dimanche 5 mai 2019

"Mieux vaut prévenir que guérir"

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Nous nous sommes adaptés rapidement à notre nouveau secteur qui est intéressant car également sur une zone où les lignes ukrainiennes et républicaines sont "au contact" à quelques centaines de mètres les unes des autres, avec une activité militaire tès importante.

Alors que les forces ukrainiennes sont massées sur l'avant, comme dans tout dispositif d'assaut nostre défense est quant à elle étalée dans la profondeur dans un maillage de petites unité mobiles disposant de capacités antichars renforcées et d'unités d'artillerie en appui. Ce dispositif défensif classique permet d'absorber un choc blindé sans rompre le contact et d'engager un freinage efficace, le temps que s'organise une contre offensive qui soit repousse l'adversaire soit l'enferme dans un chaudron victorieux comme ceux réalisés en 2014-2015 contre des corps blindés ukrainiens pourtant supérieurs en nombre.

Et pour prévenir le plus vite possible une action offensive ukrainienne, nous multiplions les observations et patrouilles vers les avants postes ennemis.


Dimanche 5 mai 2019

Malgré le calme actuel dans notre secteur, nous maintenons nos patrouilles et missions d'observation sur le front pour prévenir d'éventuelles missions ennemies d'infiltration vers nos lignes de défense.

Au sortir de notre base arrière avant que notre étoile se noie au couchant dans des volutes mordorées, nous croisons dans les rues de ce bourg agricole des vaches de retour de pâturages partagés avec des troupeaux de chèvres.

Plus loin, deux couples revenant du cimetière nous saluent en nous offrant des bonbons et biscuits, pour lesquels (chose étrange) nous trouvons encore facilement de la place dans nos poches gonflées.


Une ambiance campagnarde qui pourrait presque nous faire oublier la guerre s'ils n'y avait pas les sangles des armes, des musettes et des brelages tendues par le poids des chargeurs, des lance roquettes et des grenades, qui tirent sur nos épaules disparaissant bientôt sous les feuillages des sentiers.

La noirceur de la nuit nous aide à aiguiser nos sens, tandis que les trottinements et les envolées d'une nature dérangée s'enfuient vers les taillis environnants.
Devant nous des rafales éparses tracent dans la nuit la ligne de front tandis que nous commençons notre observation silencieuse.

Quelques heures plus tard, et revenant d'un front endormi, nous réveillons les braises de notre feu assoupi pour un dernier thé avant un sommeil récupérateur, avant la prochaine sortie...

Au matin, un bouteillon de lait frais et chaud nous attend à l'entrée du jardin...

Erwan Castel

samedi 4 mai 2019

Photo du 4 mai

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Opération "chachliks" !
Le temps d'une pause avec une partie du "Staff", "Green " de l'Etat Major du bataillon, "Snak" le commandant de Compagnie et la "Starchina" venus nous rendre visite sur le front et partager, sur notre base arrière désormais opérationnelle pour les grillades, un repas au soleil....

Comme quoi le front ce n'est pas toujours les tranchées, les bombardements, la boue ou le gel.....

Erwan Castel

Des nuages dans le ciel de mai


Le soleil estival qui inonde la steppe du Donbass est assombri par de nouveaux nuages de larmes en provenance du front :

Yulia Viktorovna Cherednichenko, infirmière militaire de 30 ans a été tuée en service ce 3 avril.

Elle est la troisième infirmière militaire a être tuée en service depuis le début de l'année.

Après avoir secouru et sauvé depuis pendant toutes ces années de combats et de bombardements des dizaines de blessés, la Camarde est venue emporter à son tour Yulia Viktorovna vers ce régiment immortel du Donbass qui éclaire depuis 5 ans, pour ceux qui savent regarder au-delà de leur soucis ménagers, la destinée européenne à laquelle nous sommes tous liés.

Paix à son âme.

Erwan Castel

vendredi 3 mai 2019

"Pas de nazisme en Ukraine"

Nakonechny, maire de la ville ukrainienne de Karlovka, dans la région de Poltava.

Depuis le Maïdan l'idéologie bandériste a non seulement refait surface mais ses militants se sont taillé une belle part dans cette Ukraine post Maïdan devenue une colonie militaire étasunienne....

Entre bandérisme et nazisme la nuance à l'épaisseur du papier à cigarette, n'en déplaise aux BHL and Co qui, toute honte bue soutiennent ce nouveau régime de Kiev aux relents ideologiques nauséeux et aux méthodes criminelles.

Récemment le régiment Azov, qui régulièrement visité par les officiers étasuniens, canadiens mais aussi les politiciens comme Mac Cain avant qu'il ne parte brûler en enfer, a été déployé sur le front Ouest de Donetsk.

Et ces abrutis d'Azov, recrutés dans les culs de basse fosse des prisons ukrainiennes, les hordes des hooligans ukrainiens ou les caniveaux des néo-nazis européens (et qui auraient certainement les premiers à être liquidés par la "race supérieure"), n'ont pas trouvé mieux que de planter un drapeau nazi sur leur première ligne.


BHL pourtant l'a affirmé haut et fort "il n'y a pas de nazisme en Ukraine"

En avril par exemple les ukrainiens célèbrent la création de la division SS Galicia qui s'illustra plus dans sa collaboration au nazisme dans des exécutions de civils à l'arrière du front que dans des combats face à l'armée rouge.

Et tout ce joli troupeau de criminels décérébrés est financé aujourd'hui par les occidentaux au nom de la "réalisation du rêve européen" pour citer encore BHL lorsqu'il haranguait les paramilitaires ukrops sur le Maïdan en 2014.

Erwan Castel


Du fusil à la faux

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Souvent le soldat doit poser son fusil pour cuisiner, dormir un peu, mais aussi creuser, construire ou réparer les postes de tir et casemates, les maisons et les chemins, et c'est même la majorité de ses heures lorsque le front est enterré dans une guerre de tranchées ou les positions sont soumises à des tirs fréquents de l'artillerie ennemie.


Nouveau retour sur notre base arrière du front Sud où nous abandonnons un instant nos bardas, retrouvant des treillis secs et propres et soupes chaudes ainsi que nos écussons et téléphones.

Et après la remise en condition des armes, des corps et du matériel, nous nous attelons à l'amélioration de la petite ferme abandonnée où nous avons posé nos pénates.



Étanchéifier les fenêtres et le toit, nettoyer la cour et le jardin, tirer des câbles électriques ou installer des douches de campagne... autant de travaux qui soudent encore plus le groupe de combat et nous aident à dormir avant de repartir en mission....



Sur les uniformes fleurissent à nouveau les rubans orange et noir de l'ordre de Saint Georges et qui avaient été choisis en 2014 comme symbole du "Printemps russe" de la Novorossiya....

Les cérémonies des 9 mai (victoire 1945) et 11 mai (indépendance RPD) approchent sous un soleil de plus en plus chaud....

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front


13 ans de prison pour Rafael !


Rafael Luzvarghi, volontaire brésilien du Donbass arrêté en Ukraine en 2017 qui avait vu sa première condamnation annulée a été jugé hier lors d'un second procès qui a confirmé sa condamnation à 13 années de prison (-2 ans déjà effectués) pour avoir participé aux combats sur le front du Donbass. 

Notre soutien à notre camarade ne faiblira pas tant que sa libération ne sera pas obtenue.

Pour mieux comprendre le parcours de Rafael Luzvarghi voir le lien suivant ici : Rafael Luzvarghi

Erwan Castel

Source de l'article : Fort Rus


Un tribunal kangourou ukrainien placé sous l'autorité du gouvernement fantoche installé par les États-Unis, a condamné il y a deux jours le vétéran de la RPD, Raphael Lusvarghi, à 13 ans d'emprisonnement. Cela a été rapporté par le service de presse du bureau du procureur de Kiev sur Facebook. Fort Russ News, avec New Resistance, appelle à la libération immédiate de Lusvarghi. Lusvarghi est un sympathisant ouvert et camarade idéologique de New Resistance Brazil.

Il a été condamné pour terrorisme, alors que ses activités se limitaient à la défense du soulèvement socialiste populaire qui s’était déroulé il ya cinq ans sur les territoires de ce qui est maintenant l’ancienne Ukraine de l’est, actuellement appelées républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.

Le service de presse du parquet de Kiev a écrit sur Facebook:
  • "Le jeudi 2 mai 2019, le tribunal de la ville de Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk, a condamné à une peine d'emprisonnement de 13 ans avec un ressortissant de la République fédérative du Brésil, avec le soutien du parquet du procureur de la ville de Kiev. participation à des organisations terroristes et à des formations armées illégales"

Il est à noter qu'au cours du processus judiciaire, le procureur n'a fourni que des preuves circulaires du terrorisme et de son implication dans des formations armées illégales. La définition du terrorisme inclut tous les actes de violence contre les forces de l’État ukrainiennes légitimes; toute personne impliquée dans le soulèvement populaire est donc coupable de la même chose.

Cependant, le principal problème juridique et l'une des raisons pour lesquelles Fort Russ News et Nouvelle Résistance (Brésil, Amérique du Nord et Evropa) réclament sa libération sans condition est que les allégations «d'attaques contre des forces ukrainiennes légitimes» sont manifestement fausses. Ces forces étaient plutôt sous le commandement illégal d'un gouvernement installé par un coup d'État soutenu par les États-Unis contre le gouvernement démocratiquement élu de Ianoukovitch.

Le gouvernement provisoire de la Junte, à l'instar du régime de Porochenko, échoue devant la légitimité d'un gouvernement légitime. Leurs actions, leurs ordres et leurs forces ne relèvent pas de processus de légitimité reconnus à l'échelle internationale et nationale. Parmi les actions illégales des États-Unis, la Junte de Kiev et le régime de Porochenko ont été recensés: crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en particulier punition collective, génocide d’un groupe fondé sur leurs caractéristiques nationales ou ethniques effort de répression et de destruction des services sociaux et humains, menant à la faim, à la famine et au manque d’accès aux soins médicaux. En outre, ces membres de la junte illégale de Kiev se sont livrés à une guerre ouverte contre un groupe de personnes, notamment en bombardant des zones civiles.

Par conséquent, les activités de Lusvarghi dans les républiques populaires révolutionnaires, à leur invitation légitime, sont légales et de surcroît indispensables à la défense des droits de l'homme et du droit à l'autodétermination d'un groupe illégalement ciblé. Lusvarghi doit être libéré immédiatement, sans condition, et ses biens lui sont rendus.

Les procureurs de ce tribunal kangourou prétendent que l'accusé a reconnu sa culpabilité uniquement en termes de participation à des activités imprévues de groupes armés, mais a nié sa participation aux activités d'organisations terroristes. Après avoir entendu les arguments des parties, le tribunal déclara l'accusé coupable de la partie 1 258-3, partie 2 de l'art. 260 du Code pénal de l'Ukraine et a imposé une peine sous la forme de 13 ans d'emprisonnement avec la confiscation des biens. En outre, le tribunal a imposé à l'étranger le coût de ses propres poursuites d'un montant d'environ 15 000 UAH. "Lors de l'exécution du verdict, l'accusé sera crédité de la peine passée en détention, à compter du 2 mai", a noté le bureau du procureur.


Début mai 2018, le bataillon néo-nazi Azov d'Ukraine a capturé le Brésilien Lusvarghi qui, selon les médias, vivait à l'époque dans un vide juridique, privé de son passeport et se trouvant en Ukraine à la Sainte Protection du monastère Goloseyevskiy l'Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou). Il a ensuite été emmené au SBU. Lusvarghi était un croyant de l'ancienne religion nordique, mais il se serait converti au catholicisme orthodoxe russe (orthodoxie orientale) et a commencé une vie monastique au monastère de Goloseyevskiy.

Comment Lusvarghi est devenu soldat dans l'armée de la RPD

Lusvarghi avait été un guerrier du socialisme tout au long de sa vie et une refondation du courage, de l'honneur et des coutumes des ancêtres. Initialement étudiant en sciences agraires, à l'âge de 18 ans, il a quitté le Brésil pour la France et a rejoint la Légion étrangère. Après avoir servi pendant trois ans, il a d'abord été formé dans le 4 e régiment étranger, puis au 2 e régiment de parachutistes étrangers à Calvi, qui aurait participé à des missions en Afrique, jusqu'à ce qu'il soit blessé et rentre au Brésil.

De retour au Brésil, il était soldat de la police militaire de l'État de São Paulo entre 2006 et 2007, avant de servir au Pará. Il s’est ensuite rendu en Russie en 2010, où il a étudié la médecine à l’Université d’État de Koursk, a reçu le surnom de Riurik Variag Volkovitch (du nom de Rurik de Kiev) et a commencé une étude approfondie de l’histoire soviétique et de cette expérience historique.

En Russie, Lusvarghi est devenu volontaire dans une école oudmourtienne (République d'Oumourtie en Fédération de Russie) pour enfants et a tenté de rejoindre l'armée russe. Mais, sans la citoyenneté russe ni les conditions requises, il est retourné en Amérique du Sud. C'est ici qu'il entra dans les forces armées révolutionnaires colombiennes communistes-chrétiennes (théologie de la libération) (FARC) servant à Cartagena de Indias et à Arauca. Plus militant que les pragmatiques de la direction, il finit par être frustré par les négociations avec le gouvernement colombien et quitta les FARC pour retourner à Jundiaí au Brésil et travailler comme professeur d'anglais.

Lorsque la révolution dans le Donbass a commencé, il est parti pour la RDP autoproclamée et a rejoint ses rangs au sein de la brigade Prizrak, associée à l'organisation française Unite Continentale, une organisation qui entretient des relations amicales avec Nouvelle Résistance.

Déçu par les termes de l'accord Minsk II, qu'il considérait comme un mauvais accord pour la RDP, ainsi que par l'incapacité de la Russie à reconnaître la RDP et la LPR comme ils l'avaient fait avec la Crimée, il est retourné contre le Brésil. Il a finalement été attiré en Ukraine par un groupe travaillant pour la SBU, prétendant être un groupe de sous-traitance indépendant pour une affectation présumée à Chypre. Cela ne s'est jamais matérialisé et a été arrêté par les autorités ukrainiennes à Kiev. Grâce à un mouvement de solidarité internationale, un fonds légal a été créé et il a pu être libéré avec succès alors que l'enquête se poursuivait. Cependant, son passeport n'a jamais été restauré et était sous surveillance constante de la SBU. C'est ici qu'il a commencé sa vie monastique sous l'autorité de l'Église orthodoxe.

Il a été convoqué vers le 1er ou le 2 mai, et FRN et NR demandent sa libération immédiate et sans condition. Le groupe de réflexion, Center for Syncretic Studies, observe ces événements avec une vive préoccupation quant au précédent créé par son arrestation et ses poursuites.


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jeudi 2 mai 2019

De quelle dictature parlons nous ?



Voici des images que vous me risquez pas de voir sur BFM TV, dans Libé et autres médias serves de nos "belles démocraties droitdel'hommistes".

Tandis que les pantins étasuniens qui nous gouvernent clabaudent des profondeurs de leurs cotes de popularité que Maduro est un dictateur sanguinaire qui massacre son peuple, ce dernier se rassemble spontanément autour de son palais présidentiel pour protéger physiquement son tyran pendant une tentative de coup d'Etat (voir le post précédent)

Je connais le Vénézuela et sa liberté de la presse (plus importante qu'en France), l'accessibilité à ces réseaux internet occidentaux jamais censurés (et pour cause vu que ce sont eux qui censurent), et surtout je connais son patriotisme latino-américain qu'incarne l'idéologie bolivarienne, sa foi qui n'a d'égale que sa combativité.

Tout comme le soulèvement des populations du Donbass ou de Syrie, qui vivent également un rapport charnel avec leur terre et leur traditions, il est difficile de nous faire avaler que la population vénézuélienne est une foule ignorante prise en otage et forcée par les baïonnettes à descendre dans la rue.

Si les USA et leirs clebards occidentaux veulent attaquer le Vénézuela ou l'Iran, ces pays deviendront tout simplement leur tombeau !

Erwan Castel

"NO PASARAN !"
La population vénézuélienne venant autour du palais pérsidentiel pour empêcher le coup d'Etat

mercredi 1 mai 2019

Encore un mois de sang et de larmes


Au cours de ce mois d'avril, les forces ukrainiennes ont maintenu leurs pressions offensives sur les positions de défebse des milices républicaines. plusieurs civils ont été blessés et on continue à déplorer des pertes importantes et quotidiennes dans les rangs des défenseurs du Donbass.

Ce ne sont pas moins de 47 défenseurs qui ont été tués en avril

Et ce malgré le fait qu'au moment du deuxième tour du scrutin présidentiel ukrainien et qui correspondait à la fête religieuse orthodoxe de Pâques, une légère accalmie a été observée sur le front du Donbass.

Et la propagande ukrainienne continue à reconnaitre elle-même 
les violations du cessez le feu commises par son armée, 
en publiant régulièrement les vidéos de ses tirs meurtriers

Bombardement par un drone ukrainien d'une tranchée républicaine 
sur le front Nord de Donetsk le 12 avril 2019 - 2 tués et 1 blessé

Tir d'un sniper ukrainien infiltré dans la zone grise
 toucant à la mi avril un soldat républicain

Symbolisant l'hécatombe de ce mois d'avril mais aussi de cette guerre qui depuis le mois de février ne cesse de faucher à nouveau beaucoup de vies sur le front du Donbass, le sacrifice de Lilia Egamberdieva, une jeune infirmière de 23 ans risque de marquer les esprits pour très logntemps. 



En effet cette jeune femme qui s'était portése au secours de 2 camarades grièvement blessés pendant une attaque ukrainienne sur le secteur de Novoazovk, s'est retrouvée subitement isolée par des bombardements d'obusiers ennemis de 152mm appuyant une nouvelle attaque sur le flanc de sa position. 
Afin de protéger ses camarades Lilia a ramassé une arme et s'est déplacée en engageant le feu pour repousser les ukrainiens, ce qu'elle est parvenue à réaliser au prix de sa propre vie (voir le lien: ici).

Entre le cynisme des accords de Minsk et le clabaudage des propagandes mensongères, il y a cette réalité d'un conflit moderne qui ensanglante quotidiennement la terre du Donbass et mobilise vers le front tout ce qu'un peuple peut offrir de meilleur pour protéger ses enfants et défendre sa liberté. Les tragédies des civils bombardés côtoient quotidiennement l'héroïsme de leurs défenseurs, et ceci dans une quasi indifférence occidentale des médias et des opinions lobotomisés par la propagande de guerre étasunienne...

Et devant l'interminable litanie de celles et ceux qui ont été happés par l'acier et le feu il ne fait aucun doute que les coeurs et les regards de ces populations de Donetsk et Lugansk pourtant pacifiques et calmes à l'origine se détournent aujourd'hui radicalement de cette Ukraine qui noie dans les larmes et le sang un siècle de destinée commune vécue sur les bords de cette Mer Noire tant convoitée dans l'Histoire européenne.

Désormais le mur de morts érigé par Kiev par cette guerre civile abjecte lancée contre une partie de sa population rend définitivement impossible une quelconque réunion nouvelle entre l'le Ukraine et Donbass. Au contraire les ukrainiens, et paradoxalement à leurs vociférations russophobes et désirs répétés de vouloir récupérer les territoires de Donetsk et Lugansk, poussent un peu plus à chaque bombardement meurtrier le Donbass dans les bras de la Russie, ce qui est la meilleure chose qui puisse lui arriver, le voeu de la grande majorité de sa population et une réparation historique à l'image de celle opérée par la Crimée en 2014.


Erwan Castel




Témoignage d'un couple vivant sur la ligne de front à Donetsk (le 14 avril 2019):

«Bombardements, crimes, réunions à Minsk, déclarations, menaces, cirque, élections: une série d’événements, une série de troubles et de chagrin - c’est notre vie dans le Donbass, c’est la guerre. Parfois, au milieu de toute cette agitation, vous vous arrêtez et réalisez que le sentiment est venu que cela ne finira jamais. Je me souviens qu'au début, nous attendions l'armée russe, nous espérions tous les deux, comment des chars avec des soldats russes entreraient dans nos villes, comment nous nous réjouirions, comment nous les rencontrerions, comment nos gars - milices et gens polis - se serreraient la main.

Pendant longtemps, cette attente se réchauffait dans nos âmes, puis s'estompait peu à peu. Nous nous sommes habitués à cela, avons attendu beaucoup de choses, maintenant nous espérons seulement dans la volonté du Seigneur que cette horreur cessera plus rapidement. 1831 est le jour de la guerre, tandis que la Grande Guerre patriotique dura 1 418 jours. Oui, tels sont les cas. Et les pertes continuent ... nos gars meurent en première ligne, et nous ne savons pas quelle est la suite. Et c’est probablement le sentiment le plus terrible, le sentiment d’incertitude et la peur de l’avenir. »

Cimetière militaire près de Donetsk

Voici quelques uns des visages de ces défenseurs qui ont quitté notre horizon en avril et sont allés rejoindre les rangs du régimant immortel du Donbass. 

"Que le souvenir des morts soit la force des vivants"



3 avr, Dmitry Ruslanovich Kupchik, 24 ans.

3 avr, Oleg Vazhenin, 41 ans





4 avril, Igor Abdulvaleev, 35 ans


4 avril, Viktor V. Parshin, 38 ans 






7 avr, Yevgeny Gennadievich Rodine, 34 ans


8 avr, Vladimir Korenyugin. 30 ans




9 avril, Andreï Zakharov, 36 ans


9 avril, Andreï Manchenko, 18 ans





11 avril, Dmitry Alexandrovich Onychko, 29 ans


11 avr, Ilya Kolosov, 29 ans






11 avr, Alexeï Dokuchaev, 28 ans

12 avr, Romain Sitnitski, 50 ans






13 avr, Igor Radchenko, 53 ans

13 avr, Husk Nikolay, 32 ans.






17 avr, Nazir Azhigov, 28 ans


18 avr, Sergey Korobov, 39 ans







19 avr, Andreï Tkachenko, 27 ans


19 avr, Lilia Egamberdieva, 23 ans 
(voir le lien: ici)




19 avr, Sergey Pshenichny, 46 ans


19 avr, Vitaly Zhiltsov, 23 ans










13 avr, Victor Zakharov, 22 ans (accident)







Mises à jour :



19 avr, Stanislav Mikhailuk, 42 ans


22 avr, Oleg Rudenko, 39 ans





25 avr, Stanislav Vadimovich Politaev, 32 ans


27 avr, Igor Sakhno, 30 ans






Nikolay Shelouk enterré le 22 avr.

12 avr, Sergey Petrovich