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lundi 6 juillet 2020

Le devoir à l'épreuve du droit


Au cours des premières heures de cette journée du 6 juillet 2020, les forces ukrainiennes ont intensifié leurs bombardements sur les territoires des républiques du Donbass
Ainsi par exemple le secteur de Gorlovka (Nord de la RPD) a été la cible de plusieurs pilonnages de l'artillerie lourde ukrainienne :
  • 02h45: sur Komsomolets, 15 obus d'obusier de 122 mm tirés depuis le secteur de Novgorod, 
  • 05h05: sur Komsomolets, 16 obus d'obusier de 152 mm ont été tirés depuis le secteur de  Dyleevka,
  • 05h15: sur Shirokaya Balka, 22 obus de mortier de 82 mm ont été tirées depuis le secteur de Novgorod, 
  • 05h15: sur Gagarine, 12 obus de mortier de 82 mm de mortier ont été tirés depuis le secteur de Dzerzhinsk(autoroute Sud)
  • 05h20 - sur Zaitsevo, 17 obus de mortier de 120mm ont été tirés depuis le secteur de Zhovanka 
  • 06h30 - sur Komsomolets, 18 obus d'obusier de 122 mm tirés depuis le secteur de Novgorod...


Au total ce sont plus 100 obus d'obusiers lourds et de mortiers qui se sont abattus aux premières heures de la journée, réveillant et précipitant dans leurs caves des centaines de familles terrorisées.

6 juillet matin, secteur Gorlovka, bombardement 
ukrainien avec obusier lourd de 152mm 
Montage de plusieurs vidéos réalisées par des habitants
Localisation des bombardements ukrainiens sur Gorlovka du 6 juillet 2020 matin

Parmi les objectifs des artilleurs de Kiev, des zones d'habitations civiles et des infrastructures collectives vitales. Ainsi, suite à ces bombardements plus de 3000 foyers se sont retrouvés sans approvisionnement d'eau potable. Régulièrement, les stations de pompage et leurs canalisations sont ainsi ciblées par les forces ukrainiennes qui appliquent les intentions politiques de priver un Donbass déjà sous blocus de ses approvisionnements d'eau potable... ce qui constitue, au regard des conventions internationales, un autre crime de guerre du régime de Kiev et de ses alliés occidentaux.

Canalisation d'eau potable endommagée par les nouveaux bombardements ukrainiens du 6 juillet 2020 sur Gorlovka.
Les forces de défense républicaines ont aussitôt engagé des tirs de ripostes vers les points de tir ukrainiens repérés ainsi par exemple, sur ce front de Gorlovka, un camion Oural du 503ème bataillon de la 35ème brigade ukrainienne a été détruit lors d'un approvisionnement munitions d'un site d'artillerie. 1 soldat ukrainien a été tué et 23 autres blessés.

La guerre lancée contre les populations russes insoumises du Donbass par le régime de Kiev et la CIA continue donc son terrorisme criminel quotidien contre les républiques de Donetsk et Lugansk

Tandis que le Donbass est encore et toujours au coeur des joutes oratoires qui émaillent les diplomaties dont les consciences balancent entre le Droit et le Devoir, et surtout les intérêts et les sacrifices...

Ainsi en quelques jours seulement, nous avons entendu à l'Est de la ligne de front des discours politiques divergents, voire contradictoires:
  • Dans le cadre des récents amendements à la constitution russe, le Président Poutine a rappelé la réalité nationale des territoires russes qui ont été arrachés à la Russie lors de l'indépendance des ex-républiques socialistes soviétiques auxquelles ils avaient été rattachés (ex pour l'Ukraine: le Donbass (1921) et la Crimée (1954))...
  • MAIS ces mêmes amendements reconnaissent la sujétion du droit national au droit international, lequel reconnait toujours souverain le "Uti possidetis juris" romain ("vous posséderez ce que vous possédiez déjà") dont une des déclinaisons est le principe de "l'intangibilité des frontières" dont les exceptions, contestations multiples prouvent bien par ailleurs l'ineptie de son dogme.
  • Le Président de la République Populaire de Donetsk a une nouvelle fois déclaré que les républiques ne pouvaient connaitre d'autres destinées que leur intégration au sein de la Fédération de Russie, position confirmée par Alexander Boroday, l'ancien Premier ministre de la RPD et chef de l'Union des Volontaires du Donbass qui a déclaré que les républiques de Donetsk et Lugansk "de facto" intégrées par 6 années de normalisation et de combats de la population feront très bientôt partie "de jure" de la Fédération de Russie, 
  • MAIS, dès le lendemain, Vladimir Dzhabarov, premier vice-président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la fédération de Russie, considérait que ces républiques séparatistes du Donbass sont entièrement ukrainiennes et que Moscou n'est pas intéressée à ce qu'elle rejoignent la Russie.
D'aucuns pourraient voir dans ces déclarations divergentes (ce qui n'est pas une nouveauté) une cacophonie, des mensonges ou même des trahisons...

Personnellement j'y vois surtout la complexité extrême de la crise internationale provoquée par le conflit du Donbass et avant lui le référendum de retour de la Crimée vers la Russie, et qui impose à Moscou de jouer à l'équilibriste entre ses devoirs éthiques vis à vis des populations russes expatriées malgré elles et les règles de ce droit international avec lequel le Kremlin doit jouer dans sa politique étrangère, et surtout s'armer de patience ! 

Et ce droit international, Moscou l'utilise justement pour répondre aux problèmes mais aussi aux ambitions russes des populations de Donetsk et Lugansk: 
  • aide humanitaire pour compenser les souffrances provoquées par les bombardements (soins, médicaments, reconstructions...),
  • aide économique pour compenser le blocus subi par la population (logistique alimentaire, échanges économiques...),
  • aide politique pour qu'un gouvernement légal soit en exercice dans les républiques (gouvernement, parlement, tribunal),
  • aide administrative pour que l'état de droit et le cadre sociétal soit maintenu pour le bien être des populations (sécurité, justice, santé, enseignement etc...),
  • Enfin l'action la plus importante réalisée par Moscou sur le chemin de l'intégration du Donbass est certainement l'accès à la nationalité russe accordée à ses populations. Aujourd'hui, dans la foulée des passeports républicains, des centaines de milliers de citoyens ont entamé la demande pour le passeport russe qui a déjà été délivré à près de 200 000 personnes. 
Et cette dernière mesure en date concernant les passeports russes et qui fait hurler les ukrainiens et les occidentaux est parfaitement autorisée par le droit international comme le prouvent d'ailleurs les dizaines de milliers d'ukrainiens ayant double nationalité avec la Pologne, la Roumanie et même la Russie (sans parler des responsables politiques et oligarques ukrainiens aux doubles, triples voire quadruples nationalités comme Kolomoisky par exemple).

"Notre choix: Russie!"

Toutes ces mesures russes ouvrant au Donbass le chemin de son intégration en Russie sont parfaitement légales au regard du droit international qui dans de nombreuses autres régions du Monde a justement autorisé des interventionnismes occidentaux aux motivations humanitaires ou pacificatrices largement plus contestables pour ne pas dire douteuses...

L'étape suivante est  bien cette intégration "de jure" des républiques du Donbass à la Russie, et qui pour ne pas provoquer un séisme international dans des relations russo-occidentales déjà très tendues, devra être justifiée sur le plan du droit international soit par une usure jusqu'à l'abandon du régime de Kiev (peu probable vu ses perfusions politico-économiques occidentales), soit par une situation catastrophique comme par exemple celle de l'offensive géorgienne qui avait déclenchée en 2008 la reconnaissance des républiques d'Ossétie et d'Abkhazie et l'intervention militaire russe pour protéger leurs populations.

"Messieurs les ukrainiens, tirez les premiers !"

Ce scénario géorgien est terrible car pour rendre la raison à ce droit international, aujourd'hui piégé par une géopolitique définie par les princes et les banquiers méprisant les peuples, c'est le martyr des populations civiles qui s'avère être le seul moyen pour faire entendre leur droit à disposer d'elles mêmes et autoriser un pays auquel elles appartiennent historiquement à exercer son devoir de protection.

Et ceci explique ce bras de fer qui se joue depuis plus de 5 années au dessus des 480 kilomètres du front du Donbass, chaque belligérant attendant - sur la résilience des populations bombardées - que l'autre commette ce massacre inacceptable qui autorisera alors leur force brutale :
  • D'un côté les forces ukrainiennes qui en poussant toujours plus loin leurs provocations mais sans toutefois provoquer de grand massacre ou même faire bouger la ligne de front, espèrent une réaction disproportionnée des forces républicaines, laquelle sera immanquablement déformée et médiatisée au sein de la "communauté (autoproclamée) internationale", qui légitimera alors l'offensive de KIev.
  • De l'autre côté, les forces républicaines qui attendent justement que cette action de trop aux conséquences dramatiques soit justement initiée par Kiev et provoque alors une réaction légitime jusqu'à l'échelon des forces russes déployées derrière leurs frontières et qui alors pourront non seulement intervenir (enfin!) dans le Donbass jusqu'à libérer ses territoires occupés par l'armée ukrainienne.
Et ce ne sera pas la première fois que devant trop de sang et de larme le droit international s'effacera devant le devoir d'intervenir. Et la jurisprudence des occidentaux intervenant ici et là, en piétinant le droit international au nom de tragédies très souvent inventées prouve bien que  dans le théâtre de notre société du spectacle "l'émotion prime sur la loi" comme le rappelait cyniquement Castaner au sujet des manifestations soit disant "anti-racistes" interdites mais autorisées.

Et dans ce cirque politico-médiatique de la marchandise, plus la souffrance est bien réelle plus elle doit être grande et insupportable pour être entendue... Ainsi du Donbass où des dizaines de milliers de victimes des bombardements ukrainiens subissent en plus depuis 6 années l'indifférence et le mépris de cette même opinion internationale capable de mobiliser pourtant des millions de personnes au sujet d'un fait divers instrumentalisé.

Combien leur faut-il de morts à ces esclaves de la bien-pensance pour que se réveillent leurs consciences humaines et que le Donbass soit enfin libéré de ses génocidaires ? Et si le désespoir l'emportait sur la résilience on finirait même par attendre ce que l'on espère pas.

Donc pour résumer et plagier le comte d’Antroche à la bataille de Fontenoy menée contre les anglais: " Messieurs les ukrainiens, tirez les premiers !"

Heureusement les russes ne sont pas seulement capables de courage fou, mais aussi et surtout font preuve d'une patience infinie et d'une résilience invincible au milieu desquelles leur liberté défendue n'a pas de prix !

Cependant je pense que le dénouement - mais probablement violent - de cette guerre approche vite et que non seulement le Donbass sera libéré, mais aussi la Novorossiya qui deviendra alors une république de la Russie... tandis que l'Ukraine - où ce qu'il en restera - qui restera prise en otage par ses psychopathes bandéristes et leurs parrains occidentaux n'aura qu'à pleurer ses morts avant de revenir dans le giron russe, car pas un seul soldat de l'OTAN ne voudra mourir pour que puisse encore flotter le drapeau LGBT sur le Maïdan !

Erwan Castel

Le 20 juin 2020, avec un drone, l'organisation Kyiv Pride a accroché le drapeau LGBT+ au sommet du monument emblématique du Maïdan à Kiev:. En dehors de tout débat stérile (sans jeu de mot) sur les homosexuels et considérant que le mouvement LGTB+, qui ne représente que  la minorité d'une minorité, est à l'instar des Black Lives Matters de l'actualité qu'un levier promotionnel d'un Nouvel Ordre Mondial esclavagiste, ce drapeau est bien la marque du système qui s'est emparé de l'Ukraine afin de la recruter pour sa stratégique russophobe. Et les idiots utiles bandéristes, et autres crétins "ukrops" aux croix gammées tatouées qui ont permis que le chaos arrive dans leur pays, et au nom de leur mythe identitaire, à la vue de ce drapeau hissé sur la statue de la Mère-Patrie doivent se sentir les dindons de cette farce ukrainienne voire même enculés par le système qui l'a organisé !

lundi 11 mai 2020

Le choix du peuple !


Il y a 6 ans se déroulait le référendum d'auto-détermination du Donbass, au lendemain de journées tragiques où des manifestations dénonçant le coup d'Etat du Maïdan et revendiquant une fédéralisation de l'Ukraine vont être écrasées dans le sang notamment à Odessa (2 mai) où Mariupol (9 mai). Mais malgré ces répressions meurtrières opérées par les radicaux nationalistes ukrainiens aux ordre du régime pro-occidental de Kiev, malgré les combats qui s'intensifient à Slaviansk et Kramatorsk à 100 km au Nord de Donetsk et les forces ukrainiennes qui menacent à leur tour Donetsk et Lugansk, les populations du Donbass vont participer massivement au référendum d'autodétermination dans les territoires où les forces ukrainiennes n'ont pas encore imposé leur terreur.

D'une part le taux de participation dans les territoires libres du Donbass est au maximum mais de nombreux observateurs et analystes etrangers admettent même que les intimidations et répressions sanglantes engagées par Kiev contre les manifestants prorusses vont engager une grande partie des indécis de leur côté et achever de muter le mouvement fédéraliste en dynamique séparatiste. Et les résultats sont sans appel, à l'instar du précédent référendum réalisé en Crimée:

11 mai 2014, dans tous les districts de Donetsk; les villes et les villages les gens vont toute la journée affluer vers les bureaux de vote, malgré les menaces proférées par des bandes de nationalistes ukrainiens qui sillonnent la région ou  m^me parfois, les menaces de bombardement de l'aviation ukrainienne

Dans l'oblast de Donetsk, 75 % des inscrits vont pouvoir participer au vote, parfois sous les tirs meurtriers de paramilitaires ukrainiens venus intimider la population comme par exemple à Krasnoarmeisk où plusieurs votants vont être tués et blessés. Dans cet oblast où la guerre a déjà commencé, 2 252 867 ont voté en faveur de l'indépendance, et 256 040 contre soit une victoire du oui de 89.07 %. Dans l'oblast de Lugansk, le taux de participation a atteint 81% , dont 96,2% ont voté pour la séparation.

Donetsk: 89.07 % Lugansk: 96.2 %



Les autorités ukrainiennes ainsi que leurs parrains occidentaux vont bien sûr qualifier ce scrutin de farce électorale, restant sourds au message politique fort envoyé par les populations du Donbass dont certains représentants  leur rappellent encore comme à Lugansk, au lendemain de ce référendum que la seule issue pour éviter une désintégration totale de l'Ukraine est d'organiser sa fédéralisation.

Pire que cela, le pouvoir de Kiev non seulement persiste dans son refus d'engager un dialogue avec les populations du Donbass qui animent cette 1ère région économique du pays, mais Turtchinov, qui est alors le président ukrainien par intérim va donner l'ordre de radicaliser les actions de l'Opération Spéciale Antiterroriste déclenchée en avril. Ce faisant le nouveau régime de Kiev qui est pourtant en pleine campagne pour des élections présidentielles (25 mai) montre bien qu'il a décidé d'éradiquer par le mépris et la violence les populations russes du Donbass, préférant exécuter ainsi les directives d'une OTAN qui veut atteindre les frontières russes et ouvrir sur son flanc un conflit asymétrique légitimant une nouvelle guerre froide au coeur de l'Europe.


Mais aujourd'hui, 6 ans après cette naissance des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk, il n'y a guère que les crétins et les fanatiques, les laquais politiques et leurs chiens de garde médiatiques qui peuvent encore croire à cette propagande de guerre occidentale qui présente les populations du Donbass prises en otage par des terroristes pro-russes à la solde du Kremlin dont des forces armées occupent les territoires et mènent une guerre d'agression contre l'Ukraine.

Non seulement cette doxa ukraino-occidentale n'est que fadaise (car si l'armée russe était réellement dans le Donbass, Kiev tomberait en 1 semaine !) mais depuis 6 ans, les populations du Donbass n'ont jamais manqué une occasion de réitérer leur choix du 11 mai 2014 et même de le radicaliser par une volonté de fermer définitivement leur parenthèse ukrainienne et d'intégrer la Fédération de Russie. Mouvements populaires, élections, commémorations patriotiques, célébrations religieuses ou manifestations culturelles etc. chaque mois les populations du Donbass ne manquent pas une seule occasion pour exprimer leur attachement indéfectible à leurs traditions russes et leur volonté de voir leur terre rejoindre la patrie de leurs origines.

Et Kiev, malgré la récurrence de ses discours nationalistes sur "l'intégrité territoriale" etc., ne fait que rompre de facto par son discours russophobe et son allégeance à l'OTAN ses liens avec le Donbass et le pousse même par sa violence meurtrière exercée contre sa population depuis 6 ans, à ce qu'il retourne vers la Russie à laquelle il appartenait avant la Révolution bolchevique et la création de l'Ukraine soviétique. Chaque obus ukrainien tiré sur les territoires des républiques, chaque civil ou militaire tombant sur le front de Donetsk et Lugansk est la démonstration que Kiev est devenu l'ennemi du Donbass et qu'il considère sa population comme russe et non ukrainienne.

Et aujourd'hui, plus que jamais, cette histoire des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk ne doit pas rester dans le Donbass, mais au contraire éclairer celles des autres peuples d'Europe confrontés à leur tour aux paroxysmes politiques, économiques, médiatiques de cette dictature mondialiste dont la gestion esclavagiste d'une crise sanitaire instrumentalisée jusqu'à l'absurde devrait être le détonateur d'une rébellion antimondialiste généralisé....

Pour cela il faut accepter l'idée que la Liberté est plus importante que le confort et que sa défense exige des sacrifices individuels et collectifs douloureux....

Mais les populations occidentales sont-elles prêtes, comme celles du Donbass à prendre les armes en abandonnant leurs écrans lumineux où foisonnent les bonnes consciences individualistes d'élans collectivistes et patriotiques dont la seule conséquence est de voir leur page facebook supprimée ? 

Rien n'est moins sûr... malheureusement !

Erwan Castel


dimanche 22 septembre 2019

Jusqu'à la victoire !


Dans les accords de Minsk 2, les occidentaux et  libéraux tentent de forcer le retour du Donbass en Ukraine sous un illusoire "Statut Spécial" que tout le monde sait superficiel, volatile et ouvrant une période à court ou moyen terme à une épuration ethnique ukrainienne du Donbass, exactement comme cela se produit dans ses territoires occupés par l'armée ukrainienne. 

Après 5 années de larmes et de sang, il est impensable et à  plus d'un titre, que la population du Donbass accepte un quelconque retour en Ukraine, même dans le cadre d'une autonomie renforcée qui de toute manière n'est même pas à l'ordre du jour des accords de Paix.

Devant les tentatives d'ingérence d'un courant libéral qui veut juste voir reprendre le business des oligarques ukrainiens et les sanctions économiques anti russes être levées au prix de la liberté de plus de 3 millions de personnes, le Président de la République Populaire de Donetsk, Denis Pushilin a bien réaffirmé récemment que avec ou sans Minsk 2 la destinée du Donbass n'est plus en Ukraine mais en Russie, et ce quels que soient la longueur et les difficultés du chemin.

Du côté ukrainien, on observe également de nombreuses réticences vis à vis des clauses des accords de Minsk notamment autour des points concernant le statut spécial, les élections dans le Donbass et l'amnistie pour les participants au conflit. De toute évidence, le pouvoir ukrainien a peur de provoquer avec le Donbass une balkanisation du pays ou de nombreuses régions veulent aussi organiser des bastions identitaires.

Voilà pourquoi en plus d'une poursuite de la guerre d'usure menée contre les positions défensives républicaines on observe, à chaque réunion du groupe tripartite chargée de conduire l'application du processus de paix, des manœuvres de la partie ukrainienne qui soit en contestant un point des accords ou en en rajoutant un autre, sabote les discussions engagées et retarde aujourd'hui la tenue d'une nouvelle réunion du "quartet Normandie" évoquée lors du dernier sommet du G7. C'est ce qu'a souligné Madame Nikonorova, Ministre des Affaires Etrangères et représentante de la RPD dans le groupe de travail tripartite de Minsk au sortir de sa dernière réunion ce 18 septembre : 
  • "La pratique de la partie ukrainienne de nier ce qui avait été convenu précédemment est déconcertante. Nous parlons maintenant du texte de la formule de Steinmeier, qui avait déjà été approuvé à deux reprises lors des quatre sommets du "quartet Normandie" et qui a été confirmé à plusieurs reprises lors de réunions des conseillers des chefs des États garants des accords de Minsk, y compris le représentant de l'Ukraine, Andriy Yermak. Néanmoins, et pour une raison quelconque, cela n'empêche pas Kiev de déclarer vouloir modifier le texte de ce mécanisme, tout en ignorant l'ordre direct consistant à se mettre d'accord sur le libellé déjà approuvé de son propre représentant au format Normandie"
Si l'Ukraine s'est doté d'un nouveau Président, en revanche la politique menée par son gouvernement reste la même : saboter tout processus de paix, tant sur le front militaire que sur le front diplomatique.

Dans le Donbass, une volonté réaffirmée avec force :

Chaque semaine quasiment la population du Donbass au cours d'événements politiques ou culturels réaffirment avec force son attachement identitaire à la Russie et sa volonté d'intégrer sa Fédération. Et les réseaux sociaux organisent de nombreux sondages et forums sur le sujet qui confirment cette volonté populaire et souveraine. Ainsi par exemple un sondage sur VK lancé il y a quelques heures seulement et qui est très intéressant : 

  • Rejoindre la Fédération de Russie = 62 %
  • Donner une autonomie (statut spécial) dans l'Ukraine (capituler doucement) 4. 68 %
  • Rester des États quasi indépendants = 3. 49 %
  • Aller à l'offensive en Ukraine, reprendre les frontières administratives de la région de Donetsk et de Lugansk et recréer Novorossia de Kharkov à Odessa = 27. 26 %
  • Revenir en Ukraine sous les conditions de Kiev (capitulation directe) = 2.93 %
Dans ce sondage, il est intéressant d'observer qu'en plus d'une majorité qui réclame l'intégration du Donbass au sein de la Fédération de Russie, une part importante n'oublie pas les territoires aujourd'hui occupés par l'armée ukrainienne et même au delà des frontières des anciens oblasts de Donetsk et Lugansk, les territoires russophones de l'Ukraine. Ces territoires sont ceux de la Novorossiya historique qui s'étendait dans le passé de Kharkov à Odessa, et correspond aujourd'hui aux revendications pro-russes nées en réaction du coup d'état pro occidental du Maïdan.

(Il est dommage que le sondage n'est pas autorisé une double réponse afin de déterminer par exemple ceux qui sont favorables à une libération des territoires russophones pour ensuite leur intégration en Russie ou leur indépendance.)

Car le statut actuel de ces territoires occupés par Kiev, à commencer par les territoires des anciens oblasts de Donetsk et Lugansk est le plus important problème des accords de Minsk. En effet, d'un côté les Républiques veulent définir légitimement comme ligne de démarcation de la cartographie du processus (élections et statut), les limites des anciens oblasts et de l'autre côté Kiev veut la calquer sur l'actuelle ligne de front militaire.

Avant même que ne se réalise la prochaine réunion du format Normandie (Russie/Ukraine/Allemagne/France) on voit donc que le processus présente toujours des points de blocage importants que les quatre ne seront pas en mesure de résoudre selon toute probabilité car cela impose des concessions inacceptables tant sur le plan militaire que sur le plan politique par l'un ou l'autre des belligérants sur le terrain. 

Et pour illustrer cette impasse de Minsk et conclure, je citerai les annonces débiles réalisées par le commandement ukrainien concernant "le retrait prochain de ses troupes de plusieurs kilomètres". Ceci reviendrai pour Kiev a abandonner à leurs populations, en plus des positions militaires, les villes de Marinka, Avdeevka, Shirokino, Svetlodarsk, et même Mariupol qui sont des places géostratégiques fortes. 

Le seul retrait possible des auxiliaires ukrops de l'OTAN est un retrait total du territoire de la Novorossiya avec nos baïonnettes et celles de l'armée russe dans leurs reins ! Car la guerre, c'est un peu comme le vin : "quand il est tiré, il faut le boire !"

Donc soit nous allons continuer vers un enlisement meurtrier du conflit tel qu'il est aujourd'hui et qui constituera toujours pour l'OTAN un "front de réserve" sur le flanc de la Russie, soit vers une redynamisation de la guerre, vraisemblablement à l'initiative de Kiev avec l'accord de ses parrains occidentaux, entraînant à très court terme un conflit ouvert entre Kiev et Moscou. Je pense que cette deuxième option n'est pas pour demain et qu'elle sera précédée en signes avants coureurs d'escalades militaires en Géorgie (Abkhazie, Ossétie) ou Transnistrie ou dans le Caucase par exemple 

Erwan Castel 

vendredi 19 juillet 2019

Ne plus reculer d'un seul pas !

"Une seule patrie unie pour tous - Russie"
Alexandre Zakharchenko (1976-2018)
Aujourd'hui j'ai trouvé sur le réseau social VKontakte (que je vous invite à rejoindre pour s'émanciper de la censure psychotique d'un Facebook collabo) un clip magnifique dans la chanson et son illustration et qui symbolise avec émotion ce Donbass en rebellion contre l'hégémonie mondialiste. Les images nous emmènent rapidement du centre de cette magnifique ville de Donetsk jusqu'à son quartier martyr d'Oktyabrsky qui enchasse l'aéroport international, tous les deux ruinés par plus de 5 années de bombardements ukrainiens ininterrompus.


Et aujourd'hui, 18 juillet 2019, le quartier d'Oktyabrsky a été une nouvelle fois frappé au coeur par cette haine criminelle qui l'assiège depuis près de 2000 jours et 2000 nuits, avec Elena Orlova, une femme de 68 ans tuée par les obus des mortiers ukrainiens et qui écrit de son sang avec les soldats qui continuent de tomber quotidiennement pour sa défense, une nouvelle page de l'histoire tragique et héroïque du Donbass.

Pendant ce temps et comme partout ailleurs, les politiciens s'affrontent dans des combats physiquement moins dangereux mais moralement mortels, et où il n'y a pas d'innocent, cherchant les uns par la ruse, les autres par la perfidie, et beaucoup par l'hypocrisie à en finir avec cette guerre où Donbass rime avec impasse. Lorsque je suis allé dans le jardin aux statues de Donetsk observer le rassemblement organisée autour de la très critiquée campagne "Le choix du Donbass" je n'avais pas encore d'opinion arrétée, écoutant les uns et les autres dans leurs vérités.

Aujourd'hui je voudrais que le prochain rassemblement du mouvement "le choix du Donbass" affiche aussi le compteur des victimes des bombardements ukrainiens et des soldats morts en défendant justement la liberté pour cette population russe de choisir sa destinée. je voudrais aussi qu'il cesse de parler de ce "statut spécial" qui est incompatible avec notre liberté gagnée par 5 années de souffrance. 


"Notre choix - Russie", la population du Donbass, à l'occasion de la campagne "Le choix de Donbass", que ce soit ses sympathisants ou ses détracteurs reste fidèle à la destinée qu'elle s'est choisie en 2014 face aux canons ukrainiens. 
Photo Svetlana Kissileva.

Car le choix du Donbass est là, depuis les paisibles jardins fleuris de Dontesk, remplis de chants d'oiseaux et rires d'enfants jusqu'aux quartiers et tranchées de sa ligne de front criblées de balles et d'éclats d'obus, et il s'exprime depuis 5 ans, non pas avec de l'encre ou un clavier, mais avec des chants et des prières, du sang et des larmes indélébiles.


L'intégration à la Fédératin de Russie ou dans un premier temps son indépendance reconnue dans sa sphère d'influence, il n'y a pas d'autre alternative pour le Donbass libre et ses territoires à libérer ! 


Le choix du Donbass est une réalité humaine et ne peut en aucun cas être l'objet d'une manipulation politique quelle que soit son intention finale !

Voilà pourquoi aujoud'hui, si j'accorde toujours ma confiance à la politique menée dans les républiques populaires de Donetsk et Lugansk (même si je ne suis pas toujours d'accord avec les méthodes employées), je reste cependant attentif et surtout à l'écoute du peuple, de ces femmes et ces hommes de la rue, civils et militaires dont j'ai l'honneur de faire partie et qui vivent quodiennement dans leur chair et leur âme cette guerre. 

Ils sont les vrais gardiens du Donbass, de ses espoirs et de ses peurs vécues.

Et si un gouvernement a le devoir de porter à leur réalisation les aspirations de son peupe, ce dernier a la droit de le les lui rappeler si ils estime que les objectifs sont déformés ou que le pouvoir fait une sortie de route !

Mais me direz vous, le devoir du soldat n'est-il pas d'obéir et de se taire ? Certes mais il ne faut pas oublier que son droit est également de s'assurer que les sacrifices consentis par le peuple, dont il est par essence le bouclier, ne soient pas trahis où se perdent dans les circonvolutions byzantines de discours politiciens calculateurs.

Devant le panneau des votes pour la campagne "Le choix du Donbass", la population par dessus les discours labyrinthiques des politiciens, ne manque pas une occasion de confirmer la volonté exprimée depuis 2014.
Photo Kristina Melnikova.

Et je concluerai par ce très beau texte, écrit par Roger Frey, pour le livre "Les centurions" de Jean Lartéguy et qui imagine une "lettre rapportée par l’écrivain latin Suétone, mort en l’an 160. Elle aurait été écrite voici plus de 18 siècles par le centurion Marcus Flavinius à l’un de ses cousins de Rome, Tertullus, alors qu’il servait à la 2e cohorte de la légion Augusta, au camp de Nambèse, en Numidie, c’est-à-dire dans l’actuel Constantinois".

On peut sans aucune difficulté, en lisant se texte épique, penser au Donbass et à tous ces volontaires venus des quatre horizons pour y aider sa population à défendre son identité et ses traditions russes.


 "Que l’on prenne garde à la colère des légions"


“On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous allions défendre les droits sacrés que nous confèrent là-bas tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre civilisation et de notre aide.

Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs.

Nous ne regrettons rien. Mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans la ville se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison, et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon, et vilipendent notre action.

Je ne puis croire que tout cela soit vrai, et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme, et où il pouvait mener.

Je t’en prie, rassure-moi au plus vite, et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent, comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.

S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert… alors que l’on prenne garde à la colère des légions !”.

Volontaire dans le Donbass, peinture de Alexei Kryukov
Aujourd'hui, si son contexte géopolitique est je le reconnais d'une complexité explosive, l'avenir du Donbass est  là: avec une victoire et une Russie à portée de nos mains, et c'est pour cela qu'il nous faut ne pas réaliser un seul compromis qui soit dans les actes une compromission et ne plus reculer d'un seul pas, tant sur le plan éthique, militaire que politique, car comme me le rappelait justement hier une amie en citant Winston Churchill :


"Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur; 
vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre."

Erwan Castel



La chanson originale de Boris Grebenshchikov 


Подмога

Жаль, подмога не пришла, подкрепленье не прислали.
Нас осталось только два, нас с тобою наебали.
Все братушки полегли и с патронами напряжно,
Но мы держим рубежи, мы сражаемся отважно!

Пушка сдохла - все, пиздец, больше нечем отбиваться!
Что ж, закурим, брат-боец, нам от смерти не съебаться!
Жаль, подмога не пришла, подкрепленье не прислали.
Что ж, обычные дела - нас с тобою наебали


Traduction française 

A l'aide !

Dommage, l'aide n'est pas venue, les renforts n'ont pas été envoyés.
Nous ne sommes plus que deux, nous nous sommes fait baiser, toi et moi
Tous les frères sont tombés et c’est juste pour les cartouches,
Mais nous tenons le front et nous nous battons courageusement!

Le canon est mort, c’est fini, il n'y a plus rien pour se battre !
Eh bien, fumons en une, frère d'armes, nous ne pouvons échapper à la mort!.
Dommage, l'aide n'est pas venue, les renforts n'ont pas été envoyés 
Eh bien, chose banale, nous nous sommes fait baiser, toi et moi.


(Merci à Svetlana Kissileva pour la traduction)

mardi 16 juillet 2019

Pour mieux claquer la porte de l'Ukraine ?

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Aujourd'hui s'est déroulé, dans le cadre de la campagne "le choix du Donbass", un rassemblement dans le jardins aux sculptures près de la mairie de Donetsk, action qui continue de susciter des méfiances et critiques acerbes autant que des enthousiasmes et des soutiens populaires.

Je me suis rendu sur place pour regarder de plus près cet évenement créant au sein de la société du Donbass des débats passionnés pour ne pas dire passionnels...


Mardi 16 juillet 2019

A 11h45, je m'approche du podium installé derrière la mairie de Donetsk en traversant un parc aux sculptures déjà rempli, malgré une pluie fien et persistante, d'une foule compacte portant à bout de bras une forêt de drapeaux et de pancartes patriotiques.
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Sur le côté de l'immense panneau ou s'égraine le compteur des signature de la pétition "Le choix du Donbass" des groupes de jeunes artistes de la République se succèdent dans des styles différents pour animer l'événement avec des chansons. L'ambiance est festive et autour de moi les slogans et les symboles confirment tous unanimement que la Russie reste le choix de ce peuple du Donbass qui a pris en main sa destinée en 2014 face aux blindés et avions de combat de l'armée ukrainienne.

Pourtant, sur les réseaux et même parmi des amis, cette campagne menée par le nouveau gouvernement de la République populiare de Donetsk continue de faire grincer les dents de de celles et ceux qui n'y voient qu'un cheval de Troie au service du projet d'intégrer à nouveau le Donbass dans l'Ukraine, en agitant devant lui la carotte du "statut spécial" prévu par les accords de Minsk.

Je ne reviendrai pas sur ce que je pense de ces accords qui ne sont selon mois qu'une capitulation déguisée des républiques du Donbass, j'ai essayésouvent ici de m'expliquer à leur sujet et récemment dans l'article récent ici : "Le diable se cache dans les détails" ou j'évoque d'ailleurs aussi cette campagne "Le choix du Donbass".

Concernant une action, surtout si elle est politique, il convient pour mieux la comprendre et même la critiquer de dépassionner les débats et distinguer dans l'analyse la forme utilisé et le fond exprimé. 

Le Donbass est une terre qui a gagné sa liberté et defende bec et ongles ses traditions et son identité russes par sa sueur et son sang et des sacrifices sans limite que peu d'européens peuvent imaginer aujourd'hui encore devoir exister au XXIème siècle pour faire valoir ses droits les plus élementaires. 

Kiev a franchi depuis longtemps des lignes rougies du sang versé et le point de non retour de cette terre russe du Donbass qui lui fut pourtant confiée pendant près d'un siècle par l'Empire soviétique. Plus de 5 années de guerre fratricide abjecte organisée par l'hégémonie occidentale ont définitivement brisé la réunion historique artificielle de ces 2 peuples slaves. Et aujourd'hui, à Donetsk ou Lugansk, faire réference à un projet - le statut spécial - dont le cadre - Minsk 2- cherche à réintégrer une population meurtrie auprés de ses assassins peut logiquement être interprété comme une insulte envers les souffrances endurées et une trahison envers ce "Printemps russe" qui a libéré la Crimée et une partie du Donbass.

Le fait est que dans sa définition, l'intégration du Donbass au sein de la fédération de Russie est tout simplement incompatible avec celle d'un "statut spécial" qui s'inscrit dans un cadre ukrainien.

Voilà pourquoi je comprends les inquiétudes exprimées, même si je suis convaincu que l'intention finale des autorités de Donetsk et Lugansk, et quelles ont maintes fois exprimé, reste cette intégration du Donbass au sein de la Fédération de Russie (dans les limites des anciens oblasts de Donetsk et Lugansk) et que leur utilisation risquée du terme "statut spécial" a pour objectif de pousser Kiev à la faute.

Je pense, sans prétention ni jugement de personnes, que la politique de communication pour cette campagne a commis des erreurs pédagogiques, n'expliquant pas assez clairement que stratégiquement, cette référence au "statut spécial" des accords de Minsk n'est en aucun cas une acceptation de leur conclusion mais, comme l'a très bien illustré Ivan Prikhodko, le chef de l'adminsitration de Gorlovka, la saisie d'une porte ouverte par les accords félons de Minsk pour mieux pouvoir la claquer au nez de Kiev.
  • "Les gens ne veulent pas retourner en Ukraine. Nous ne retournerons pas en Ukraine ... Nous harmonisons notre législation avec celle de la Fédération de Russie. Nos institutions gouvernementales sont intégrées à la Russie. L'action "Choice of Donbass" est une porte qui claque avant un divorce. Toutes les exigences de l’action correspondent à ce qui est énoncé à Minsk, dans la partie politique de Minsk, que Kiev a si peur de remplir. L'événement "Choice of Donbass" est le dernier clou du cercueil de la politique ukrainienne. C'est une façon de partir et de ne pas revenir de Nenko-Ukraine. Montrez au monde qu'un million de personnes veulent vivre en paix. Zelensky, remplissez les conditions ! Donnez à Donbass le droit de vivre en paix!"

Lorsqu'on écoute la propagande russophobe, la rébellion du Donbass 
est présenté souvent comme le soubresaut ultime de nostalgiques d'un empire 
soviétique révolu. Or, dans la réalité de la rue ou celle du front, il n'en est rien car 
la majorité des activistes, militaires ou civils sont des jeunes résolument tournés 
vers l'avenir et qui d'ailleurs, n'étaient même pas nés lorsque l'URSS a disparu. 


Certes, il subsiste toujours un risque, celui par exemple que Kiev cherche à respecter ses engagements signés à Minsk, mais il est hautement improbable (à moins d'un changement radical de l'ordre mondial exsitant) car il provoquerait et sans l'ombre d'un doute une révolution de palais appuyée par un nouveau "Maïdan" encore plus violent des nationalistes et surtout un sabotage du processus de paix par les USA qui veulent que continue cette guerre du Donbass qui leur offre l'opportunité de militariser l'Ukraine vers l'OTAN et de poursuivre les sanctions éconimiques contre la Russie. 

La population du Donbass ne peut être trahie comme l'a été celle de Kiev pendant le Maïdan, car elle a pris les armes et gagné sa liberté contre toute attente au prix de sacrifices et de souffrances inouies (et qui continuent) scellant à jamais sa volonté souveraine de rejoindre la Russie qui est la terre de ses racines. Les choix du Donbass ne sont pas motivés par le scintillement des miroirs aux alouettes agités par une Union Européenne assistante de l'OTAN, mais ils sont les conséquences assumées et désintéressées d'une conscience identitaire et d'une maturité politque qui ont permis de résister militairement à l'Ukraine tout en bâtissant des nouvelles républiques populaires audacieuses.

Le peuple du Donbass sait faire la différence entre un compromis politique et une compromission morale et les inquiétudes actuelles qui fusent autour de la campagne "le choix du Donbass" doivent être considérées comme une réaction logique et légitime d'une volonté populaire qui tient a garder entre ses mains les cartes de sa destinée. 

En rajoutant en post scriptum d'un texte consensuel la référence clivante du "statut spécial", les initiateurs de cette campagne "le choix du Donbass", ont certainement choisi d'affronter Kiev sur son propre terrain pour mieux démasquer la perfidie de sa politique mais aussi  en déclenchant les polémiques (car les réactions populaires étaient prévisibles), ils signifientt ainsi indirectement à l'ennemi que la population du Donbass refusera toute compromission ouvrant les portes de la trahison.


Aucune ambiguité quant à l'objectif final du choix du Donbass : La Russie !

Et je considère alors les débats passionnés naissant autour de cette campagne "le choix du Donbass" plutôt intéressants et surtout symptomatiques de la bonne santé de cette conscience collective de la population et que 5 années de bombardemenst ukrainiens n'ont pas réussi à émousser. 

Il n'y a pas selon moi d'affrontement idéologque mais juste une divergence des cheminements et méthodes employées mais pour arriver au même résultat: 
  • D'un côté des personnes s'exprimant avec une passion et un coeur ouvert sur un présent douloureux et une espérance pour laquelle ils ont tout donné.
  • De l'autre côté des responsables qui, pour débloquer la situation ont choisi dans une real politik très poutinienne de battre l'ennemi sur son propre terrain en lui répondant.
Mais les uns comme les autres avec des méthodes certes très différentes veulent bien "in fine" la même chose: que le Donbass (et dans la totalité de son territoire) puisse décider de sa destinée et choisir de faire partie de la sphère russe, soit comme république intégrée à la Fédération de Russie ou, en première étape, comme un état indépendant et reconnue par elle.

Il y a ceux qui suivent la campagne "le choix du Donbass" avec confiance et optimisme (tout en gardant les yeux bien ouverts) et ceux qui, en exprimant sans ambages leurs inquiétudes et même leurs peurs, lui rappellent les limites à ne pas franchir et au delà desquelles le gouvernement qui doit les représenter serait désavoué par son peuple souverain.

Et cela s'appelle la démocratie...

Erwan Castel