samedi 23 mars 2019

De la diabolisation à la guerre



Dans la confrontation entre les Gilets Jaunes et le pouvoir, ou plus précisément le système politique esclavagiste, les valets de la ploutocratie pris en flagrant délit de dictature et en manque d'arguments ont mis en branle la diabolisation du peuple mécontent.

Ainsi, tandis que les autorités font l'amalgame entre casseurs et manifestants, la députée LREM O' Petit mais aussi l'ex ministre et candidate présidentielle Ségolène Royal qualifient carrément les Gilets Jaunes de "terroristes" !

Quant à la Marlène Shiappa qui repousse à chaque interview les limites de la connerie politique elle a déclaré sans ambages que "contester la parole du Président de la République c'est déjà faire un pas vers le terrorisme" 


Cette diabolisation des actes des GJ qui est complémentaire à celles de leurs idées qualifiées quant à elles d'extrême droite (mon dieu qu'elle horrrrrreur !) est aussi dangereuse qu'elle est ridicule.

Gardons en mémoire, pour citer un exemple que je connais bien, la même diabolisation lancée à l'encontre du mouvement fédéraliste des populations russophones d'Ukraine par les putschistes du Maïdan en 2014.

Qualifiés de terroristes par le nouveau pouvoir ethnocentré et russophobe de Kiev, les russes du Donbass ont vu l'armée ukrainienne les attaquer sous couvert d'une "Opération Spéciale Antiterroriste". On connaît la suite : massacres, séparatisme, et une guerre qui continue de tuer chaque jour.

En France comme dans la plupart des pays occidentaux, la lutte antiterroriste bénéficie de privilèges et de droits extra légaux que l'on peut comprendre quand il s'agit de combattre le vrai terrorisme.
Mais lorsque ce dernier se trouve être au pouvoir via un absolutisme étatique au service d'une ploutocratie amorale (ce qui est le cas du pouvoir ukrainien organisé par Washington pour servir l'expansion de l'OTAN), nous assistons alors à une inversion accusatoire dont le seul but est de pouvoir massacrer les opposants.

Bien sûr me direz - vous "comparaison n'est pas raison", et la France est effectivement (et heureusement) loin de la situation dramatique vécue en Ukraine et dans le Donbass qui a disloqué un pays, détruit une économie et plongé sa population dans une guerre ayant fait plus de 20 000 morts minimum.

Cependant, force et de constater que la Macronie s'est engagée sur le même chemin de ces "démocratures" occidentales confrontées à leurs peuples souverains, et qu'il ne peut conduire qu'à une impasse sanglante.

Le principal est de le savoir pour pouvoir s'y préparer et en sortir victorieux, car pour un peuple en lutte pour ses libertés, il n'y a pas d'autre alternative que la victoire ou l'esclavage.

Erwan Castel


La fuite en avant de Micron 1er

(Publié sur FB le 22 mars 2019)


1 mai 1891, fusillade des Fourmies

En faisant appel à l'armée pour contrer les prochaines manifestations des Gilets Jaunes, le Président Macron réalise une fuite en avant criminelle pour le peuple et suicidaire pour lui même, son gouvernement et certainement également pour cette Vème République devenue de plus en plus obsolète à chaque successeur de son créateur le Général De Gaulle.

Et Didier Lallement, le nouveau préfet de Paris de persister, lors de son discours de prise de fonction dans cette politique du chaos:

«La main de Clémenceau n’a jamais tremblée quand il s’agissait de défendre la France» « protéger les manifestations c’est briser l’émeute» «je vous demande l’impunité zéro»...

Entre la décision présidentielle irresponsable et les déclarations incendiaires de son laquais parisien, nous ne pouvons que constater la volonté de provoquer une insurrection populaire inévitable et surtout une répression étatique extrêmement violente et incontrôlable.

Car l'armée, par définition n'est ni équipée, ni formée, ni habilitée à faire du maintien de l'ordre public en temps de paix et encore moins contre sa propre population.

Je regarde les avalanches d'indignations légitimes contre cette provocation d'un Macron irresponsable et criminel, mais je constate que ce n'est pas une nouveauté dans la "démocrature" française, et la référence à Clémenceau par le préfet de Paris confirme bien cette tentation de violence contre son peuple d'un État républicain qui a mythifié sa propre violence révolutionnaire (alors que Louis XVI avait refuser d'opposer l'armée aux révolutionnaires)

Quelques exemples qui montrent que la rupture engagée par Micron 1er s'inscrit aussi dans la tradition d'un cynisme républicain absolutiste et meurtrier.

21 AU 28 MAI 1871:
Le gouvernement des républicains de gauche d'Adolphe Thiers écrase la Commune dans un bain de sang que l'Histoire appelera "la semaine sanglante". 
L'armée des "Versaillais" 125 000 hommes commandés par Mac Mahon encercle et massacre environ 30 000 communards, au combat et surtout lors des exécutions des prisonniers et arrêtés.
Bilan: entre 10 000 et 30 000 morts tués.

1er MAI 1891:
Fusillade aux Fourmies
2 compagnies du 145eme regiment d'Infanterie tirent sur des manifestants, ouvriers de la cité des Fourmies qui réclament un journée à 8 heures et une augmentation de salaire (revendication depuis 1880 combattue par des radicaux de gauche et de droite et soutenue par... les royalistes) 
Bilan : 9 morts et 35 blessés minimum.

9 JUIN 1907:
Fusillade à Montpellier
Sur ordre de Georges Clemenceau, l'Armée Française ouvre le feu sur les vignerons du Midi qui manifestent à 800 000 contre le manque de soutien du gouvernement pendant la crise viticole.
Bilan : 5 morts et 33 blessés.

30 JUILLET 1908
Fusillade à Draveil-Vigneux
5 régiments de dragons sont envoyés par Clémenceau contre les
carriers et terrassiers de Draveil-Vigneux qui font grève, pour l'amélioration de leurs conditions de travail. 
Bilan : 2 tués et 10 blessés le 2 juin par la gendarmerie puis 4 tués et 200 blessés le 30 juillet ! Cette journée sanglante sera suivi d'arrestations massives dans les rangs de la CGT.

6 FÉVRIER 1934
Fusillade à Paris
Après l'arrivée au pouvoir du gouvernement Daladier, ce dernier est éclaboussé par des affaires de corruption et de meurtres déclenchant des manifestations anti-républicaines. 
Les gardes mobiles tirent sur les manifestants pour les disperser.
Bilan: 16 tués et 1000 blessés.

26 MARS 1962
Fusillade à Alger
Le gouvernement De Gaulle envoie l'armée réprimer des civils non armés manifestant rue d'Isly pour le maintien du statut quo en Algérie.
Bilan: 80 tués et 600 blessés.

Etc

Les fusillades ordonnées par le gouvernement contre son peuple vont continuer, en France mais aussi en Algérie.

Aujourd'hui cette tentation du pire qui est souvent le symptôme de pouvoirs devenus illégitimes est en train de gagner à son tour un gouvernement Macron à la dérive à cause de son incompétence, son mépris, et surtout la haine de son peuple.

« La République a de la chance, elle peut tirer sur le peuple ! » remarquait Louis Philippe exilé en Angleterre, apprenant que Cavaignac fait tirer sur les émeutiers, le 25 juin 1848

Espérons que l'armée qui est par essence la protectrice du peuple ne suive pas cette fois la folie criminelle de notre fausse République.


Erwan Castel



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