dimanche 12 mai 2019

La République a 5 ans !


Aujourd'hui la République Populaire de Donetsk fête ses 5 années d'existence et d'espérance nées dans le feu d'une guerre qui continue jusqu'à aujourd'hui, les détonations des canons ukrainiens se mélant aux explosions des feux d'artifice célébrant l'évèenement.

C'était en effet ce 11 mai de l'année 2014 que s'est déroulé le référendum pour l'autodétermination des populations de Donetsk et Lugansk en Républiques Populaires. Et malgré les pressions de Kiev exercées dans quelques bureaux administratifs frileux encore soumis à la hiérarchie ukrainienne, où les menaces de répression lancés par les unités des radicaux nationalistes en route vers les portes de leurs cités, les populations du Donbass vont massivement se prononcer en faveur de l'indépendance de leurs régions : avec un taux de participation qui dépasse les 75% le séparatisme avec l'Etat ukrainien est demandé par 89% des votants à Donetsk et 96% à Lugansk, ce qui hisse la dynamique populaire de ces régions aux racines russes toujours vivantes au même niveau que le référendum réalisé en Crimée 2 mois auparavant.

En faveur de l'indépendance de la République populaire de Donetsk, se sont exprimés 89% des votants de la République Populaire de Donetsk et 96% dans la République jumelle de Lugansk, ce qui est comparable aux résultats du référendum sur la Crimée du 16 mars 2014.

Pour expliquer ce choix quasi unanime d'une indépendance des régions de Donetsk et Lugansk, alors que quelques semaines auparavant il n'était question que d'autonomie dans une requète de fédéralisation de l'Ukraine il faut se souvenir de la radicalisation criminelle opérée par Kiev dans les jours précédents à l'égard des populations de l'Est de l'Ukraine qui entretiennent déjà un rapport affectif puissant avec leurs racines russes et des liens familiaux et sociaux dans les régions limitrophes de la Fédération :
  • Discours russophobes de plus en plus agressifs de la part des tenants du nouveau pouvoir
  • Déclenchement le 13 avril d'une Opération Spéciale Antiterroriste, contre les manifestants fédéralistes 
  • Massacre le 2 mai d'une quarantaine de manifestants pro-russes à Odessa
  • Premiers combats à Slaviansk
  • Massacre le 9 mai de près de 100 manifestants à Mariupol, par le bataillon spécial Azov
  • Etc.

Plutôt que de faire peur et dissuader les femmes et les hommes du Donbass de prendre leur destinée en main, les violences ukrainiennes à leur égard vont au contraire renforcer leur détermination à larguer radicalement les amarres avec un pouvoir issu d'un coup d'Etat et qui leur a déclaré une guerre idéologique, ethnique, culturelle à caractère génocidaire. Les tués et les blessés d'Odessa, de Mariupol, de Kransnoarmeisk, de Slaviansk et Kramatorsk vont être le torrent qui va faire débordé le vase du mécontentement populaire et transformer des protestations politiques en résistance et rébellion armées, pour péserver le dignité et la vie des populations de Donetsk et Lugansk. 

Certains bureaux de vote vont être interdits dans les villes déjà controlées par Kiev, comme Mariupol par exemple, et dans d'autres cités ce sont les nationalistes radicaux où les gardes frontières ukrainiens qui vont intimider la population voire l'attaqueren toute impunité, au moment du scrutin, comme à Krasnoarmeysk (2 tués et plusieurs blessés) ou Novoaydar par exemple. Il faut se souvenir aussi que d'autres régions d'Ukraine désiraient organiser également ce référendum mais se sont rétractées au dernier moment comme les oblasts de Kherson ou Kharkov par exemple, afin d'éviter les effusions de sang promises par les radicaux nationalistes ukrainiens.

11 mai 2014, malgré les menaces physiques des nationalistes ukrainiens et les colonnes blindées de Kiev qui s'amassent autour de leurs cités, les femmes et les hommes du Donbass se précipitent vers les bureaux de vote pour engager une réparation historique et leur retour au sein de la Russie, par ce réfrendum d'indépendance qui en est la première étape.
Lorsque les populations de Donetsk et Lugansk vont aux bureaux de vote, ils pensent dans leur immense majorité que le scénarion de Crimée va se répéter dans le Donbass, mais malheureusement les jours, les semaines et les mois ne leur ont pas donné raison, plongeant la région dans un conflit infernal mené par Kiev durant quasiment un an, puis une guerre d'usure après la signature des accords de Minsk 2 en févier 2015.

Mais malgré la mise en sommeil du projets Novorossia, malgré les difficultés économiques dues àç la guerre, le blocus les combats et les bombardements meurtriers, malgré la réticence du Kremlin à intervenir militairement et intégrer cette région russe du bassin du Don, la population de Donetsk et Lugansk, mais aussi des territoires occupés par Kiev n'a jamais perdu espoir quant au retour en Russie qui est la seule issue possible à ce conflit.

Bien sûr, vouloir prétendre comme les propagandistes poutilonâtres et autres larbins des pouvoirs, qu'il n'y a jamais eu de grincements de dents et même de déceptions au sein de la population serait un fantasme mensonger de la veine de ceux qui mobilisent les logorrhées insipides, se servant du Donbass uniquement comme d'un marchepied pour servir leurs égotismes narcissiques. Personnellemnt j'exècre les alcôves de toute forme de pouvoir car s'y vautrent trop de ces propagandistes de paille et courtisans à breloques, et je préfère de loin écouter les sentiments des gens du peuple, de ceux qui ont les mains usées par le travail quotidien dans les usines, les champs ou les tranchées et de ces familles qui survivent sous les toits des quartiers populaires usés par l'abandon post soviétique et les bombardements ukrainiens et auprès desquelles j'ai choisi de vivre loin des rutilences politiciennes.

Et cette population ne cesse de m'impressionner, car après 5 années d'ostracisation, de souffrances, de sang et de larmes, elle n'a jamais cessé de surmonter les difficultés de survie et les déceptions politiques et économiques consécutives autant à la guerre qu'à cette "real politik" moscovite cherchant à tout prix à gagner du temps pour donner une chance à une sortie de crise pacifique tout en se préparant au pire. Car dans le coeur des gens et se démarquant des discours officiels obligés, il y a une exécration de ces accords de Minsk iréalisés et irréalisables tandis que brûle toujours dans leur coeurs la flamme de la Novorossia, cette entité russe historique allant de Karkhov à Odessa, et qui exprime avec force, historiquement politiquement et culturellement, ce retour vers la Russie tant attendu et qui a déjà éclos en Crimée. 

Il n'y a qu'a oberver l'engouement populaire qui est resté intact pour le projet de la Novorossia et les meneurs de ce Printemps russe (Strelkov, Purgin, Mozgovoï, Bezler, Motorola, Givi, Zakharchenko etc...) malgré qu'ils aient pour beaucoup disparus de la scène, écartés politiquement ou éliminés physiquement dans des opérations spéciales ukrainiennes. Ils incarnent à l'image du président Zakharchenko assassiné le 31 août 2018 la résistance du Donbass et sa libération du joug ukrainien post maïdan.


5 années, c'est une seconde dans un temps historique mais c'est aussi une étape importante dans la maturité de toute entité individuelle ou collective et qui cesse définitivement, après ce cap franchi, d'être un rève fragile pour devenir un projet solide...

5 ans c'est le temps qu'il faut à un enfant pour naître, grandir, se lever marcher et commencer à forger sa personnalité au fur et à mesure que se portent toujours plus loin son regard et ses connaissances et que s'accumulent ses expériences heureuses ou malheureuses. 

Et la guerre qui fait rage depuis 5 ans dans le Donbass est à la fois le danger mortel qui pèse sur les jeunes Républiques et en même temps le catalyseur des énergies qui permet de renforcer et d'accélerer la concrétisation de cette volonté commune partagée au delà de toutes les communautés ethniques, idéologiques, culturelles et religieuses. 
  • Après avoir encaissé le choc d'une "Opération Spéciale Antiterrosriste" ukrainienne hallucinée, meurtrière et disproportionnée, la population du Donbass a validé par le référendum du 11 mai 2014 sa résistance contre l'agression russophobe commanditée par l'OTAN sous couvert du projet d'intégration à l'Union Européenne agité sur le Maïdan. Cette première étape est depuis confirmée à chaque manifestation populaire, cérémonie officielle ou élection politique sans oublier bien sûr, et sans contestation possible, la résistance militaire exceptionnelle maintenue jour et nuit sur le front par chacun des soldats des républiques.
  • Puis il y a eu pendant 5 ans la période Zakharchenko, au cours de laquelle une normalisation sur le modèle russe a été engagée, une consolidation de l'état de Droit, l'oragnisation d'un vrai pouvoir républicain fondé sur un gouvernement, un parlement et une justice, une professionalisation de la défense militaire, une coopération avec le Kremlin pour s'aligner sur une stratégie équilibiste exemplaire refusant à la fois l'escalade militaire espérée par Washington mais protégeant aussi les populations russes de Donetsk et Lugansk.
  • Et depuis bientôt 10 mois, la République est entrée dans la période Pushilin, successeur désigné par le Kremlin au lendemain de l'assassinat de Zakharchenko fin août 2018, et coopté par sa population lors des élections présidentielles de novembre. Avec Pushilin, Donetsk renforce son rapprochement avec la Russie (tout comme le fait également Kiev avec la poursuite de ses bombardements et combats sur le front) et notamment, après l'organisation de sa force politique et militaire réalisée par son prédécesseur, en augmentant un développement économique qui est la priorité des réformes engagées.

De son côté et tout en maintenant ferme sa stratégie diplomatique internationale pacifique avec le soutien aux accords de Minsk par exemple, la Russie a offert aux habitants du Donbass la possibilté d'obtenir le passeport russe dans une procédure simplifiée. Cet oukaze exceptionnel du Président Poutine est un coup de maître et qui plus est autorisé par le droit international. Avec cette décision majeure dans l'histoire du retour du Donbass vers la Russie, Moscou n'a pas fait d'ingérence imposée mais administrativement proposé une intégration volontaire à sa population. De plus cette mesure est un avertissement clair lancé aux occidentaux pour les dissuader avec Kiev de vouloir rejouer à Donetsk et Lugansk le scénario criminel croate qui avait donné leiu à des massacres et épurations ethniques de masse dans une Yougoslavie déchiquettée par les chiens de l'OTAN.


Voilà pourquoi entre autres raisons, cette journée du 11 mai a été accueillie avec joie par la population de Donetsk et Lugansk, qui 2 jours auparavant rendait hommage à ses défenseurs lors des célébrations de la victoire de 1945.

Aujourd'hui après 5 années de combats, de souffrance et d'inquiétudes aussi, le rêve du Donbass prend forme et le chemin vers le Russie s'ouvre concrètement à ses femmes et ses hommes qui depuis 5 années se sacrifient pour protéger leurs traditions, leur identité et leur Histoire russes.

Je ne peux m'empécher de comparer les photos de la foule saluant à Donetsk le passage de ses représentants et des parades civiles et militaires avec celles de la prestation pitoyable d'un président Macron, remontant pour les mêmes célébrations de la victoire de 1945 des champs Elysées vides mais sous haute surveillance policière :

A vous de trouver où est la vraie république d'un peuple saluant son président et, à travers lui sa réussite collective, et où est la fausse république d'un président isolé dans son arrogance et la haine de son peuple :

Paris 
Donetsk

Ces journées commémoratives sont autant de plébiscites populaires confirmant la volonté du Donbass d'en finir une bonne fois pour toutes avec une parodie nationaliste ukrainienne qui est fondée uniquement sur une russophobie délirante et psychotique et une guerre à caractère génocidaire (contre la nature des personnes et non contre leurs pensées et actions). 

Aujourd'hui la réalité bouscule le ridicule haineux de la propagande occidentale : ce n'est pas la Russie qui est venue dans le Donbass, mais le Donbass qui frappe à la porte de sa mère patrie historique et culturelle, cette dernière ne faisant qu'étendre son aile protectrice pour protéger ses enfants et ouvrir ses portes à leur intégration volontaire au sein de la Fédération de Russie, conformément au Droit international et  du "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" et du respect de leur choix démocratiques, ces principes souverains que  nous rabachent à longueur de leurs bombardements les occidentaux "droitdel'hommistes".

L'Europe des peuples brisant les carcans des Etats-nations et l'esclavage d'une Union Européenne que servent désormais leurs politiques, est en train de naître dans le Donbass, préfigurant le paysage futur d'une monde multipolaire où l'Europe, à travers de grands blocs fédéraux protégera les libertés, les identités et souverainetés légitimes de ses peuples...

Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et des guerres à gagner !

Erwan Castel

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vendredi 10 mai 2019

"C'est notre hémisphère"



Là il fallait oser le faire, et John Bolton semble vouloir donner raison au dialoguiste Audiard quand il affirmait "les cons ça ose tout et c'est même à ça qu'on les reconnait". 

En effet, Ce conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton , qui avec Mike Pompéo forme le tandem de chien néocons et fous qui, entraîne un Trump, aussi paralysé dans ses actes qu'il est fanfaron dans ses tweets, vers des guerres tous azimuts en tirant sur la laisse de la politique internationale étasunienne.

Renforcement de l'aide militaire étasunienne à l'Ukraine en guerre contre le Donbass, déploiement de l'OTAN sur les frontières russes, soutien inconditionnel à la politque de répression israélienne en Palestine, augmentation de la présence militaire en Syrie et autour d'un Iran de plus en plus diabolisé (comme la Russie) etc...

Mais le "pompon" de la semaine c'est lorsque Bolton, dans une conférence de presse au sujet de la crise vénézuélienne et de l'action de la diplomatie russe contrant leur tentative de coup d'Etat et d'i,tervention militaire contre le gouvernement de Nicola Maduro, ose jeter toute honte bue à la face du monde :

«C'est notre hémisphère, ce n'est pas là que la Russie devrait intervenir. 
C'est une erreur de leur part. Cela ne mènera pas à une meilleure relation »

Soit... mais alors que font les USA en Corée du Sud (hémisphère chinoise et russe), dans les pays baltes, en Afghanistan... (hémisphère russe), en Irak, en Syrie (Hémisphère iranienne) etc. etc.

Et pour rester aux frontières du Donbass... et de la Russie, il faudra que ce Bolton nous explique ce que font les milliers de conseillers militaires occidentaux, USA et Canada en têtes dans les administrations ukrainiennes, les camps d'entrainement et les centres de formations d'une armée qui n'est même pas dans l'OTAN, lui qui fait un caca nerveux quand une compagnie russe débarque à Caracas sur demande du gouverenement vénézuélien. De même j'attends ses explications concernant les mercenaires de la société "Academi" ou de ses consoeurs baltes, polonaises ou géorgiennes par exemple qui agissent en Ukraine depuis la tuerie du Maïdan jusqu'aux bataillons spéciaux déployés sur le front du Donbass, lui qui hurle dans il y a la société privée russe "Wagner" travaille en Syrie en collaboration avec les forces gouvernementales anti-terroristes. Et que peut t'il nous dire sans fraire trembler sa moustache concernant les drones stratégiques et les aéronefs de surveillance de la Navy qui viennent plusieurs fois par mois renifler les frontières russes et le Donbass en guerre, lui qui appele à une croisade contre la Russie quand un avion russe survole les eaux internationale au large de la Norvège 

Je pense que ce moustachu halluciné aurait du préalablement définir ce qu'il entend par "nôtre" car de toute évidence il ne s'agit pas du peuple étasunien mais pluôt de cette haute finance internationale auquel il est fanatiquement affidé (à l'image de tout son gouvernement, Trump compris) et qui veut étendre sa zone d'influence à tous les pays du Monde encore "non alignés" et qui disposent de ressources alimentant les intérêts d'une ploutocratie internationale et esclavagiste.

Ce qui est sûr c'est que ce bouffon étasunien aveuglé par son arrogance et entrainé par sa haine a de sérieux problèmes au niveau de ses hémisphères cérébraux !

Erwan Castel



Aggravation du front du Donbass


Depuis février 2019, les forces ukrainiennes augmentent progressivement leurs pressions meurtrières sur les lignes de défense républicaine protégeant les plus de 300 kilomètres de front entre Novoazovsk et Lugansk. Et les pertes subies dans les rangs des volontaires de Donetsk et Lugansk sont les plus importantes depuis la signature des accords de Minsk en février 2015, et connaissent une augmentation régulière (47 tués minimum en avril)

Et ce début du mois de mai n'a pas infirmer cette escalade des violations ukrainiennes du cessez le feu, bien au contraire et plus d'une dizaine de défenseurs sont déjà tombés au front pendant la première semaine du moi.

Ce sont principalement par des bombardements que Kiev a montré que le changement présidentiel ukrainien n'allait rien changer du côté de l'agression pro-OTAN contre les populations russes du Donbass. Pour ces bombardements les ukrainiens continuent d'utiliser les mortiers de 120 et 82mm, les armes de bords des véhicules blindés, les postes de tir portatifs antichars et SPAG 9 de 73mm mais également et de façon plus régulière l'artillerie lourde, principalement des obusiers de 122 et 152mm, dans leurs versions canon tracté ou automoteur. 

Et parallèlement à cette poursuite augmentée de leurs bombardements, les forces de Kiev ont multiplié également le déploiement de snipers sur le front dont des mercenaires venant cette fois de Lettonie (après les polonais, géorgiens etc) ainsi que de nouvelles capture de la "zone grise" située entre les 2 lignes du front et qui doit ,conformément aux accords de Minsk, rester (sur une largeur de 2km minimum) neutre et démilitarisée.

La propagande des brigades ukrainiennes continue de diffuser les vidéos des drones d('observation et correction de leurs bombardements, preuves s'il en était besoin des violations des accords de Minsk commises par Kiev comme par exemple celle ci :



Le 7 mai par exemple, l'artillerie ukrainienne bombarde à nouveau le secteur défensif de Holm au Nord Est de Gorlovka (Nord de la RPD) Au cours de ce bombardement 2 soldats républicains vont être tués et 1 autre blessé. Ce même jour 2 autres soldats sont tués sur le front et 2 autres décèdent dans des hopitaux des suites de leurs blessures. 1 infirmière militaire est également griévement blessée dans le secteur de Dokuchaievsk. La journée la plus meurtrière pournos forces républicaines depuis le début de l'année 2019.


Pendant cette première semaine de mai, les forces ukrainiennes ont poursuivi leur invasion de la zone grise, en complète violation des accords de Minsk qui demandent le maintien d'une zone neutre et démilitarisée entre les belligérants, comme par exemple sur le front de Dokuchaievsk un secteur situé à une trentaine de kilomètres au Sud de Donetsk et qui a été durement touché ces derniers jours :


La zone grise au Sud de Dokuchaievsk qui etait une des plus impoortantess au moment de la signature des accords de Minsk est devenu depuis une peau de chagrin qui est réduite à sa portion congrue sous les avancées régulières des forces de Kiev. Aujourd'hui c'est une nouvelle "zone de contact " entre les belligérants - Source VK 

Mais comme à leur habitudes les forces ukrainiennes, dans leurs violations des accords de Minsk, ne se contentet pas de viser les positions militaires républicaines, mais aussi des quartiers résidentiels civils comme par exemple le 3 mai à Dokuchaievsk au Sud de Donetsk, bombardés par des obusiers de 152mm qui endommagent 6 maisons d'habitation. 


Le 5 mai, toujours au Sud de Donetsk c'est le village d'Elenovka qui est touché à son tour par l'artillerie lourde ukrainienne qui y détruit 2 maisons d'habitation.


2 civils ont été blessés durant cette première semaine de mai dont une femme de 69 ans sétieusement alors qu'elle était en train d'entretenir des tombes dans le cimétière de Novodevichy dans la banlieue de Donetsk.

Face à ces attaques meurtrières contre leurs positions les forces de défense républicaines ripostent à leur tour comme le 4 mai où, dans le secteur de Spartak elles détruisent des postes de tir antichar ukrainiens en éliminant 2 de leurs servants.

Dans cette situation qui dure depuis plus de 5 ans maintenant et ne fait qu'empirer, la décision de Moscou de s'engager dans le Donbass pout protéger sa population devient plus que jamais urgente et prioritaire et la décision d'accorder à ceus qui le demandent la nationalité russe est une étape importante dans ce devoir patriotique et un avertissement clair envoyé aux hyènes occidentales qui veulent effacer l'identité profonde de cette région russe à leur portée. 

Les fleurs reçues par la population dans le rues de Donetsk n'ont pas encore fanées que nous préparons à nouveau nos sacs pour monter vers le front où nous attendent nos camarades veillant sur les avants postes du monde russe.

Avant de retourner sur le font, mes pensées vont aux défenseurs de ce Donbass martyrisé qui ont rejoint ces derniers jours le régiment des immortels et dont voici quelques uns des premiers visages connus...


Que la terre leur soit légère et leur souvenir notre force !
Erwan Castel 


3 mai, Pavel Uskov, 27 ans



3 mai, Yulia Cherednichenko, 30 ans





6 mai, Dmitry Kozlov, 32 ans



6 mai, Igor Gneushev, 20 ans





6 mai, Sergey Makarenko, 39 ans



7 mai, Alexander Sychov, 28 ans




7 mai, Alexey Ivaschenko



7 mai, Evgeny Lun




7 mai, Igor Gneushov, 19 ans

9 mai, Evgeny Yuzhik,  26 ans 

5 mai, Yevgeny Yuzhik, 26 ans

6 mai, Vladimir Belov, 27 ans







7 mai, Bogdan Grigorov, 21 ans



7 mai, Evgeny Shaevev, 39 ans




5 mai, Alexandre






jeudi 9 mai 2019

La flamme du 9 mai

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Pour ce 9 mai 2019 je suis remonté à Donetsk pour participer avec mes camarades au défilé du régiment immortel dont nous rejoignons les rangs portant au milieu de leurs familles le souvenir vivant de nos camarades tombés sur le front pour la défense du Donbass libre.

Que l'on aime ou pas l'idéologie soviétique, nous lui sommes redevables de cette immense sacrifice consentie pendant la deuxième guerre mondiale sans lequel la victoire sur les forces de l'axe auarait été impossible à réaliser. Et je pense que plus que jamais, au moment où notre monde se précipite dans un nouveau chaos mondial, il nous faut abandonner les fantasmes propagandistes d'une vision manichéenne passée et présente qui entretient une haine polémogène et suicidaire.

La chanson "День Победы" (Jour de la victoire) 
illustrée par des images d'archives 




Jeudi 9 mai 2019

Comme d'habitude la foule est au rendez-vous malgré l'orage qui menace et un vent frais chargé d'humidité qui règne depuis hier sur Donetsk. Comme d'habitude les soldats de Piatnashka libérés des services du front et des casernes se retrouvent autour de la fontaine de la place Lénine, rejoins par leurs familles et les "anciens" de la Brigade qui n'ont pas oublié que nous formons une fraternité militaire intemporelle et cimentée en nos coeurs par le sang de nos camarades disparus.

Les portraits de nos disparus sont distibués entre tous et nous rejoignons dans les rangs du "régiment immortel", les familles portant le souvenir familial de l'immense sacrifice (27 millions de morts) offet par les peuples de Russie pour la liberté de leur terre, mais aussi des autres pays qui étaient soumis à la botte du nazisme.



Ici les enfants restent conscients de leurs héritages et filiations historiques et nombre d'entre eux sont parmi nous, graves et fiers dépositaires de la mémoire autant que de l'avenir du Donbass, portant les portraits et les médailles de leurs parentèle disparue pendant la grande guerre patriotique ou les combats récents pour la liberté du Monde russe.

Lorsque l'immense foule de plusieurs milliers de personnes s'ébranle vers l'avenue Artema, les appaludissements et les "spassibas" de la foule arrachent vite des larmes dans les rangs du régimant immortel. A mes côtés une babouchka en larmes porte le portrait de son père tué à Stalingrad pendant que sa mère la portait dans son ventre. Ici le patriotisme n'est pas un vain mot, car ils ne s'exprime pas avec des mots mais avec des larmes, du sang et le souvenir éternel du prix de cette liberté qui ne pourra jamais être remboursé dans l'éternité de cette reconnaissance.



L'année dernière nous étions au même endroit regroupés autour de notre "com'bat Mamaï" que le funetse destin de la guerre allait faire tomber au front moins de 10 jours plus tard. Aujourd'hui cet homme charismatique reste le commandeur de nos souvenirs du passé autant que nos actions du présent. La Brigade Piatnashka restera pour ses soldats mais aussi pour ceux des autres bataillons, le bataillon "Mamaï" dont l'écusson est orné à l'effigie de "Staï" son fidèle lynx aujourd'hui retourné dans sa famille et du drapeau de l'Ossétie du Sud, sa patrie d'origine où désormais il repose à l'ombre de ses montagnes éternelles.

Dans son déroulement protocolaire, cette célébration de la victoire du 9 mai se veut dans ses moindres détails l'écho fidèle de celle qui se déroule au même moment sur la place rouge à Moscou, offrant ainsi au monde un message identitaire et politique clair concernant la destinée choisie par le peuple du Donbass il y a 5 ans et pour laquelle il a consenti à des sacrifices inouïs et qui continuent sur le front au moment même où les cohortes républicaines réveillent sous leur cadence les souvenirs glorieux du passé que prolongent aujourd'hui les espérances héroïques du futur.



A l'issue de cette manifestation populaire et en évitant soigneusement les tribunes officielles infectées par trop d'arrivistes hypocrites occidentaux et locaux, venus y montrer leurs égos surdimensionnés et leurs ambitions narcissiques calomniatrices, je rejoins mes camarades du régiment autour d'une grillade fraternelle où nous évoquons le souvenir de nos amis disparus au front.

Revenant vers la caserne en passant par le centre ville de Donetsk, je me joins un instant à un groupe de civils et militaires pour partager sur la terrasse d'un café, toasts et salades alors que résonnent autour de nous des sonos aux écrans de télévisions des chansons patriotiques et des chants de l'armée rouge que beaucoup fredonnent le regard perdu dans une Histoire qui s'est a nouveau imposée dans leur vie depuis 5 ans.


Voici une sélection de chansons patriotiques russes , le lien ici : VK "chansons de victoire"

Dans quelques heures, je reprends la direction du front où les ukrainiens ont repris depuis ce début du mois d'avril leur escalade meutrière, bombardant quotidiennement nos lignes de défense et envahissant toujours et encore entre les deux lignes cette "zone grise" théoriquement démilitarisée (plus de 10 tués depuis 1 semaine). 

5ème, jour de la victoire, 5ème témoignage populaire du Donbass de sa fidélité à son passé et de sa volonté de préserver ses traditions et ses valeurs dans un futur, et ceci quel qu'en les sacrifices, car face à cette dictature de la marchandise qui rôde aux portes de Donetsk et Lugansk, la Liberté n'a pas de prix !


Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front









mardi 7 mai 2019

Photo du 7 mai

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"Comme dans le roman de Cervantès, les éoliennes ressemblent à des dragons... Morts. Et les chevaliers errent a pied, démunis de leur espoir autrefois vivant."

commentaire FB d'un ami brésilien, Abrahão Consolação


Mardi 7 mai 2019

Rappelé à Donetsk le temps des cérémonies du 9 mai, je remonte la ligne de front vers le Nord en traversant un champ étrange d'immenses éoliennes tendant leurs pales immobiles vers les dieux comme pour implorer la fin de la guerre qui a interrompu entre terre et ciel leur danse avec Eole.

La guerre a en effet interrompu cette production d'énergie, la ligne de front coupant les éoliennes de la ville de Mariupol à laquelle elles sont raccordées, et qui est occupée par les forces de Kiev depuis exactement 5 ans, lorsque le bataillon spécial Azov (devenu régiment) avait lancé ses blindés à l'assaut de la ville pendant les commémorations du 9 mai 2014, faisant une centaine de victimes parmi les manifestants.

Depuis ce front Sud de la République Populaire de Donetsk est devenu un des secteurs les plus bombardés avec les Nord de Donetsk et Gorlovka.

Le camion Kamaz du bataillon avale lentement le ruban d'une route devenue lépreuse au fil de l'abandon post soviétique puis des bombardements ukrainiens.

Plus tard les premiers terrils bornant le territoire industriel de Donetsk se profilent à l'horizon de ces 100 kilomètres mais 2 heures et demi se trajet cahoteux...

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

lundi 6 mai 2019

La journée du Volontaire


Parmi les fêtes patriotiques qui s'enchaînent au cours de cette première quinzaine du mois de mai, est célébrée le 6 mai, "la journée du volontaire".

Cette "Journée des volontaires", a été créée en octobre 2015 lors du 1er congrès de l'Union des Volontaires du Donbass.

Le jour choisi pour rendre hommage aux volontaires venus de tous lieux et à toutes époques défendre les libertés du monde russe est celui du 6 mai dédié à Saint Georges le Victorieux, considéré depuis la bataille de Koulikov comme le saint patron de l'armée russe.

La Russie, depuis le Moyen Âge à du faire face à de nombreuses guerres, et ses victoires innombrables elle les doit non seulement au courage de son armée professionnelle mais aussi à celui de ses peuples qui toujours l'ont soutenu et rejoint lorsque la Grande Patrie était en danger.

Cette volonté russe de se mobiliser pour la patrie ainsi que ses capacités de résistance et de combat sont entretenues de génération en génération par les traditions et la mémoire historique au coeur des cultures identitaires de l'immense monde russe.

Lorsque la guerre éclate en 2014 dans le Donbass, les hommes et les femmes des régions de Donetsk et Lugansk quittent leurs mines, leurs champs, leurs usines, maisons et magasins, bureaux et universités pour aller au devant des blindés ukrainiens leur opposer la force de leur volonté et de leur héritage.

Cette guerre est le témoignage de cette force exceptionnelle qui traverse le temps et unit ces peuples de Russie autour de 2 notions essentielles fusionnées et qui adoubent la souveraineté de ce "pays où jamais ne se couche le soleil" (11 fuseaux horaires) dans une légitimité populaire ascendante.

La première est la "notion d'empire" qui a traversé les déclinaisons impériale, soviétique et fédérale de son Histoire millénaire et qui crée une réelle "Unité dans la diversité". Cette unité n'est pas seulement une expression politique commune descendante imposée par les gouvernances mais aussi la volonté d'une conscience individuelle ascendante qui les soutient dans les épreuves.

La seconde notion est justement ce sens commun, cette "common decency" comme l'appelait Orwell et qui pousse les peuples parc delà leurs diversités communautaires, idéologiques et sociales à s'unir pour faire face aux situations graves et cela en dehors de la hiérarchie du pouvoir voire même en opposition avec elle (à ce titre les Gilets Jaunes peuvent être considérés selon moi comne l'une de ses expressions).

Ces deux consciences populaires peuvent être, soit l'armature et les voiles de la gouvernance, soit, lorsque cette dernière n'est plus légitime, le vent de la colère et d'une révolution authentique.

Sans en rappeler ici les détails, la rébellion du Donbass et certainement l'expression la plus haute de cette "levée en masse" instinctive et volontaire d'un peuple pour défendre ses libertés et ses traditions. Autant le Maïdan fut un coup d'Etat piloté par les services étasuniens, autant la rébellion du Donbass fut une véritable révolution populaire dont l'évolution a même surpris Moscou.

Et de cette volonté populaire, souveraine et légitime, a jailli, comme la lame d'une épée émergeant du creuset de la forge, l'armée des volontaires.

Ces volontaires qui ont permis la création du projet républicain populaire à Donetsk et Lugansk viennent depuis plus de 5 ans défendre cette terre du Donbass, incarnent avec noblesse à la fois ce "sens commun" et cette "notion d'empire" qui font la force de ce monde russe.

Volontaires du Donbass, de Russie, du Caucase, de Sibérie, du Kamchatka, de Serbie, de Tchèquie... orthodoxes, musulmans, paganistes, athées... communistes, monarchistes, nationaux bolchéviques, anarchistes... des dizaines de milliers d'hommes et de femmes se sont relayés depuis plus de 5 ans pour défendre les marches de l'empire contre l'agression de l'impérialisme occidental.

Et la dimension mondiale de ce combat post-moderne opposant un monde multipolaire des peuples à un monde unipolaire de la marchandise a attiré aussi dans la défense du Donbass nombre de volontaires étrangers au monde russe mais avec qui ils partagent ces valeurs fondatrices civilisationnelles, aujourd'hui menacées.

Des espagnols, allemands, italiens, ont rallié ainsi le Donbass ainsi que des francais qui furent parmi les premiers occidentaux à venir défendre ce peuple, aux confins de l'Europe et l'Eurasie.

Aujourd'hui, en cette journée de Saint Georges, mes pensées vont à tous ces volontaires croisés et côtoyés, connus et inconnus, présents ou absents et en particulier à toutes celles et ceux disparus dans les combats et qui sont allés élever leur exemple dans les rangs du régiment immortels.

A tous ces camarades j'adresse mes sentiments fraternels les meilleurs à l'occasion de cette "Journée du volontaire"

Erwan Castel


Renfort sur le front

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Dans les rues et les jardins innombrables de Donetsk, les villes et villages du Donbass, les chats et les chiens vivent en harmonie au rythme des ravitaillements de gamelles posées au pied des habitations,  Sur le front du Donbass, on retrouve ces compagnons du quotidien dans les casernes, les bases arrière et jusque sur la première ligne de front oà je peux affirmer dans exagérer que quasiemnt chaque bunker, casemates ou poste avancé à sa mascotte cajolée et nourrie avec attention par les soldats. 

Les chats sont certainement les plus représentatifs de cette relation inter-espèces volontaire et libre, apparaissant un jour pour disparaître le lendemain et réapparaître au gré de leur fantaisie et curiosité. Ainsi de Mourka, Blin ou Cyclope, le dernier petit félin venu nous renforcer sur notre nouvelle position sur le front Sud de la République de Donetsk


Lundi 6 mai 2019

Il a surgi de nulle part, cet enfant de la déesse Freyja, s'approchant de nous timidement en ronronnant et lorgnant de son oeil unique nos gamelles fumantes.

Bondissant au moindre geste pour revenir aussitôt en se frottant à nos jambes, ce jeune chat borgne à pu constater la commune "maladresse" des soldats qui laissant tomber de leurs gamelles et un morceau de lard, et une cuillerée de kasha ou de pâtes....

Rapidement ce jeune chat baptisé "Cyclope" a trouvé répères, réconfort et habitudes comme s'il avait été toujours fsit partie de notre bande...

Les chats et la guerre du Donbass... ou les cent histoires d'une histoire sans fin...

Erwan Castel

dimanche 5 mai 2019

Les passions criminelles



Ce matin, revenant de mission sous un soleil dominical gaillard, nous avons croisé Lilia une nonagénaire avançant cahin caha le long d'une route dévastée vers l'église de son village natal du Donbass, dont les carillons semblaient soutenir son trottinement infatigable.

Arrivé à notre base arrière, j'ouvre devant un café ma petite fenêtre lumineuse sur le naufrage de ce monde post-moderne malade de lui même et dont le Donbass n'est malheureusement qu'un des nombreux symptômes....

Le Monde chaque jour semble un peu plus la proie d'un incendie qui ne cesse de s'étendre ou de menacer ici et là : Syrie, Vénézuela, Donbass, Libye, Gilets Jaunes, Corée du Nord, Algérie etc.. et toujours Gaza dont les récentes nouvelles sont alarmantes...

En effet, depuis 2 jours l'armée israélienne est à nouveau à l'assaut de cette population assiégée et affamée par un État communautaro-centré qui depuis 1947 entretient un spirale infernale de violences et de guerres ethniques. Depuis 2 jours plusieurs palestiniens ont encore tués et des dizaines de blessés dont des enfants dans des bombardements israéliens de quartiers résidentiels déjà ruinés par une économie et des conditions sanitaires et sociales asphyxiées par l'Etat sioniste.

Et tout cela dans l'indifférence quasi générale de l'opinion dite "internationale" car soumise aux intérêts des criminels qui massacrent ces peuples en Palestine, Syrie, Libye, en Ukraine, et je ne parle pas du Yémen dont la situation est une honte pour l'Humanité.

Le ghetto de Gaza se meurt dans le silence des médias serves et de ces foules aux émotions influencables et qui pourtant savent bien verser légitimement des larmes indignées devant le souvenir du guetto de Varsovie où l'incendie d'une cathédrale.

Et cette indifférence individualiste, qui ne cesse que lorsque le caddie reste vide où la voiture est en feu, ne risque pas de diminuer face au martyr de Gaza avec la montée des nationaux-sionismes européens, ces idéologies monomaniaques et ethocentrées autour de la haine du monde arabe et de l'Islam (sauf pour les pays qui fournissent l'essence des voitures et les subventions des clubs de football !)

Et pourtant ces conflits communautaristes, religieux ou ethniques ne sont aujourd'hui que des épouvantails à moineaux pour mieux protéger l'aliénation de la marchandise et l'hégémonie de sa pensée unique. Et encore je pense qu'un moineau à plus de cervelle que tous ceux réunis qui me disent "Gaza ? ce n'est pas mon problème"..."c'est celui des arabes" où pire "tant mieux ce sont des muzz" et toutes ces réflexions où l'indifférence égocentrique, l'ignorance feinte, la bêtise crasse ou la haine sectaire se rejoignent dans une complicité des massacres organisés contre une population civile.

Depuis que la banquise de la guerre froide a libéré les hégémonies capitalistes, des passions criminelles se déchaînent à nouveau, piétinant les libertés humaines et arrachant les gardes-fous du Droit International. 
L'OTAN massacre des peuples pour les libérer, les démocraties mutilent des manifestants pour les faire taire, les industries se déchaînent contre la Nature pour engraisser une élite amorale...

Et au milieu de ce chaos cupide et stupide, les esclaves du monde moderne épuisent leurs dernières forces à se déchirer dans des haines communautaristes instrumentalisées et suicidaires. Quand vont-ils enfin ouvrir les yeux ?

Dans le Donbass, tout comme en Syrie, les femmes et les hommes de Donetsk et Lugansk, et sans abandonner pour autant leur foi ou conviction, ont su sous les bombardements ukrainiens unir leur refus commun de se soumettre à la dictature de la marchandise occidentale.

Lorsque le quartier de Krimlosky à Oktyabrsky (Nord de Donetsk) a été bombardé en 2014 et 2015, la mosquée est devenue le refuge des familles ayant tout perdu. Dans mon bataillon combattent côte à côte des chrétiens, des musulmans, des européens, des asiatiques, des communistes, des monarchistes etc...

Car ici les gens du Donbass ont compris, par delà leurs differences communautaires, que depuis l'effondrement de L'URSS le monde est engagé à nouveau dans la guerre dynamisée d'un monde unipolaire hégémonique dirigé par la haute finance internationale contre un monde multipolaire de peuples défendant leurs identités et traditions.

Voilà pourquoi, le combat des mineurs du Donbass, des indiens d'Amazonie, des Gilets Jaunes de France des vénézuéliens, des syriens... ou des palestiniens de Gaza doivent concerner tous ceux qui refusent l'esclavage du Monde moderne.

Erwan Castel



La guerre de trop



Le bruit des bottes américaines se fait de plus en plus fort autour de Caracas après l'échec de la 2ème tentative de coup d'Etat par Guaïdo, le Président autoproclamé du Vénézuela.

"Le temps de la transition est venue" a déclaré le secrétaire d'Etat US Mike Pompeo dans un message adressé au peuple vénézuelien ce 4 mai 2019 alors que l'on apprend que les options d'une intervention militaire étasunienne sont en train d'être débattues au Pentagone , et que le fondateur de la société militaire "privée" Black Water propose d'appuyer avec 5 000 mercenaires.

Certes le Vénézuela est un morceau plus petit à avaler pour la pieuvre étasunienne que l'Iran, mais cela ne veut pas dire que la patrie bolivarienne va tomber pour autant dans le pré carré de Washington.

Il se pourrait que le Vénézuela, après l'enlisement syrien soit cette guerre de trop qui mette à genoux l'Oncle Sam, car il risque fort de soit de se retrouver tout seul dans cette nouvelle aventure militaire soit de déclencher une réaction en chaîne mondiale.

En effet, d'une part l'engagement du Brésil et de la Colombie à ses côtés est peu probable au regard du large soutien dont bénéficie Maduro au sein de son armée et de son peuple et que d'autre part je ne vois pas la France et même l'Angleterre, empêtrées dans des crises politiques internes se rajouter une polémique de plus (encore que des cons comme Macron, ça ose tout).

Mais il y a aussi et surtout l'opposition russe et chinoise à une nouvelle guerre de conquête étasunienne et qui menace Washington d'une extension potentielle du conflit si leur projet d'intervention militaire est maintenue.

Certes, les néocons qui dirigent encore la danse extérieure des USA ont besoin de faire main basse sur le pétrole vénézuélien avant d'aller mettre le chaos du côté du détroit d'Ormuz, il il faut que ce soit rapide.

Certes Trump a besoin d'une guerre pour redorer son image médiatique, comme a chaque fois qu'un président endosse son treillis de chef des armées, mais il faut qu'elle soit victorieuse.

En théorie et au vu du rapport de force existant, le Vénézuela devrait succomber à l'assaut étasunien .... en théorie !

Sur le terrain cela semble beaucoup moins évident car il y a l'armée, le peuple et un volontariat international qui vont défendre farouchement une terre qui se souvient de ses années de servitude au complexe militaro-industriel occidental. Les latinos ont avec eux une pratique de la guérilla qui risque de coûter cher au Pentagone.

Moscou enfin ne permettra pas que tombe cette pièce majeure de l'échiquier international, car viendrait ensuite logiquement le tour de l'Iran (via l'Algérie peut-être) puis de la Russie elle même.

Voilà pourquoi je pense que si Washington pousse son ingérence au Vénézuela jusqu'à l'intervention militaire directe, ce sera la guerre de trop qui fera définitivement basculer le Monde dans le chaos.

Mais c'est peut-être finalement ce que veut, ou ne peut empêcher, un Trump qui depuis son élection à la tête de la première puissance mondiale dit tout et fait son contraire !

Erwan Castel