dimanche 6 mars 2016

L'axe du mal

Quand un idiot utile rencontre un autre idiot utile... 
Qu'est ce qu'ils se racontent ? 

Le chef du secteur droit Dmitri Iaroch accueillant à Odessa  un Commandant islamiste affilié a Daesh,
C'est une réalité naturelle, quand un chacal et une hyène mangent à la même gamelle ils deviennent les clébards obéissant de celui qui la remplit et pour le temps que dure cette dépendance servile... 

Il en est ainsi des islamistes et des néo-nazis...

La politique étrangère étasunienne qui impose une hégémonie mondiale à force de coups d'état, révolutions et guerres directes ou indirectes, a développé depuis l'invasion de l'Afghanistan par les troupes soviétiques (1979-1989) une stratégie du chaos par procuration. De Ben Laden à El Baghadi, les pyromanes du Nouvel Ordre Mondial chassent les dissidents des pays non alignés en allumant des incendies rabatteurs pour que l'OTAN viennent ensuite éteindre l'incendie et protège l'installation occidentale d'une "tutelle permanente" sécuritaire mais surtout  économique servant les intérêts d'une ploutocratie vampirique...

Isa Munayev, commandant le bataillon Doudaiev,
il sera tué à la bataille de Debaltsevo en 2015
La réunion des contraires est bien la preuve de l'existence d'un maître commun; et c'est ainsi que depuis 2 ans on peut observer un rapprochement certain entre les groupuscules néo nazis ukrainiens combattant depuis le Maïdan jusqu'au front du Donbass avec les terroristes islamistes ravageant le territoire syrien depuis 5 ans, qu'ils soient vétérans des guerres caucasiennes (Tchétchénie Géorgie).ou égorgeurs du nouvel Etat islamiste...
Et c'est leur russophobie commune qui est le levier principal des USA pour recruter ces extrémistes différents.

On pourrait penser peut-être anecdotique ces associations de fanatiques qui se concrétisent par la présence sur le front du Donbass d'unités composées d'islamistes tchétchènes comme par exemple les bataillons  Cheikh Manour ou Doudaïev, affiliés à Daesh. 

Or force est de constater que la fusion entre les soudards d'Orient et d'Occident est une réalité croissante, tant sur le plan militaire qu'économique et même politique et ceci grâce notamment à l'appui et l'aide fournis par la Turquie d'Erdogan...

Tchétchènes brandissant le drapeau de l'état ​​islamiste auto-proclamé "Itchkérie" (Tchétchénie de 1993 à 1999)
Bien qu'encore en très petit nombre, les volontaires islamistes qui arrivent sur le front du Donbass en provenance de Syrie sont de plus en plus nombreux, ceci étant la conséquence directe des défaites subies par leurs organisation terroriste chassée par l'aviation russe et l'armée syrienne, et d'un engagement plus agressif de l'Etat turc contre la Russie.

Le laquais Djemilev devant son maître 
Ainsi par exemple il a été annoncé lors du congrès mondial des tatars (200 000 en Crimée et 5 millions en Turquie) tenu à Ankara le 1er août 2015, la création d'un bataillon de 1000 combattants islamistes et qui sera basé dans le secteur de Kherson aux portes de la Crimée. Cette annonce a été faite par Moustafa Djemilev fidèle à Kiev par pure russophobie. C'est un ex dissident condamné par l'URSS et qui sera plus tard approché par les services américains qui cherchent l'appui des tatars pour des opérations subversives. De son nom turc Moustafa Abdülcemil Cemiloğlu  soutiendra la révolution colorée de 2004, puis en 2007 il est à un "congrès anti impérialiste" organisé par la CIA à Ternopol. 

En 2014 il soutient le Maïdan, et la même année le 3 juin il rencontre en Pologne...le Président Obama ! Depuis il anime la contestation du retour de la Crimée au sein de la Fédération de Russie et prône le développement d'actions terroristes dans la péninsule.

Et qu'en est-il du gouvernement Porochenko ?

Tout d'abord, l'Ukraine et la Turquie se rapprochent de plus en plus à travers différentes coopérations dont l'intention politique sous-jacente est de créer un front contre la Russie voisine. Ainsi dans le domaine économique, pour des moteurs d’avion, de radars, de technologies de communication et de systèmes de navigation, mais aussi dans le domaine militaire ou un accord de coopération a été signé le 15 février 2016 à Kiev par les Premiers ministres ukrainien et turc, Arseni Iatseniouk et Ahmet Davutoğlu, programmant des fournitures de matériel à Kiev ainsi que l'implantation d'une base turque en Ukraine avant la fin de l'année.


Les liaisons dangereuses Daesh / Turquie


Les liaisons dangereuses Ukraine / Turquie

"la Turquie a prévu de construire une base militaire en Ukraine à la fin du mois de septembre pour améliorer la sécurité nationale de notre pays contre les menaces potentiels qui pèsent sur la Turquie, parmi eux la Russie" - Premier Ministre turc - 15 février 2016
Les liaisons dangereuses Ukraine / Daesh

Concernant les islamistes de Daesh dont on connaît maintenant le partenariat avec Ankara, notamment dans le cadre de la vente illégale du pétrole produit par les organisations terroristes opérant sur le sol syrien, voilà ce qu'en pense le "Piètre" Porochenko :


Le fait que le satrape de Kiev compare dans une bouffée russophobe délirante l'Etat islamiste et l'Ukraine (on ne va pas complètement le contredire) prouve s'il en était besoin l'amoralité de ces 2 régimes fanatiques, et dont le rapprochement entre L'Ukraine et la Turquie risque d'offrir des passerelles nombreuses.

Surtout que la hyène et le chacal n'ont pas attendu cette "normalisation" d'un terrorisme étatique russophobe de part et d'autre de la Mer Noire, car dès le deuxième semestre 2015, l'Ukraine (dont le Président est un "Charlie" depuis janvier 2015) a procédé à des livraisons d'armes à destination de l'Etat Islamiste... "A tout saigneur toute horreur" et la France serait bien mal de critiquer cet aide au terrorisme pour l'avoir elle-même inauguré !


Ainsi donc Daesh et Kiev se marient ensemble avec Ankara et bien sûr Bruxelles comme témoins d'une cérémonie célébrée par Washington ! 

Après tout, comme le dicton populaire le rappelle : "Qui se ressemble s'assemble" !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

"Un bon toutou à son papa ça !'"
Le sénateur étasunien John Mac Cain décorant un islamiste en Syrie. 
Observation : Des internautes m'ayant signalé cette photo comme probablement un fake, j'ai pris la décision de la laisser ici tout en signalant le fait car il ne dénature pas la signification du geste présentée ni la réalité des relations qu'il suppose, comme en témoigne ces autres photos du sénateur US avec le calife de Daesh lui-même et dont l'authentification elle est confirmée :





Sources de l'article :

- Sur les tatars de Crimée, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI

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La psychopathie ukrainienne / 1

Vol au dessus d'un nid de vipères


Lorsque l'on regarde dans le rétroviseur de cette Ukraine qui vit depuis 2014 le plus grand dérapage de son Histoire, on se souvient inévitablement du dossier explosif de la langue russe qui se voit ôter sa co-officialité avec la langue ukrainienne dès le lendemain du coup d'état du Maïdan, et qui va tout déclencher.

Si une telle réforme constitutionnelle a pu déclencher le processus dramatique que l'on connaît et la mort de plus de 10 000 personnes dans un conflit contre le Donbass, c'est qu'il s'agit "de la goutte qui a fait déborder le vase" d'une russophobie maladive.

Bien sûr, les parangons des "pacifiques démocrates du Maïdan" (BHL) pourront toujours ressortir de l'Histoire les dérives meurtrières d'un soviétisme totalitaire vécues par les ukrainiens, mais si le "devoir de mémoire" existe, il ne donne pour autant aucun "droit à la vengeance" et cette dernière, si elle s'exerce dans le futur, n'est alors que la manifestation d'une psychopathie génocidaire.

Les nouveaux maîtres de Kiev ont fait des slogans russophobes du Maïdan un programme gouvernemental délirant qui s'applique à vouloir éradiquer systématiquement toutes les traces russes laissées par l'Histoire dans ce pays qui est pourtant de ce trait d'union naturelle entre l'Est et l'Ouest. 
Ainsi depuis 2 ans, on peut observer la mise en oeuvre d'une politique d'éradication totale du caractère russe de l'Ukraine : destruction des monuments de l'époque soviétique, changement des toponymes russes, modification des programmes scolaires, interdiction des spectacles, œuvres cinématographiques ou théâtrales russes etc...mais le plus grave, stigmatisation et persécution des russophobes d'Ukraine, du parlement national jusque dans les écoles maternelles !

Depuis l'Antiquité la domination d'un peuple passe souvent par la destruction de sa mémoire et de sa langue qui sont les 2 arcs boutant supportant la voûte de son identité

Or en Ukraine, l'identité historique et culturelle russe n'est pas une propagande stalinienne, mais bien une réalité naturelle et historique depuis que le varègue Oleg fonda en 882 sur lles bords du Dniepr la "Rus de Kiev", première capitale de la Russie, et à la veille du Maidan, plus de 40 % des ukrainiens sont russophones, regroupés principalement dans le Sud Est du pays, et qui attestent de l'actualité de cette identité russo-ukrainienne.
En déclenchant une croisade contre les russophones d'Ukraine (mais surtout à travers eux contre la Russie) Kiev s'est de fait attaqué à une partie naturelle et historique de sa propre identité ! Cette politique hallucinante est donc un acte suicidaire qui ne peut aboutir qu'à une guerre civile et un démantèlement de l'intégrité territoriale... 
Ce qui est arrivé en quelques mois...


Parmi les parangons de cette croisade torquémadienne russophobe, Irina Farion en est certainement le cas psychiatrique le plus intéressant. En effet cette égérie de 52 ans affiche une haine hystérique et viscérale contre toute manifestation d'une identité russe, depuis la statue de Lénine jusqu'au prénom d'un enfant de maternelle ! 
Partout où elles passe, ses hurlements et injures russophobes détonnent rappelant jusque dans leur phrasé les vociférations d'un docteur Goebbels dont elle ne renie pas la référence.

Et, malheureusement ce cas clinique n'est pas isolé ni écarté du nouveau pouvoir de Kiev, au contraire, car Farion, qui est le numéro 3 du parti Svoboda (ex parti "socialiste national ukrainien") sera m^me député de la Rada, et surtout Directrice-adjointe de la "Commission du conseil sur l'éducation et la science."  !

Forte de ses responsabilités; Farion a engagé depuis 2 ans une véritable purge violente à l'égard des russophones, et ces déclarations délirantes et impunies témoignent bien d'une russophobie générale à tendance psychopathe d'un gouvernement ukrainien génocidaire.

Irina Farion lors d'un cérémonie honorant les divisions SS ukrainiennes 
Voici quelques déclarations tonitruantes de Farion :

"Ceux qui crient "Gloire à l'Ukraine - gloire aux héros" - sont les seuls ukrainiens libres. Ceux qui ne crient pas ces slogans sont des esclaves."

"Cette guerre avec la Russie est inévitable, tout à fait naturelle". "Désolé, je ne veux pas citer Hitler, mais il avait raison quand il disait que les guerres sont gagnées avant le déclenchement des hostilités."

"Mais le plus grand ennemi n'est pas celui qui est situé à proximité de nos frontières extérieures, notre plus grand ennemi est ici, chez nous (Farion commence une "liste des citoyens ukrainiens qui sont les ennemis de l'Ukraine:" dont les noms se terminent par "enko", puis par "uk", "yuk", "chyuk" "ishin" et "iv"...)  Voici qui sont les janissaires, les voleurs, les lèche-culs, les opportunistes, les corrompus!, Je souhaite que chacun d'entre eux soit abattu [sic] lors des élections par votre choix, chacun de ces déchets..."

"Nous sommes nés pour détruire Moscou!"
et récemment :

"C’est bien la langue ukrainienne qui doit dominer en exclusivité à Donetsk ainsi qu’à Lougansk. Pour ceux à qui cela déplait, les frontières sont ouvertes, ils n’ont qu’à prendre n’importe quelle bagnole et partir chez Poutine"

Ce florilège des haine et stupidité fusionnées est sans fin, aussi je le clôture avec le commentaire que cette malade mais responsable politique ukrainienne a écrit au lendemain du massacre d'Odessa du 2 mai 2014 où près de 50 manifestants pro-fédéralisation ont été brûlés dans la maison des syndicats  : "Bravo, Odessa, qu'ils brûlent en enfer"


Cette psychopathe n'est que la partie émergée d'un ensemble de tarés qui depuis 2 ans entraînent l'Ukraine dans un chaos total et une guerre civile sanglante. Mais le pire est que ce gouvernement néo-nazi est applaudi par Bernard Henri Levy, accueilli et soutenu par les gouvernements de l'Union Européenne, et qu'il est le bras armé d'une politique étasunienne qui cherche, par la crie ukrainienne qu'elle a provoqué, à servir ses intérêts militaro-industriels, à plonger l'Europe dans une nouvelle guerre fratricide...

Dans le Donbass un peuple s'est levé, incarnant la résistance et la dignité humaine, et au prix de lourds sacrifices, il a refusé la soumission et l'abjection.
Mais quand est-ce que les peuples d'Occident vont enfin ouvrir les yeux pour regarder en face et les armes à la main cette bête immonde qui de Washington à Kiev en passant par Bruxelles est de retour pour mettre notre Liberté en esclavage...

Car demain, si les peuples ne se réveillent pas, d'autres Farion viendront cracher leur venin jusque dans les demeures de nos enfants et nous serons alors jetés pour notre plus grande honte mais comme il se doit dans l'opprobre de l'Histoire que nous aurons lâchement sacrifiée...Il est donc grand temps d'écraser les vipères de Kiev et Bruxelles avant que leur venin qui se distille dans tout le corps européen n'aveugle nos esprits et nous entraîne dans une nouvelle guerre...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Dessert en forme de  "bébé russe" pour agrémenter les soirées mondaines de l'oligarchie ukrainienne
Rituel macabre en Ukraine



Sources de l'article :

- Vidéo YouTube, le lien : ICI
- Blog Noir de Brocéliande, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI

samedi 5 mars 2016

Garder le cap !

Recours aux forêts


Après une longue réflexion j'ai décidé de quitter les rangs de l'armée de la République de Donetsk, fatigué et surtout lassé par une année de service à ramer dans un océan d'inerties et contre des vents individualistes qui entravaient la productivité et surtout la liberté d'un homme dont la patience, je le reconnais aisément, n'a jamais été le fort !

Il y a un temps pour tout et chaque chose a son cycle... 

Je reprends donc le travail d'information qui m'a conduit ici dans le Donbass, sachant que si demain Kiev lance à nouveau une offensive générale contre le peuple du Donbass, je reprendrai encore les armes.

Les volontaires français, sont aujourd'hui très peu nombreux dans le Donbass, trop peu nombreux, mais ce sont des jeunes hommes qui portent dans leurs bras et leurs coeurs la foi et l'espérance d'une Europe chancelante et qui ne veut pas s'effondrer. 

Autour d'eux des abîmes béants les menacent, ouverts par l'égoïsme et l'ignorance et surtout un désœuvrement certain provoqué par l'enlisement d'un conflit qui hésite entre guerre et paix. J'espère qu'ils ne céderont jamais comme certains à la faiblesse, la fatigue, l'égocentrisme, ou la lâcheté mais sauront au contraire garder le cap, car l'Europe a besoin plus que jamais d'une rébellion généralisée ! 

Aujourd'hui l'Ukraine se noie dans la boue et la folie meurtrière de ses nouveaux maîtres, et même si les enfants terribles du Maïdan veulent lancer à nouveaux leurs conscrits tremblants contre les volontaires libres des Républiques du Donbass, cela ne changera rien : Washington, comme en Syrie a perdu ici aussi sa guerre de préemption et ses premières batailles par procuration contre la Russie !

Ce n'est qu'une question de temps 

Mais pour nous, volontaires européens, le combat est loin d'être terminé, bien au contraire, et la lutte continue :

- Dans le Donbass, tant que Kiev continuera d'occuper des territoires et bombarder les populations civiles, le combat continuera, politiquement ou militairement, pour que soient libérées du joug atlantiste. Mariupol, Slaviansk, etc...

- En Ukraine, où les autres peuples russophones doivent reprendre le projet Novorossiya, qui n'est pas une utopie mais, au vu par exemple des derniers résultats électoraux, une réalité culturelle et politique.

- En Europe de l'Est, où les peuples de l'ex URSS, exploités par l'Union Européenne, déchantent et commencent a contester la politique russophobe ou migratoire par exemple imposées par les USA à l'UE...

- En Europe de l'Ouest où, à défaut de se rebeller déjà, les populations inquiétées par les crises économiques et migratoires, commencent à rejeter leurs oligarchies et se poser des questions existentielles.

Jamais notre Monde n'a connu autant de guerres humaines dans son Histoire, et ce n'est malheureusement qu'un début ! Guerres économiques, politiques, ethniques, religieuses, civiles symétriques mais surtout asymétriques et par procuration etc... 

Mais la guerre la plus importante a mener aujourd'hui est sans conteste celle de l'information car la propagande est le fer qui couche les nouveaux esclaves dans la boue de l'indistinction  et elle est déjà mondiale ! 

Et pour cette guerre de l'information il faut de nombreux soldats et des moyens multiples car cette guerre doit briser un blocus médiatique monstrueux organisé pour protéger la ploutocratie mondialiste... 

Les combats seront longs et difficiles.

Mais le jeu en vaut la chandelle car des victoires que nous pouvons y remporter dépend en grande partie l'éveil des consciences de nos compatriotes, qui est la condition préalable pour qu'émergent en Occident des "recours aux forêts" fondées sur la réflexion et la résistance plutôt que sur la peur et le désespoir. 
Puis naîtront d'autres rébellions qui engageront alors les peuples européens à tous se libérer de la dictature de la pensée unique et de la marchandisation de la Vie.

C'est le devoir de chaque volontaire occidental qui doit être, soit un soldat méta-politique et productif, soit retourner dans la fange misérabiliste de la société du spectacle où l'homme ne porte pas ses ambitions au delà de son narcissisme individuel.

Il n'y a pas d'autre choix !

Car dans le Donbass des hommes et des femmes libres dans leurs coeurs et leurs consciences ont allumé le flambeau de la Liberté, et il est de notre devoir de le maintenir allumé et de propager sa lumière pour que le feu de la reconquête des peuples natifs embrase l'Europe entière...

Sursum Corda !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Bonne route à tous les volontaires continuant le combat militaire !
Au milieu d'un groupe, d'une meute ou d'un troupeau c'est toujours seul qu'un homme  engage le combat 

Je laisse ici un petit texte du poète Peter Handke à méditer en ces temps d'obscurantisme, d'orgueil  et de mensonges...

"Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n'aie pas d'intention. Évite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N'observe pas, n'examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l'espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu'enthousiasmé. Échoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fais des détours. Laisse-toi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d'aucun arbre, d'aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n'y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles devienne doux. Passe par les villages, je te suis."

Peter Handke, Par les villages

vendredi 4 mars 2016

La Russie, gardienne de l'Europe

« L’Europe moderne est une forme sans vie, 
la Russie est une vie sans forme. 
Dans le premier cas, l’âme a abandonné le corps 
et elle a laissé une carcasse vide. 
Dans le second cas, la vie a détruit les formes qui l’entravaient. »

Walter Schubart


Lorsque je suis venu rejoindre la rébellion du Donbass contre l'agression menée par les milices atlantistes de Kiev, c'était pour concrétiser une révolte personnelle contre le naufrage du monde occidental mais aussi contre la passivité suicidaire de ses populations menées à l'abattoir par une société consumériste de l'indistinction.

Rapidement, j''ai découvert entre Donetsk et Lugansk, que le monde russe n'était pas seulement le rempart (peut-être le dernier) de notre civilisation européenne, mais également une source dans laquelle les peuples d'Occident pouvaient se régénérer et retrouver l'essence de leurs identités, et le sacré de leur existence.

En effet, la Russie se révèle aujourd'hui comme la gardienne physique mais aussi spirituelle des peuples européens, et pas seulement dans sa dimension chrétienne orthodoxe, même si cette dernière a su préserver (contrairement aux églises chrétiennes pauliniennes) une part de cette relation métaphysique à la Vie globale et qui a forgé au cours des âges la dimension sacrée de l'âme slave.

Il ne s'agit pas pour défendre l''Occident de chercher à intégrer ce monde russe, ni même de vouloir reproduire à l'Ouest les caractères et expressions de ses identités multiples, mais de retrouver dans son exemple éternel le chemin vers nos racines européennes communes et restaurer dans nos coeurs ce que Saint Exupéry appelait "le lien qui noue les choses entre elles" et donne tout simplement un sens à notre vie.

Ainsi, l'arbre européen, dont  l'Occident et l'Orient sont des arcs boutants vitaux, sera certainement sauvé par la vigueur de sa branche eurasiatique, car elle permettra à la branche occidentale de restaurer son feuillage en retrouver leurs communes racines. 

Et seules les populations natives du vieux continent, comme celle du Donbass, pourront engager la reconquête de leurs sanctuaires naturels et, se libérant des carcans artificiels d'Etats-nations asservis au Nouvel Ordre Mondial, restaurer une Europe des peuples vivant une unité de destin harmonieuse, forte et ouverte au Monde....

Il est temps pour nous de retrouver le sens du sacré et de l'insoumission !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Ci après un texte concernant le philosophe Walter Schubart :

le lien ici : Philitt

Walter Schubart : l’Orient peut-il régénérer l’Occident ?


Dans son livre de 1938 L’Europe et l’âme de l’Orient, l’écrivain letton d’origine allemande Walter Schubart interroge la possibilité d’une renaissance spirituelle de l’Occident compromis par l’idéologie prométhéenne. À ses yeux, l’homme héroïque, c’est-à-dire l’homme qui soumet le monde à sa volonté, est à bout de souffle et doit laisser place à l’homme messianique qui seul pourra réconcilier l’Orient et l’Occident.

Walter Schubart
Le déclin spirituel de l’Occident est acté. Depuis l’avènement de ce que l’on a coutume d’appeler « les Temps modernes », la vieille Europe a renoncé à faire de la croyance en Dieu la condition de possibilité du commun et de la vie proprement humaine. L’ère prométhéenne – du nom du titan qui avait dérobé le feu divin pour le donner aux hommes – a renversé toutes les valeurs pour faire du matérialisme, de l’individualisme et du progrès technique une nouvelle trinité. Le surhumain a remplacé le divin comme horizon philosophique. Mais l’homme qui se conçoit comme sa propre mesure s’épuise et le XXe siècle a montré que l’Occident était irrémédiablement attiré par sa propre destruction.

Dès lors, où trouver les ressources pour redresser spirituellement l’Europe ? Comment réinjecter du spirituel dans la carcasse usée de l’homme prométhéen ? Aux yeux de Walter Schubart, le salut de l’Occident doit venir de l’Orient et, plus précisément, de ce pays tiraillé entre les deux mondes depuis les réformes de Pierre le Grand : la Russie. À la figure de l’homme prométhéen – dont Napoléon est l’incarnation la plus parfaite – Schubart oppose la figure de l’homme messianique.

Précisons avant tout que, pour l’auteur de L’Europe et l’âme de l’Orient, l’histoire est cyclique et se découpe en quatre âges. « Chaque âge produit un prototype d’homme qui se caractérise par son rapport à l’univers : l’homme harmonieux, l’homme héroïque, l’homme ascétique et l’homme messianique. L’homme harmonieux, idéal de la Grèce et de la Chine antique, ne perçoit pas l’hétérogénéité du spirituel et du matériel comme une source de conflit. Il contemple l’univers avec amour et se satisfait pleinement de l’ordre des choses. Pour lui, « le problème du sens de l’histoire est déjà résolu », précise Schubart. L’homme héroïque, le modèle de la Rome antique et de l’Allemagne moderne, voit le chaos quand il porte son regard sur le monde. Il veut ordonner ce qui l’entoure, le rendre conforme à sa volonté. L’homme ascétique, quant à lui, considère l’existence matérielle comme un leurre et s’en détourne pour se consacrer uniquement au spirituel. Son objectif est de vivre hors du monde et en-dedans de lui-même en attendant la mort physique. Les Hindous et les Grecs néo-platoniciens avaient adopté cette philosophie. Finalement, l’homme messianique veut faire advenir le royaume de Dieu sur terre et s’appuie sur une mystique intérieure. Pour cela, il doit réconcilier ce qui a été séparé grâce à l’amour qu’il porte en lui. Les premiers chrétiens et les Slaves sont emblématiques de ce tempérament.

Schubart décompose également le dernier millénaire de l’Occident en deux ères : la gothique qui fut dominée par l’homme ascétique et la prométhéenne qui fut et qui est encore dominée par l’homme héroïque. À ses yeux, l’ère prométhéenne est à bout de souffle et doit laisser place à l’ère johannique (de saint Jean) qui a pour modèle l’homme messianique. L’ère prométhéenne, nous l’avons dit, se caractérise par la volonté qu’a l’homme de se détacher de Dieu. « Peu importe que l’homme occidental trouve son destin dans l’économie, voire dans la politique ou dans la technique, il est certain de ne plus le trouver dans la spiritualité, ni dans la divinité. Il a renoncé définitivement à une attitude spirituelle envers la vie. Attiré par les puissances matérielles, il a succombé finalement aux forces de la terre – il s’est fait lui même esclave de la matière », écrit Schubart. Au mépris du matériel qui caractérisait l’ère gothique et son homme ascétique répond, en miroir, le mépris du spirituel qui caractérise l’ère prométhéenne et son homme héroïque.

La Russie, trait-d’union entre l’Orient et l’Occident

Saint Jean
L’ère johannique que l’auteur appelle de ses vœux doit donc être envisagée sous le signe de l’unité, conformément au tempérament de l’homme messianique. « L’homme messianique, lui, n’agit pas par esprit de domination, mais un souci constant de conciliation le dirige uniquement ; le sentiment qui l’anime est l’amour. Il ne cherche pas à diviser pour régner, son souci est d’unir ce qui a été séparé […] », souligne Schubart. Pour l’homme messianique, en l’occurrence pour l’âme slave, le spectacle d’un monde éclaté est insupportable. La séparation du matériel avec le spirituel, de l’âme avec le corps, de l’homme avec la nature et, en dernière instance, de l’homme avec Dieu le frappe d’un profond sentiment de nostalgie. L’homme messianique veut retrouver l’unité perdue qui faisait la joie de l’homme harmonieux : « L’image de l’Univers que se fait l’homme harmonieux est sensiblement pareille à celle que s’en fait l’homme messianique. Cependant, alors que l’un a déjà atteint le but, l’autre cherche encore à l’atteindre dans un avenir très lointain ; tous deux considèrent l’Univers comme l’être aimé auquel ils se donnent afin de s’unir à lui. »

C’est aux Russes qu’incombe la tâche de faire basculer l’Occident de l’ère prométhéenne à l’ère johannique, précisément car l’âme slave – parce qu’elle est fondamentalement orientale – est imperméable aux doctrines matérialistes et athées. Écrit en 1938, la thèse de L’Europe et l’âme de l’Orient, suscite d’emblée une objection : pourquoi le salut viendrait-il de la Russie alors que l’Union soviétique a réalisé sur terre l’exact inverse de ce que l’homme messianique est en droit d’espérer ? Le communisme a fait du matérialisme, de l’athéisme et du progrès technique une idéologie d’État. « Les Russes fidèles à l’Église voient dans l’Union Soviétique le “Royaume de l’Antéchrist” », précise Schubart.

Pour l’auteur, la contradiction est seulement apparente. Le bolchevisme n’est, selon lui, qu’une vaste entreprise de sabotage de l’idéal prométhéen. Schubart estime que l’avènement de l’Union soviétique n’est qu’une conséquence néfaste de l’occidentalisme qui a tenté de s’imposer à la mentalité russe depuis Pierre le Grand. Le caractère monstrueux de l’Union soviétique réside précisément dans cette contradiction entre l’âme slave et l’idéal prométhéen : « Le Russe est porté par un sentiment vivant d’universalité, la contemplation des steppes sans limites ramène toujours son regard vers l’infini. Il ne pourra jamais se mettre à l’unisson de culture prométhéenne dont la base fondamentale est l’égocentrisme et qui favorise l’émancipation individuelle ou – ce qui revient au même – la déchéance des dieux. »

Insubmersibilité de l’âme russe

Dostoïevski
De même, l’athéisme d’État prôné par le régime communiste n’a pas de prise sur les convictions profondes des Russes. « L’absence de sentiment religieux, même au sein des religions – telle est la caractéristique de l’Europe contemporaine. La persistance du sentiment religieux, même dans une idéologie matérialiste, telle est la caractéristique du monde soviétique russe. Chez les Russes, tout revêt un caractère religieux, même l’athéisme », écrit Schubart. Cette formule paradoxale traduit une vérité profonde : l’homme russe ne peut se passer du religieux, même quand il y renonce. Schubart s’appuie sur Les Démons de Dostoïevski pour étayer son propos. En effet, Stavroguine et Kirilov déploient, chacun à leur manière, un élan mystique dans leur entreprise de négation de la divinité. Malgré leur nihilisme respectif, ils ne se positionnent et ne se définissent que par rapport à Dieu. Contrairement aux Occidentaux, ils ne peuvent être indifférents à cette question.

En dernier lieu, l’échec historique du communisme, que Schubart n’a pas vu de son vivant mais qu’il a pressenti, est une démonstration par l’absurde du caractère intrinsèquement spirituel de la mentalité russe. « La Russie a fourni au monde entier la preuve qu’une culture sans Dieu est vouée à sa perte. Elle a prouvé aussi que l’autonomie de l’individu n’est qu’illusion », assure l’écrivain. Et c’est cette insubmersibilité de l’âme qui doit permettre à la Russie de réaliser la synthèse entre Orient et Occident, entre l’esprit métaphysique et l’esprit prométhéen, entre la foi et la raison : « […] l’Europe moderne est une forme sans vie – la Russie est une vie sans formes. Dans le premier cas, l’âme a abandonné le corps et elle a laissé une carcasse vide. Dans le second cas, la vie a détruit les formes qui l’entravaient. » L’homme messianique – « l’homme parfait », dit Schubart – de l’ère johannique doit avant tout être compris comme un homme réconcilié, comme un homme qui tend de toutes ses forces vers l’harmonie perdue d’Homère et de Lao Tseu, quitte à trouver l’apocalypse sur son chemin.

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jeudi 3 mars 2016

Les miliciens français sont bien de retour !

"En ces temps d'imposture universelle,
 dire la vérité est un acte révolutionnaire."

George Orwell


La police française est bel et bien devenue aujourd'hui une milice politique au service d'une bien-pensance totalitaire et de plus en plus violente !

Au lieu de traquer le crime dans les rues de nos villes et dans nos campagnes, les forces de l'ordre sont lancés par l'oligarchie au pouvoir dans une répression hallucinante où sont bafoués les droits les plus fondamentaux et les libertés individuelles fondatrices de notre République !

Alors que des imams prônent ouvertement la charia dans les mosquées de France, que des migrants saccagent lesbiens publics et privés en toute impunité, que des hooligans créent des émeutes régulièrement etc... les casqués à matraque arrêtent un général venu soutenir pacifiquement l'inquiétude des habitants de Calais abandonnés à une insécurité quotidienne, profitent d'un état d'urgence obsolète pour interdire toute manifestation etc...

La répression semble bel et bien engagée au "pays des Droits de l'Homme", et de plus par les parangons eux mêmes d'une liberté d'expression qui se veulent héritiers de Jaurès !

Cette fois, c'est en Bretagne que les miliciens sont venus "marquer" un professeur mais aussi ses élèves car il avait osé présenter les relations historiques entre la France et la Russie et la politique engagée par le Président Poutine depuis son premier mandat...

Je ne doute pas un seul instant que ce professeur de breton ne se soit pas contenter de répéter les dogmes russophobes de la propagande de guerre, mais ait offert à ses élèves assommés par la dictature médiatique une autre version que celle des chiens de gardes de la Propagande étasunienne.


"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" Cette pensée de George Orwell est plus que jamais d'actualité et ceux qui osent sortir des clous de la pensée unique deviennent criminels, comme ce professeur d'Histoire et de langue bretonne de Saint Anne d'Auray. Et son acte aux yeux des maîtres parisiens est devenu "crime de lèse mondialisme à connotation hérétique" ! car il ose présenter le nouveau "Diable" sous un jour différent de celui de la bien-pensance et qu'il est commis par des résistants culturels anti jacobins notoires d'une région traditionnellement rebelle. 

Donc, dans la France de Hollande on a le droit d'être russophobe et appeler à une guerre totale contre la Fédération de Russie comme le sinistre de Affaires Etrangères BHL par exemple, mais on n'a pas le droit de rappeler les racines communes et amitiés historiques entre nos deux pays.

Voilà pourquoi désormais; les laquais du système, obéissant servilement à la loi de la gamelle envoient aussitôt leurs prévôts tancer l'outrecuidance des manants osant penser par eux-mêmes.

Et pourtant, si je me souviens de mes cours de français et philosophie, la synthèse ne peut être conduite qu'après l'exposé d'une thèse ET d'une antithèse, car comme le rappelait Aldous Huxley, "la philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter".

Mais ceci, c'était dans une autre France, celle de mon père et avant lui de mes grands pères et de leurs pères qui se sont battus pour nos libertés et contre les dictatures...
Darnand doit sourire du fond de son enfer car dans la France vs UMPS les miliciens sont de retour, et il n'y a plus qu'une thèse acceptable, aujourd'hui au service de la ploutocratie mondialiste qui cherche à soumettre par la force les peuples non alignés à sa dictature mondialiste...
Cachée dans le cheval de Troie d'un antiterrorisme consensuel, la police de la pensée est aujourd'hui bel et bien à l'oeuvre dans nos belles cités, lançant ses casqués à matraque dans une chasse aux derniers hommes libres...

Combien de temps encore les forces de l'ordre, oubliant que dans le soie de leurs drapeaux et étendards sont inscrits les mots "Honneur et Patrie" et non "gouvernement et finance"; vont-ils continuer a obéir à ces faquins insultant nos valeurs ?
Combien de temps encore les français, oubliant les luttes et les révolutions qui ont forgé la grandeur de leur nation, vont-ils continuer à se comporter en moutons et laissant les loups les gouverner ?

C'est aux peuples natifs de se réapproprier leurs destinées, de restaurer les anciens territoires, en renversant la ploutocratie au pouvoir et en rendant aux peuples leurs limites historiques et leurs sanctuaires aujourd'hui soumis à des expansionnismes totalitaires asservissant l'Europe à des intérêts militaro-industriels outre atlantiques..

En attendant ce jour de la reconquête...

..."Garde à vous !
Thèse, thèse, thèse, thèse, et taisez-vous !"

Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya

Auray (Morbihan) : Des élèves auditionnés par la gendarmerie 
au sujet des cours de leur professeur 
sur la Russie et Vladimir Poutine

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BREIZATAO – POLITIKEREZH (02/03/2016) 

"Ce professeur d’histoire et de langue bretonne du collège Sainte-Anne à Sainte Anne d’Auray – en Bretagne – n’en revient toujours pas. Revenant de vacances, Pascal G. a appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. Motif de l’enquête ? La façon dont l’enseignant aurait présenté la Russie contemporaine durant ses cours.

Convocations d’élèves en série

Le professeur, âgé d’une quarantaine d’années, enseigne depuis une dizaine d’années dans la filière bilingue français-breton de l’établissement Saint-Anne de la ville d’Auray, dans le département du Morbihan. Celle-ci assure les cours généraux prévus par les programmes du ministère de l’Éducation, mais en langue bretonne.

Bien noté de ses supérieurs, les responsables de l’établissement ont été aussi surpris que lui d’apprendre les faits.

Le 17 février en effet, six élèves étaient convoqués par la gendarmerie d’Auray pour subir un long interrogatoire au sujet des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant “au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine” durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier.

C’est lors de la rentrée des classes que Pascal G. a été informé par ses élèves de leur mésaventure, choqués de leur expérience.

Cour de géopolitique contemporaine

Le professeur, conformément aux programmes scolaires, doit aborder “l’introduction à la géopolitique contemporaine” et notamment la situation de la Russie actuelle.

“J’ai d’abord fait un état des lieux de la Russie après la fin du communisme. J’ai expliqué les grandes lignes de la politique du président russe, Vladimir Poutine. Une politique qui a consisté à constituer une classe moyenne en Russie tout en s’appuyant sur le sentiment patriotique, après les années de crise de la présidence de Boris Eltsine” détaille le professeur dans un email.

“Je suis revenu sur les alliances entre la France et la Russie au XXème siècle, en 1914 mais aussi entre 1940 et 1945” poursuit-il.

“J’ai traité l’engagement russe en Syrie et en Irak contre Daech aux côtés des forces armées françaises” précise t-il.

“J’aborde l’histoire sur la base des faits, j’essaie d’expliquer la complexité des rapports géopolitiques afin de développer l’esprit critique des élèves. Je ne me prononce pas sur le bien-fondé ou non des actions menées par une diplomatie” conclut-il.

Police politique

Le professeur, dont les élèves ont tenu à lui manifester leur soutien, ne s’explique pas ce qui lui arrive. Il doit être entendu à son tour dans les prochains jours par la gendarmerie. Malgré ses demandes, celle-ci ne lui a pas donné de détails sur les raisons de l’enquête de police dont le caractère politique est évident.

Respecté par ses pairs, la hiérarchie du professeur n’a pas été davantage alertée de l’enquête. Signe de ce qu’aucune procédure disciplinaire interne n’a été entreprise.

La France et la Russie coopèrent en Syrie

L’action de la gendarmerie intervient alors que le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Moscou courant décembre 2015 afin de “coordonner” les efforts de l’armée française avec ceux de l’armée russe en Syrie. Il s’agit pour Paris et Moscou de conjuguer leurs efforts contre le groupe terroriste “Etat Islamique”, responsable des attentats sanglants de Paris, en novembre."

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