samedi 20 juillet 2019

Une fuite en avant infernale


Depuis des décennies, les USA avec leurs alliés de l'OTAN mènent une politiqre d'étranglement économique de l'Iran et d'encerclement de son territoire articulé autour d'un réseau de 45 bases américaines déployées à ses frontières.

La situation dans le Golfe Persique vient de connaître un nouvelle étape décisive dans l'escalade militaire qui oppose l'Iran et les anglo-américains. 

Depuis le retrait étasunien de l'accord sur le nucléaire iranien et ses nouvelles vagues de sanctions économiques contre l'Iran qui pourtant en respectait les contraintes, une escalade militaire a succédé à une année d'escalade verbale et d'échecs diplomatiques. 

Les occidentaux semblent plus que jamais décidés à provoquer les iraniens coûte que coûte pour déclencher une guerre contre eux. 
  • Le 20 juin, un drone de l'US navy, viole l'espace aéren iranien avant d'être abattu par sa défense antiaérienne (après plusieurs avertissements). Trump donne le feu vert à une attaque puis l'annule au dernier moment.
  • Le 3 juillet, (date anniversaire de la destruction par l'armée américaine du vol 655 d'Iran Air, le 3 juillet 1988 qui avait fait 290 morts), un avion de reconnaissance RC-135V Rivet Joint de l'US Air Force viole à nouveau l'espace aérien iranien 
  • Le 4 juillet au large de Gibraltar, ce sont les britanniques qui entrent dans la danse avec l'arraisonnement, en violation du droit maritime international, du pétrolier Grace transportant 300.000 barils de pétrole iranien. 
En réaction à cet acte de piraterie des britanniques, l'Iran avait menacé d'une riposte en temps et lieu choisis, tout en retenant son bras pour privilégier encore la solution diplomatique via par exemple la tentative de médiation proposée par la France, mais qui a été sabotée par des nouvelles sanctions de Washington, au moment précis de la réunion à Téhéran avec l'émissaire parisien. 

Depuis l'Iran poursuit son programme nucléaire libéré des contraintes de l'accord le concernant et du fait même des occidentaux qui le lui reprochent en oubliant cyniquement qu'ils sont bien les premiers à ne pas l'avoir respecté. 

Depuis, dans cette poudrière levantine tout le monde fourbi ses armes pour cette guerre qui s'en vient comme le s'approche le sol pour un suicidé qui s'est jeté du haut d'une tour.

Entre autres bruits de bottes qui secouent la région :
  • Les forces armées iraniennes mais aussi le Hezbollah libanais sont en état d'alerte maximum, en Iran Syrie et Liban.
  • Les anglo américains acheminent des renforts dans le golfe Persique, les émirats arabes et l'Arabie Saoudite où sont positionnées leurs principales bases 
  • Les avions d'attaqe de l'US Air Force, F-22 Raptors et  bombardiers B-2 Spirit, déployés au Qatar sont en état d’alerte.
  • Les groupes paramilitaires et djihadistes anti-iraniens, qui viennent de voir leurs subventions étasuniennes être doublées se mobilisent
  • Un nouveau réseau d’espionnage mené de la DGSE française et le MI6 britannique a été démantelé en Iran donnant lieu à de dizaines d'arrestations effec.
Il faut noter que cette crise irano-étasunienne risque aussi de relancer la guerre du côté du hezbollah libanais avec des israéliens qui continuent à jeter de l'huile sur le feu en menacant l'Iran et en bombardenat ses forces en Syrie où la situation s'est également tendue depuis le déploiement important de forces turques dans le bastion terroriste d'Idlib que l'armée syrienne s'apprète à attaquer. 


Et cette semaine, dans une logique infernale que plus personne ne semble pouvoir enrayer, provocations et ripostes ont engagé de nouvelles tensions gravissimes dans le golfe persique :
  • Le 18 juillet, la marine étasunienne abat un drone qu'elle prétend iranien tandis que Téhéran affirme qu'il s'agit en fait d'un drone étasunien abattu par erreur.
  • Le 19 juillet, Après que Londres ait annoncé prolonger la saisie du pétrolier Grace arraisonné le 4 juillet, les gardiens de la révolution araisonnent à leur tour 2 pétroliers (le "Mesdar" qui sera ensuite libéré, et le "Stena Imperio") dans le détroit d'Ormuz.
Bien sûr Londres  tout comme Washington qui reste aux commandes, tout en n'écartant pas une réaction en châine militaire prétend privilégier l'option diplomatique, mais comment le croire quant dans les actes les anglo-américains font tout pour précipiter le Moyen Orient vers une nouvelle guerre ?

Erwan Castel

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