant sa maçonnerie identitaire.

Pas une seule dictature européenne, qu'elle soit monarchiste, fasciste ou colonialiste n'a pu résister à la colère légitime d'un peuple méprisé et blessé par ceux là même qui sont en charge de le protéger.

Une fois que ce sentiment d'injustice populaire explose dans les rues la colère devient une lave que chaque bouclier policier excite encore plus .

La France d'aujourd'hui est gouvernés par des fous furieux dont l'inaptitude et l'arrogance nous mènent vers un chaos total et irréversible.

La V° république n'existe plus et les peuples de France doivent maintenant achever leur libération pour punir ces traîtres au pouvoir qui depuis la Révolution française les ont asservis à un État-nation jacobin au service d'une bourgeoisie élitiste.

Et surtout il ne faut pas écouter les chants des sirènes qui, de Jean Luc à Marion, ne cherchent qu'à continuer le même carnaval du pouvoir mais juste avec de nouveaux masques...

Seule une révolution conservatrice et radicale permettra à la France de se débarasser de ses oripeaux jacobins et leurs parasites bourgeois.

Les peuples de France dans une dynamique confédéraliste des peuples d'Europe (et non de cette fausse UE), doivent reconquérir, dans leurs sanctuaires identitaires naturels, leurs souverainetés identitaires natives.

Il faut pour commencer en finir avec ce concept désuet et artificiel d' "État-nation" en arrêtant cette alternance politique républicaine qui n'est qu'un leurre organisé par la ploutocratie qui a infecté la démocratie républicaine avec la dictature amorale de sa marchandise aliénatoire.

Car, pour finir sur ton plus léger (quoique...), force est de constater qu'en France, suite une dérive capitaliste opérée au début du XX° siècle (via d'une part la convergence idéologique libérale des choix économiques républicains et sociétaux socialistes d'autre part ), "la gauche et la droite ne sont que les 2 fesses d'un même cul dont il ne sortira que de la merde" (Coluche)

Erwan Castel

vendredi 2 août 2019

Du 29 septembre au 2 août

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Ce matin, les bérets bleus de nos unités regardaient le ciel avec nostalgie, se cherchant du regard pour échanger un sourire et une accolade, m'invitant à les rejoindre un instant avant que de retourner pour une nouvelle mission terrestre du côté de Krasney Partisan


Vendredi 2 août 2019

Aujourd'hui pour le monde russe, c'est le jour des paras...

Un peu l'équivalent de notre jour de la Saint Michel, le saint patron des parachutistes français, qui est aussi fête des bérets rouges.

Sauf qu'en Russie les hommages aux forces armées sont des communions de coeur qui débordent largement l'enceinte des casernes.

Ce matin, malgré que je ne porte pas le béret bleu des forces aéroportées russes identifiant les anciens TAP, de nombreux camarades sont venus me gratifier d'un tonitruant "S'praznikom !" saluant mon passé d'officier parachutiste dans l'armée française.

Plus tard, avec ceux de la compagnie ayant un jour "passé la portière", nous nous sommes retrouvés pour trinquer à la santé de nos belles années, lorsque la voile claquait dans le vent au dessus de nos rêves suspendus dans le ciel...

Et je profite de ce jour des VDV pour saluer tous les paras qui ont cette noblesse de former une grande fraternité d'armes, par delà leurs différents uniformes que parfois les vents de l'Histoire jettent les uns contre les autres.

Erwan Castel

Photo: "Jour des VDV" à Lugansk.

La guerre respire toujours...


Depuis le 21 juillet, malgré une persistance de violations régulières du cessez le feu, principalement aux armes légères, l'arrivée du mois d'août a été marqué par une reprise sensible des bombardements ukrainiens contre les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk. 

Ainsi par exemple, le 31 juillet les violations ukrainiennes du cessez le feu ont été multipliées par 7 et ce 1er août, les forces de Kiev ont réengagé leurs mortiers de 120 mm sur le front Sud de la RPD (secteur de Kulikovo), mais également réutilisé des drones modifiés pour bombarder les positions républicaines. Ainsi dans le secteur d'Oktyabr sur ce même front Sud, 3 soldats républicains ont été blessés par un premier drone à 14h00 avant qu'un deuxième drone ukrainien ne soit abattu une demi heure plus tard par les forces de défenses anti aériennes.

On voit bien ici que les promesses politiques ukrainiennes, y compris la mise en place (pour la 1ère fois) de mesures disciplinaires coercitives à l'encontre des commandants d'unités identifiées responsables de violations par les observateurs de l'OSCE, a autant d'effet sur le comportement des soudards de Kiev qu'un cataplasme sur une jambe de bois.

De notre côté les consignes de ne pas riposter aux provocations ukrainiennes sont rappelées sempiternellement sur nos positions qui s'efforcent de rester silencieuses, tandis que les autorités républicaines exhortent (comme à chaque trêve) la partrie adverse de respecter ses engagements pris à Minsk.


Par ailleurs, de nombreux rapports et observations font état d'un renforcement important du dispositif d'assaut ukrainien déployé sur le front du Donbass, en unités mais aussi en moyens logistiques comme par exemple cet approvisionnement de 10 000 obus de mortier de 120mm acheminés au dépot de la 48 brigade situé dans la région de Kalinovka, dans la région de Vinnytsia, à l'arrière du front.

Et dans nos casernes nous avons été à nouveau mis en alerte devant cette nouvelle détérioration du front.

Sur le front la population résiste aux épreuves malgré une fatigue certaine de 5 années de peur vécue au milieu des orages d'aciers. Voici le témoignage d'une des dernières résidentes de Zaitsevo, ce village coupé en deux par la ligne de front au Nord de Gorlovka et dont la partie républicaine a été quasiment rayée de la carte par l'artillerie ukrainienne. C'est ici qu'a été tuée, par une mine ukrainienne posée dans son jardin le 25 juillet dernier, la dernière victime civile de cette guerre qui continue.

"Mon unique rêve aujourd'hui: mourir d'une mort naturelle"

Plus au Sud, dans le village de Kominternovo, lui aussi quotidiennement soumis aux trirs ukrainiens, une grand mère raconte comment elle a échappée miraculeusement aux tirs d'un sniper ukrainien alors qu'elle se rendait à son magasin d'alimentation.

"Ils sont devenus complétement fous !"

Au cours du mois de juillet, l'effectif connu des défenseurs républicains tués au combat est resté élevé (21 minimum) malgré l'accalmie générée par cette nouvelle "trêve" mais au cours de laquelle nombre d'entre eux témoignent de la persistance des violations ukrainiennes réalisées.

La guerre, ou plutôt les guerres (politiques, médiatiques, militaires, psychologiques) qui font rage dans le Donbass et dont les échos résonnent à Kiev et Moscou et jusque dans les capitales européennes, ne sont pas prètes de s'arréter, loin s'en faut car nous sommes des lignes de tranchées aux positions diplomtaiques dans une situation ou personne ne peut reculer devant l'autre sans amorcer une capitulation totale.

Erwan Castel




jeudi 1 août 2019

Victimes d'un.... cessez le feu !


Dans le Donbass, les soldats républicains continuent de payer avec leur sang le prix de la Liberté des républiques de Donetsk et Lugansk, tombant chaque jour sous l'acier des tireurs et des artilleurs ukrainiens massés sur la ligne de front qu'ils défendent sans relâche depuis près de 2000 jours et nuits.

Ici je n'évoquerai pas les parlotes politiciennes de merde qui circulent de part et d'autre du front, promettant pour les unes un cessez le feu sans condition ou évoquant pour les autres un retour du Donbass en Ukraine sous statut spécial.

La réalité est dans le regard des soldats mais aussi des civils qui depuis 5 ans combattent et survivent sur ce front pour défendre la liberté de vivre leurs traditions russes et de choisir leur propre destinée identitaire.

Ce mois de juillet ce ne sont pas moins de 21 miliciens républicains qui ont sublimé leur devoir jusqu'au sacrifice, disparaissant à l'horizon de leurs familles, amis et camarades mais restant à jamais gravés dans leurs coeurs.

Que la terre leur soit légère et que leur souvenir soit notre force pour continuer le combat coûte que coûte !

Erwan Castel

Voici quelques uns des défenseurs du Donbass (connus à ce jour) disparus en juillet...



1er juil, Alexander Gridnev, 26 ans



1er juil, Igor Marik. 28 ans

1er juil, Pavel Ivashchenko



1er juil, Storozhev Igor, 30 ans





1er juil, Vladislav Yurchenko, 19 ans



3 juil, Sharipov Xodƶiakʙar, 32 ans.




4 juil, Evgeny Novikov. 37 ans


4 juil. Dmitry Zinchenko, 25 ans






5 juil, Valery Nestilov, 22 ans


7 juil, Mikhail Belchenko, 30 ans







7 juil, Roman Zakharenko, 23 ans


11 juil, Dimitry Pavlochitch Konkov, 40 ans




11 juil, non identifié


14 juil,  23 ans






17 juil, Dmitry Latish, 35 ans.



19 juil, Bezmen





22 juil, Andrei Krivotcheev, 32 ans



30 juil, Evseev Sergey, 46 ans