mardi 5 juillet 2016

Zaitsevo

FLASH : 2 CIVILS BLESSÉS A ZAITSEVO !

2 jours après avoir publié cet article sur Zaitsevo, ce village coincé entre Gorlovka et sa ligne de front Nord... Les "orages d'acier" continuent toujours de frapper ces familles civiles qui tentent d'y survivre. 

Ainsi ce matin du 7 juillet 2016, à 10h30, juste après une inspection de l'OSCE venue constater les dégâts de la nuit, les ukrainiens ont repris leurs tirs au mortier sur les habitations résidentielles. 

2 civils ont été gravement blessés dans la rue Rybalko lors de cette attaque matinale, une femme touchée à l'abdomen par des éclats de shrapnel et hospitalisée dans un état critique, ainsi qu'un homme de 71 ans touché à la tête.

Il est a noter que les tirs ont été déclenchés une fois le départ des observateurs de l'OSCE effectué. Une manière pour les soudards d'éviter les témoins gênants de leurs crimes et de punir les habitants qui s'en plaignent.

Erwan Castel, le 7 juillet 2016

Un village au coeur de l'enfer


Son nom claque déjà comme un coup de fouet : Zaitsevo ! 


Cette petite ville située au Nord de Gorlovka comptait 4000 habitants avant la guerre, mais quand en 2014 les combats pour le contrôle de Gorlovka opposent les séparatistes aux forces de Kiev lancées contre la population russophone du Donbass, cette petite communauté tranquille prise en otage par une ligne d'un front où la zone grise est souvent que de quelques centaines de mètres, est depuis 2 ans régulièrement bombardée.

Zaitsevo est sur une ligne de front (en jaune) ou les républicains (en rouge) sont au contact des ukrainiens (en bleu)
Il reste aujourd'hui environ 1600 habitants, essentiellement des personnes âgées et des familles qui n'ont pas d'autre choix que de tenter de survivre au milieu de cet enfer quotidien, accrochés à leur sanctuaire, au milieu de maisons souvent construites par les mains de leurs aînés et qui sont  aujourd'hui criblées d'impacts meurtriers.

Au milieu de cette désolation, survivent des familles et des enfants pour qui la guerre est devenue un quotidien, comme cette mère et sa fille Rita qui vivent dans le quartier sur les lisières Nord de Zaitsevo à flanc de colline, et à portée des positions ukrainiennes qui prennent régulièrement pour cible ses quartiers résidentiels.

L'innocence courageuse de Rita, une enfant du Donbass

Dans toutes les maisons, que j'ai pu visité dans ce village abandonné par la conscience humaine, j'ai observé des maisons détruites, des stigmates d'obus sur les toitures et les façades, des éclats jonchant le sol , mais aussi des impacts directs d'armes légères, notamment des 7.62mm tirées par les snipers ukrainiens situés à quelques centaines de mètres seulement.

Ici, juste à côté d'une famille qui  vit toujours là, a été détruite un ensemble de bâtiments d'habitation et agricole, par des tirs de mortiers ukrainiens situés à l'horizon.                                                               Depuis 2 ans, ce sont plusieurs dizaines de maisons qui ont été entièrement détruites par une artillerie qui cherche à vider la région de sa population russophone, en l'assassinant ou en la faisant fuir.
Ces tirs assassins visent délibérément les civils alors qu'ils traversent rapidement leurs jardins ou les ouvertures de leurs maisons, comme ici cette fenêtre d'une maison civile criblée d'impacts de snipers,ou cette autre habitation familiale où le balles viennent régulièrement traverser les pièces avant de se ficher dans les murs, à quelques centimètres des habitants.

Zaitsevo est aujourd'hui sous le feu quotidien de ceux que l'on appellent les "punisseurs" et le village est devenu un des secteurs les plus dangereux de cette ligne de front ceinturant Gorlovka, soumis aux tirs réguliers des armes légères, des mitrailleuses, des lances grenades, des mortiers et des obusiers de l'armée ukrainienne qui pour terroriser la population n'hésite pas a utilisé des armes prohibées par la Convention de Genève comme les munitions au phosphore blanc.

Impact d'un obus chargé avec du phosphore blanc tiré sur Zaitsevo en 2016., arme que le Protocole III de la Convention de Genève interdit d'utiliser dans des zones habitées par les civils
Depuis le début de l'année la guerre a tué et blessé à Zaitsevo, l'artillerie génocidaire de Kiev frappant des habitations des stations électriques, des écoles d'une population civile qui ne demande qu'à vivre selon sa culture et ses coutumes russes qui sont ici une tradition multiséculaire qui a forgé l'identité de cette glorieuse région minière d'Europe.

Même le monument aux morts de Zaitcevo  qui témoigne des sacrifices du passé n'est pas épargné par l'infamie ukrainienne actuelle
Mais ce qui frappe le plus douloureusement ces familles terrées dans leurs maisons bombardées et qui provoque même leur colère, c'est certainement l'indifférence de cette "communauté internationale" pourtant  si prompte d'habitude à dénoncer les crimes de guerre, mais qui ici, dans le Donbass, affiche un silence méprisant et gêné à la fois vis à vis de ces innocents, victimes d'une guerre abjecte déclenchée par la cupidité et cachée par la bien-pensance occidentales...

Lorsque le jour des comptes sonnera il ne faudra oublier personne et aller chercher les responsables et les collabos qui dans les palais et les médias occidentaux commanditent et entretiennent ce drame européen...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 





lundi 4 juillet 2016

Un arc militaire tendu au maximum

L'été pourrait être très chaud dans le Donbass...


Depuis le mois de juin, à l'initiative des forces ukrainiennes, les bombardements et les combats ont repris de plus belle autour de Donetsk... l'exemple le plus significatif est cette opération menée le 29 juin dans le région de Debaltcevo au cours de laquelle, piétinant allègrement les accords de Minsk, des forces d'assaut ukrainiennes ont tenté une offensive blindée qui a réussi une percée  de 4 km avant d'être sévèrement repoussée.

Cette reprise d'activité correspond au retour en force d'un discours belliciste des responsables ukrainiens, tel celui d'Andriy Paruby, co-fondateur du parti néo-nazi ukrainien ("Parti socialiste national" devenu depuis Svoboda) et actuel Président de l'assemblée nationale, la "Verkhovna Rada" qui déclarait ouvertement en juin l'impossibilité de poursuivre le processus de paix en raison de l'enlisement des négociations.

Le Président ukrainien Porochenko lui-même, au cours d'une inspection sur la ligne de front, également en juin, a évoqué le projet à moyen terme pour l'Ukraine d'acquérir une autonomie militaire et une amélioration de son armée lui permettant de reprendre par la force les territoires du Donbass. En attendant il souligne l’inefficacité des accords de Minsk et de l'impuissance de l'OSCE pour faire oublier les négociations 

Sur le plan militaire ces pressions ukrainiennes confirment l'importance d'un arc de feu extrêmement tendu autour du flanc occidental de la République de Donetsk dont la pierre d'angle est Avdeevka, au Nord de la capitale et dont la zone industrielle est disputée par les 2 belligérants.

Sur cette carte sont représentés les "points chauds" actuels de cet arc tendu autour de Donetsk, au moment de l'assaut sur Debaltcevo (représenté par la flèche bleue au Nord). Les autres points représentés correspondent à des zones de contact très rapprochés généralement inférieurs à 1 km où même des échanges de tirs aux armes légères sont quasi permanents.

Debaltcevo, où s'est déroulée la récente attaque blindée de Kiev est un lieu stratégique de le plus haute importance, et qui avait été le dernier chaudron où de terribles combats pendant l'hiver 2014-2015 se sont déroulés pour le contrôle de ce nœud routier et ferroviaire majeur reliant entre elles les 2 Républiques de Donetsk et Lugansk.

Ces différentes "zones grises" critiques sont un problème majeur pour installer un cessez le feu préalable à le réalisation des accords de paix. Le redéploiement des unités et l'élargissement d'une zone grise réellement neutre est certainement l'objectif le plus important a réaliser rapidement pour tenter de sauver les derniers espoirs de paix. 
Il est a noter que dans les secteurs ou ce "no man's land est large de plusieurs kilomètres les unités de reconnaissance ukrainiennes tentent d'occuper le terrain neutre à leur profit comme par exemple à Yelenovka au Sud de Donetsk avec le village de Dachneï qui est régulièrement occupé et miné par les "ukrops"...


Sans avoir actuellement les moyens militaires d'enfoncer le front sur un large secteur et durablement, Kiev tente par ses actions offensives de réanimer cette guerre de position de façon importante et permanente.

Un réarmement lourd de la ligne de front ukrainienne confirme d'ailleurs cette hypothèse belliciste de Kiev. Rien que pour la semaine écoulée, les observateurs représentant le groupe de terrain chargé de coordonner et contrôler les accords de Minsk, ont constaté la "disparition" d'un nombre important d'armes lourdes des dépôts de stockage éloignés du front. 

- 22 systèmes d'artillerie motorisés Akacia de 152 mm ;
- 6 obusiers remorqués MSTA-B de 152 mm ;
- 17 systèmes d'artillerie motorisés Gvozdika de 122 mm ;
- 1 obusier D-30 de 122 mm ;
- 52 chars d'assaut 

Ces matériels (qui ne sont certainement qu'une partie de la réalité) sont d'un calibre supérieur à 100mm et doivent être, selon les accords de Minsk, retirés de plus de 30 km 

Or les services de renseignement ont pu observer une partie de ces armes prohibées arrivant sur la ligne de front du Donbass rien que pour la semaine dernière  :

Secteur de Gorlovka :
2 batteries de Lance-roquettes multiples Grad (122mm) et obusiers automoteurs Akacia (152mm)
2  pelotons d'obusiers tractés D-30 de 122 mm et des mortiers de 120 mm.

Secteur de Donetsk, 
3 batteries Gvozdika (122 mm), 
1 batterie d'obusiers D-30 de (122 mm), 
1 escadrons de chars d'assaut 
1 peloton de Lance-roquettes multiples Ouragan.


Secteur de Marioupol, 
1  batterie d'obusiers D-30 de (122 mm), 
1 escadron de chars d'assaut 
4 pelotons de Lance-roquettes multiples Grad, système d'artillerie motorisés Nona, 
Plus des canons antichars de 100 mm et mortiers de 82 mm...

Ces renforts sont la suite d'un travail de réarmement du front ukrainien entrepris depuis plus de 6 mois, canon après canon, char après char, qui dès leurs arrivées sont employés dans les campagnes de tir contre les positions républicaines et la population du Donbass.



Les récentes attaques ukrainiennes ont démontré l'intention de Kiev de privilégier l'option militaire dans le bras de fer qui l'oppose aux populations du Donbass qui refusent sa politique ethnocentrée les ostracisant et la guerre lancée contre eux depuis 2014.

Si la diplomatie internationale en agissant surtout sur la dépendance économique de l'Ukraine ne parvient pas à raisonner les fous de guerre qui sont à Kiev, il est probale que le front s'embrase à nouveau de façon significative et meurtrière.

Vraisemblablement l'un des objectifs des attaques ukrainiennes récentes et à venir, à défaut de pouvoir obtenir une victoire militaire décisive, est de saboter les réunions internationales tentant de faire avancer la mise en oeuvre des accords de Minsk. Le Secrétaire général adjoint de l'ONU Ivan Simonovic a déclaré lui-même au vu de l'aggravation qu' "il existe un risque sérieux de la reprise des combats à grande échelle."

Il ne faut pas oublier non plus le contexte international dans lequel s'inscrit cette reprise des actes offensifs ukrainiens : la guerre en Syrie bien sûr mais également le prochain sommet de l'OTAN (8 juillet) où cette guerre, déjà à l'ordre du jour, risque de s'inviter au premier plan pour une réunion déjà animée par une russophobie ambiante.

Kiev espère toujours une internationalisation pour la sauver de ce conflit qu'elle refuse de reconnaitre comme une erreur majeure de sa politique délirante, et dont sa défaite inéluctable, tant militaire que politique, sera fatale au régime pro-occidental issu du Maïdan...

Porochenko essaye donc de retarder sa chute rêvant, peut-être avec une Clinton au pouvoir, que des chars abrams aux couleurs ukrainiennes déferleront dans les steppes du Donbass...

En attendant des enfants, des femmes et des hommes, civils ou militaires paient de leurs vies la folie cupide des capitaines d'industrie et de leurs stupides pantins politiques...


Erwan Castel,volontaire en Novorossiya

SPG 9, canon sans recul de 73mm ici servi par des ukrainiens en action dans le Donbass

samedi 2 juillet 2016

Les NATO leaks

Le général US Breedlove recevant l'ordre de la mission diplomatique ukrainienne par Piotr Porochenko
Philip Mark Breedlove, né le 21 Septembre, 1955 est un Général d'aviation quatre étoiles qui a occupé les fonctions de Commandant en chef des Forces Armées des États-Unis en Europe (SACEUR) et du bureau Opérations du Commandement allié de l' OTAN du 13 mai 2013 au 4 mai 2016. 


C'est durant son commandement éminemment politique que la crise Ukraine a frappé l'Europe et, provoquant rapidement la sécession et le retour de la Crimée au sein de la Fédération de Russie puis la guerre asymétrique pour le contrôle du Donbass, elle a plongé le vieux continent dans une nouvelle fracture Est / Ouest et une nouvelle guerre froide entre Moscou et Washington.

Le SACEUR Breedlove, qui est présent aux réunions politico-militaires traitant de la crise ukrainienne, n'est pas seulement un observateur et un expert militaire, mais un conseiller qui rapidement va incarner l'aile dure des faucons de guerre qui veulent en découdre avec Moscou. Ainsi en février 2015, devant le Congrès américain le fougueux général appelle t-il les USA à "prendre des dispositions pour combattre et vaincre la Russie en Europe" 

"Durant les deux dernières années, il est difficile de trouver quelqu'un 
qui pourrait être comparé avec le général Philip Breedlove 
au niveau de l'hystérie russophobe"

Général de brigade M.Konachenkov

Les discours bellicistes de Breedlove étonnent même certains occidentaux pourtant connus pour leur russophobie atavique. La confiance vis à vis de ce va t-en guerre va progressivement décroître à partir du moment où la fumisterie des "preuves" d'une invasion russe est éventée (les photos exhibées étaient en fait des photos d'archives datant des conflit passés en Géorgie et Ossétie) 

Breedlove pourtant persiste encore à vouloir engager l'OTAN sur le sentier de la guerre, même quand, au moment de la bataille de Debaltcevo, sont engagés  les accords de Minsk 2, il vitupère réclamant à cors et à cris qu'une "option militaire" soit envisagée, et de continuer dans la stratégie du mensonge qui avait prévalu la veille de l'intervention en Irak.

Mais sur fond de fiasco de leur stratégie en Syrie, d'enlisement politico-militaire de Kiev, les USA sont obligés de faire une pause et d'accorder alors une souffle diplomatique à la crise ukrainienne, et de faire des accords de Minsk la priorité de la région. 

Le vent tourne...

 Le Secrétaire Général Jean Stoltenberg, et le Général Philippe Breedlove
Peu à peu, empêtré dans une confusion entre le domaine militaire et le domaine politique qui ne lui est pas familier, le Général titube entre mensonges politiques et rapports militaires et le malaise s'installe comme lors de cette réunion du 11 mars à Mons (au "Shape", le quartier général de l'OTAN ou Philippe Breedlove est mis au pas par, Jean Stoltenberg, le Secrétaire Général de l'OTAN, qui flagornant son Général par un « Phil, je vous félicite beaucoup pour l’excellent travail que vous faites. Et je m’attends à poursuivre notre bonne et étroite coopération »  rappelle à tous que le militaire reste soumit au politique.

Plus tard Breedlove, rattrapé par les rapports réels de ses services de renseignements, finit même par affirmer en mai 2015 lors d'une conférence à Ottawa, "Je pense désormais que Poutine pourrait atteindre ses objectifs dans l'est de l'Ukraine et ne jamais faire traverser la frontière à ses forces." 

Malgré la force de la réalité et le chemin même difficile parcouru par la diplomatie, le général  fidèle à sa russophobie pathologique continuera à dénoncer publiquement dès qu'il en a l'occasion, comme lors de ses adieux à Porochenko début mai 2016, où plus Folamour que Breedlove, le SACEUR sortant dénonce "la menace croissante de la part de Moscou pour l'existence même des Etats-Unis et de leurs alliés en Europe"  mais que le Commandement des USA en Europe était là "pour endiguer la Russie et était prêt à se battre et à remporter la victoire, si besoin était"

Souhaitons que son successeur, le général Curtis Scaparrotti qui vient d'être nommé Commandant suprême des forces alliées en Europe, soit un peu plus raisonné que son prédécesseur...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source le lien ici : RT

Comment le commandant de l'OTAN 
a tenté de pousser Obama 
à déclencher la guerre avec la Russie ?


2 juil. 2016, 15:14
Source: Reuters

Alors que le général Philip Breedlove vient de prendre sa retraite après avoir laissé le commandement de l'OTAN, son compte Gmail a été piraté. Au menu de sa correspondance : lobbying intense tous azimuts, fausses preuves et complots.

Les DC leaks, le lien  ici : 

Des dizaines de mails ont été mis en ligne sur le site DCLeaks, et ils permettent de retracer une correspondance active de Philip Breedlove avec de nombreuses personnalités, et pas des moindres, concernant la situation en Ukraine après le coup d’Etat de février 2014 qui a renversé le gouvernement élu en faveur d’un régime soutenu par les Etats-Unis.

Philip Breedlove a été commandant suprême de l'OTAN entre mai 2013 et mars 2016. Dans la presse européenne, il est décrit comme un homme belliciste connu pour s'appuyer sur des alliés afin de contourner la diplomatie et adopter un rôle plus agressif contre les rebelles en Ukraine. En février dernier, Philip Breedlove avait qualifié la Russie de «menace existentielle de long terme pour les Etats-Unis et pour nos alliés européens».

Il apparaît à la lecture de ses courriels que le général correspond par exemple avec son prédécesseur à l'OTAN, le général Wesley Clark, ainsi qu'avec l'ancien secrétaire d'Etat, Colin Powell, resté célèbre pour sa fiole de pseudo-anthrax brandie devant l'Assemblée des Nations-unies, la responsable pour l'Europe de l'Est du département d’Etat, Victoria Nuland, et l’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Geoffrey Pyatt.


Une activité de lobbying frénétique pour influencer Barack Obama

L'étude de ces mails révèle que Philip Breedlove déploie une formidable énergie pour convaincre un Barack Obama voulant éviter toute escalade militaire que la Russie représente une menace pour l'Ukraine, pour l'Europe et même pour le monde. Il demande ainsi des conseils à Colin Powell pour infléchir la position d'apaisement du président américain.

«Je me trompe peut-être mais je ne vois pas cette Maison Blanche (WH) vraiment prête à collaborer avec l'Europe et l'OTAN [...] et se laisser entraîner dans un conflit [...] J'ai besoin de vos conseils sur deux sujets : comment trouver une fenêtre d'opportunité et deux, comment y travailler directement avec le président des Etats-Unis (POTUS)»



De fausses preuves de chars russes

Mais le commandant suprême ne se borne pas à tenter d'approcher Barack Obama pour l'influencer. Il s'active beaucoup pour mettre de l'huile sur le feu en Ukraine.

Selon Der Spiegel, Philip Breedlove a «étourdi» des dirigeant allemands avec une annonce surprise en 2015 selon laquelle des rebelles avaient «augmenté la mise» dans l’Est de l’Ukraine, après que «plus d’un millier de véhicules de combat, des groupes de combat russes, de la défense aérienne la plus sophistiquée et des bataillons de l’artillerie» ont été envoyés dans le Donbass, le centre du conflit.

Les chiffres assénés par Philip Breedlove étaient plus élevés que ceux des renseignements de l’OTAN et ont semblé exagérés aux yeux des responsables allemands. L’annonce s’est révélée être une provocation visant à perturber les efforts de médiation faits par la chancelière allemande Angela Merkel.

Emporté par son envie de convaincre que la Russie est une menace, il produit des éléments pour démontrer l'accumulation d'équipements militaires russes à la frontière, tels que des chars. Mais les photos sont celles de chars russes datant de 2008 ou de tanks en Ossétie, et non pas en Ukraine. 


Les images de prétendues troupes russes avaient ainsi été transmises au Washington Free Beacon, un blog néo-conservateur américain qui les a ensuite diffusées, alimentant la rumeur de la présence des soldats russes en Ukraine.


Une guerre évitée de justesse ?

Washington a approuvé l’octroi d'une aide militaire «non-létale» s'élevant à des millions de dollars pour les troupes ukrainiennes, notamment «des bataillons de volontaires» notoires dans son budget militaire pour 2016.

Philip Bredlove a continué de pousser en faveur d'une participation américaine plus agressive, affirmant la présence d'importants contingents militaires en Ukraine que même les autorités de Kiev ont démentie.

En mars dernier, le général a déclaré aux députés américains que la Russie et la Syrie «armaient délibérément la migration pour tenter de submerger les structures européennes et d'affaiblir la fermeté européenne».         

Le général Philip Breedlove a officiellement pris sa retraite militaire le 1er juin. Tout récemment, Philip Breedlove est apparu dans les actualités en expliquant qu’il pensait maintenant qu’il fallait parler au gouvernement russe pour résoudre le conflit en Ukraine. «Je pense que nous devons commencer un dialogue important», a-t-il déclaré la semaine dernière en réaffirmant sa conviction sur la nécessité d'avoir une Alliance forte pour rivaliser avec la Russie au niveau militaire. «La Russie comprend le pouvoir et la force et l’unité», a-t-il indiqué.

Des vies sacrifiées pour rien

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure du bilan qui est toujours en cours...

Dernière mise à jour : 3 juillet 2016

Alors que la propagande de  Kiev essaye d'exploiter cette attaque notamment avec la mort du médiatique volontaire Slipak, sur le terrain, tandis que des derniers blessés ukrainiens sont trouvés et évacués vers les hôpitaux, la lumière commence à être faite sur ce fiasco militaire qui a été peut-être politiquement recherché par Kiev...

L'attaque ukrainienne sur Debaltcevo est un fiasco total

Une quinzaine de soldats ukrainiens grièvement blessés arrivaient à Odessa par avion le 2 juillet
L'attaque lancée par l'armée ukrainienne sur Debaltcevo le 29 juin s'avère aujourd'hui avoir été plus une provocation suicidaire qu'une véritable opération militaire ayant un objectif à conquérir, à consolider et à exploiter avec le souci de préserver au maximum la vie de ses soldats.

Au contraire et bien qu'infligeant des pertes à la première ligne de défense républicaine le groupe d'assaut kiévien constitué principalement d'unités blindées de la 54ème Brigade s'est aventuré au coeur du dispositif républicain avec de l'artillerie comme seul appui. Profitant du choc initial de ses blindés, il a pu progresser de 4 km avant d'être bloqué par la deuxième ligne de défense ceinturant Debaltcevo.


L'axe principal de l'offensive ukrainienne, au centre du dispositif
L'attaque a été déclenchée à l'aube par les ukrainiens, avec :

2 unités d'assaut de la 54ème brigade
1 compagnie du 25ème bataillon
1 unité de la 58ème brigade  
1 groupe d’Assaut du 7éme bataillon (paramilitaires du mouvement radical "DUK"). 

Quels objectifs pouvaient avoir cette opération dont les moyens engagés étaient à la fois suffisamment importants pour effectuer une percée mais insuffisants pour pouvoir créer un chaudron au profit de Kiev.



La première hypothèse, selon certains "experts" avancent que cet assaut avait comme objectif principal, selon les protocoles NATO que l'armée ukrainienne essaye d'intégrer, de tester la QRF républicaine (Quick Reaction Force) cette force de réaction rapide déclenchée pour parer une attaque et dont il important de connaitre les moyens et les temps de réactions avant de lancer une offensive.  

La deuxième hypothèse qui est compatible avec la 1ère, est que cette force d'assaut composée essentiellement d'éléments blindés de reconnaissance était chargée d'établir une tête de pont préparant une offensive plus importante dans le secteur. La capture dans la matinée de 2 collines  par les éléments de la 58ème brigade confirmerait cette hypothèse. En effet ces deux hauteurs situées à 2.5-3 km de Uglegorsk auraient permis de contrôler et battre sous les feux d'une artillerie installée les villages de Uglegorsk et Logvinova, Lozovaya, Kalinovka. Cependant les faibles soutiens mise en oeuvre à l'arrière des unités d'assaut ne semblent pas confirmer ce plan d'attaque sur un long terme.

La troisième hypothèse est que cet assaut serait une provocation lourde des ukrainiens pour déclencher une contre offensive républicaine qui en remontant vers le Nord serait entrée dans une polygone de tir de l'artillerie ukrainienne en embuscade. Ceci n'a pu être vérifié car le forces républicaines ont juste repoussé l'assaut ukrainien sans poursuivre ses unités au delà de la lignes de démarcation.



Ce qui est sûr c'est que l'effet de surprise de cet assaut ukrainien n'a pas duré très longtemps et la colonne blindée s'est rapidement retrouvée sous le feu des unités de la 7ème Brigade qui réalisaient son freinage afin de permettre à une contre attaque de s'organiser et débuter aux environs de 12h00 environ.

A partir de 14h00, au moment où l'assaut ukrainien a été définitivement brisé, il a été observé un regain très important d'attaques ukrainiennes sur l'ensemble de l'arc de Donetsk, notamment sur le secteur de Gorlovka-Zaitsevo,Yasinovataya et le secteur de l'aéroport.

L'effet psychologique de cet assaut a été cependant atteint, sur les unités républicaines déployées et qui ont encaissé le choc mais surtout sur les populations des villages et villes du secteur de Uglegorsk.

Après 10 heures de combat, le reste des ukrainiens a été repoussé par cette contre attaque blindée du bataillon Somali appuyée par des tirs de barrage d'artillerie arrivés en renfort de la 7ème brigade. Certains éléments ukrainiens ont tenté de s'accrocher au terrain mais l'intervention du Comité de Coordination et de Contrôle du Cessez le feu (CCCC) venu constater la violation flagrante des accords de Minsk commise par Kiev les a convaincu de se replier de l'autre côté de la ligne de démarcation initiale.


C'est au cours de leur repli que les unités ennemies ont subi leurs plus lourdes pertes comme en témoignent les messages interceptés sur les réseaux radios et sociaux ukrainiens ainsi que les évacuations sanitaires multiples réalisées dans les heures suivantes dans les hôpitaux de la région et jusqu'à Odessa où une quinzaine de blessés graves sont arrivés par voie aérienne à l'hôpital local.


Vidéo des combats de Debaltcevo




Les pertes républicaines

"Machete" Commandant la 7ème brigade 
et sa femme Lily elle aussi combattante...
Il ne faut pas se leurrer, le premier choc ukrainien réalisé avec des chars et des appuis d'artillerie massifs a bousculé la première ligne de défense républicaine qui a subi lors de cet assaut blindé des pertes importantes.

Certaines sources font état de 6 morts et de nombreux blessés dont le Commandant de la 7ème Brigade qui est déployée sur ce secteur du front. Lui et sa femme ont été blessé lors d'un déplacement vers la zone des des combats.




Les pertes ukrainiennes

Les combats ont duré une dizaine d'heures au cours desquelles les troupes d'assaut ukrainiennes ont subi de très lourdes pertes, comme en témoignent les nombreuses évacuations sanitaires et les émois publiés sur les réseaux sociaux. Des soldats ukrainiens blessés et abandonnés seront trouvés jusqu'au 2 juillet sur le champ de bataille par les républicains, secourus et évacués vers les hôpitaux de Donetsk 

Au lendemain de cette déroute ukrainienne, la mort au combat du volontaire paramilitaire Vasili Slipak, tué par un sniper républicain fait le buzz dans les réseaux sociaux ukrainiens rivalisant à son sujet d'hommages "judéo-bandéristes" pathétiques.

En effet cet homme au parcours atypique, né à Lvov est d'abord un chanteur d'opéra connu ayant fait sa carrière à Paris et qui a décidé par conviction politique et russophobie de rejoindre les rangs des bataillons spéciaux unités paramilitaires issues de "Prayvi Sector" que les mêmes journalistes qui pleurent aujourd'hui sa disparition comme Sébastien Gobert, qualifient  d'unités "ambiguës" et "controversées"...

Slipak avait rejoint le groupe paramilitaire "DUK" composé essentiellement de nationalistes ukrainiens issus des mouvements fanatiques les plus radicaux "Trident", et "UNA-UNSO" notamment. Ces déclarations sur les réseaux sociaux ne laissent aucun doute quant à ses opinions bandéristes russophobes et bellicistes...


 Vasili Slipak , originaire de Lvov, chanteur d'opéra à Paris
engagé volontaire à Prayvi Sector, tué dans les combats.
D'après les renseignements recueillis sur les réseaux sociaux des combattants de Prayvi Sector, Slipak qui servait une mitrailleuse au moment de sa mort avait fixé un groupe de soldats républicains dans un repli de terrain, qui n'a pu se replier qu'après la neutralisation du groupe ukrainien par les tirs d'un sniper qui ont tué Slipak et blessé 2 autres soldats.

Témoignage du Tireur d'élite qui a tiré pour "aveugler" 
le tir de mitrailleuses renseignées par le volontaire Slipak 
et permettre ainsi le repli d'un groupe pris sous leur feu


Une propagande charognarde

Et les propagandistes occidentaux menteurs et russophobes de s'en donner à coeur joie, exploitant tels des vautours la disparition d'un homme de talent qui s'est fourvoyé dans une aventure fanatique :

On peut ainsi repérer parmi les manipulations et omissions suggestives diverses cherchant à victimiser un combattant dont l'idéologie fasciste l'a poussé à prendre les armes contre une population civile, la communication mensongère de Kiev :  

- "un chanteur d'opéra abattu par un tireur d'élite (...) pro-russe" (BFM Tv)
- "’fauché par une balle de tireur d’élite tirée des lignes séparatistes pro-russes" (RFI)

D'un côté nous avons donc des accusations diffamatoires claires et dirigées comme d'habitude vers le russe ou le pro-russe, et de l'autre côté des doux euphémismes larmoyants entretenant un flou en l’occurrence artistique" autour de l'engagement dans le Donbass de cet "ultra-nationaliste" dont l'engagement est loin d'être une représentation de Carmen mais bien une concrétisation d'une idéologie fasciste mise au bout d'un fusil. En effet Slipak avait rejoint ces bataillon spéciaux reconnus criminels et d'inspiration néo-nazie, même par le Congrès étasunien et la Justice de Kiev encore récemment . A peine certains osent-ils "s’interroge" aussi sur l’ultra-nationalisme supposé d’un personnage qui a combattu dans les rangs des formations controversées de Prayvi Sektor – Secteur Droit – et Azov"


Nul doute que l'hyper médiatisation de la mort de cet homme arrange Kiev pour diaboliser les séparatistes et surtout cacher les autres soldats ukrainiens sacrifiés dans cette lamentable opération militaire du 29 juin 2016 où l'on peut voir que Kiev n'hésite pas, pour tenter une nouvelle provocation stupide, à sacrifier la vie de ses soldats lancés dans une nouvelle violation des accords de Minsk, pour eux une mission sans but et pour beaucoup sans retour...

La propagande ukrainienne, si elle aura du mal cette fois à pratiquer une inversion accusatoire vu la localisation des combats à l'intérieur du dispositif de la DNR, va tenter de dramatiser et s'auto-victimiser au moment ou l'aide militaire américaine est débattu à Washington et que l'OTAN est à la veille de se réunir à Varsovie...

Porochenko devra rendre compte un jour de ses ordres criminels tant pour les républicains que pour les ukrainiens...

En attendant la ligne de front est rétablie et renforcée...

...et le Donbass est toujours debout !
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Bilan de la dernière semaine de juin

Une semaine en DNR sous le régime du... "cessez le feu" !


Dans la semaine du 24 au 30 juin, les forces ukrainiennes malgré les accords de Minsk, officiellement toujours en vigueur ont intensifié leurs attaques contre les territoires des Républiques de Lugansk et Donetsk, et le bilan résumé ici ne concerne que cette dernière.

Bombardements mais aussi attaques au sol, sans compter les observations et les renseignements obtenus depuis les territoires occupés par Kiev (De Slaviansk à Mariupol) faisant état d'une augmentation des mouvements et concentrations de nouvelles unités ukrainiennes d'assaut et d'artillerie sur la zone du front.


Les bombardements ukrainiens

L'armée ukrainienne a pilonné chaque jour et chaque nuit la ligne de front de la DNR, du secteur Sud (Shirokino) jusqu'au secteur Nord (Debaltcevo) 

Au total, rien que pour la semaine écoulée, 3734 tirs ont été enregistrés dont 2950 avec des armes lourdes prohibées par les accords de Minsk (d'un calibre supérieur à 100mm)

En plus des tués et de blessés (voi § suivant) les bombardements ulrainiens ont détruit complètement 2 maisons et endommagé 61 autres  bâtiments résidentiels dans des quartiers de Gorlovka, Zaitsevo Makeyevka, Donetsk, Dokoutchaïevsket et Kominternovo.


Pertes républicaines en République de Donetsk


Dues aux Bombardements 

3 civils dont 2 enfants de 6 et 7 ans ont été tués sous les bombardements ukrainiens et 10 autres civils blessés

2 soldats de l'armée de la DNR ont été tués sous les bombardements et plusieurs ont été blessés à divers degrés de gravité 

Pertes au combat

Les 2 principaux combats au sol de la semaine se sont déroulés les 27 et 29 juin, chaque fois à l'initiative d'unités ukrainiennes violant les accords de Minsk :

8 sapeurs ont été fait prisonniers à Shirokino le 27 juin au cours d'une mission de déminage où leur unité a été bombardée

6 soldats ont été tués et plusieurs autres blessés le 29 juin au cours d'une l'attaque ukrainienne avant qu'elle ne soit repoussée à proximité d'Uglegorsk, dans le secteur de Debaltcevo.



Estimation des pertes ukrainiennes

Durant la semaine écoulée, les estimations des pertes minimales subies par l'armée régulières et les bataillons spéciaux de Kiev s'élèvent à 80 tués, selon le Commandant du bureau Opérations de l'Etat Major de la DNR Dennis Sinenko dont 20 soldats ukrainiens et miliciens de "Prayvi Sector" trouvés dans le secteur de  Krasnogorovka et 10 soldats dans le secteur de Avdeevka.


Concernant la dernière bataille qui s'est déroulée dans le secteur de Debaltcevo, le bilan des pertes ukrainiennes n'est pas encore connu, mais selon les renseignelents recueillis sur les réseaux sociaux et communications ukrainiens, elles sont très importantes.
Après avoir perdu des véhicules blindés au moment de l'assaut, c'est surtout lors de la contre offensive républicaine que les ukrainiens ont subi des pertes sévères, certaines sources évoquant plusieurs dizaines de tués.


Par ailleurs dans les interceptions des communications et messages de l'ennemi, environ 30 personnels de l'armée ukrainiennes ont été tués et blessés cette semaine dont 20 explosés par leurs propres mines et 10 blessés plus ou moins gravement  au cours de rixes d'ivrognes.



En conclusion, au moment même où se déroulait une nouvelle réunion tripartite du groupe de contact chargé de l'application des accords de Minsk, Kiev a montré sa détermination à piétiner les tentatives de résolution diplomatique de crise ukrainienne et à poursuivre son effort de guerre contre le Donbass.

Car, si de nombreuses violations ukrainiennes du cessez le feu sont des initiatives locales individuelles, en revanche, l'offensive tentée le 29 juin dans le secteur de Debaltcevo, même si on doit la considérer plus comme une provocation qu'une réelle volonté de couper Uglegorsk de Debaltcevo, a été menée avec une telle coordination d'artillerie qu'elle ne laisse aucun doute quant au niveau élevé du commandement auquel elle a été planifiée.

Il faut observer également que cette rupture grave du cessez le feu par Kiev intervient au lendemain d'une réunion réalisée le 23 juin entre Victoria Nuland secrétaire adjointe du Département américain et Vladislav Sourkov, conseiller spécial du Président Poutine en charge de cette crise ukrainienne. Au cours de cette réunion a été notamment abordé "la question de la façon de réaliser le retrait du cessez-le-feu complet plus rapide de l'artillerie lourde et l'accès libre et sans entraves des représentants de l'OSCE" 

Kiev a donc démontré son refus d'appliquer les accords de Minsk et le cynisme de sa propre exigence d'un cessez le feu préalable au processus de paix, que son armée est la première a violé quotidiennement !

Enfin il est probable qu'en provoquant une aggravation sensible de la situation militaire dans le Donbass, Porochenko cherche également à forcer la main des pays membres de l'OTAN qui se réuniront en sommet annuel les 8 et 9 juillet prochains, autour de cette nouvelle confrontation entre l'Est et l'Ouest et que la guerre dans le Donbass cristallise. 
En effet Kiev qui réclame en vain depuis plus d'un an une importante fourniture d'armements et une accélération de son intégration au sein de l'organisation militaire étasunienne cherche certainement dans une dramatisation de la situation où l'armée ukrainienne est sacrifiée sur le terrain, à forcer une aide militaire en mettant en jeu le régime pro-occidental qui garantit les intérêts étasuniens en Ukraine.


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Le Commandant Bassourine venant visiter les familles bombardées par l'artillerie ukrainienne

"Machete", le Commandant de la 7ème brigade et sa femme Lily tous deux blessés lors de l'attaque ukrainienne sur Debaltcevo. Leurs vies ne sont pas en danger.

Le 2 juillet, une quinzaine de soldats ukrainiens gravement blessés arrivaient à l'hôpital d'Odessa, les autres hôpitaux proches du front étant saturés


Sources de l'article : 

DAN news
Novorossya Today