mardi 26 mars 2019

Photo du 26 mars

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Hier soir, je regardais se confondre dans une vitre les éclats du soleil et ceux de la guerre dans ce nouveau printemps qui recommence dans le Donbass à éclairer un nouveau cycle d'incertitudes et de violences mais aussi à réchauffer les espérances d'une population qui depuis 5 ans vit le destin tragique d'un peuple coincé entre un bélier atlantiste fou et des murailles russes verrouillées.

Et malgré les discours populistes et optimistes que l'on entend ici et là, comme récemment du Président Pushilin ou de la députée russe Plokonskaya de passage à Donetsk martelant que le Donbass tout comme la Crimée en 2014 redeviendra une terre russe à part entière, force est de constater que cet avenir radieux n'est pas pour demain et que le chemin risque d'être long et douloureux pour que soit achevée la réhabilitation historique de ce peuple russe qui en 1918 a été jeté dans une Ukraine, certes soviétique, mais qui aujourd'hui non seulement n'existe plus mais lui a même déclaré la guerre depuis 5 ans.

Soldats du front, nous sommes loin de ces discours de politiciens et encore plus de ceux de leurs chiens de garde dont les propagandes veulent "être plus royalistes que le roi". 

En tant que gibier, nous sommes attentifs aux fumées s'échappant des casemates ennemies, au bruit des moteurs que les équipages de blindés invisibles allument dans la nuit pour se réchauffer, à la boue de nos tranchées qui cache peut-être un piégeage nocturne, aux détonations et sifflements qui déchirent l'air au dessus de nos casques. 
En tant que gibier, nous n'aimons pas quand nous interpelle le silence des autres...

En tant que chasseur, chacune de ces empreintes visuelles ou sonores devient également un indice qui nous conduit vers la nature et les intentions de l'ennemi dont nous anéantissons les secrets ces garants de l'effet de surprise victorieux, et parfois aussi les imprudents et téméraires qui oublient que le soldats n'est pas invisible ni immortel.
En tant que chasseur, nous aimons nous dissimuler dans le silence des nôtres...

La semaine passée de cette cynique "trêve de Printemps", 10 de nos miliciens minimum ont encore été tués par des tirs ukrainiens, fauchés par des obus d'artillerie, des missiles antichars ou des balles de snipers. 10  "200" comme il est dit dans le jargon militaire russe ("300" désignant les blessés). Et à chaque revue de presse que j'effectue sur les réseaux de l'internet je découvre chaque jour avec tristesse de nouveaux noms et visages de ces femmes et ces hommes héroïques qui sont doublement sacrifiés sur le front militaire et dans le silence des médias.

Notre bataillon, qui poursuit sa métamorphose au sein des forces spéciales du Ministère de l'Intérieur, par des entraînements, de nouveaux équipements, ne nous laisse pas le temps de souffler surtout que de nouvelles missions et positions à défendre supplémentaires viennent de nous être attribuées dans la tradition de la Brigade Piatnashka, toujours aux avants postes de la ligne de défense de la République. 

Le soleil s'est maintenant enfui dans les plis de l'horizon découpé par les ombres des terrils et des mines de charbon, mais ses derniers rayons de lumière restent accrochés à cette fenêtre brisée comme reste accrochée dans les coeurs des femmes et des hommes du Donbass la promesse de retour d'un autre type de "Printemps russe", plus chaud et joyeux que le plus beau des étés....


Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

L'OTAN sur la ligne rouge de Moscou


Au moment du triste anniversaire des premiers bombardements de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord en Serbie, les USA avec leurs laquais occidentaux lancent de nouvelles manœuvres interalliées de l'alliance militaire aux frontières de la Russie, en Géorgie. Ce pays est devenu depuis la chute de l'URSS la proie des occidentaux qui y orchestrent une politique russophobe et qui a plongé le pays dans deux guerres civiles (1992 et 2008) contre les régions d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud  qui ont été forcées de faire sécession pour protéger leurs libertés identitaires.

L'OTAN, dissimulé comme d'habitude dans le cheval de Troie des rapprochements économiques avec l'Union Européenne a donc débarqué progressivement en Géorgie sous le mandat de Saakashvili (2004-2013) en y  engageant un processus d'intégration de ce territoire transcaucasien qui est convoitée par la "stratégie de containment" occidentale. Cette stratégie anglo-americaine d'encerclement du "heartland"  cherche, depuis le XIXème siècle à réaliser un blocus militaro- économique de la Russie en contrôlant ses portes maritimes vers les mers chaudes (par où transitent depuis la grande majorité des matières stratégiques), appliquant ainsi l'adage "qui contrôle les mers contrôle la terre" formulé par Walter Raleigh dès le XVIème siècle.

Devant cet élargissement offensif de l'OTAN, Moscou lance depuis plus de 20 ans des avertissements de plus en plus sévères au fur et à mesure que les bases stratégiques de l'OTAN se rapprochent des frontières russes, se rappelant la trahison opérée par les occidentaux au moment de la chute de l'URSS, et la métamorphose de l'alliance de défense atlantique en organisation militaro-politique de conquête territoriale. 

Ainsi en 2018, évoquant la Géorgie, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait affirmé qu' "une entrée de la Géorgie dans l'OTAN pourrait provoquer un conflit terrible".

Malgré cela, les occidentaux persistent dans leur hégémonie boulimique et leur russophobie hystérique et maintiennent leur extension de l'OTAN vers l'Est, ce qui ne peut logiquement mener à court terme qu'à une confrontation ouverte avec la Russie. 

Jens Soltenberg, le secrétaire général de l'OTAN à Tbilissi le 25 mars 2019

Ainsi le Secrétaire de l'OTAN, Jens Soltenberg, venu assister aux manœuvres de l'alliance auxquelles participent 21 pays (dont les USA, l'Allemagne, la France et le Royaume Uni) a t-il déclaré le 25 mars à Tbilissi, dans un discours provocateur prononcé à l'occasion d'une conférence de presse avec le 1er ministre géorgien Bakhtadzé :
  • «Les 29 alliés ont clairement indiqué que la Géorgie deviendrait un membre de l'Otan... Nous allons continuer de travailler ensemble pour préparer l'adhésion de la Géorgie à l'Otan»,
  •  «Nous n'acceptons pas que la Russie ou n'importe quelle autre puissance puisse décider qui peut être membre» de l'OTAN »
Imaginons un instant la réaction des USA si une alliance militaire était signée entre la Russie et le Mexique frontalier du Texas, surtout au vu du caca nerveux que vient de nous faitre Washington quand 100 militaires russes sont arrivés cette semaine à Caracas pour prêter main forte au gouvernement Maduro menacé par une tentative de putsch de l'opposition. 

Regardons maintenant une carte de l'élargissement de l'OTAN en Europe pour constater, n'en déplaise aux propagandistes occidentaux qui hurlent quotidiennement à l'hégémonie russe, que c'est bien l'OTAN qui mène une conquête territoriale vers la Russie depuis la disparition du Pacte de Varsovie, atteignant désormais ses frontières occidentales derrière lesquelles se situent, et à très courte distance les grands centres névralgiques de la Fédération de Russie.


Rappel historique : 

L'OTAN est une organisation militaire à caractère défensif basée sur l'obligation d'assistance mutuelle des pays occidentaux dans le contexte de la guerre froide entre USA et URSS. 
Lorsque l'URSS s'effondre en 1990, les anciennes républiques socialistes soviétiques d'Europe deviennent indépendantes, et le Pacte de Varsovie qui était le pendant de l'OTAN est dissous sur la base d'accords réalisés entre Reagan et Gorbatchev mais qui vont être aussitôt trahis par les occidentaux, Washington en tête.

1990: 

Lorsque Gorbatchev liquide l'URSS, la question de la réunification allemande est au coeur des pourparlers avec les occidentaux qui se déroulent à Moscou le 9 février 1990 entre James Baker, le secrétaire d’État étasunien et Édouard Chevardnadze, le ministre soviétique des affaires étrangères et Mikhail Gorbatchev le dernier président de l'URSS qui défend le principe d'une Allemagne réunie mais neutre. Le représentant étasunien bataille pour une intégration de Berlin au sein de l'OTAN, en agitant le danger d'une Allemagne nucléaire et indépendante et qu'il est préférable d'intégrer dans l'OTAN. 

Au cours de ces pourparlers le représentant de la Maison Blanche affirmera à trois reprises que :
  • "La juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce vers l’Est"
Puis le président allemand Helmut Khol, le 10 février rencontre a son tour Gorbatchev au sujet de la réunification allemande et confirme la promesse des USA : 
  • "Nous pensons que l’OTAN ne devrait pas élargir sa portée, assure le chancelier d’Allemagne occidentale. Nous devons trouver une résolution raisonnable. Je comprends bien les intérêts de l’Union soviétique en matière de sécurité." 
A ce stade de l'évolution historique  du paysage géopolitique européen, il est question d'un démantèlement des organisations militaires internationales nées de la guerre froide (soutenu par le president français Mitterand qui souhaite renouer un partenariat libre entre Russie et Europe de l'Ouest), ce que la Russie va convenir en dissolvant le Pacte de Varsovie. Mais de leur côté les USA tergiversent et trompent une nouvelle fois Moscou en promettant à Gorbatchev le 18 mai 1990 via leur secrétaire d'Etat Baker que :
  • "L’OTAN va évoluer pour devenir davantage une organisation politique. (…) et la CSCE (future OSCE), une institution permanente qui deviendrait une pierre angulaire d’une nouvelle Europe."
On pourrait multiplier les exemples de cette duplicité occidentale orchestrée au moment de l'effondrement de l'URSS, mais resterait totalement incompréhensible la naïveté de Gorbatchev et sa plus grande faute politique de n'avoir pas exiger que soient figées juridiquement ces promesses occidentales sur le papier de traités internationaux .

Les raisons de cette perfidie étasunienne sont multiples mais personnellement je pense que Washington craint plus que la Russie militaire la concurrence économique et politique d'une Europe renforcée et unie économiquement à la Russie.

On connait la suite : les occidentaux conservant le cap idéologique de la guerre froide  et vont continuer a diviser l'Europe et soumettre sa ortie occidentale à leurs bottes (UE et OTAN) en considérant toujours la Russie comme un ennemi politique, économique et militaire.
Libéré par la chute du "rideau de fer" Washington va alors organiser dans la zone d'influence de la Russie des ingérences visant à déstabiliser ses partenaires en menant sur leurs territoires une stratégie de préemption économique via l'UE et militaire via l'OTAN. 

Cette offensive occidentale engagée qui profite des difficultés économiques et de l'instabilité politique des anciennes républiques soviétiques va engager dans un premier temps un programme de "révolutions colorées" qui rapidement vont déboucher sur des cycles d'actions  et réactions de plus en plus violentes, et qui finiront par se traduire par des guerres civiles régionales, une guerre entre la Géorgie et la Russie et dernièrement en Ukraine,  le coup d'Etat du Maïdan et la guerre dans le Donbass. 

Et cet expansionnisme de l'OTAN en Europe est également bien sûr à relier aux événements violents qui agitent depuis la même période, sous couvert de combats droitdel'hommistes et antiterroristes, les pays intertropicaux détenteurs de ressources non contrôlées par Washington ("Révolutions arabes" et guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Congo, Yemen, etc. sans oublier la crise vénézuélienne organisée par Washington).

Aujourd'hui l'OTAN qui se prétend être le bras armé de l'ONU montre ouvertement la réalité de sa duplicité d'hier, en bafouant justement les résolutions de cette dernière comme par exemple lorsque récemment Trump reconnait là souveraineté de l'occupation israélienne de Jérusalem et du Golan, ou que la zone d'exclusion aérienne décidée au dessus de la Libye est interprétée par la France et ses alliés comme une porte ouverte à une agression illégale d'un pays souverain... entre autres exemples de l'arrogance atlantiste.


Et l'OTAN, aujourd'hui, en surfant sur l'inversion accusatoire de la propagande de guerre étasunienne prétexte de cette nouvelle turbulence internationale créée par Washington pour tomber son masque et relancer une nouvelle guerre froide ouverte contre la Russie, mais cette fois beaucoup plus dangereuse que la précédente car Washington dans une fuite en avant :
  • Utilise des auxiliaires, idiots utiles ou alliés qui se révèlent souvent incontrôlables comme les djihadistes de Daesh ou le géorgien Saakashvili qui provoque une guerre contre la Russie en 2008. 
  • Métamorphose la confrontation Est-Ouest qui pendant la guerre froide était restée.... froide, en théâtre de conflits régionaux européens de plus en plus violents (Transnisstrie, Haut Karabagh, Ossétie, Abkhazie, Donbass).
  • Engage des guerres périphériques à cette nouvelle confrontation Est-Ouest et éclatent durablement sur tous les continents provoquant des déséquilibres aux répercussions internationales contraignant Moscou à des engagements militaires exponentiels.
De son côté, Moscou n'a plus le choix car entre autres paramètres:
  • La Russie subit une relance de la "stratégie du Containment" de son territoire que le statut quo de la 1ère guerre froide avait au moins su gelé, menaçant ses routes stratégiques et énergétiques vitales et menaçant son économie.
  • La chute des anciennes Républiques socialistes de l'Europe de l'Est dans l'OTAN, a fait disparaître la profondeur stratégique indispensable à la Russie dont les centres vitaux sont désormais à portée des bases étasuniennes.  
  • Depuis 2014, une guerre économique et une guerre contre les russes du Donbass, pousse Moscou vers une escalade de cette confrontation avec les occidentaux et leurs alliés, notamment leurs kamikazes géorgiens et ukrainiens.

Sauf d'assister à un changement de cap miraculeux de la stratégie internationale étasunienne, celui promis par Reagan et espéré par le candidat Trump, nous risquons d'arriver sous peu à un casus belli entre Moscou et la nébuleuse atlantiste qui arrivée sur la ligne rouge tracée par le Kremlin annonce quand même aujourd'hui son intention belliqueuse de la franchir.

L'impérialisme étasunien qui considère le Monde comme son domaine colonial ne cesse depuis des années de poser des détonateurs de plus en plus sensibles aux quatre horizons de son terrain de chasse aux matières premières. 

Lequel de ces détonateurs va exploser en premier, déclenchant une inévitable réaction en chaîne internationale et violente ? 

Dans cette hypothèse de rupture potentielle d'une paix déjà incendiée, l'intégration de la Géorgie ou de l'Ukraine dans l'alliance militaire sous commandement étasunien constituerait sans nul doute un franchissement inacceptable de cette ligne rouge tracée par un Kremlin désormais acculé sur ses frontières. 

Aujourd'hui les regards se tournent avec une inquiétude justifiée vers le Donbass, le Venezuela, le Golan, la Géorgie et autres feux allumés par Washington et ses alliés, sans savoir lequel sera l'épicentre du prochain séisme mondial. 

Ce qui est certain c'est que Moscou ne se fera plus berner par la duplicité mensongère et criminelle des occidentaux et que ces derniers savent que depuis la Géorgie et la Crimée que l'ours est désormais réveillé, toutes griffes dehors. 

Erwan Castel


lundi 25 mars 2019

"Qui se ressemble s'assemble !"


Sur le front du Donbass, le néo-nazi ukrainien Iarosh et le salafiste tchetchene Cheberloevsky se rebcontrent au bataillon Azov. Une hyène et un chacal bouffant à la même gamelle de l'Oncle Sam 


Si cet espace de ré-information que j'ai ouvert il y a 6 ans est centré sur la crise ukrainienne et le conflit du Donbass, je considère cependant cette région comme étant aussi un volcan réveillé, comme la Syrie par exemple, d'une tectonique mondiale du chaos organisée par une ploutocratie apatride et amorale qui a su détourné à son profit la dictature idéologique et hégémonique d'un Occident en fin de cycle tout en lui retirant sa moelle civilisationnelle.   
Et dans cette stratégie du chaos destinée à ouvrir la voie au totalitarisme militaro-industriel  d'un capitalisme mondialiste, des guerres économiques, idéologiques médiatiques et militaires d'un nouveau genre détruisent méthodiquement les territoires géo-stratégiquement intéressants des peuples encore libres que pour mieux les soumettre ensuite à l'aliénation de la marchandise. 

Depuis l'Irak, le système mondialiste qui a infecté la quasi totalité des pays dits "occidentaux" a recours à des forces tiers pour attaquer ou déstabiliser directement sur le terrain des pays cibles, tandis qu'il tisse autour de ces derniers un blocus économique, politique, médiatique destiné à les fragiliser sur le plan international. 

Cette stratégie des "idiots utiles", testée en Afghanistan lors de la guerre contre les russes via le réseau Al Qaida soutenu et armé par Washington, produit des alliances pour le moins contre nature mais qui sont le cadre d'une convergence de haines obscurantistes communautaristes qui aveuglent même leurs propres fanatiques. Ainsi voit-on par exemple ces dernières années les sunnites salafistes s'allier avec les israéliens sionistes pour combattre les chiites, au profit de néo conservateurs puritains qui soutiennent et arment des djihadistes en Syrie (mais qu'ils bombardent s'ils vont en Irak par exemple) etc...

L'Ukraine qui a été précipitée dans le chaos mondialiste par le coup d'Etat du Maïdan n'échappe pas non plus à cet étrange jeu des alliances improbables (et à terme souvent incontrôlable), organisé par l'impérialisme étasunien qui veut désormais s'inféoder les pires crapules de la Planète et leur donner procuration pour ses crimes.

Arborant le tee shirt du bataillon spécial Azov, devenu depuis régiment, des ultras nationalistes du mouvement néo-nazi " Misanthropic Division", certainement les plus idiots parmi les idiots utiles qui depuis le Maïdan se sont mis au service de la stratégie "expan-sioniste" de l'OTAN en Ukraine.

Dès 2014, on a vu des bataillons spéciaux ukrainiens recrutant parmi les paramilitaires et les hooligans néo-nazis d'Ukraine et d'ailleurs être financés par des oligarques juifs comme Igor Kolomoisky, pour aller massacrer les russes du Donbass. 
Et 5 ans plus tard ces bataillons spéciaux au nationalisme néo-nazi, qui sont aujourd'hui formés par des contingents d'instructeurs étasuniens et canadiens et équipés grâce aux aides financières des pays occidentaux, sont toujours l'exemple même de cette convergence des haines obscurantistes organisé par la ploutocratie mondialiste pour son projet esclavagiste mondial.

J'avais fait plusieurs articles de mon côté en 2015-2016 pour dénoncer cet axe du mal entre les idiots utiles islamistes et néo nazis en Ukraine mais pour ne pas être taxé encore une fois de "relayer une propagande poutinienne" par les progressistes libéraux et pro UE, j'ai choisi de publier ici une analyse qui prend comme source un article du très néo-libéral "Times" et signé par Marc Bennets, un journaliste anti-Poutine.

Bonne lecture !

Erwan Castel

Source de l'article : Exoportail 

clichés dévoilés par Cyberberkut en 2016 sur la présence d’islamistes au sein du régiment néo-nazi Azov

D’après le journal «The Times», 
des islamistes formés par Daech 
se battent pour Kiev dans le Donbass

Par Jonathan ExoPortail - 1er janvier 2019

Depuis trois ans, la République Populaire de Donetsk (RPD) alerte sur la présence d’islamistes au sein des forces armées qui se battent du côté de l’Ukraine dans le Donbass. Ces accusations, balayées d’un revers de main comme étant de la propagande russe, viennent d’être confirmée par un article du Times, que l’on peut difficilement qualifier de journal à la solde du Kremlin.

L’article, signé par Marc Bennetts, est une interview de Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène du bataillon Cheikh Mansour, qui combat du côté ukrainien dans le Donbass. L’interview porte principalement sur ses motivations personnelles à venir combattre les «séparatistes» du Donbass.

Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène du bataillon Cheikh Mansour

Mais au milieu de cette gentille propagande anti-Poutine bien huilée (le président russe étant qualifié de personne « qui n’apporte que le mal »), le journaliste lâche une info qui fait tache, mettant en émoi la presse russe, mais aussi les médias gouvernementaux ukrainiens.

Dans le quatrième paragraphe de l’article, on peut ainsi y lire que :
  • «certains des combattants du bataillon avouent avoir perfectionné leurs compétences au combat dans des camps d’entraînement de l’État islamique (Daech) en Irak et en Syrie».

Vous avez bien lu. Confirmant les accusations de la RPD et de la Russie, cet article dit clairement et sans ambiguïté que des islamistes combattent avec l’armée ukrainienne dans le Donbass.


Entre ces bataillons d’islamistes et les néo-nazis (qui font parfois partie des mêmes bataillons comme le montre la photo de couverture qui fait partie d’une série de clichés dévoilés par Cyberberkut en 2016 sur la présence d’islamistes au sein du régiment néo-nazi Azov), cela commence à faire un peu trop de choses à cacher sous le tapis pour Kiev et surtout pour ses soutiens occidentaux.

Alors UNIAN sort un pseudo-debunking de cette interview qui prêterait à sourire s’il ne s’agissait pas d’un sujet aussi grave. Les arguments permettant de discréditer l’article et de le qualifier de propagande ruse ? Marc Bennetts vit depuis 15 ans à Moscou, et la photo semble avoir été prise en été alors que l’interview est publiée en hiver (le fait que la photo puisse avoir été prise par quelqu’un d’autre à un autre moment et utilisée pour illustration ne semble pas effleurer le journaliste d’UNIAN)… Voilà à quoi se résume ce pseudo-debunking.

Le fait que Marc Bennetts est un opposant clair et affiché de Vladimir Poutine (il a sorti un livre à charge contre le président russe), qui publie nombre d’articles reprenant la propagande de Kiev sur « l’agression militaire russe » contre l’Ukraine, n’a pas suffi à protéger le journaliste de l’hystérie de l’agence de propagande ukrainienne.

À défaut de pouvoir le cataloguer «agent du Kremlin», le voilà promu au rang d’idiot utile du Kremlin ! Dans leur hystérie anti-russe, les médias ukrainiens en viennent même à discréditer les journalistes occidentaux acquis à leur cause dès qu’ils ont le malheur de dire un peu de vérité sur ce qui se passe en Ukraine. Ou comment scier la branche sur laquelle on est assis…

( Note ExoPortail : Pour rappel les traites au sein de la France n’ont aucune leçon a donner car en juin 2018, le néonazi fondateur du parti fasciste ukrainien Svoboda reçu à l’Assemblée et au Sénat ! )

Est-ce à cause de ces accusations, ou parce que son article donnait à Moscou un levier pour faire savoir la vérité, nous ne le saurons pas, mais entre le moment de la publication initiale de l’article et aujourd’hui, celui-ci a été modifié ! Le paragraphe incriminé a été « adouci » comme on peut le voir sur ces deux captures d’écran des archives du web.

Le 26 décembre, le site affiche bien le paragraphe « Certains des combattants du bataillon avouent avoir perfectionné leurs compétences au combat dans les camps d’entraînement de l’État islamique en Irak et en Syrie. » :


Le 27 décembre, le début du paragraphe a été changé pour «certains des combattants du bataillon auraient admis en 2015 avoir perfectionné leurs compétences au combat dans des camps d’entraînement de l’État Islamique en Irak et en Syrie».


L’apparition du conditionnel est postérieure à la publication du pseudo-debunking d’UNIAN, de la traduction en russe de l’article du Times par INOSMI, et de la dénonciation de ce scandale par des médias russes comme Russia Today.

Marc Bennetts ou le Times essaieraient-ils de cacher la vérité qui dérange Kiev ?

Car si ces bataillons tchétchènes ne font pas officiellement partie de l’armée ukrainienne, ils agissent néanmoins en tant que soldats supplétifs du côté de Kiev dans le Donbass, ce qui implique qu’à minima les autorités ukrainiennes ferment les yeux sur l’idéologie terroriste islamiste de ces bataillons (voire font plus que fermer les yeux!).

La présence dans leurs rangs de combattants issus des camps d’entraînement de l’État islamique explique aussi l’utilisation par l’armée ukrainienne de méthodes similaires à celles des terroristes présents en Syrie, comme l’usage de drones largueurs de charges explosives.

Voilà quel genre de soldats l’Ukraine «démocratique» utilise dans sa guerre civile contre la population du Donbass : des néo-nazis adorateurs des collaborateurs Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, et des terroristes islamistes issus de Daech… Si c’est là l’armée d’un pays «démocratique», je pense qu’il faut définitivement revoir la définition du mot «démocratie» dans le dictionnaire.

Il serait aussi temps pour les pays occidentaux, France et Allemagne en tête, de se pencher sur les forces armées du pays (l’Ukraine) qu’ils portent à bout de bras financièrement et diplomatiquement, au lieu de fermer encore une fois les yeux sur les éléments gênants qui viennent contredire l’histoire de la «gentille Ukraine démocratique» contre la «méchante Russie dictatoriale» que l’on nous sert depuis le Maïdan de 2014.

Car pendant que les médias occidentaux essayent de cacher les néo-nazis et les islamistes qui se battent pour l’Ukraine dans le Donbass avec l’aval des autorités du pays, les contribuables occidentaux eux continuent de financer avec leurs impôts la guerre civile menée par ces bataillons dont l’idéologie devrait définitivement être reléguée dans les oubliettes de l’Histoire.


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"Mort aux séparatistes"

Escalade en cours sur le front

BMP1 de la 93ème Brigade ukrainienne détruit le 20 mars 2019 par une mine antichar.... ukrainienne !

Depuis la semaine du 15 au 21 mars 2019, la situation militaire sur le front du Donbass connait une nette aggravation du fait d'une augmentation meurtrière des bombardements de l'artillerie ukrainienne mais également un engagement plus important de leurs unités d'infanterie qui engagent régulièrement le combat contre les positions défensives républicaines, notamment à l'aide de postes de tirs antichars.

En plus de cette intensification des tirs sur les positions de la milice républicaine, les observateurs internationaux ont également confirmé un retour des bombardements ukrainiens sur des infrastructures civiles: stations de pompage d'eau, stations de filtrage, sous-stations électriques, lignes électriques, mais aussi écoles et hôpitaux. 

Bombardements ukrainiens du 16 au 22 mars 2019


Sur le front de la RPD

Durant cette semaine dernière, la République Populaire de Donetsk a été bombardée 68 fois, sur 22 districts urbains et localités par des mortiers de calibre 82 et 120 mm, auxquels il faut rajouter les tirs des véhicules de combat d'infanterie, des lance-grenades, des mitrailleuses de gros calibre et des armes légères.

Du 15 au 21 mars 2019, les pertes officielles côté républicain s'élèvent à 2 miliciens tués et 6 autres blessés, tandis que du côté ukrainien les pertes officielles s’élèvent à 12 morts et 16 blessés.

Sur le front de la RPL

Sur le territoire de la République Populaire de Lugansk, qui n'est pas épargné non plus par les violations de la trêve commises par Kiev, les forces ukrainiennes ont bombardé 54 fois avec des mortiers de 120 et 82 mm, des systèmes de missiles antichars, différents types de lance-grenades, des véhicules de combat d'infanterie BMP1 en plus des armes d'infanterie de gros calibre et de petit calibre. Au total, plus de 1 130 munitions ont été tirées sur le territoire de la République.

Résultats du bombardement ukrainien du village de Kalinovo le 22 mars 2019

Du 15 au 21 mars 2019, les pertes républicaines officielles en RPL s'élèvent à 2 soldats tués et 3 autres blessés, tandis que côté ukrainien, le commandement a déclaré 9 morts et 4 blessés .

Explications sur les pertes ukrainiennes plus élevées

Dans la plupart des rapports de situation militaire (SITREP) les chiffres des pertes ukrainiennes sont toujours plus importantes que celles des pertes républicaines. Ceci est dû principalement : 
  • Au fait que les forces qui attaquent s'exposent plus que celles qui défendent des positions renforcées et enterrées (c'est pour cela que les théoriciens militaires préconisent toujours un rapport de force très supérieur pour l'attaquant : de 3 contre 1 jusqu'à 5 contre 1 en zone urbaine (avec des appuis artillerie et aviation importants))
  • Dans leurs mouvements offensifs les forces ukrainiennes se heurtent souvent à des champs de mines, soit républicains défendant la ligne du front mais aussi ukrainiens, posés de façon anarchique dans les premières années de la guerre (sans avoir été repérés, cartographiés ni même signalés aux relèves)
  • On enregistre aussi régulièrement du côté ukrainien des "pertes hors combat" des accidents (comme les explosion prématurées du mortier "marteau" que persistent à utiliser les ukrops), des rixes (avec les nationalistes notamment) et des suicides liés à des problèmes psychologiques, d'alcool et de drogue  fréquemment signalés par les autorités ukrainiennes elles-mêmes. 
  • Enfin, cette semaine, devant l'augmentation des bombardements ukrainiens, des destructions et des pertes dans les zones résidentielles républicaines, les forces de défense de la milice ont engagé à plusieurs reprises des tirs de contre batterie efficaces pour neutraliser les positions ukrainiennes responsables.

Pour connaître la chronologie détaillée des événements militaires durant cette semaine du 15 au 25 mars 2019, voir le rapport de situation suivant, le lien ici : sur VK 


L'augmentation des tirs ukrainiens meurtriers et propagandistes

Lors des précédents SITREP, j'avais publié des vidéos propagandistes ukrainiennes de tirs meurtriers contre des positions républicaines, entre autres pour apporter la preuve indiscutable des violations du cessez le feu commis par Kiev. 

Ces tirs de l'armée ukrainiennes filmés et diffusés parfois le jour même sur les réseaux sociaux continuent, sur fond d'une campagne présidentielle ukrainienne où le président  Porochenko candidat à sa succession est régulièrement critiqué pour le manque de résultats militaires dans le Donbass qu'il avait promis de réintégré à l'Ukraine dans les semaines qui ont suivi sont élection en 2014.

Voici trois exemples récents de ces tirs meurtriers réalisés par les forces ukrainiennes et aussitôt mis en ligne par leur propagande politique :

24 mars 2019: destruction par le tir d'un missile antichar
d'un camion oural de la milice républicaine - 2 tués
22 mars, destruction au lance grenades d'un véhicule blindé républicain  
près de Dokuchaievsk - 2 blessés graves 
23 mars 2019: Destruction d'un dépôt de munitions républicain
sur le front de Yasinovataya - 1 mort 4 blessés graves
18 mars, bombardement au mortier sur une position républicaine 

De toute évidence, ces vidéos vantant de telles violations meurtrières des accords de Minsk ont un objectif psychologique double (atteindre le moral des milices républicaines et remonter celui des soldats ukrainiens), mais aussi politique pour redorer le blason de l'opération militaire dans le Donbass. De surcroît ce type de propagande montre bien, s'il en était encore besoin, de l'impunité totale dont bénéficie le régime de Kiev lorsqu'il viole sciemment les accords internationaux qu'il a signé, et le cynisme des occidentaux (en particulier la France et l'Allemagne qui sont garants des dits accords) qui hurlent quotidiennement contre la Russie et ne disent rien quand l'Ukraine menace la paix en Europe.... 

"Qui ne dit mot consent" dit-on en France !


Et les ripostes républicaines 

Comme je l'avais déjà signalé dans un précédent SITREP, l'état major de la milice républicaine devant l'augmentation des tirs meurtriers ukrainiens a décidé ce mois ci d'autoriser ses forces à riposter pour détruire les unités ennemies repérées dans ces violations du cessez le feu.

Ainsi par exemple :

Le 19 mars au matin sur le front de la République Populaire de Donetsk, les positions de mortiers des 24e et 79e brigades ukrainiennes qui avaient bombardé le village de Kominternovo (Sud de la RPD) ont subi des tirs de contre-batteries de la milice : 5 tués et 7 blessés. Dans un autre secteur où 1 milicien républicain avait été tué dans un bombardement ukrainien les ripostes de la milice ont tué 2 ukrainiens et blessé 2 autres sur les positions ukrainiennes responsables des bombardements. Toujours ce même jour, suite au bombardement ukrainien, à 10h00 du matin, de l'école n°77 à Holmoski  (Nord Est de G orlovka) un tir de riposte a été réalisé sur les postions du régiment ukrainien Azov, tuant 2 de ses nationalistes.


Le 19 mars, sur le front de la République de Lugansk des ripostes ont également été engagées par la milice pour répondre aux derniers bombardements ukrainiens. Plusieurs positions o,t été détruites, 3 soldats ukrainiens tués et 4 autres blessés. 

Le 21 mars, sur le front Ouest de Donetsk, suite aux mitraillage de l’école n ° 116 du village de Trudovsky par des véhicules blindés d'infanterie ukrainien, un tir de riposte a été réalisé sur leurs positions tuant 1 soldat de la 93ème Brigade d'infanterie et blessant 1 autre. 

Etc...

Un processus inévitable d'escalade est donc engagé sur le front du Donbass où la dernière trêve aura vécu le temps que l'encre de ses signatures sèche. 
Et cette escalade risque d'aller crescendo dans les derniers jours précédents le 1er tour des élections présidentielles ukrainiennes.


Erwan Castel

Dans une tranchée de 1ère ligne, un milicien attend l'assaut ennemi avec quelques médicaments antichars !

samedi 23 mars 2019

De la diabolisation à la guerre



Dans la confrontation entre les Gilets Jaunes et le pouvoir, ou plus précisément le système politique esclavagiste, les valets de la ploutocratie pris en flagrant délit de dictature et en manque d'arguments ont mis en branle la diabolisation du peuple mécontent.

Ainsi, tandis que les autorités font l'amalgame entre casseurs et manifestants, la députée LREM O' Petit mais aussi l'ex ministre et candidate présidentielle Ségolène Royal qualifient carrément les Gilets Jaunes de "terroristes" !

Quant à la Marlène Shiappa qui repousse à chaque interview les limites de la connerie politique elle a déclaré sans ambages que "contester la parole du Président de la République c'est déjà faire un pas vers le terrorisme" 


Cette diabolisation des actes des GJ qui est complémentaire à celles de leurs idées qualifiées quant à elles d'extrême droite (mon dieu qu'elle horrrrrreur !) est aussi dangereuse qu'elle est ridicule.

Gardons en mémoire, pour citer un exemple que je connais bien, la même diabolisation lancée à l'encontre du mouvement fédéraliste des populations russophones d'Ukraine par les putschistes du Maïdan en 2014.

Qualifiés de terroristes par le nouveau pouvoir ethnocentré et russophobe de Kiev, les russes du Donbass ont vu l'armée ukrainienne les attaquer sous couvert d'une "Opération Spéciale Antiterroriste". On connaît la suite : massacres, séparatisme, et une guerre qui continue de tuer chaque jour.

En France comme dans la plupart des pays occidentaux, la lutte antiterroriste bénéficie de privilèges et de droits extra légaux que l'on peut comprendre quand il s'agit de combattre le vrai terrorisme.
Mais lorsque ce dernier se trouve être au pouvoir via un absolutisme étatique au service d'une ploutocratie amorale (ce qui est le cas du pouvoir ukrainien organisé par Washington pour servir l'expansion de l'OTAN), nous assistons alors à une inversion accusatoire dont le seul but est de pouvoir massacrer les opposants.

Bien sûr me direz - vous "comparaison n'est pas raison", et la France est effectivement (et heureusement) loin de la situation dramatique vécue en Ukraine et dans le Donbass qui a disloqué un pays, détruit une économie et plongé sa population dans une guerre ayant fait plus de 20 000 morts minimum.

Cependant, force et de constater que la Macronie s'est engagée sur le même chemin de ces "démocratures" occidentales confrontées à leurs peuples souverains, et qu'il ne peut conduire qu'à une impasse sanglante.

Le principal est de le savoir pour pouvoir s'y préparer et en sortir victorieux, car pour un peuple en lutte pour ses libertés, il n'y a pas d'autre alternative que la victoire ou l'esclavage.

Erwan Castel


La fuite en avant de Micron 1er

(Publié sur FB le 22 mars 2019)


1 mai 1891, fusillade des Fourmies

En faisant appel à l'armée pour contrer les prochaines manifestations des Gilets Jaunes, le Président Macron réalise une fuite en avant criminelle pour le peuple et suicidaire pour lui même, son gouvernement et certainement également pour cette Vème République devenue de plus en plus obsolète à chaque successeur de son créateur le Général De Gaulle.

Et Didier Lallement, le nouveau préfet de Paris de persister, lors de son discours de prise de fonction dans cette politique du chaos:

«La main de Clémenceau n’a jamais tremblée quand il s’agissait de défendre la France» « protéger les manifestations c’est briser l’émeute» «je vous demande l’impunité zéro»...

Entre la décision présidentielle irresponsable et les déclarations incendiaires de son laquais parisien, nous ne pouvons que constater la volonté de provoquer une insurrection populaire inévitable et surtout une répression étatique extrêmement violente et incontrôlable.

Car l'armée, par définition n'est ni équipée, ni formée, ni habilitée à faire du maintien de l'ordre public en temps de paix et encore moins contre sa propre population.

Je regarde les avalanches d'indignations légitimes contre cette provocation d'un Macron irresponsable et criminel, mais je constate que ce n'est pas une nouveauté dans la "démocrature" française, et la référence à Clémenceau par le préfet de Paris confirme bien cette tentation de violence contre son peuple d'un État républicain qui a mythifié sa propre violence révolutionnaire (alors que Louis XVI avait refuser d'opposer l'armée aux révolutionnaires)

Quelques exemples qui montrent que la rupture engagée par Micron 1er s'inscrit aussi dans la tradition d'un cynisme républicain absolutiste et meurtrier.

21 AU 28 MAI 1871:
Le gouvernement des républicains de gauche d'Adolphe Thiers écrase la Commune dans un bain de sang que l'Histoire appelera "la semaine sanglante". 
L'armée des "Versaillais" 125 000 hommes commandés par Mac Mahon encercle et massacre environ 30 000 communards, au combat et surtout lors des exécutions des prisonniers et arrêtés.
Bilan: entre 10 000 et 30 000 morts tués.

1er MAI 1891:
Fusillade aux Fourmies
2 compagnies du 145eme regiment d'Infanterie tirent sur des manifestants, ouvriers de la cité des Fourmies qui réclament un journée à 8 heures et une augmentation de salaire (revendication depuis 1880 combattue par des radicaux de gauche et de droite et soutenue par... les royalistes) 
Bilan : 9 morts et 35 blessés minimum.

9 JUIN 1907:
Fusillade à Montpellier
Sur ordre de Georges Clemenceau, l'Armée Française ouvre le feu sur les vignerons du Midi qui manifestent à 800 000 contre le manque de soutien du gouvernement pendant la crise viticole.
Bilan : 5 morts et 33 blessés.

30 JUILLET 1908
Fusillade à Draveil-Vigneux
5 régiments de dragons sont envoyés par Clémenceau contre les
carriers et terrassiers de Draveil-Vigneux qui font grève, pour l'amélioration de leurs conditions de travail. 
Bilan : 2 tués et 10 blessés le 2 juin par la gendarmerie puis 4 tués et 200 blessés le 30 juillet ! Cette journée sanglante sera suivi d'arrestations massives dans les rangs de la CGT.

6 FÉVRIER 1934
Fusillade à Paris
Après l'arrivée au pouvoir du gouvernement Daladier, ce dernier est éclaboussé par des affaires de corruption et de meurtres déclenchant des manifestations anti-républicaines. 
Les gardes mobiles tirent sur les manifestants pour les disperser.
Bilan: 16 tués et 1000 blessés.

26 MARS 1962
Fusillade à Alger
Le gouvernement De Gaulle envoie l'armée réprimer des civils non armés manifestant rue d'Isly pour le maintien du statut quo en Algérie.
Bilan: 80 tués et 600 blessés.

Etc

Les fusillades ordonnées par le gouvernement contre son peuple vont continuer, en France mais aussi en Algérie.

Aujourd'hui cette tentation du pire qui est souvent le symptôme de pouvoirs devenus illégitimes est en train de gagner à son tour un gouvernement Macron à la dérive à cause de son incompétence, son mépris, et surtout la haine de son peuple.

« La République a de la chance, elle peut tirer sur le peuple ! » remarquait Louis Philippe exilé en Angleterre, apprenant que Cavaignac fait tirer sur les émeutiers, le 25 juin 1848

Espérons que l'armée qui est par essence la protectrice du peuple ne suive pas cette fois la folie criminelle de notre fausse République.


Erwan Castel