samedi 9 juin 2018

L'échec de la démesure


Porochenko promet que le drapeau ukrainien flottera à nouveau sur Sébastopol et Donetsk, nageant ainsi à contre courant de l'Histoire.

Le putschiste ukrainien Porochenko n'a pas encore compris qu'un territoire c'est aussi et surtout un peuple qui y vit, le façonne et le défend.

L'Ukraine, cet État artificiellement agrandi par les traités internationaux et les bricolages soviétiques, n'a pu exister brièvement dans l'Histoire que en prenant en compte l'identité slave et russophone de la majorité de sa population du Sud et du Sud Est du pays.

Or le Maidan, non seulement a nié cette réalité historique et identitaire multiple d'une Ukraine contemporaine surdimensionnée, mais il a rejeté ses populations russes en ostracisant leur langue, leur histoire et leur identité culturelle et cultuelle.

Le retour de la Crimée vers la Russie, qui a fermé la parenthèse de ses 60 années ukrainiennes dont les 2/3 soviétiques, et le soulèvement du Donbass ne sont que les conséquences logiques et légitimes du coup d'Etat du Maïdan provoqué par les occidentaux.

Car in fine, cette irresponsabilité politique des putchistes du Maïdan qui dévoile une psychopathie hystérique organisée autour d'une russophobie délirante fait bien les affaires de la ploutocratie mondialiste occidentale qui veut mettre le monde russe à genoux devant elle.

Porochenko entretient donc le feu allumé sur le Maïdan en lançant régulièrement ces déclarations provocatrices et bellicistes.

Aujourd'hui dans l'ex-Ukraine, le conflit entre les pro russes et les bandéristes révèle toute la différence entre "patriotisme" et "nationalisme":

D'un côté le "patriotisme" qui, à travers le référendum de la Crimée ou le séparatisme du Donbass, est fondé sur l'amour d'une terre, d'une Histoire, d'une identité et d'un peuple les ayant modelé.

De l'autre côté, le "nationalisme" qui, par le coup d'Etat du Maïdan imposant le retour de l'idéologie fasciste et ethnocentrée des bandéristes, est fondé et ne se définit que sur la haine de l'autre.

Si le patriotisme est l'expression de ce lien sacré que l'Homme entretient avec son sanctuaire charnel et qui fortifie la qualité de ses relations humaines avec les autres, le nationalisme en revanche en est sa caricature fondamentaliste et clivante.

Et la finance internationale apatride et amorale joue depuis des années par procuration avec tous ces fondamentalismes, qu'ils soient ethniques, religieux ou politiques dont elle sait qu'ils provoquent, par des conflits communautaristes, un chaos qui affaiblit la résistance des peuples et d'où peut surgir plus facilement sa dictature.

Le combat prioritaire des peuples contre les "États nations" artificiels est devenu le combat urgent pour leur Liberté depuis que ces derniers sont devenus les laquais d'une finance internationale esclavagiste.

Porochenko dans cette histoire n'est que la marionnette pathétique d'un Nouvel Ordre Mondial totalitaire qui veut transformer l'Ukraine en colonie militaire et champ de bataille contre une Russie rebelle qui refuse sa dictature.

En pérorant autour d'un hymne et d'un drapeau ukrainiens, qui ne sont plus qu'une facade fantasmée cachant l'asservissement d'un pays, le président ukrainien ne fait que jouer son rôle d'incendiaire au service des faux "pompiers" de l'OTAN.

Et l'Ukraine de continuer à sombrer dans l'échec de sa démesure...

Erwan Castel
Source de l'article : Novorissinform

Traduction Guillaume Lopez 

"Le président de l'Ukraine, Porochenko, a annoncé son intention de hisser le drapeau ukrainien au-dessus de Sébastopol. En outre, at-il dit, l'hymne de l'Ukraine sonnera dans cette ville russe. Il a écrit à ce sujet sur sa page Twitter.

"Un beau descendant de l'ancien Chersonesos, l'héroïque Sébastopol est une ville ukrainienne. Je ne doute pas que le drapeau ukrainien sera élevé au-dessus de Sébastopol et que l'hymne national ukrainien retentira », a écrit Porochenko.
En mai, Porochenko a déclaré que le pont de Crimée "après le retour de la péninsule à l'Ukraine" sera utilisé pour la communication avec les "Ukrainiens du Kouban".

Une semaine plus tôt, Porochenko a déclaré que le pont de Kertch serait nécessaire par les autorités russes, ainsi que les résidents de la péninsule, qui reconnaissent la Crimée comme faisant partie de la Russie quand ils quittent la péninsule. Il a souligné que la construction du pont est "une autre preuve du mépris de la Russie pour le droit international".

Toujours en mai, Porochenko a promis la liberté à la "Crimée ukrainienne".

En outre, l'année dernière Porochenko a appelé à tort Donetsk une ville ukrainienne. Il a dit que l'hymne ukrainien résonnera encore à Donetsk. Après cette déclaration, les utilisateurs des réseaux sociaux, et en particulier les résidents de la République populaire de Donetsk, ont commenté négativement ses paroles. Beaucoup ont accusé le chef des chastistes ukrainiens de bombardements systématiques des zones peuplées du Donbass, y compris Donetsk, dont Poroshenko a félicité ses résidents pour l'anniversaire."



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