mardi 8 mai 2018

"Défenseur de la Novorossiya"

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A tous mes camarades de combat disparus

En compagnie de Mourka dans le parc de la caserne de la brigade Piantashka
Lors d'un rassemblement réalisé en l'honneur de la célébration de la Victoire le commandement de la brigade Piatnashka a réalisé une remise de galons et de médailles. 


Mardi 8 mai 2018

Présent depuis 38 mois à Donetsk, dont 26 passés sous les drapeaux de la République Populaire de Donetsk, je me suis engagé aux côtés de la population du Donbass tant sur le front de l'information (commencé dès novembre 2013 quand j'étais encore en Guyane) que sur le front militaire ou celui de l'aide humanitaire. 

Venu dans le Donbass pour servir et non me servir j'ai toujours refusé ambition et honneurs jusqu'à cette année, où j'ai finalement accepté une proposition de décoration après avoir refusé les deux premières, en 2015 et 2017. 

Pourquoi ce changement ?

Cette aventure multiple m'a apporté énormément d'expérience, de bonheur du côté du monde russe mais aussi de beaucoup de déceptions et de désillusions concernant la mentalité française de la la majorité des français venus dans le Donbass et qui se sont révélés n'être que des échoués rivalisant dans un concours de misérabilisme pathétique. Pervers narcissiques comme Laurent B., crapules de seconde zone comme Eric B. courtisans à breloques comme Christelle N., alccoliques aigris comme Catherien B., ou nazillons mythomanes comme Guillaume C. mais tous animés par une débilité paranoïaque et une jalousie agressive les conduisant à se répandre en calomnies nuisibles de tous genres.

Le pire dans cette réalité est que les plus viles attaques subies viennent de ces français autoproclamés nationalistes et prorusses fantasmés et qui ne sont venus dans le Donbass que pour faire pousser sur la souffrance de la population les épines d'un égotisme psychotique et nuisible surtout à la cause défendue ici.

Voilà pourquoi j'ai finalement accepté de recevoir cette première reconnaissance officielle des autorités, pour clouer le bec à ces faquins et couards qui m'accusent d'être un espion, déserteur, voleur etc... (mais toujours par idiots utiles interposés) et tentent depuis 3 ans de saboter mes réseaux de soutien, mes vecteurs de communication et mes moyens de survie financière. La plupart de ces insectes nuisibles, misérables vautours et parasites venus profiter de la guerre ont aujourd'hui quitté le Donbass comme des voleurs qu'ils sont... mais ils ne perdent rien pour attendre !

A l'affût au milieu des ruines d'un bâtiment industriel sur le front de Yasinovataya.
 "Le moment le plus excitant à la guerre c'est de voir l'adversaire tout près devant soi. Dans chacune des ses fibres, le soldat n'est plus alors qu'énergie tendue par la passion de la chasse." Ernst Jünger 

Aujourd'hui, je suis déployé sur le front sensible et difficile de Promka, entre Yasinovataya (RPD) et Avdeevka (zone occupée par Kiev), au Nord de Donetsk. Qualifié "sniper" je suis désormais engagé dans des missions de neutralisation pour tenter de diminuer la pression offensive exercée contre nous par l'artillerie de première ligne ennemie (mortiers, canon sans recul sapog notamment) et les tireurs d'élite ukrainiens très actifs dans notre secteur.

J'ai conscience que ma contribution sur ce front est infime pour ne pas dire insignifiante mais c'est le devoir du soldat que de donner le meilleur de lui-même pour accomplir son travail dans son petit secteur d'observation, sans se soucier d'autre chose que de sa mission, de la destruction de l'ennemi et de la protection de ses camarades et de lui même. 

Dans cette aventure au service de la Liberté du Donbass, même si les motivations personnelles, l'éducation, les formations et l'analyse géopolitique offrent une conscience globale à mon engagement, je ne suis finalement qu'un simple maillon d'une immense chaîne de résistance authentique qui, loin des alcôves ministérielles ou des plateaux médiatiques, permet aux portes des cités républicaines de ne pas céder aux pressions de l'armée ukrainienne.

C'est pourquoi ce petit bout de métal, si je l'ai aussi accepté, c'est pour le dédier à tous mes camarades d'hier et d'aujourd'hui qui, participant à cette résistance contre les canons de la dictature de la marchandise ont tout abandonné pour servir la Novorossiya, en particulier à ceux qui ont disparus à l'horizon, emportés par une balle, un éclat d'obus ou une mine et tous ceux qui sont repartis chez eux blessés par l'acier et l'ingratitude après avoir servi avec honneur sur le front. 

En continuant aujourd'hui, contre vents et marées, le chemin sur lequel je me suis engagé j'espère également leur faire honneur en conservant vive la flamme qui nous a réuni.

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

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