jeudi 7 juillet 2016

Un sommet de l'OTAN sur un volcan...

Dernière mise à jour le 7 juillet 2016

Le Donbass au bord de la guerre totale


Depuis plusieurs semaines nous rendons compte d'un regain d'activité des opérations ukrainiennes menées sur la ligne de front du Donbass : 
  • déploiement massif d'unités d'assaut et d'artillerie, jusque sur la ligne de contact 
  • augmentation des missions de reconnaissance par les drones, 
  • intensification des bombardements sur les défenses et les quartiers résidentiels 
  • déclenchement de nouvelles attaques au sol contre les postions républicaines etc...
L'ensemble de ces mesures à caractère offensif constituent autant des provocations que des violations des accords de Minsk signés en février 2015 par Kiev.

Ce 6 juillet 2016, à Moscou ses sont rencontrés autour du sujet, Grigori Karassine, le vice Ministre russe des Affaires étrangères, Rüdiger von Fritsch, l'ambassadeur d'Allemagne et Jean-Maurice Ripert, l'ambassadeur de France.  

Grigori Karassine, vice Ministre russe des Affaires étrangères,
Le représentant russe a exprimé la vive inquiétude de son gouvernement suite aux derniers développements initiés par Kiev de la situation militaire sur le front du Donbass et qui mettaient en danger le processus de paix engagé à Minsk.

Tout en précisant que cette radicalisation militaire engagée par Kiev était confirmée par les observateurs de l'OSCE, Grigori Karassine a demandé aux 2 pays représentés par leurs ambassadeurs de bien vouloir faire pression sur Kiev pour enrayer le plus vite possible cette escalade militaire provoquée par l'armée ukrainienne et qui risque d'anéantir définitivement le règlement pacifique organisé par le "format Normandie" et déstabiliser gravement toute la région.

Poutine en observateur attentif de la crise ukrainienne
Dans le même temps, on apprend par certaines sources que le Président russe Vladimir Poutine aurait annulé l'ensemble de ses déplacements prévus ces prochains jours dans les régions de l'Altaï et de la Yakutie. (à confirmer)

Selon ces analystes ces décisions tant militaires que politiques seraient liées à la réunion prochaine du sommet de l’OTAN prévue à Varsovie les 8 et 9 juillet prochains.

En effet, le Donbass, qui est déjà un des points majeurs de l'ordre du jour de cette réunion risque par ses derniers développements de forcer certaines décisions dirigées contre la Russie, toujours désignée responsable de la crise par les membres de l'OTAN. 

Concrètement, alors que l'OTAN, entre ses déploiements de troupes conventionnelles sur les frontières de la Russie ou de ses missiles stratégiques en Roumanie et Pologne affiche une stratégie offensive ouvertement dirigée contre la Russie.
Les points abordés lors de la présentation de l'ordre du jour de ce futur sommet de l'Organisation militaire étasunienne en Europe confirme cette stratégie russophobe qui prévoit un renforcement de sa présence militaire dans la partie Orientale de l’Alliance comme l'a annoncé son Secrétaire Général Jens Stoltenberg en déclarant«Nous travaillerons quatre bataillons internationaux en Estonie,  Lettonie, Lituanie et Pologne (...) et une brigade multinationale en Roumanie.»


Au cours de ce sommet est également prévu le vote d'un "paquet d’aide à l’Ukraine, en ce qui concerne le secteur de la sécurité et de la défense"

De son côté Kiev, enlisée dans un conflit qu'elle est incapable de gérer tant sur le plan militaire que politique, pourrait-être tentée par une nouvelle offensive militaire contre le Donbass pour forcer la main des occidentaux au delà des aides déjà prévues à son armée. En effet, cette offensive ukrainienne, vu le rapport de force et militaire et surtout moral existant, serait à court terme vouée à l'échec, et risquerait même de faire échouer la stratégie étasunienne régionale qui, en Ukraine est déjà en difficulté...sauf si elle reçoit un renfort important et significatif !


Aujourd'hui si l'OTAN est bien le bras armé de l'Union Européenne, cette dernière semble cependant avoir son couteau posé sur sa gorge et qui oblige à aboyer vers l'Est.

Profitant de cette prise d'otage étasunienne de l'Europe, Porochenko pourrait donc chercher à entraîner prématurément les occidentaux dans une guerre contre la Russie à laquelle les préparent les faucons néo-conservateurs de Washington, notamment via leurs valets de l'Union Européenne et leurs chiens de garde médiatiques à l'image de l'abject Nicolas Tenzer, qui vient de commettre dans le quotidien "Le Monde" un panégyrique qui est un véritable appel à la guerre contre Moscou !

Ce fanatique belliciste illustre à lui tout seul la folie de cette politique étasunienne à la dérive et qui s’apprête à jeter ses pays vassalisés à l'assaut de la Russie, cette "première menace pour l'Europe", et rapidement, avant que l’euroscepticisme les gagne tous ou que l'effondrement économique les paralyse complètement. 


Et ce triste et nuisible politologue de conclure que "la Russie vise à démanteler l’Europe et à diviser ses nations : nous devons tenir bon. Un choix de société est en jeu – le plus crucial des choix pour la France, l’Europe et le monde libre."



Avec de telles mouches du coche, les occidentaux sont embarqués à grande vitesse sur un chemin étroit et glissant bordé par le précipice de la guerre... Sauront-ils reprendre les rênes de leur destin et éjecter de l'attelage ce vampire étasunien agonisant qui veut tenter de survivre par le chaos ? 



Peut-être que les prochaines semaines qui s'annoncent décisives, nous dessineront-elles un début de réponse, entre Donetsk et Lugansk...


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Mise à jour le 7 juillet 2016



En même temps qu'avait lieu la réunion à Moscou avec les ambassadeurs français et allemand, où le vice ministre soulignait "les symptômes visibles d'une opération militaire en cours de préparation par l'armée ukrainienne.", le Président Poutine a personnellement appelé Barak Obama à la Maison Blanche pour lui exprimer sa vive inquiétude concernant l'aggravation militaire de la ligne de front du Donbass décidée par Kiev, à la veille du sommet de l'OTAN de Varsovie.

Par ailleurs l'annulation des déplacements du Président russe a été confirmée.

Kiev non seulement fait la sourde oreille mais multiplie même les déclarations bellicistes comme celles d'Andrey Parubiy, le cofondateur du parti néo-nazi Svoboda et Président de l'assemblée nationale ukrainienne qui le 6 juillet déclarait que Kiev avait l'intention de ne jamais respecter les accords de Minsk.

Source de la Mise à jour 

Site Sott.net

mercredi 6 juillet 2016

La dimension religieuse de la crise ukrainienne

La dimension religieuse de la crise ukrainienne :
Un joker pour une stratégie étasunienne à la dérive ?


Dans beaucoup de conflits le dimension religieuse, si elle n'est pas directement leur origine, y est souvent présente dans leur évolution ultérieure, surtout si elle s'inscrit dans la durée. Cela permet d'exacerber les tensions passionnelles des belligérants, et surtout de masquer les vrais causes des guerres déclenchées qui sont majoritairement politico-économiques ou territoriales.

L'Ukraine n'échappe pas à cette règle et dans ce territoire artificiellement agrandi par des rajouts eurasiens et occidentaux, il était logique que la diversité de ses composantes culturelles s'expriment également par une diversité cultuelle qui au cours de son histoire est née également de schismes et d'oppositions religieuses. 

En Ukraine sont présents dans un ordre croissant l'islam, la religion catholique et la religion orthodoxe mais si cette dernière est largement majoritaire elle n'en est pas moins fragilisée par des divisions communautaires très importantes et qui sont l'écho des divisions politiques qui ont marqué le passé et que la crise contemporaine a réveillé.

La communauté orthodoxe qui se réclame du Patriarcat de Moscou est naturellemnt majoritaire dans le Sud Est de l'Ukraine au sein des oblasts russophones de la Crimée russe et du Donbass indépendant, mais également dans le reste de l'Ukraine, où elle est déjà malmenée par une Église gréco-catholique dont le primat, Mgr Sviatoslav Chevtchouk l'accuse d'être le "cheval de Troie de la politique Poutinienne". Et Chevtchouk suivi par une meute de torquemadas uniates de lancer en octobre 2015 un « Appel du Synode des évêques pour les défenseurs de la Patrie » et encourager les militaires ukrainiens qui combattent depuis des mois les séparatistes prorusses dans l’Est du pays. « Chers soldats, écrivait l’archevêque, nous vous assurons que nous sommes avec vous et nous continuerons à vous soutenir ! Chers soldats de la vérité et de la justice de Dieu, le Seigneur est avec vous ! »

Un prêtre catholique appelle déjà en 2014 à la "lustration" de la communauté orthodoxe 
en demandant à ce que les paroissiens des églises du patriarcat de Moscou soient privés du droit d’être élus et de travailler dans des organisations officielles.

Le ton est donné pour une croisade anti-orthodoxe 

Les déclarations bellicistes du clergé catholique uniate continuent depuis 2 ans et des attaques contre des églises orthodoxes ont été enregistrées dans tous les territoires contrôlés par Kiev. Cette engagement religieux dans la crise inquiète même le Vatican dont le pape rencontre en février le patriarche orthodoxe russe Kirill et dans une déclaration commune appellent à "s'abstenir à participer à la confrontation et ne pas soutenir le développement ultérieur du conflit" dans l'Est ".

Qu'en sera t-il des tensions existantes entre les communautés orthodoxes ? Ce qui est sûr c'est que si une ostracisation violente était engagée contre les communautés du Patriarcat de Moscou, La Russie se devrait de réagir rapidement à cette provocation que l'ensemble de la Russie ne pourrait supporter.

Dans un article récent, le Saker nous rappelle cette dimension religieuse qu'on ne peut écarter des évolutions possibles et d'une radicalisation potentielle du conflit.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 


Extrémisme religieux en Ukraine


Source, le lien ici : Le Saker francophone

Les choix des États-Unis en Ukraine :
 déclencher une guerre religieuse ?

Par le Saker US – Le 25 juin 2016 – Source thesaker.is


À suivre les médias impériaux, on peut être pardonné de penser que rien de dramatique ne se passe en Ukraine et que la crise a été pour l’essentiel résolue d’une manière ou d’une autre. Eh bien pourquoi pas ? Il vient d’y avoir des élections et, apparemment, tout s’est bien passé, la Russie continue à manifester sa mauvaise volonté habituelle et son comportement menaçant à l’égard de l’Europe, mais au moins Poutine a-t-il été forcé de libérer la Jeanne d’Arc ukrainienne (c’est-à-dire Nadejda Savtchenko), et il y a un espoir que le front uni de l’Union européenne et de l’OTAN contraigne finalement Poutine à cesser son agression contre l’Ukraine et à se conformer aux Accords de Minsk. Oh, et la Banque nationale d’Ukraine a annoncé, je ne plaisante pas, un retour à la croissance (environ 0.1 %) pour le premier trimestre de cette année.


Hélas, le fossé entre ce genre de non-sens et la réalité est total. Oui, des élections ont eu lieu, mais elles ont été tout sauf libres, les néo-nazis sont aujourd’hui plus influents que jamais et le fait que Poutine ait été d’accord d’échanger Savchtenko contre deux citoyens russes accusés d’être, je ne plaisante toujours pas, des agents Spetnaz du GRU, n’était qu’une manière habile pour lui de faire cesser Savtchenko d’être son problème en faisant d’elle celui de Porochenko (et même celui de Timochenko). Quant aux accords de Minsk, la Russie n’en fait pas du tout partie, elle n’est qu’une garante de ces derniers, comme l’Allemagne et la France. Mais oui, Porochenko est toujours au pouvoir, les gens trouvent toujours des marchandises dans les magasins et aucun nouveau Maïdan n’a eu lieu. Donc, vu de l’extérieur, les choses ne vont pas trop mal.


Le problème avec cette image idyllique est que personne à Langley n’y croit.

Les gens de Langley savent que l’économie ukrainienne est fondamentalement morte et avance en roue libre vers son inévitable effondrement par inertie. Ils savent que les services gouvernementaux sont tout juste maintenus en vie grâce à l’aide occidentale et que même cela ne suffit pas à assurer l’autorité du gouvernement central, devenant progressivement sans importance et remplacé par des autorités locales (oligarques et truands). Plus important encore, ils ont perdu aujourd’hui tout espoir d’impliquer la Russie dans ce conflit et ils voient des signes clairs que le front européen est en train de se fissurer : la France, l’Italie et d’autres montrent déjà des signes de mécontentement face à la situation actuelle, tout comme l’Allemagne (tous ces pays ont leurs propres Langleys, qui font exactement les mêmes prévisions catastrophiques). La grande question, pour les États-Unis, est donc : que faire ?

Le projet initial était de faire de l’Ukraine une sorte de trou noir qui aspirerait toutes les ressources économiques, politiques et militaires de la Russie, idéalement avec cette dernière occupant le Donbass. Mais aujourd’hui que les Russes ont refusé de de s’y faire aspirer, c’est l’Europe qui est maintenant menacée par le trou noir ukrainien.

Les Américains réalisent probablement maintenant qu’il est trop tard pour recoller les morceaux de Humpty Dumpty, et ils ont raison. Bien que, en théorie, un effort conjoint des États-Unis, de l’Union européenne et de la Russie, puisse, à un coût énorme, tenter de reconstruire l’Ukraine, les réalités politiques rendent une telle action commune impossible, du moins dans un avenir prévisible. Ils réalisent aussi, avec la permission des candides paroles de Mme Nuland, que les États-Unis seront rendus responsables du résultat désastreux en Ukraine (ce qui n’est pas tout à fait honnête, les Européens sont tout autant coupables, mais c’est la vie). Et si perdre la Syrie a été déjà assez mauvais, perdre l’Ukraine ensuite causera des torts irréparables aux États-Unis simplement en détruisant le mythe de leur omnipotence. C’est très grave, en particulier pour un Empire qui a pour l’essentiel renoncé aux négociations ou à la diplomatie et qui se contente maintenant de poser des ultimatums.


Donc quels sont les choix pour les États-Unis ici ?

Il est difficile de prédire en ce moment ce qu’ils pourraient tenter de faire. Leur pratique normale dans une telle situation est simplement de proclamer leur victoire et de s’en aller. Cela pourrait marcher en Afrique ou en Asie, mais au milieu du continent européen, c’est loin d’être une option, parce que cela déboucherait sur un désastre en termes de relations publiques.

La deuxième possibilité pourrait être d’accuser les Ukrainiens eux-mêmes de tout et de tenter de protéger la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Moldavie des inévitables conséquences du chaos qui se propage. Le risque, ici, du moins du point de vue étasunien, est que la Russie et ses alliés novorusses seraient plus ou moins libres d’agir dans le vide créé et c’est quelque chose que les États-Unis ne peuvent absolument pas accepter. Les Américains auraient des visions de Zakharchenko à Kiev ou d’émeutes pro-russes à Odessa, et c’est tout simplement au-delà de l’inacceptable.


Ce qui laisse le troisième choix : faire délibérément exploser l’Ukraine.

Rostislav Ichtchenko, que je tiens pour le meilleur spécialiste de l’Ukraine sur la planète, a récemment commencé à avertir qu’un tel mécanisme est déjà en place : transformer la guerre civile en guerre religieuse opposant non les Latins (catholiques romains) aux orthodoxes, mais divers groupes orthodoxes entre eux. Permettez-moi d’expliquer.

Comme tout le reste en Ukraine, l’histoire des diverses juridictions orthodoxes dans le pays est très complexe et remonte à des siècles. Je ne peux pas entrer dans des explications détaillées de ce thème très intéressant ici, mais je veux vous donner quelques clés d’analyse.

Il y a trois groupes principaux qui se désignent eux-mêmes comme l’Église orthodoxe ukrainienne véritable ou canonique : le plus grand est l’Église orthodoxe d’Ukraine (patriarcat de Moscou – AUOC-MP dans son sigle anglais), suivie par l’Église orthodoxe d’Ukraine (patriarcat de Kiev – UOC-KP dans son sigle anglais) et, enfin, l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne – UOC dans son sigle anglais. Bien sûr, chacune de ces trois églises affirme être la représentante véritable de l’orthodoxie ukrainienne légitime.

[Information complémentaire : personnellement, je ne considère aucune d’elles comme légitime ou véritablement orthodoxe, donc je n’ai aucun intérêt personnel là-dedans.]

Elles sont:

L’AUOC-MP est la plus grande des trois. Elle est autonome mais pas totalement indépendante. C’est probablement la plus importante des trois et elle est en communion totale avec toutes les autres Églises orthodoxes officielles (lire : approuvées par l’État) là-bas. L’AUOC-MP est considérée comme la main du Kremlin par les nationalistes.

L’UOC-KP a été fondée par un ancien évêque du Patriarcat de Moscou, Philarète Denisenko, qui a créé un schisme (une séparation unilatérale en contradiction avec les canons de l’Église) dans le patriarcat de Moscou (ce qui est assez ironique puisque Philarète était un ancien adjoint (locum tenens) du patriarche Pimène I du Patriarcat de Moscou et était même considéré comme le premier en lice pour lui succéder). Même selon les critères de Moscou, Philarète a toujours été connu pour être un homme exceptionnellement immoral, corrompu et sans principes, mais le Patriarcat de Moscou ne l’a excommunié que lorsqu’il a rompu avec lui pour créer sa propre église.

L’UOC est à la base une création, en 1921, de la République nationale ukrainienne de 1917 (tout comme le Patriarcat de Moscou est une création, en 1937, de l’État bolchevique de 1917) et il représente la version non soviétique du christianisme ukrainien et plusieurs de ses ecclésiastiques ont été persécutés par l’État soviétique.


Ce qui rend cette situation véritablement unique tient à deux facteurs :

Historiquement, le territoire connu aujourd’hui comme l’Ukraine a fait la plupart du temps partie du Patriarcat de Constantinople entre le Xe et le XVIIe siècle (c’est très simplifié mais correct sur le fond).

Le Patriarcat de Constantinople moderne est désespérément en quête d’importance (en lui-même, il est tout petit et soumis aux autorités turques) et il a des relations extrêmement mauvaises avec Moscou.

Il y a donc un risque tout à fait réel que les autorités de Kiev décident de déclarer l’AUOC-MP comme une Église du pays agresseur et qu’ils ordonnent que toutes les paroisses, tous les monastères et autres bâtiments actuellement propriété du clergé de l’AUOC-MP soient transférés de force à UOC-KP et/ou à l’UAOC. Il y a aussi la possibilité que le Patriarche de Constantinople décide d’entendre les cris des fidèles et reconnaisse soit l’UOC-KP et/ou l’UAOC comme une partie autonome du Patriarcat de Constantinople, et donc prenne fondamentalement toute l’Ukraine sous son contrôle. Et même si les autorités de Kiev ne déclarent pas formellement l’AUOC-MP comme cible de pogroms et d'expropriations illégales, elles peuvent simplement détourner les yeux et laisser les escadrons de la mort néo-nazis (comme le tristement célèbre Aidar) faire le sale boulot pour elles.


Quelle est l’importance de ce risque ?

Je l’évaluerais comme élevé. Créer des troubles civils est la manière idéale pour le régime de Kiev d’accuser la main de Moscou de tous les problèmes. Les veules Européens suivraient la ligne du parti (étasunien) et accuseraient Poutine d’«exciter les russophones» en Ukraine et d’«utiliser la minorité russe pro-Moscou pour entamer une nouvelle phase dans la guerre hybride contre l’Ukraine souveraine». Une telle confrontation permettrait aussi d’unir les factions politiques contrôlées par les oligarques avec les véritables néo-nazis qui sont actuellement sur le mode opposition modérée. Pour les oligarques, ce serait l’occasion parfaite d’assassiner leur opposition néo-nazie (Savtchenko, par exemple) et de l’imputer aux agents de Moscou. Enfin, l’éruption d’affrontements intra-orthodoxes serait le prétexte rêvé pour lâcher le SBU (le KGB ukie) contre tout parti d’opposition.

Exactement comme dans la guerre contre le Donbass, Poutine serait mis sous une énorme pression en Russie pour «faire quelque chose à ce sujet» et certains n’hésiteraient pas à demander que des chars russes soient envoyés à Kiev. Bien sûr, Poutine ne consentirait jamais à une telle folie, mais ce refus lui nuirait très certainement dans l’opinion publique russe, encore un autre bon résultat d’un tel conflit intra-orthodoxe en Ukraine.

Pour le moment, l’Empire limite sa guerre de l’information anti-russe à des actions mesquines comme interdire les Jeux olympiques du Brésil aux athlètes russes, se focaliser sur les hooligans russes en France et faire attribuer le prix de l’Eurovision à un chanteur politique, contre toutes les règles de cette même Eurovision. C’est ennuyeux, bien sûr, mais ces actions sont très limitées dans leurs effets : oui, cela fait passer la Russie pour le méchant non civilisé aux yeux des téléspectateurs idiots en Occident, mais beaucoup de gens ne sont pas dupes et voient clairement à travers tout cela, et cela ne sert qu’à renforcer le soutien du peuple russe à Vladimir Poutine. En fin de compte, tourner l’opinion publique occidentale contre Poutine est inutile. Ce que voudrait vraiment l’Empire, c’est tourner l’opinion publique russe contre Poutine – ça, c’est le véritable but, du moins pour les gens de Langley.

Donc quel serait la meilleure manière de continuer à garder l’Ukraine en feu tout en donnant l’impression aux gens en Russie que «Poutine a trahi les orthodoxes», sinon provoquer une guerre religieuse ?

Nous connaissons tous les mots célèbres d’un officier américain au Vietnam : «Il était devenu nécessaire de détruire la ville pour la sauver.» Il y a aujourd’hui un risque réel que les États-Unis décident de détruire l’Ukraine afin de la sauver, en particulier si les néocons reprennent le contrôle total du pouvoir exécutif sous Hillary.

The Saker

L’article original est paru dans The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

L'impunité pour les criminels ukrainiens

Paramilitaires d'Aïdar menaçant le parlement de Kiev pour obtenir la libération de 2 criminels
Les bataillons spéciaux ukrainiens ont pris l'habitude de défrayer plus  la chronique judiciaire que militaires... c'est en effet tellement plus facile et tentant pour ces repris de justice, hooligans et skinheads néonazis de torturer, piller, violer ou assassiner à l"arrière du front que de monter à l'assaut des lignes républicaines défendant le Donbass...

Les seules frasques que ces paramilitaires incontrôlables réservent à la ligne de front sont des rixes d'ivrognes avec des unités régulières ukrainiennes allant régulièrement jusqu'à des échanges de tirs fratricides...

Leurs sont connus et évoqués régulièrement jusque dans les rapports des commissions des droits de l'homme de l'ONU qui dénoncent les crimes de guerre commis par les radicaux de Prayvi sector dès juin 2014 lors des assauts sur Slaviansk.

La Justice ukrainienne est souvent sollicitée pour traiter les nombreuses plaintes déposées contre ces bataillons spéciaux mais, à part quelques rares cas "pour l'exemple" comme la dissolution du bataillon Tornado, force est de constater que non seulement la justice freine des quatre fers pour faire comparaître les criminels devant un tribunal, mais que le pouvoir de Kiev organise ouvertement leur impunité.

Le scandale du bataillon Tornado oblige le pouvoir à le dissoudre
 en juin 2015 après les révélations et la condamnation de son 
Commandant et de nombreux cadres et soldats de l'unité.

Car le cas exceptionnel de "Tornado" par sa médiatisation et ses conséquences judiciaires ne doit pas faire oublier que ces crimes sont non seulement une caractéristique des unités ultra-nationalistes déployées sur le front du Donbass, mais qu'ils sont même organisés jusqu'au plus haut niveau de commandement de ses "bataillons spéciaux" formés à partir de paramilitaires néo-nazis ukrainiens (Prayvi Sector, Trizub, DUK, notamment) ou mercenaires étrangers, et de condamnés à qui on propose une amnistie en échange d'un engagement sur le front.

"Azov", "Dniepr", "Tornado", "Donbass", sont des noms qui régulièrement sont associés "aux crimes de guerre commis par les bataillons de mercenaires, y compris "Aïdar" et "Donbass", et qui sont refusées par le parquet militaire ukrainien. En même temps, 75 affaires pénales contre les mercenaires et les militaires ont été ouvertes." (9e rapport de l'ONU en mars 2015)

En avril 2015 par exemple, le réseau "Misanthropic division" (bataillon Azov) 
revendique la crucifixion et crémation d'un prisonnier de guerre républicain


Plus récemment, c'est un autre prisonnier de guerre républicain qui 


Ces crimes de guerres qui révèlent la psychopathie sadique et débile de ces radicaux sortis du Maïdan sont malheureusement des "faits divers" courants sur le front du Donbass et les derniers rapports de la Commission des droits de l'Homme sur l'Ukraine de l'ONU confirment encore cette politique de l'horreur menée par les bataillons spéciaux ukrainiens.


Une impunité organisée par Kiev sous la menace des radicaux

Lorsque l'opération spéciale est lancée en avril 2014 contre le Donbass, le parlement national ukrainien annonce préventivement que les soldats et volontaires y participant ne pourront pas être poursuivis par la justice pour les faits réalisés dans le cadre de leurs missions. 

Une carte blanche était ainsi donnée à des soudards qui allaient rapidement la tremper dans le sang des innocents, mais parfois en éclaboussant la société ukrainienne qui ne peut alors ignorer ce qui se passe en son nom aux portes de Donetsk et Lugansk.

Après le scandale du bataillon Tornado, c'est au tour du bataillon Aïdar d'être montré du doigt par une justice ukrainienne acculée par les rapports et les plaintes et obligée de réagir... 

"Aïdar" est une unité issue des groupes paramilitaires financés par le milliardaire Kolomoisky et qui va rapidement être repérée par l'Organisation des Droits de l'Homme, l'OSCE et Amnesty International comme coupable de crimes de guerre commis régulièrement.


Menacé par une dissolution le bataillon Aïdar assiège en février 2015 le parlement ukrainien et des locaux du Ministère de la Défense. Le pouvoir qui redoute un coup d'état de nationalistes dont les bataillons spéciaux sont le bras armé cède aux pressions politco-militaires et Aïdar peut continuer à sévir sur le front de plus belle !

Ce bataillon qui bénéficie d'un réseau politique est médiatisé tant en Ukraine qu'à l'étranger où même des magazines populaires occidentaux font l'éloge de ces combattantes néo-nazies !

Un an plus tard, deux commandants de ce bataillon, V. Likholite et I. Radtchenko, sont interpellés, jugés pour crimes graves avérés, et incarcérés. Aussitôt des groupes de membres du bataillon Aïdar menacent le juge, dressent des barricades devant le tribunal et provoquent à nouveau le pouvoir grâce à des appuis politiques importants comme la personne du Commandant Serhiy Melnychuk qui a laissé le commandement du bataillon à Oleksandr Bardash le jour où il a été élu...député au parlement, offrant ainsi à son unité chérie un appui politique en échange d'un groupe de porte-flingues et d'une part des rapines réalisées dans les territoires occupés du Donbass.

Serhiy Melnychuk, l'ex Commandant d'Aïdar, député de la Rada et toujours protecteur de ses soudards
Dans cette Ukraine brune corrompue jusqu'à l'os, de l'appui à l'immunité il n'y a qu'un pas et qui ici va très rapidement être franchi par Iouri Loutsenko, le nouveau Procureur Général de Kiev et très proche du Président Porochenko. Après être intervenu directement pour obtenir la libération des coupables le Procureur Général propose maintenant une loi d'amnistie générale pour l'ensemble des "combattants" de ces bataillons spéciaux...

Dans cette injustice officielle organisée par le plus haut niveau de la hiérarchie du pouvoir ukrainien, il faut y voir l'influence des extrémistes nationalistes qui s'appuient sur l'allégeance menaçante à leurs ambitions des bataillons spéciaux dont beaucoup sont issus comme par exemple Iarosh, Melnychuk, ou l'étoile montante de la nébuleuse brune ukrainienne Nadia Savchenko qui servit dans les rangs d'un certain bataillon.... Aïdar !

Alors, elle n'est pas belle la justice de cet homme dont la nomination fut saluée par Washington et qui consacre l'Ukraine comme la patrie officielle des criminels et des corrompus !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
Nadia Savchenko, combattante du bataillon Aïdar reconnue coupable de crimes de guerre, avant d'être échangée contre des prisonniers et de se lancer dans la politique ukrainienne... 

Source de l'article 

mardi 5 juillet 2016

Bombardement de Donetsk

Kiev continue a pilonner Donetsk et les accords de Minsk

Chaque soir les quartiers résidentiels du Donbass situés en bordure de la ligne de front sont pilonnés par des bombardements erratiques de l'armée ukrainiennes dont le seul but est de terroriser la population et l'obliger à se terrer chaque nuit dans les caves des maisons criblées d'impacts depuis 2 ans.


Dans la nuit du 4 au 5 juillet, le district de Kuibychevsky à l'Ouest de Donetsk a été une nouvelle fois la cible de l'artillerie ukrainienne qui a tiré à partir de 22h15 sur un quartier, blessant 2 civils et endommageant plusieurs maisons ainsi que des véhicules dont un bus stationné dans une cour qui a été complètement détruit.

D'autres pilonnages ukrainiens ont également eu lieu sur Yasinovataya, Dokoutchaïevsk, Elenovka ainsi que des villages au Sud de la République de Donetsk qui a été touchée par plus de 130 obus de gros calibre.
Par ailleurs de nouveaux combats de position éclataient au milieu de la nuit sue le front de Gorlovka, au Nord de Donetsk





Les reporters de DONi Press se sont rendus également sur un autre quartier bombardé cette nuit là : la petite localité de Lozove, elle aussi à l'Ouest de Donetsk, elle aussi située loin des zones militarisées, excluant ainsi toute hypothèse de dommages collatéraux.


Quant à l'OSCE, elle est venue constater le lendemain matin les dégâts occasionnés par les bombardements, mais sans toutefois reconnaitre l'origine des tirs qui pourtant est évidente rien qu'en observant quelles façades sont touchées et les directions des gerbes d'éclats qui désignent plus que clairement les positions ukrainiennes...



Cette hésitation coutumière des "observateurs" de l'OSCE, que beaucoup considère comme une complicité des crimes de guerre commis par Kiev devient un problème majeur dans cette guerre, et constitue même une entrave sérieuse à une résolution diplomatique du conflit car elle jette un discrédit total sur la neutralité de cette organisation, pourtant vitale dans l'application des accords de paix.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Nous n'oublierons jamais Slaviansk

La défaite victorieuse du Donbass

Il y a 2 ans, le 5 juillet 2014, tombait Slaviansk, le premier bastion rebelle du Donbass, après 3 mois d'une résistance héroïque et désespérée, mais qui fut vitale aux victoires suivantes de Donetsk et Lugansk...

Forces d'assaut ukrainiennes à l'entrée de Slaviansk en mai 2014
Rappel...

Suite au coup d'état du Maïdan, les populations russophones d'Ukraine, inquiètes du caractère russophobe affiché par le nouveau pouvoir de Kiev, ont transformé leur opposition politique en mouvement de protestation revendiquant une fédéralisation garantissant leurs spécificités culturelles. 

La Crimée, profitant à la fois de ses liens privilégiés avec Moscou à laquelle elle était encore province seulement 60 ans auparavant et de son statut de République autonome en découlant, a fait sécession de l'Ukraine en mars 2014, à l'issue d'un référendum provoquant son retour au sein de la Russie.  

Cette sécession qui encourage dans une certaine mesure (les manifestants ne sont pas encore séparatistes) le mouvement fédéraliste dans toute la région historique de la Novorossiya, va affoler le gouvernement fantoche de Kiev pris en otage par les radicaux néo-nazis du Maïadan et qui, plutôt que d'ouvrir un dialogue avec les oblasts russes du pays va opter rapidement pour une répression de plus en plus radicale de leur revendications.

Devant le refus par les autorités d'accepter l'organisation d'un référendum dans les régions du Sud Est de l'Ukraine, des manifestants fédéralistes décident alors de prendre eux mêmes l'initiative et avec le soutien de la population commencent à occuper des bâtiments de l'administration régionale, comme à Slaviansk le 12 avril 2014.


Pendant ce temps, à Kiev, les mentors étasuniens organisent l'allégeance du nouveau pouvoir qu'ils ont mis en place. c'est ainsi que John Brennan, le Directeur de la CIA rencontre l'équipe du Président par interim Turtchinov qui dès le lendemain 13 avril 2014, lance contre les manifestants du Donbass une "opération spéciale", offensive aéroterrestre complètement disproportionnée et irresponsable.

La stupeur saisit à la fois les manifestants et les soldats de la 25ème brigade aéromobile engagés contre eux et dont beaucoup lors du 1er assaut lancé contre Kramatorsk vont refuser de combattre et même pactisent avec les fédéralistes jusqu'à déserter et rejoindre les barrages improvisés autour de Slaviansk et Kramatorsk, à 100 km au Nord-Ouest de Donetsk.

Tandis qu'une revendication politique éphémère est exprimée par la voix d'un nouveau maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev, rapidement désavoué (il sera arrêté le 10 juin) la défense militaire de Slaviansk et de sa voisine Kramatorsk (au sud) s'organise très rapidement malgré les faibles moyens dont elle dispose encore grâce à l'impulsion de Igor Guirkine, dit "Strelkov" ex colonel russe du GRU venu de Crimée avec un noyau de 58 vétérans des guerres de Tchétchénie, Géorgie, Transnisstrie etc... 

Strelkov impulse très rapidement la résistance fixant avec réalisme les objectifs prioritaires imposés par l'agression militaire de Kiev. Rapidement il incarne même la résistance du Donbass, et ce, même après son retour en Russie après l'été 2014.

Dès le premier jour de l'insurrection, Strelkov et ses volontaires s'emparent d'un dépôt des services de sécurité (SBU) de Slaviansk où un stock important d'armes et de munitions est saisi. Par la suite, tandis que plusieurs sections de la 25ème brigade aéromobile ukrainienne, peu motivées pour des combats fratricides sont désarmées, un second dépôt, celui de l'administration des douanes est saisi.

Les défenseurs de Slaviansk, parmi lesquels on reconnait Motorolla (porte drapeau), aujourd'hui Commandant du bataillon Sparta et Igor Strelkov (second rang) le Commandeur du bastion de Salviansk entre avril et juillet 2014

Après les premiers flottements vécus dans les rangs de l'armée régulière ukrainienne, l'opération qualifiée "antiterroriste" par Kiev, qui va être rapidement être transférée sous le commandement du Ministère de l'intérieur, va engager les premiers volontaires de Prayvi Sector contre les barrages le 20 avril 2014. Ce jour là, dans le village de Bylbassovka à l'Ouest de Slaviansk, 3 premiers morts ouvrent le martyrologe du Donbass.

Le 2 mai, le massacre des manifestants fédéralistes à Odessa est considéré comme une ligne rouge franchie au delà de laquelle le mouvement fédéraliste laisse définitivement la place à une revendication séparatiste et une rébellion armée.

Les combats deviennent alors de plus en plus intenses avec notamment un deuxième assaut ukrainien lancé le 24 mai, puis à partir de juin, tandis que Lugansk est écrasée par ses chasseurs bombardiers, l'artillerie de Kiev commence à pilonner systématiquement Slaviansk et Kramatork en détruisant complètement certains quartiers et villages comme Semenovka.

Si les insurgés remportent des victoires significatives en détruisant plusieurs hélicoptères et même des blindés ukrainiens, le siège des 2 cités rebelles devient de plus en plus difficile à supporter tant sur le plan militaire que civil surtout après que Kiev ait lancé une nouvelle offensive de grande ampleur sur les positions républicaines épuisées.


Au cours du mois de juin les rebelles résistent désespérément aux assauts, espérant des renforts et des approvisionnements logistiques qui n'arrivent pas. Après la chute du village de Krasny Liman contrôlant un carrefour stratégique au Nord de Salviansk, Strelkov organise le repli de ses forces qui réussiront à tromper l'encerclement ukrainien dans la nuit du 5 juillet et à rejoindre le bastion de Donetsk avec armes et bagages.

La défense de Slaviansk a fait entrer le Donbass dans l'Histoire et ouvert le légendaire de sa rébellion, car si cette première bataille, qui va durer 3 mois, se termine par une victoire ukrainienne, elle va permettre aux bastions de Donetsk et Lugansk, pendant toute sa durée d'organiser suffisamment leurs défenses pour pouvoir encaisser et repousser le choc des forces d'assaut ukrainiennes qui arriveront dès le 12 juillet 2014, aux portes de Donetsk.



L'exfiltration de la garnison de Slaviansk est certainement un des plus beaux coups du "maître Strelkov" qui a réussi dans la seule nuit du 4 au 5 juillet a dégager de l'encerclement de l'armée ukrainienne environ 2 200 combattants, avec armes et bagages et même véhicules dont 20 chars, 3 canons automoteurs Nona, des véhicules de combat d' infanterie, BTR, BRDM  et plusieurs canons antiaériens montés sur camions et camionnettes. 
Cette manœuvre d'exfiltration même si elle abandonne la ville aux ukrainiens leur ravit les fruits d'une victoire militaire : Kiev ne conquiert pas Slaviansk, c'est Strelkov qui s'est replié en ordre de combat !



Depuis ce 5 juillet 2016, Slaviansk et sa sœur de destinée Kramatorsk vivent sous la botte ukrainienne, vivant régulièrement des répressions  de la part des forces d'occupation kiéviennes qui marquent par des contrôles, des arrestations, des emprisonnements politiques et des déportations leur volonté de briser cette population martyre qui continue par tous les moyens sa résistance face au pouvoir de Kiev. Ainsi, lors des dernières élections législatives ukrainiennes du 25 octobre 2015, c'est Vadim Lyakh, le candidat d'opposition, pro-russe et qui a fait sa campagne au nom de l'ancien maire Nelly jugée et emprisonnée pour "séparatisme", qui gagné dès le premier tour...



Aujourd'hui, si les canons se sont tus entre Kramatorsk et Slaviansk, la flamme de la résistance qui anime la Novorossiya ne s'y est pas éteinte et attend avec ferveur l'heure de la libération de ce territoire qui est pour toujours le symbole de la lutte pour la liberté du Donbass et que pas un combattant du Donbass n'a oublié en son coeur rebelle.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Honneur et gloire aux défenseurs de Slaviansk et Kramatorsk !



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Live Journal