dimanche 15 octobre 2017

Une force morale incroyable !


Alors qu'à la Brigade Piatnashka, nous commençons à nous préparer pour notre déploiement sur le front, des nouvelles nous parviennent d' "Abdullah" ce volontaire afghan récemment grièvement blessé sur le front par une mine et évacué à l’hôpital de Donetsk entre la vie et la mort le 7 septembre dernier.

Confirmant sa force physique et surtout morale exceptionnelle, Rafi Jabar va aujourd'hui beaucoup mieux malgré l'amputation totale de ses deux jambes. Entouré par l'amitié fraternelle de ses camarades et l'attention professionnelle du personnel médical, le volontaire a déjà défini des projets d'avenir, toujours dans le Donbass et au service de sa population qu'il est venu défendre en 2014 et qu'il n'a pas l'intention de quitter.

Sa noblesse de coeur et son courage que couronnent un éternel sourire font de lui, n'en déplaise à sa modestie naturelle un exemple élevé qui nous donne de la force dans les difficultés et les fatigues rencontrées ici.

Erwan Castel

Source de l'article : ON Kharkov 

"Votre peuple m'a donné une seconde vie": 
"Abdullah", qui a perdu ses deux jambes, 
n'a pas l'intention de quitter le Donbass


ON "Kharkiv" a déjà parlé du défenseur du Donbass  Rafi Jabar avec l'indicatif d'appel "Abdullah", qui a rejoint les rangs des forces de résistance de la RDP afin que la jeune république ne revive pas le sort tragique de son Afghanistan natal.

Aujourd'hui, Abdullah a survécu à plusieurs opérations, a perdu les deux jambes et a informé les journalistes de l'Agence fédérale de presse sur cette journée tragique et de ses projets pour l'avenir.

Alors, au cours de cette nuit mal terminée, près des positions de son unité, des fusées éclairantes ont tiré, puis c'est arrivé de l'arrière. Les militaires se sont rassemblés et se sont mis en cercle. Au début de la matinée, les Afghans ont relevé et ont décidé d'aller vérifier ce que c'était.
  • «J'ai jeté un coup d'œil au chemin, il semblait n'y avoir aucun changement. Il y a du bois mort, de l'herbe, et si quelqu'un rampait, je le remarquerais certainement. C'est ma position, je connais chaque feuille, chaque brindille. Puis je suis allé de l’autre côté du talus, revenu en arrière et suis resté là environ dix minutes. Je ne comprenais pas pourquoi la fusée éclairante avani fonctionné. Et puis j'ai fait un pas et j'ai sauté », se souvient Rafi.

Pour la vie de leur ami, les camarades d'Abdullah ont vraiment dû se battre: des analgésiques ont été rapidement introduits et des tresses appliquées. Les soldats de l'armée de la RPD ont dû transporter Rafi sur lui jusqu'à 700 mètres, après que l'officier du peloton a conduit le soldat blessé dans la ville. Cependant, sur la "succursale", sur le chemin de l'hôpital, la voiture a calé. Et voici venu l'aide d'une fille rencontrée par hasard et qui a appelé un taxi.
  • «Nous lui avons demandé de nous laisser la voiture et il a accepté, que Dieu nous protège de sa santé. Avec cette voiture, ils m'ont amené ici. Je savais juste que je devais y aller, être dans les bras des médecins de Donetsk », explique le défenseur du Donbass.

Même dans cet état, Rafi a tenu au dernier moment à informer le commandant de bataillon de la situation sur son secteur avant. Et sitôt rempli son devoir, il a immédiatement perdu conscience.


Le défenseur du Donbass a souligné qu'il ne resterait pas longtemps à l'hôpital. Immédiatement après la réhabilitation et le traitement, il souhaite à nouveau aider les habitants du RDP. Les plans d' "Abdullah" - aider les enfants du Donbass, victimes de la guerre fratricide. En particulier, il pense non pas à des actions ponctuelles comme celles consistant à donner des sacs à dos, chacune pour un ours ou à des «ricanements», mais à un travail plus approfondi sur la socialisation des enfants après leur sortie des orphelinats.
  • «Les gens viennent souvent là-bas et pensent qu’ils aident vraiment, quand ils donnent un ours en peluche, ils le font et le mettent sur Internet, en disant "regardez quel bon gars je suis" - j’aide les orphelinats. Ce n'est pas que - de cette manière, ils ne causent qu'un préjudice latent à ces enfants. Ils leur apprennent à penser qu'ils sont pauvres, orphelins, qu'ils apportent tout, qu'ils donnent tout ... Ils ne sont pas complètement adaptés à la vie. Les choses les plus importantes commencent après la sortie de ces orphelinats », a déclaré Rafi.

Le combattant s'est porté volontaire pour s'occuper de ces «diplômés» et tenter de les guider dans la vie dans une période difficile, quand chacun d'entre eux se trouvait au seuil de l'orphelinat et observait la vie avec une perte, craignant de faire des projets.


samedi 14 octobre 2017

14 octobre, le jour des meurtriers


L' "armée insurrectionnelle ukrainienne" qui allait sceller la collaboration des bandéristes avec l'occupant nazi naquit un 14 octobre 1942. 75 ans plus tard les radicaux nationalistes du régiment Azov, des partis Svoboda et Secteur Droit qui en réclament l'Héritage idéologique se rassemblent à Kiev pour tenter d'unir leurs forces et constituer une coalition politique néonazie,russophobe et belliciste encore plus importante et influente...

Le chaos global sous toutes ses déclinaisons (économique, migratoire, politique, militaire, religieuse etc...) qui secoue l'Europe aujourd'hui présente une certaine cohérence :

- Il est soutenu par les gouvernements qui, vidés de leurs souverainetés sont devenus des marionnettes manipulées par Bruxelles, et qui doivent se radicaliser pour maintenir leurs pouvoirs

- Il réveille partout des crispations et même haines communautaristes du passé (ethniques religieuses, sociétales etc...) qui détourne les peuples des vrais responsables de leur effondrement civilisationnel

etc...

La résultante de ce chaos est de voir resurgir un peu partout sou diverses formes des idéologies totalitaires, pourtant parfaitement inaptes à le résoudre ou à sauver quoique ce soit à part peut-être des mythes nationaux suprématistes et fantasmés.

Des bandéristes de Kiev aux franquistes de Madrid, les réactionnaires identitaires, tous sont malgré eux parfois les idiots utiles de la stratégie du chaos d'un mondialisme qui après avoir domestiqué les Etats européens leur met des colliers rouge brun pour mordre les libertés européennes. Ces radicaux de tous poils qui ont des crispations tendues du bras droit ne sont en fait que des apeurés nostalgiques manipulés qui exhument les mauvaises réponses des décombres du passé au lieu de chercher les bonnes questions dans les aspirations des peuples européens.

Les radicaux ukrainiens ne sont que l'expression décomplexée de cette hydre nauséeuse née de la guerre et qui a déchirée l'Europe au nom d'unités nationales de façade derrière lesquelles l'internationale bourgeoise divise pour mieux vampiriser leurs sanctuaires et asservir leurs peuples.

Le 14 octobre à Kiev est devenus le jours des meurtriers...

Erwan Castel

Le prix de la Liberté !


Hier, 2 soldats de la République Populaire de Donetsk ont été tués sous les bombardements de l'armée ukrainienne.

Cette semaine la ligne de front, dans le contexte de radicalisation provoquée par la "loi de réintégration du Donbass" votée à Kiev, a connu une aggravation des violations ukrainiennes du cessez le feu :
Plus de 700 obus d'artillerie de mortiers et de chars ont été tiré sur la seule République Populaire de Donetsk, au cours de la semaine écoulée et 80 pour la seule journée d'hier !

Les soldats de la République, dans des tranchées envahies par les premiers frimas automnaux, continuent à veiller imperturbables sous des orages d'acier qui s'abattent quotidiennement depuis 3 ans sur leurs positions enterrées.

Chaque semaine, dans des positions inconnues, à 15 minutes à peine des vitrines rutilantes du centre ville, des femmes et des hommes tombent, blessés ou tués sous les tirs des soudards ukrainiens, pour que les familles du Donbass libre puissent vivre en paix.

Pour celles et ceux qui connaissent les champs de bataille urbains, cette rupture entre la zone de vie où les morts sont enterrés et la zone de guerre où les vivants s'enterrent, est tellement forte et sans transition qu'on a l'impression de traverser à chaque fois une espèce de barrière spatio-temporelle. Au Liban, en Yougoslavie, en Syrie, comme dans les récits des guerres urbaines du passé, ce côtoiement surréaliste de 2 mondes opposés et continus est également là pour interpeller l'Homme sur la fragilité de la paix et l'espérance de la guerre.

Les milices sont devenues progressivement depuis 2015 des unités militaires aguerries, équipées et entraînées, mais la Mort reste la reine des champs de bataille, et exige des sentinelles de payer le prix de la Liberté de leur cité.

"Que le souvenir des morts soit la force des vivants"

Erwan Castel

Soudards de Kiev en plein cessez le feu

...et fiers de leurs crime de guerre !



Depuis 3 ans Kiev entretient cette guerre du Donbass à feu doux pour la table de l'Oncle Sam, utilisant les idiots utiles du Maïdan qui sont aujourd'hui de mes rangs des bataillons spéciaux néo-nazis déployés sur la ligne de front.

Point n'est besoin d'user d'arguties propagandistes pour dénoncer ces criminels de guerre qui quotidiennement tirent dur la population civile des Républiques de Donetsk et Lugansk, Il suffit, en se bouchant le nez, de se balader dans les réseaux sociaux d'Azov, de Misanthropic Division, ou des autres idiots utiles au service du chaos européen organisé par les USA et leurs suplétifs occidentaux.

Dans cette vidéo d'Azov on voit nettement des habitations civiles délibérément prises pour cibles par ceux dont BHL venu les saluer disait le 10 février 2014 sur le Maïdan qu'ils "incarnent le rêve européen". Ces criminels de guerre sont aujourd'hui entraînés par des conseillers militaires de l'OTAN, et équipés grâce aux subventions de l'UE et du FMI. Ces bataillons spéciaux aux symboliques sans équivoque sont glorifiés par un propagande de guerre ukrainienne et les réseaux néo-nazis européens qui les alimentent en nouveaux psychopathes. Quant à nos lâches gouvernements et médias occidentaux, ils regardent ailleurs et si possible du côté de la méchante Russie qui ose éradiquer leurs autres supplétifs sanguinaires en Syrie.

Lorsque des tirs aux armes légères persistent épisodiquement sur une ligne de front où de nombreux segments sont devenus des "zones de contact" suite aux poussées offensives de Kiev dans la zone neutre, c'est presque logique. Mais quand depuis 3 ans et quotidiennement, l'artillerie lourde, les mortiers, les chars et les roquettes de Kiev visent les quartiers civils du Donbass, il est évident que nous sommes en présence d'une stratégie terroriste à caractère génocidaire.

Avec la "loi pour la réintégration su Donbass" qui vient d'être signée au parlement ukrainien, la dégradation lente mais continuelle de la situation internationale (Syrie, Corée du Nord, Économie etc...) il est probable que Kiev et ses parrains néo-cons tentent à nouveau quelque chose sur le front du Donbass pour provoquer Moscou notamment au moment de la campagne présidentielle russe (1er trimestre 2018)

En attendant, les criminels de guerre ukrainiens continue. En attendant et en toute impunité à faire régner la terreur parmi les civils du Donbass que ce soit dans les territoires occupés par Kiev, que sur la ligne de front des Républiques libres de Donetsk et Lugansk.

Erwan Castel

vendredi 13 octobre 2017

Sans Frontières septembre 2017


Voici le numéro de septembre de la revue franco-russe "Sans Frontières" dirigée par Hélène Sydorova et dont j'ai l'honneur d'être un des rédacteurs réguliers.

Pour ce mois ci de nombreux articles intéressants et celui que j'avais écrits le 21 août sur les bombardements du Nord de Donetsk mais qui avait été censuré par la" joyeuse" équipe française d'une agence qui ose prétendre représenter la DNR, tout comme elle avait boycotté l'ouverture du Centre français de Représentation de la République de Donetsk dont il est également question ici :

le lien ici pour lire en ligne ce numéro : https://fr.calameo.com/read/001127514dc26ae8918a8

Bonne lecture à toutes et à tous
Erwan Castel

Facho ? Vous avez dit facho ? Comme c'est fâcheux !

Mise au point de Sébastien Hairon, 
Nicolas Pierrot et moi-même

Voici la vidéo réalisée par Sébastien Hairon, sur le sujet évoqué dans un précédent post a propos des accusations du mainstream médiatique lancées contre les volontaires français présents dans le Donbass.

Un montage très bien fait et important pour la libération de la Vérité et aussi faire tomber les masques de la Bien-pensance occidentale, qui réfugie sa faiblesse argumentaire dans une "reductio ad hitlerum" lâche et psychotique.

Erwan Castel



Via Sebastien Hairon :

"Cette vidéo a pour but de répondre aux journalistes qui insultent notre engagement. Notre engagement pour le peuple du Donbass ne mérite pas cette étiquette que veulent nous coller les kapos qui travaillent pour l'oligarchie atlantiste. Ces journalistes qui ferment les yeux, volontairement ou involontairement, sur d'authentiques nazillons présents dans divers degrés de la sphère du pouvoir politique du régime de Kiev, ne sont pas les mieux placer pour distribuer des étiquettes que nous estimons infamantes vis-à-vis de notre engagement dans le Donbass. Avant d'ouvrir votre claque-merde, vous devriez commencer par faire votre propre auto-critique sur votre silence complice sur les agissements criminogènes des bataillons dit punitif dans le Donbass ! Nous comprenons bien qu'en tant que larbin, vous acceptiez de vous prostituer pour payer votre crédit de consommation, celui de votre voiture ou de votre logement, mais de notre côté, ayant renoncé à cet esclavage consumériste, nous ne tolérons plus vos insultes nous assimilant à la fachoshère fantasmée dans vos cerveaux malades de sensationnalisme et en mal de créativité . Forcément, c'est plus facile de nous déglinguer dans des articles de la presse mainstream, s'adressant à votre public d'ados attardés, les chiens ne faisant pas des chats, plutôt que parler de sujets qui fâchent et qui vous vaudraient les foudres de la bien-pensante !"

A bon entendeur les censeurs et autres chiens de gardes !

Sébastien Hairon, volontaires bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

La faillite voulue de l'Ukraine

Encore un excellent article de Karine Bechet-golovko sur l'effondrement post maïdan de l'Ukraine pro-UE.

Alors que les mentors de la "Révolution de la dignité" continue de pérorer que les Ukrainiens vont de mieux en mieux depuis leur asservissement au système occidental, la Cour européenne des Droits de l'Homme quant à elle dénonce la faillite de l'Etat ukrainien à travers l'évaluation de son système judiciaire..

Pour résumer : après l'indépendance, l'Ukraine était eu bord du gouffre, avec le Maïdan, elle a fait un grand pas en avant !

Les parrains européens, s'ils continuent à vouloir nous faire prendre les vessies ukropithèques pour des lanternes démocratiques, c'est certainement parce que cet effondrement fait tout simplement partie de la feuille de route occidentale d'affaiblir et d'asservir l'Ukraine par la dette pour la transformer en un bélier contre la Russie voisine.

La guerre du Donbass est d'ailleurs aussi une confirmation de la volonté occidentale de saigner l'Ukraine et de menacer la Russie. Cette guerre aurait pu s'achever, par les armes ou les négociations, dès 2014; mais Kiev a préféré envoyer ses paramilitaires massacrer les manifestants fédéralistes, bombarder Slaviansk pendant 2 mois, puis se lancer dans une guerre tous azimuts contre des milices légitimement de plus en plus motivées et organisées. Depuis Kiev continue à maintenir la situation pourrie, ne permettant pas plus à la résolution diplomatique signée à Minsk d'aboutir...

Cette stratégie commanditée et pilotée par les conseillers étasuniens visent autant la population séparatiste du Donbass que celle de l'Ukraine qu'ils désirent zombifier pour mieux l'utiliser contre Moscou le moment venu.

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

Karine Bechet Golovko

La CEDH reconnait la faillite de la réforme judiciaire 
en Ukraine


Malgré les grands discours occidentaux sur les grandes avancées de la réforme judiciaire en Ukraine, la CEDH vient de déclarer la faillite prolongée du judiciaire, l'incapacité systémique de l'Etat à rendre la justice, à exécuter les décisions adoptées par les juridictions nationales. Or, la justice n'est pas déclaratoire, elle doit être appliquée, elle ne se rend ni sur les blogs, ni dans la presse ou sur le site Mirotvorets. Plus de 30 000 décisions non exécutées ces dernières années. En tout cas, pour ceux qui se sont adressés à la CEDH, les autres ne sont pas comptés. 

L'Europe se gargarise de la réforme judiciaire ukrainienne de 2016, qui s'était focalisée sur la création d'une instance spéciale dans la lutte contre la corruption et la réduction de l'immunité des magistrats, réforme dont les résultats se font encore attendre. Mais, pour la Commission européenne, de grandes réformes ont été réalisées dans le domaine de la santé, de la police, de la justice etc. dont l'Ukraine peut se féliciter.



Nous apprenons ainsi que les réformes réalisées sous l'égide européenne, qui ont conditionné les versements des subventions - ce qui explique que toute l'attention ait été portée sur la question de la corruption, sont une grande réussite. Mais surtout, Juncker nous explique que, en quelque sorte, l'Ukraine est l'avenir de l'Europe, que les citoyens européens vivent mieux depuis que le partenariat avec été ratifié. Et non, il ne plaisante pas. 

La presse elle-même ne s'y trompe pas: les réformes ont été calibrées pour permettre les versements de l'UE ou du FMI, la réforme judiciaire n'est pas réalisée pour les gens, mais pour les investisseurs, comme l'affirme le Président ukrainien lui-même:



Bref, alors que chacun se félicite de "l'occidentalisation" du système judiciaire ukrainiene, la CEDH vient de rendre une décision d'une incongrüité totale: le système judiciaire est totalement défaillant, les réformes systémiques nécessaires n'ont pas été mises en place depuis l'arrêt pilote de 2009. Et elle baisse les bras: ça ne sert plus à rien de travailler avec l'Ukraine sur ces milliers d'affaires, qui de toute manière ne sont pas et ne seront pas exécutées par l'Etat ukrainien. Elle regroupe près de 13 000 affaires contre l'Ukraine et les envoie au Comité des ministres, chargé de la surveillance de l'exécution des arrêts. La CEDH refuse de se substituer à l'Etat ukrainien défaillant, comme elle l'affirme elle-même. Extraits:

  • Les présentes requêtes font partie d’un groupe de 12 143 requêtes similaires actuellement pendantes devant la Cour. Elles procèdent toutes du problème systémique identifié dans l’arrêt pilote Ivanov, à savoir de divers dysfonctionnements du système judiciaire ukrainien qui entravent l’exécution de jugements définitifs et entraînent ainsi un problème systémique de non-exécution ou d’exécution tardive de décisions judiciaires internes, combiné avec l’absence de voies de recours internes effectives quant à ces défaillances.
  • Depuis l’introduction des premières requêtes en 1999, la Cour a reçu quelque 29 000 requêtes de type Ivanov, dont 14 430 ont été examinées par diverses formation judiciaires de la Cour. Cependant, environ 12 143 de ces requêtes, dont la plupart ont été introduites dans les années 2013-2017, sont encore en attente d’un examen judiciaire.
  • L’Ukraine persistant à ne pas exécuter l’arrêt pilote Ivanov, le problème systémique de l’inexécution de décisions de justice internes est demeuré irrésolu. Le fait que l’État défendeur persiste à ne pas prendre les mesures générales appropriées a conduit la Cour à adopter une pratique consistant à traiter les affaires de type Ivanov dans le cadre d’une procédure abrégée, simplifiée et accélérée afin de rendre des arrêts et décisions de radiation groupés, se limitant pour l’essentiel à une déclaration de violation et à l’octroi d’une satisfaction équitable. (...) Toutefois cette politique judiciaire n’a pas eu d’impact significatif sur le problème systémique global identifié dans l’arrêt Ivanov. Elle n’a pas davantage amélioré la procédure d’exécution. Chaque année, un nombre croissant de requérants, faute de bénéficier d’un redressement adéquat au niveau interne, saisissent la Cour en vue d’obtenir un dédommagement (...).
  • Lors de l’adoption de l’arrêt Ivanov en septembre 2009, 1 400 affaires s’inscrivant dans la lignée de cet arrêt se trouvaient pendantes devant la Cour. A l’heure actuelle, si la Cour a déjà traité 14 430 affaires de ce groupe, 12 143 sont encore pendantes.
  • La Cour risque de devenir un rouage du système ukrainien d’exécution des décisions de justice et de se substituer aux autorités ukrainiennes. Cette tâche est incompatible avec le rôle subsidiaire qu’elle est censée jouer par rapport aux Hautes Parties contractantes.

L'on apprend ainsi que la situation s'est largement dégradée après le Maïdan et donc depuis la gouvernance "pro-européenne", à tel point que la CEDH a peur d'être littéralement engloutie par les requêtes des ukrainiens ne pouvant obtenir l'exécution des décisions de justice internes. Bref, la CEDH doit soit se transformer en Cour suprême ukrainienne et faire le travail que les juridictions ukrainiennes, après les lois de lustration démocratique triant les juges "maïdano-compatibles" et les conseils des organismes internationaux, ne sont plus capables de faire. Appeler "réforme judiciaire" l'instauration d'un organe spécial chargé de la lutte contre la corruption est en soi un abus de langage, voire un mensonge. La corruption est combattue de manière systémique avec une réelle volonté politique et non pas par l'instauration formelle d'un organe spécialisé, même si cela découle des recommandations internationales. La justice ne peut fonctionner correctement lorsque l'Etat est défaillant en général, toutes les institutions sont liées les unes aux autres. 

En reconnaissant la défaillance systémique de la justice ukrainienne, c'est la défaillance de l'Etat ukrainien que la CEDH reconnaît.

Karine Bechet Golovko

Tir de quenelles depuis Donetsk

Sébastien Hairon et mézigue dans un parc de Donetsk en bonne compagnie 

Profitant d'une escapade à Donetsk pour finaliser une station du calvaire bureaucratique local (tout n'est pas parfait dans le Donbass), Sebastien Hairon m'a demandé un avis sur la "reductio ad hitlerum" dont les volontaires venus soutenir le Donbass font l'objet.

En effet depuis 2014 une merdiacratie occidentale, à cours d'arguments et inapte à réaliser une analyse impartiale du conflit n'a de cesse que de vouloir "diaboliser" les volontaires venus soutenir les Républiques de Donetsk et Lugansk en les assimilant à la "fachosphère" dans laquelle sont amalgamés tous ceux qui ne s'agenouillent pas devant la doxa de la bien-pensance mondialiste.

Pour commencer, et bien que n'en faisant pas partie, l'extrême droite n'est pas nécessairement fasciste, ni dans son sens idéologique (projet mussolinien) ni dans son sens populaire (forces de l'axe de la Seconde guerre Mondiale). Seule sa définition médiatique, par l'intermédiaire de points Godwin distribués, l'amalgame avec tous les dissidents du système à un marigot rouge brun, et qui offre aux chiens de garde serviles un aboiement aussi faible que lâche.

Certes, il y a eu des paumés de la fachosphère qui sont venus dans le Donbass (comme en face d'ailleurs) se faire des "safaris-selfies" une kalash à la main, avant de disparaître à nouveau des réseaux de soutien à des républiques qui ne sont que le décor pour leurs narcissismes mégalos.

Ils sont venus, ils ont compris et ils sont partis !

Car le Donbass, s'il est le théâtre d'une rebellion anti-mondialiste il est aussi en partie une révolution (au sens d'un "mouvement en courbe fermée,qui revient sur lui-même") ayant stimulé un mouvement séparatiste d'inspiration communiste.

A ce stade, certains vont dire de moi : "ok il n'est pas de droite, il est de gauche !" ou "c'est un antifa gauchiste" etc....

Et bien : "perdu !"

Car je ne suis ni de droite, ni de gauche et surtout pas du centre... Je hais les étiquettes plus que tout, surtout celles que les ignares cherchent à me coller sur le dos. tels Gogo, Vitkine, Volochine etc. et même certains francais(es) échoués à Donetsk et qui se prennent pour des journalistes. Il sont tous, quel que soit le côté du front qu'ils squattent, atteints du syndrome du larbin et du chien de garde.

L'histoire des idées est passionnante à condition que les faits et les actes leurs soient cohérents. Or, si dans le discours la droite réclame le monopole du "patriotisme", le christianisme celui de l'empathie, la gauche celui de la liberté ou les USA celui de la Démocratie, force est de constater que leurs faits et gestes historiques en sont très souvent fortement éloignés...

Lorsque Paul Gogo un pigiste de l'Euro-maïdan qui soutient à travers Kiev la résurgence d'un néo-nazisme ukrainien associe, dans un amalgame simpliste, tous les volontaires à une "fachosphère" française connotée nazie, c'est une diffamation mensongère débile et tant pour Sebastien Hairon, Nicolas Pierrot, Philippe Khalfine, moi-même (et même Christelle Néant) entre autres qui sont venus ici pour d'autres et diverses motivations.
En observant ceux qui nous accusent d'avoir ici un engagement "fasciste" on peut en 5 minutes relever leur inversion accusatoire car dans le même temps ils soutiennent les bombardements de la Libye, de la Syrie, du Donbass par des forces armées obéissant à l'élite financière mondialiste.

La rébellion du Donbass, comme celles (toutes proportions politiques gardées) de la Catalogne, de l'Ecosse etc... est la réaction légitime d'un peuple d'Europe, à la fois contre la marchandisation du Monde menée par le Mondialisme et contre l'effondrement des souverainetés bourgeoises qui y collaborent.

Ici, les pensées politiques ne sont pas réactionnaires comme voudraient le laisser penser ceux qui qualifient les Républiques de Donetsk et Lugansk de résurgence du stalinisme. Certes la référence soviétique est là comme le dernier repère d'une vision sociétale, sociale et organique qui fonctionnait offrant aux citoyens un niveau de vie suffisant mais qui a disparu après l'indépendance d'une Ukraine jetée en pâture à des oligarques corrompus.

Mais le Donbass veut rebâtir un projet sociétal nouveau et sain autour d'un gouvernement issu du peuple et œuvrant pour le peuple. Si dans dans l'urgence du maelstrom de la guerre les Républiques sont revenues à leur dernier système opérationnel connu, aujourd'hui, à l'image de la Russie voisine capable de transcender les victoires du passé vers un avenir créatif, les Républiques sont en passe de devenir un laboratoire politique audacieux pour une Europe de demain respectueuse des identités de ses peuples natifs.

Depuis que je suis dans le Donbass, un jour je suis un sale communiste, un autre jour je suis un affreux fasciste, et même un espion, jugé par des urluberlus débiles aussi mégalos que paranos et qui, à Paris ou Donetsk fantasment derrière leurs écrans de "rebelles 2.0" sur cette rébellion européenne, mais surtout sur eux mêmes...

Grand mal leur fasse, car de mon côté je continuerai à "honorer mes dieux, aimer ma compagne, et défendre cette terre" du Donbass où mes valeurs n'ont pas été trahies !

Et pour conclure, comme le disait le chevalier Georg Von Freundsberg en 1513: «Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.» (cette citation faisant également l'objet d'une reductio ad hitlerum depuis que Mussolini l'a reprise dans un discours)

A tous les Torquemada et Tartuffe des pensées uniques diverses je leur lance :"no pasaran !"

Erwan Castel

La haine des peuples d'Europe

Une langue, un peuple, une terre


Que ce soit les paragons de l'Union Européenne, ce bureau d'enregistrement des ordres anglo-etasuniens ou les derniers fanatiques d'Etat nations obsolètes, les fantasmes des pouvoirs continuent à asservir et mépriser les peuples (sauf quand il s'agit de les sacrifier dans les guerres organisées par les bourgeois)

Aujourd'hui l'Ukraine est le fer de lance d'une politique colonialiste du virus de la pensée unique qui a élargi a nouveau son influence grâce au dictât d'une UE qui lui offre à nouveau la zone d'influence de feu l'Occident chrétien... Les dogmes ont changé mais l'objectif (servir la bourgeoisie) et les méthodes (l'asservir les peuples) n'ont pas changé...

Le chien fou de Kiev va obliger les nouveaux maîtres à jeter définitivement leurs masques. Quand aux nationalistes de tous bords qui ne soutiennent le Donbass que par idolâtrie russophile, l'incohérence de leur engagement métapolitique va finir sa désintégration.

En effet, comment peut-on dénigrer les langues régionales en Occident et soutenir celles d'Ukraine jusqu'à une rébellion séparatiste.

Ces fanatiques d'une pensée unique centralisatrice qui non seulement est obsolète mais est aussi responsable de l'effondrement de leur États nations seraient plus cohérents avec eux mêmes s'ils soutenaient Kiev...

Perso je suis un nationaliste breton, ardent défenseur d'une Europe fédérale au cent drapeaux où chaque nation (au sens étymologique du terme) a droit à sa souveraineté légitime. Face à cette vision multiple; les jacobins et autres ethnocentrés "bas du front" hurlent à une balkanisation de l'Europe comme si leur pays fantasmé défendait encore une quelconque indépendance en dehors de celle appartenant à son historiographie.

L'Ukraine par sa loi culturocide confirme un fascisme ethnocentré nationaliste comme celui de l'abbé Grégoire à celui des fanatiques qui refusent de signer la charte européenne des langues régionales en passant par les hussards noirs de la 3ème République qui interdisaient de "parler breton et cracher par terre".

Défendre le Donbass ce n'est pas seulement défendre un peuple victime d'une agression occidentale menée contre la Russie via un bélier ukrainien, mais également des principes métapolitiques défendant les libertés des peuples contre tous les totalitarismes de la pensée unique qu'elle soit ukrainienne, chrétienne, française, libérale ou étasunienne.

Erwan Castel

Source de l'article : Russie politics 

L'Ukraine liquide la diversité linguistique



Karine Bechet Golovko

L'Ukraine a adopté sa réforme de l'éducation, qui conduit à la fin de sa richesse linguistique et donc culturelle. Ce qui a mis très en colère ses voisins russe, polonais, hongrois et roumain, dont les populations largement présentes dans le pays ne pourront plus apprendre leur langue natale. Les institutions européennes mises au pied du mur, sont dans un impasse: condamner la violation des principes européens par l'Ukraine revient à défendre les minorités russophones ...

La nouvelle réforme de l'enseignement en Ukraine touche de nombreux domaines, notamment l'aspect linguistique. Rappelons que l'Ukraine, sur le modèle des pays multiethniques comme la Suisse ou la Belgique, préservait et garantissait le droit des ethnies importantes, notamment russes, hongroises, roumaines et polonaises, à donner à leur enfant un enseignement scolaire dans leur langue maternelle.

La diversité linguistique prend brutalement fin avec la nouvelle loi sur l'éducation. A partir de 2018, la diversité des langues ne sera maintenue que dans les écoles primaires, ensuite toutes les matières seront enseignées uniquement en ukrainien. A partir de 2020, l'intégralité de l'enseignement dans toutes les classes se fera en ukrainien. 

De fortes réactions ont eu lieu dans les pays voisins, allant de la condamnation diplomatique à l'annulation de visite officielle. Les institutions européennes, pourtant si pro-ukrainiennes, se trouvent dans une situation délicate. Alors que l'accord d'association avec l'Ukraine vient d'entrer en vigueur le 1er septembre, l'Ukraine viole délibérément la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. La Hongrie peut demander la révision de cet accord:

  • «Nous ne pouvons pas le permettre, le gouvernement hongrois prendra la position la plus ferme sur cette question. Il est inacceptable que l'UE ferme ses écoles au XXIème siècle, uniquement parce qu'on y enseigne en langues minoritaires»

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, organe à la pointe de la russophobie condamne la loi ukrainienne:
  • Des « accords plus consensuels » auraient dû tenir compte de trois principes : la légitimité pour un État de faire la promotion de l’apprentissage de la langue officielle, la prise en parallèle de mesures visant à protéger et à promouvoir les langues des minorités nationales, et le principe de la non-discrimination.
  • Selon les parlementaires, au regard de ces principes, « la nouvelle législation ne semble pas trouver un équilibre approprié entre la langue officielle et les langues des minorités nationales ». En particulier, la nouvelle loi entraîne une réduction trop forte des droits jusque-là reconnus aux «minorités nationales» pour ce qui est de l’instruction dans leur propre langue.

Mais l'APCE estime qu'il est encore trop tôt pour prendre position ... N'allons pas trop loin quand même. Il s'agit essentiellement des minorités russes ... donc presque des intérêts de la Russie. C'est un bémol fondamental. Finalement, la Commission de Venise va devoir réécrire le texte ... le Président ukrainien ayant promit de ne pas signer la loi avant l'avis de la Commission de Venise, qui est déjà critique face au texte.

Le bon vieux temps de colonies revient à grands pas. La culture juridico-politique des dirigeants pro-Maïdan est très éloignée de ce que l'on peut attendre d'un pays européen. Si le projet-Ukraine est toujours d'actualité pour les structures européennes, elles devront faire le travail à la place des instances internes, plus douées pour marcher au flambeau que pour réformer le pays.

Karien Bechet Golovko

mardi 10 octobre 2017

Rencontre hors du temps

Yan Morvan

Yann Morvan et sa chambre à Saur Moghila (Sud DNR)

Yan Morvan est un photographe hors normes. D'abord parce qu'il est breton (humour !).... et surtout parce qu'il a choisi le métier difficile de reporter de guerre pendant plus de 20 ans, témoignant des conflits pour des grandes agences de presse. Chaque guerre est devenue pour lui une compagne, mais aussi un maillon d'une longue chaîne des guerres du passé qui bornent avec une intensité dramatique le court chemin parcouru par les hommes depuis qu'ils ont ramassé une pierre à l'approche d'un feu de camp inconnu.

Depuis plus de 10 ans, Yan Morvan parcourt les champs de batailles du Monde ceux de l'Antiquité dont on ne sait plus s'il sont légendes ou réalités historiques, ceux qui hier ont forgé le grand échiquier du Monde et ceux d'aujourd'hui qui animent une tectonique géopolitique de plus en plus brûlante...

Sa longue "queste" à la recherche des paysages où soufflent encore, pour qui sait les comprendre, les échos de l'acier et des cris de guerre, a donné naissance à un premier tome de "Champs de batailles" 
Pour ce livre ou l'art rencontre l'Histoire, Yan Morvan a recueilli le souffle de ces batailles,, sur 250 sites façonnés par les obus les tranchées, les bunkers ou mes cimetières et dont les noms sont à jamais écrits avec le sang des héro.

Pour cette collecte notre magicien utilise une chambre photographique mythique comme celles qui ont capturé au XIXème siècle, dans le secret de leur vision ésotérique inversée les premiers soldats d'ailleurs déployés sur même champ de bataille de la Mer Noire, en Crimée (1854-1855)

Aujourd'hui Yan est parti sur les chemins de guerre du deuxième tome de "Champs de bataille" et le Donbass en est sa première étape.

Lorsque Nicolas Donetti m'a proposé de rencontrer et d'accompagner Yan Morvan, j'ai aussitôt accepté, heureux de rencontrer un breton et curieux d'accompagner cette démarche si particulière et intemporelle.

Yan est un personnage atypique, passionné et passionnant, son regard, son expérience, son humilité, sa passion sont autant d'ingrédients alchimiques et dont la chambre photographique est un athanor mystérieux. De cette transmutation sortent de véritables peintures photographiques où l'esprit des lieux rayonne d'une profondeur quasi palpable où ne manque aucun détail, y compris ceux que le regard fugace n'a pas décelé.

La manipulation et l'utilisation de ce type d'appareil relève d'un cérémonial quasi ésotérique qui est à la fois un hymne à la perfection et un éloge de la lenteur, valeurs devenues si rares pour ne pas dire dénigrées dans notre monde ou la stupidité d'un consumérisme frénétique a remplacé la cupidité d'une consommation bâclée.
La chambre photographique par la liturgie de sa mise en oeuvre devient un acteur du champ de bataille qu'elle fixe pour l'éternité.

Avec Yan, nous sommes allés ensemble sur cette ligne de front où les échos du passé et du présent s’entremêlent comme par exemple à Saur Moghila, ce haut lieu de la Seconde guerre Mondiale à nouveau âprement disputé lors des premiers combats de 2014. Puis ce furent les fronts Nord et Ouest de Donetsk, à la rencontre des soldats et des civils chahutés dans les orages d'acier d'une nouvelle guerre européenne que peu osent encore nommer et regarder en face.

Yan est accompagné pour l'occasion de Donetti Nicolas, un jeune reporter de guerre qui a déjà effectué plusieurs missions sur le front du Donbass et de Sarah Constantin qui réalise un film sur l'un des derniers magiciens de l'image utilisant une chambre photographique venue d'un autre âge....

Aujourd'hui, nous sommes allés aux milieu des ruines en compagnie de Sebastien Hairon, que je remercie pour une la dernière photo partagée ici, ainsi que Svetlana Kissileva, qui hier nous a permis de rencontrer Zakhar Prilepine, l'écrivain-soldat russe venu mettre son idéal au bout d'un fusil protégeant le peuple du Donbass.

Bref une nouvelle et belle rencontre réalisée sur cette terre noire héroïque où souffle encore et toujours ce vent de l'Histoire et la mémoire des héros immortels.

Merci à Yan et Sarah pour leur gentillesse (et patience) et pour ces moments partagés où l'éthique et l'esthétique harmonieusement entremêlées ont su s'imposer avec noblesse au milieu de cette guerre qui dénude autant les bâtiments et les paysages que l'âme humaine.

Erwan Castel

Photo 2 : dans la rue Stratanovtov à Oktyabrsky (Nord de Donetsk)
Photo 3 : à Azotnoi avec Zakar Prilepine (Ouest de Donetsk)
Photo 4 : à Saur Moghila 
Photo 5 : à proximité de l'aéroport (Nord de Donetsk) pour un portrait de mézigue
Photo 6 : sur le pont de Putilovka (Nord de Donetsk) photo Donetti Nicolas








PS : Dès que j'en aurai à nouveau les moyens je publierai un reportage plus complet car actuellement je n'ai plus accès à mes blogs suite aux signalements intempestifs et malveillants de français débiles qui cherchent psychotiquement le monopole de l'information francophone dans le Donbass, sacrifiant la cause commune sur l'autel de leurs egos surdimensionnés, et qui ont obtenu leurs blocages temporaires.