vendredi 31 mai 2019

Civils sous le feu ennemi !

Jeune femme (sur)viavnt à Spartak, un village bombardé sur la ligne de front Nord de Donetsk
Dans le Donbass, plusieurs civils ont encore été blessés ces derniers jours par des tirs intentionnels ukrainiens, rappelant derrière l'écran de fumée de ses discours populistes la volonté réelle du nouveau président Zelensky de poursuivre cette guerre à caractère génocidaire lancée contre les russes du Donbass il y a plus de 5 ans, et sur ordres des services étasuniens.

Les conventions internationales de Genève et de la Croix Rouge stipulent bien l'obligation pour les forces combattantes de respecter les principes de "distinction" et de "proportionalité" dans leurs règles d'engagement, et particilièrement sur des théâtres d'opérations impliquant la présence persistante d'une population civile; et que dont tout manquement intentionnel provoquant des pertes parmi elle est qualifié de "crime de guerre".

Les populations civiles ont toujours été les victimes des conflits de l'Histoire, cibles intentionnelles ou "victimes collatérales" des combats, mais force est de constater que l'évolution des capacités destructrices des armes modernes aux rayons d'action de plus en plus importants ont également permis d' "industrialiser" les stratégies criminelles génocidaires des hégémonies communautaro-centrées, depuis l'invasion du pays de Canaan par les hébreux jusqu'aux massacres des djihadistes salafistes, en passant par les guerres de religion, les génocides colonialistes, les exterminations nazies ou les guerres ethniques africaines pour ne citer que quelques exemples.

Lorsque les alliés engagent à la fin de la deuxième guerre mondiale des bombardements pour défaire le régime nazi, la mentalité anglo-américaine impose alors les nouvelles procédures des guerres à venir en rasant des villes entières (ou parfois il n'y a même pas de forces ennemies) dans une logique criminelle qui relève plus d'un terrorisme d'Etat que d'une stratégie militaire calculée. Ainsi, la majorité des villes allemandes de plus de 100 000 habitants ont été transformées en crématoriums comme Dresde, mais aussi des villes "alliées" comme Caen, Brest, Le Havre, Lorient, Saint Malo etc... qui font de la France le 2ème pays le plus bombardé de la guerre (50 000 victimes civiles rien que pour la libération de la Normandie). Et bien sûr cette nouvelle stratégie militaire anglo-américaine atteint son paroxysme criminel avec les bombardements nucléaires des villes japonaises d'Hiroshima et Nagazaki, qui certes va clôturer ce deuxième conflit mondial, mais également ouvrir le temps du chaos criminel illimité que vont rapidement confirmer les conflits coréens ou vietnamiens par exemple.

Le conflit du Donbass, qui nous intéresse ici, n'échappe pas à cette convergence d'une pensée unique hégémonique amorale avec les techniques meurtrières de la guerre moderne. Cette stratégie du chaos et de la terreur servant les interêts d'un complexe militaro-industriel occidental est ici mise en oeuvre  via une idéologie bandériste à caractère génocidaire et dont les acteurs politiques et militaires sont (au même titre que les djihadistes en Afghanistan, Syrie, Libye...) les idiots utiles de la haute finance internationale et le cheval de Troie de l'OTAN, cet euphémisme du Pentagone...

Paramilitaires du bataillon spécial "Azov", aujourd'hui devenu Régiment et intégré dans l'organigramme de l'Opration des Forces Combinées ukrainiennes assiégeant les Républiques populaires du Donbass. Ces "soldats politiques" sont basés à Mariupol une ville du Donbass qu'ils ont conquise d'assaut le 9 mai 2014 lors d'un assaut meurtrier contre sa population qui a fait une centaine de morts.

Lorsque Turtchinov, alors président par intérim lance en 2014 l'Opération Spéciale Antiterroriste contre les populations russses de l'Ukraine qui refusent le coup d'Etat du Maïdan, les discours et les moyens déployés par Kiev confirment bien la sauvagerie du discours autant que sa dimension internationale de ce conflit dirigé in fine contre la Russie et que la présence à Kiev, la veille de son déclenchement, de John Brennan le patron de la CIA venu donner ses ordres, confirme pleinement.

Sur le terrain, les forces de la haine sont libérées contre les populations russes, massacrées par l'armée ou les paramilitaires qui accompagnent cette "opération antiterroriste" et qui répand la terreur d'Odessa à Karlhov, avant de se concentrer à coup de bombardements terrestres et aériens hallucinants sur la résistance survivaliste du Donbass qui va légitimement se transformer en séparatismen armé.

Aujourd'hui, et tandis que tous les occidentaux continuent de soutenir à coup de subventions à Kiev et de sanctions contre Moscou ce génocide du Donbass, la Vérité émerge peu à peu du blocus médiatique et même juridique comme par exemple cette conclusion du procureur général ukrainien qui reconnait (mais un peu tard), concernant cette "opération Spéciale Antiterroriste"  qu'il était illégal d'utiliser les forces armées du pays sur son propre territoire.



Mais revenons à la réalité actuelle de ce conflit qui, au coeur de l'Europe, a fait entre 15 et 20 000 morts depuis son déclenchement : 

Au cours de ce seul mois de mai qui s'achève et magré les promesses du nouveau président ukrainien Zelensky qui s'avèrent être aussi fumeuses que celles de son prédécesseur qui avait également promis en 2014 de mettre fin immédiatement au conflit, les forces ukrainiennes ont tué plus de 30 défenseurs des républiques de Donetsk et Lugansk et  lors de tirs délibérés sur des quartiers résidentiels civils ont blessé 6 civils plus ou moins gravement. 

Ainsi pour n'évoquer que les derniers de ces crimes de guerre ukrainiens :
  • Dans la nuit du 27 au 28 mai 2019, dans les quartiers Nord de Gorlovka (Nord de la RPD), une grand mère et sa petite fille agées respectivement de 70 et 6 ans ont été blessées par un bombardement ukrainien réalisé par drone. La grand mère hospitalisée souffre de plusieurs blessures à la tête, la main, une fracture ouverte de l’épaule et un traumatisme crânien. Quant à sa petite fille, si elle n'est que légèrement blessée, elle siuffre en revanche d'un fort traumatisme psychologique compte tenu de son âge et du fait que c'est la fenêtre de sa chambre qui a été pincipalement touchée par le bombardement.
Dégats occasionnés lors du bombardement ukrainien par drone d'un immeuble d'ahabitation, au 13, rue Pokidko à Gorlovka dans la nuit du 27 au 28 mai 2019 
  • Hier Soir 30 mai 2019, à 20h00 ce sont des missiles antichars "Tour"(ATGM 4) que les ukrainiens ont tiré sur Oktyarbsky (Nord Donetsk) depuis leurs positions de Peski à l'Ouest de l'aéroport. Ici encore c'est le village résidentiel de Vissioli à côté du monastère d'Iversky qui a été visé par les soudards de Kiev, blessant un homme de 48 ans résidant au 49 de la rue Volyi et une fillette de 8 ans résidant au n) 47 de la même rue. L'homme a été hospitalisé à l'hoiptal 21 du quartier blessé par plusieurs éclats reçus aux jambes et dans le dos , ainsi que la fillette qui a été quant à elle blessée au coude.
D'autres quartiers résidentiels civils ont été délibérement pris pour cible par l'armée ukrainienne comme dans les villages de Holm au Nord Est de Gorlovka, Aleksandrovka au Sud de Donetsk ou sur les villages du front de Mariupol, dont de nombreuses habitations ont encore été détruites ou endommagées au cours de ces derniers jours.

Au total, au cours de la journée écoulée, les forces armées ukrainiennes ont violé 22 fois le régime de cessez-le-feu et tiré plus de 400 munitions sur le territoire de la République Populaire de Donetsk.

Ces tirs délibérés qui cherchent à terroriser encore plus une population épuisée par 5 années de bombardement s'inscrivent à la fois dans la continuité des opérations militaires à caractère génocidaire du régime précédent mais aussi dans la stratégie de sape psychologique auprès de la population du Donbass annoncée par le nouveau président Zelensky qui cherche à diviser la population des républiques de Donetsk et Lugansk.

Mais une fois de plus, cette stratégie occidentale mise en oeuvre par ses auxilliaires ukrops est condamné à l'échec, car si elle obtient effectivement à court terme un chaos détruisant sociétal et économique des territoires visés par son vampirisme, en revanche ses crimes de guerre répétés ne font que renforcer les sentiments d'injustice et de patriotisme au sein des survivants qui se réunisssnet alors par delà leurs différences idéologiques et communautaires dans la résistance à l'agression politique, économique et militaire qu'ils subissent.

Aujourd'hui devant l'impasse du conflit provoqué par l'irresponsabilité criminelle des marionnettes occidentales du Maïdan, la Russie a engagé une radicalisation de son soutien aux populations du Donbass victimes de cette haine russophobe hallucinante après leur avoir offert une normalistaion sociétale, une aide humainitaire et un soutien administratif. désormais Moscou, avec la délivrance autorisée de ses passeports accompagne les citoyens républicains sur le chemin de leur intégration volontaire au sein de la Fédération de Russie, laquelle est factuellement encouragée il faut le dire par ces agressions militaires répéées de Kiev qui sont aussi stupides que criminelles.

Et demain la donne internationale risque fort de changer lorsque les victimes des crimes de guerre ukrainiens ne seront plus des "séparatistes" mais des citoyens à part entière de la Fédératio de Russie (voilà pourquoi il serait pertinent et urgent que la bureaucratie locale se dépouille enfin de son inertie atavique car elle est, dans la perspective de cette intégration en Russie souhaitée par l'immense majorité de la population, absolument contre productive)

Erwan Castel



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