mardi 21 mai 2019

Pour l'Eternité

328

Le buste du commandeur "Mamaï", dévoilé par Larisa sa veuve et leur fils Zaur, est la première stèle ouvrant l'allée des héros au coeur de Donestk et dans les champs de le mémoire éternelle.

Dans le coeur historique et symbolique de Donetsk, dans une allée du parc du "Leninsky Komsomol" menant au monument-musée de la guerre, un buste en bronze de Oleg Mamaïev dit "Mamaï", commandeur de la Brigade Piatnashka tué au combat il y a un an, a été inauguré en présence des présidents des Républiques de Donetk et d'Ossétie du Sud.

Pour cette nouvelle cérémonie d'hommage à ce chef de notre bataillon, paternel et exemplaire, nos coeurs dans lesquels il n'a pas disparu étaient serrés mais aussi fiers de voir notre commandeur entrer ainsi et légitimement dans la légende et la postérité.


Mardi 21 mai 2019

Nous sommes au "Leninsky Komsomol Park" au coeur de la ville de Donetsk

Au dessus de nos têtes immobiles, accompagnant la foule qui arrive au pied du monument de la Grande guerre patriotique, un vent attenuant les brûlures du soleil fait chanter les drapeaux de la République Populaire de Donetsk brandis par des volontairesdu mouvement de la jeunesse républicaine.

Pour cette cérémonie clôturant la série de celles de mai (1er, 6, 9, 11, 17), les femmes et les hommes de Donetsk sont venus en grand nombre saluer la mémoire de ce frère ossète venu défendre leur liberté et devenu fils du Donbass par son sang versé le 17 mai 2019 sur le front de Promka, entre Yasinovata et Avdeeka. 
Et dans ses uniformes chamarrés d'or et d'argent, une garde d'honneur formée par les cadets, accueille en silence le public puis les autorités...


Notre bataillon quant à lui est également rassemblé et sa garde aux drapeaux porte près de la stèle de son commandeur les couleurs des républiques de Donetsk et d'Ossétie du Sud, de la Russie et de la Brigade internationale Piatnashka.


Pour cet hommage, de nombreuses personnalités ont fait le déplacement jusqu'à Donetsk pour saluer la mémoire de ce volontaire ossète : Denis Pushilin, Président de la République Populaire de Donetsk, mais aussi Anatoly Bibilov, président de la République d'Ossétie du Sud, Alexander Boroday, chef de l'Union des volontaires du Donbass, Ahra Avidzboî "Abkaz" fondateur de Piatnashka ainsi que des ministres et députés d'aujourd'hui ou d'hier...




Après que la stèle ait été dévoilée, à l'issue des discours, par la veuve d'Oleg Mamaïev Larisa tenant dans ses bras Zaur leur fils, nous sommes allés saluer le buste du commandeur avant de partir vers la base de la brigade pour un second rassemblement autour de l'inauguration d'une plaque commémorative à l'entrée de son Etat major.


"Mamaî" par son engagement international, ses faits d'armes et sa personalité incarne ce "Printemps russe" qui traduit le réveil identitaire russe, au sein des populations russes et russophones d'Ukraine, mais aussi d'Ossétie, d'Abkhazie, de Transnisstrie etc pour qui cette relation avec le monde russe n'est pas seulement historique mais charnelle. Et les volontaires venus de tous horizons pour se battre sur ce front du Donbass contre la dictature criminelle de la marchandise sont de ces hommes désintéressés, sont aux antipodes de ces courtisans à breloques et affairistes attirés par les lumières du pouvoir: leur chemin est celui de l'Honneur et non des honneurs. Mamaï était l'un d'eux, et par son sacrifice il est devenu leur exemple vivant éternellemnt dans les coeurs .

Le 9ème épisode de la série documentaire sur le Donbass, 
écrit par Semen Pegov reporter de guerre pour WarGonzo,  
a été diffusé le 17 mai, 1 an après la disparition de Oleg 
Anatolyevich Mamaiev , "Mamaï", et lui est consacré.


Arrivés à la base "Sarmat" de la Brigade, nous avons retrouvé nos camarades rentrant des serrvices du front ou des casernes pour inaugurer ensemble la plaque commémorative en l'honneur de "Mamaï" et toujours en présence de sa famille et du Président de l'Ossétie du Sud qui ne manque jamais de venir nous saluer à chacun de ses déplacements à Donetsk.

Au cours des différents discours entendus au fil de la journée, le ton a été unanimement donné par tous les intervenants, parlant du "Monde Russe" et de la Fédération de Russie comme seule et unique mère patrie des enfants d'Ossétie ou du Donbass. Il est évident que cet hommage rendu à un héros mort pour le Donbass est l'occasion d'affirmer avec la force de son sacrifice cette volonté commune d'intégrer la Russie qui est écrite aujourd'hui avec le sang de tous ces volontaires qui depuis 5 ans défendent à la fois sa terre historique, mais aussi ses valeurs civilisationnelles.


Oleg Mamaïev a désormais achevé son chemin vers la postérité et il restera dans les mémoires de l'Histoire du Donbass aussi longtemps que durera son bronze dans les vents impuissants du temps. 

Et pour nous qui l'avons connu et cotoyé sur le front, "Mamaï" restera dans nos coeurs cet homme simple et généreux, fondant son commandement exemplaire et naturel sur la force de son exemple et un charisme tant physique que mental et qui n'avait d'égale que son humilité.

Pour rappel, voici un reportage de guerre signé Sladkov sur
Mamaï au front de Yasinovataya. On y voit dans le montage
les dernières minutes de la vie du commandeur, ce 17 mai 2018

Les autres articles sur Mamaï parus dans ce blog ici : "Mamaï"
Erwan Castel


Autres articles sur l'événement :


Autres reportages sur la stèle de Mamaï :





vendredi 17 mai 2019

Mamaï, c'était hier... il y a 1 an déjà !

327


Il y a un an, le 17 mai 2018, notre commandeur de Piatnashka était mortellement blessé au combat sur le front de Promka, entre Avdeevka et Yasinovataya, au Nord de Donetsk. Depuis 1 an le souvenir de cette homme exemplaire est resté vif dans les coeurs de ses soldats et son nom est désormais lié à celui de la brigade internationale et de ses actions qu'elle continue à mener toujours aux avants postes du front du Donbass... car les héros ne meurent jamais !




Vendredi 17 mai 2019

Aujourd'hui nous avons préparer nos treillis pour une cérémonie ou plutôt une réunion familiale de notre bataillon autour du souvenir de Oleg Mamaiev, ce volontaire ossète devenu au fil des combat le commandeur de Piatnashka. Il nous semble tous que ce soir où les dieux de la guerre ont appelé "Mamaï" à leur grand festin était hier, et pourtant autour de nous de nouveaux volontaires sont là, ayant marqué de leurs arrivées régulières l'écoulement de cette année passée depuis ce 17 mai 2018.

Un soleil nous accueille sous les drapeaux de la caserne "Sarmat", les soldats s'alignent en silence fixant le portrait de Mamaï et sa garde d'honneur, plusieurs anciens ont fait le déplacement ainsi que la famille d'Oleg Mamaiev, sa mère, son épouse et son jeune garçon. Je sens dominer dans les rangs un silence et un respect et les souvenirs du commandeur, ce volontaire venu d'Ossétie du Sud et devenu fils du Donbass par son sang versé, se déversent de la mémoire par le courant de cette minute de silence. 


Pour ce moment de recueillement, Yulia Tchitcherna et Oleg Reka nous ont rejoint, fidèles troubadours du Donbass et des unités militaires engagées en première ligne de sa défense. 

A l'issue de l'hommage à notre commandeur, nous nous dirigeons vers la tonnelle située derrière les cuisines où nous attend un repas fraternel composé de plats typiques de cette région transcaucasienne et particulièrement d'Ossétie, la patrie charnelle de Mamaï. Les chanteurs ouvrent alors les hommages au commandeur mort au combat par 2 chansons écrites en son honneur: 

Yulia Tchitcherina commence avec sa chanson "Volontaire" dont les paroles et la mélodie sont portées par le silence des soldats, et de la famille de feu Oleg Mamaïev. C'est la première fois que je vois Yulia hésiter en chantant mais rapidement les larmes qui envahissent ses yeux m'en donnent la raison et c'est avec gravité qu'elle finit sa chanson avant de se précipiter dans les bras de la maman de Mamaï et partir submergée par la tristesse.


Puis ce fut au tour d'Oleg Reka de chanter ses 2 chansons en hommage à Piatnashka et son commandeur Mamaï, tué au combat il y a 1 an. Une chanson plus virile mais tout aussi émouvante, qui témoigne de la notoriété légendaire laissée par Mamaï dans les mémoires et qui depuis l'immense foule venue l'accompagner pour son dernier voyage jusqu'à aujourd'hui n'a jamais diminué dans les coeurs fidèles.



Puis ce fut le tour de partager autour d'un repas les souvenirs autour de la famille et des officiers du bataillon, et de découvrir cette délicieuse bière ossète au goût de kwas, un "plov" ouzbek et d'autres plats traditionnels du Caucase... De nombreux toasts furent prononcés en l'honneur de Mamaï, depuis ses camarades ossètes toujours présents à Piatnashka jusqu'à "Svarog", son adjoint devenu le nouveau commandeur de l'unité depuis 1 an.



Au mileiu des soldats, la famille de Mamaï 
Après demain nous repartirons vers les lignes, certains au Nord, d'autres au Sud, les unités du bataillon étant aujourd'hui dispersées vers ces secteurs du front qui sont devenus au fil des combats et bombardements des "zones de contact" avec les avants postes ukrainiens. Si le soldat pour gagner et survivre se doit de regarder vers l'avant sans craindre de perdre ce qu'il laisse derrière lui, nul doute en revanche que les souvenirs d'anciens et de vies exemplaires tel que Mamaï sont emportés dans son coeur et lui donnent alors plus de force pour affronter ses devoirs et son destin. 

Erwan Castel

Grégory Leps - "Merci les gars, miliciens de la DNR et LNR"


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front



Dans un monde en guerre, l'innocence et la pureté de cet enafnt, le fils de Mamaï nous rappelle ce pourquoi chaque jour nous nous battons 






Je finis ce partage de mon journal par une vidéo de Staï, 
le lynx de Mamaï qui est aujord'hui retourné en Ossétie
du Sud,  au sein de sa famille adoptive.

Les derniers vols des vautours US


Dans cette "paix chaude" qui prand la relève de la guerre froide de la seconde moitié du XXème siècle, les USA, via l'OTAN, leur bras armé tenant sous sa coupe les états occidentaux ont engagé leurs forces au plus près des frontières de la Russie, notamment sur la ligne reliant la Mer Noire à la mer Baltique, ces 2 pivots stratégique de l' "Intermarium" dont le contrôle permettrait d'isoler la Russie de toutes relations économiques avec l'Ouest Européen.

Manoeuvres militaires sur les frontières russes, aide militaire à des alliés de l'OTAN ouvertement bellicistes vis à vis de Moscou, comme les pays baltes, la Géorgie ou l'Ukraine où l'OTAN entretient une guerre menée contre les russes du Donbass par le pouvoir fantoche installé à Kiev avec le coup d'Etat du Maïdan, dont les organisatios par la CIA et les conseillers militaires étasuniens est aujourd'hui un secret de Polichinelle.

C'est dans ce cadre de paix chaude" que les vols de reconnaissance de l'OTAN se font de plus en plus fréquents sur le front du Donbass et le long des frontières et des côtes russes voisines.

Ainsi pour ces dernières semaines parmi les principaux vols de reconnaissance de l'OTAN vers la Russie on peut citer :
  • Le 11 février, l'armée russe a détruit un drone étranger qui suivait les exercices en Crimée. "
  • Le 18 février, l'avion de reconnaissance stratégique américain RC-135V a effectué des reconnaissances de plusieurs heures aux frontières de la Fédération de Russie dans la région de Crimée. 
  • Le 22 février, un avion militaire américain a effectué un vol de reconnaissance au-dessus de la Russie. 
  • Le 1 er mars, trois appareils des États-Unis et de l'OTAN ont effectué simultanément des opérations de reconnaissance aux frontières russes. 
  • Etc.
Hier, un drone stratégique "RQ-4 Global Hawk" a de nouveau effectué un "reniflage" de ce théatre d'opérations entre Russie et Ukraine, en restant dans l'espace aérien interational ou dans celui de cette dernière qui semble être devenue son terrain conquis.Ce type de mission, en plus des missions satellites et des unités de recherche humaine et électronique, est autant à mettre sur le compte de l'observation militaire que sur celui de la provocation. 

La visibilté sur les radars aériens est tout simplement duse à l'obligation de conserver l'IFF du drone activé pour ne pas être considéré comme hostile et abattu alors par les unités de défense antiériennes ukrainiennes ou russes. Concernant les défenses antiaériennes républicaines, ces missions de l'OTAN restant dans l'espace aérien ukrainien et à très haute altitude, elles ne peuvent intervenir.

Voici, étape par étape la mission réalisé par ce drone US en provenance de la base aérienne de l'OTAN située à Sigonella en Sicile :




Ce genre de mission de reconnaissance est aussi à mettre à mettre sur le compte des préparations renseignements précédant toute guerre offensive envisagée contre un pays tiers.

Erwan Castel

mercredi 15 mai 2019

More Majorum


Les festivités de ce 5ème mai ne doivent pas nous faire oublier les souffrances vécues sur la ligne de front par les civils du Donbass ainsi que par ses défenseurs qui, de Mariupol à Lugansk, paient depuis le mois de février un lourd tribu pour la Liberté des jeunes républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Un requiem sans fin est joué dans le Donbass, le front rapportant chaque jour les noms de ces tués au combat qui se sont sacrifiés pour que tienne cette lpremière ligne contre laquelle s'amasse toujours plus nombreuses les forces armées ukrainiennes. Beaucoup parmi ces tués sont de jeunes hommes ou femmes enthousiastes et fiers de servir ce Donbass où fleurit l'espérance d'une société plus juste et fraternelle. Ils n'ont parfois que 19 ou 20 ans et une courte mais intense expérience du combat... et de la vie, mais leur bravoure n'a rien à envier à celles des héros qui chevauchent au panthéon des immortels et qu'ils sont allés rejoindre...

Ainsi de Constantin Varganova, un jeune homme de 22 ans servant dans les rangs de la 7ème Brigade motorisée de la République Populaire de Lugansk tué au combat ce 13 mai 2019.

Les circonstances de sa mort o,t été rapporté par les ukrainiens eux mêmes à l'occasion de leurs habituelles vantardises après avoir infliger des pertes à nos défenseurs républicains 

Lors d'un violent combat de son unité avec un groupe de reconnaissance ukrainien Contantin Varganova a été sérieusement blessé lors de l'attaque, Immobilisé par sa blessure il s'est fait encercler par l'ennemi, mais alors qu'il était sur le point d'être capturé, il a préféré se faire exploser sur une de ses grenades.


Chaque tué est une perte et une douleur immense pour les familles, les amis, les camarades de combat et les Républiques de Donetsk et Lugansk, tous unis dans la résistance pour leurs libertés, mais le sacrifice héroïque de ces enfants du Donbass, de Russie ou d'ailleurs renforce la foi en la victoire de celles et ceux qui continuent le combat et ramassent leurs armes.

Et il est autant difficile de ne pas exprimer sa compassion que de trouver des mots à la hauteur devant ces jeunes destinées humaines fauchées avant leurs épanouissements. Mais du sacrifice de ces volontaires ensemençant cette terre sans cesse alourdie par les batailles de l'Histoire et par le sang versé, germeront plus fortes et invicibles les espérances de liberté et des moissons de paix.

Erwan Castel

lundi 13 mai 2019

Pourquoi Kiev a envahi la "zone grise"

Bombardement ukrainien du Nord de Gorlovka réalisé  le 13 mai matin depuis des positions de la "zone grise" occupés

Depuis 2016, en pleine tentative de faire appliquer les accords de paix signés à Minsk en février 2015, les forces de Kiev ont généralisé des opérations militaires dans la "zone grise", cette bande théoriquement neutre qui est située entre les avants postes ukrainiens et républicains et dont le protocole de paix demande un largeur de 2km minimum et une démilitarisation complète. Et ces opérations dans cette "zone grise" ont évolué de mois en mois :
  1. Minage de la zone neutre
  2. Reconnaissances offensives vers les lignes républicaines 
  3. Occupations temporaires puis permanentes de positions 
  4. Avancées successives jusqu'à arriver au contact des défenses républicaines 
  5. Déploiement d'unités d'artillerie de 1er échelon dans les positions occupées etc...
Cette tactique que les ukrainiens ont baptisé eux mêmes "sauts de crapaud" présente dans ses résultats plusieurs avantages :
  • Provoquer des ripostes de la part des forces républicaines puisr ls accuser d'avoir voulu initier une escalade militaire. Nombreuses sont ces opérations qui coincident avec une réunion de travail de Minsk 2 ou l'arrivée de journalistes par exemple).
  • Créer des "zones de contact" avec les positions républicaines, et par une réduction de leur temps de réaction les obliger à renforcer leur première ligne à partir des forces de réserve (1ère étape de la trilogie offensive: "fixer" "déborder" "attaquer").
  • Ces captures de terrains pourtant inoccupés par les forces républicaines sont créditées par la propagande politico-militaire de Kiev comme une victoire militaire de Kiev contre les "terroristes" du Donbass et la Russie.
  • La proximité des lignes belligérantes rend encore plus difficile l'application réel du cessez le feu et permet à Kiev d'engager sous couvert des échanges de tirs réguliers une hémorragie quotidienne et soutenue sur les avants postes républicains.
De son côté la propagande républicaine, jouant un manichéisme logique tente de minimiser ces avancées ukrainiennes dans des zones inoccupées par son armé, en insistant sur les pertes importantes subies par Kiev (par des mines et des ripostes) pour s'en emparer et que la ligne de défense ukraineinne n'a pas bougé d'un iota, ce qui est vrai.

Mais, au fur et à mesure que cette "zone grise" diminue comme peau de chagrin, force est de constater que les pressions meurtrières des forces de Kiev sont de plus en plus importantes et fréquentes, tant sur les positions militaires que sur les zones résidentielles civiles républicaines, comme à 5h00 ce matin 13 mai, sur le front Nord de Gorlovka, au Nord de la république Populaire de Donetsk (voir carte ci dessus) :

13 mai 2019, 5h00 du matin, les forces ukrainiennes bombardent
le Nord de Gorlovka à partir des hameaux de Gladosovo et Travnevo
positions de la "zone grise" srécemment occupée par Kiev, et que les 
adeptes inconditionnels de Minsk 2 persistent à juger insignifiantes 
Comme on peut l'entendre sur cette vidéo, la zone grise, lorsqu'elle est occupée par Kiev devient un problème majeur pour la défense républicaine. Et de s'interroger sur l'impunité totale dont benéficie Kiev concernant ces "sauts de crapauds" qui sont en eux mêmes déjà des violations flagrantes des accords de paix signés à Minsk, accords que les forces républicaines en revanche s'efforcent de respecter hormis bien sûr les ripostes de légitime défense...

Je crains qu'avec Zelensky les diplomaties pour "jouer le temps", ne remontent une nouvelle fois le ressort de la patience et d'accords de paix qui ne seront jamais sonnés pour la simple raison qu'ils sont militairement irréalisables dans les déploiements actuels des forces ukrainiennes et politiquement inacceptables dans les concessions politiques qu'ils demandent à chacune des 2 parties (comme par exemple le statut spécial du Donbass et le contrôle ukrainien de ses frontières avec la Russie).
Et sur le terrain, les bombardements et les combats continuent et continueront donc, et de façon exponentielle, symptômes de l'enlisement profond du processus de paix, mais qui scelle definitivement le rejet de l'Ukraine et motive la "passeportisation" russe pour laquelle on estime à 80% le nombre d'habitants désireux d'en faire la demande.

Le défunt président Zakharchenko avait bien prévenu en 2017 : "ce conflit ne pourra se terminer que par une victoire républicaine totale sur les forces de Kiev"

Erwan Castel

dimanche 12 mai 2019

Numéro 13 de la revue franco-russe "Méthode"


La revue "Sans frontière" devenue "Méthode" vient de sortir ce mois ci son 13ème numéro dense et passionnant et lourd de l'actualité de cet incendie de la cathédrale Notre Dame qui a marqué les esprits en Russie, autant qu'en France et dans de nombreux pays du monde (y compris non chrétiens) 

Un grand bravo à l'équipe menée par Hélène Sydorova et François Maurice et qui m'offre le plaisir et l'honneur de me compter régulièrement parmi ses rédacteurs. 

Toutes mes pensées à cette équipe dont la croissance continue et la qualité croissante symbolise bien cette amitié franco-russe qui dépassent les frontières et les orages de l'Histoire pour unir les coeurs de 2 peuples fondateurs de la civilisation européenne. 


Erwan Castel

Les liens pour lire librement ce numéro 13 de "Méthode" de avril/mai 2019 :







Merci pour votre fidélité et bonne lecture à tous.



Sommaire :


  • Guillaume de MENTHIÈRE - Nuit de feu
  • Christian VANNESTE - Notre-Dame en flammes : un appel au sursaut national !
  • Roland PIETRINI - Jupiter et le feu de Dieu
  • Karine BECHET-GOLOVKO - Notre-Dame va-t-elle réveiller le peuple de France ?
  • Erwan CASTEL - Un drame effroyable !
  • Déclaration de sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou à l’Archevêque de Paris, Monseigneur Michel Aupetit
  • Bruno TELLAM - Il est fini le temps des cathédrales !
  • Marie-Simone POUBLON - Quand l’université française sanctionne ses professeurs. Les intellectuels qui s’opposent à la pensée unique mis au placard !
  • Fabrice IRAT - Deuxième lettre ouverte d’un gilet jaune à un ami sénateur
  • Galima GALIULLINA - La Russie dans l’arène mondiale des combats sans règles. Pour le 12e anniversaire du discours de Vladimir Poutine à Munich
  • Gilles-Emmanuel JACQUET - Entretien avec deux vétérans des forces insurgées du Donbass
  • Erwan CASTEL - L’OTAN sur la ligne rouge de Moscou
  • Julie LÉVESQUE - « L’ingérence russe » sert-elle à réprimer la dissidence et camoufler la fraude électorale du Parti démocrate ?
  • Vincent GOJON - La fabrique des leaders aux dents blanches
  • Bruno ADRIE - L’Amérique a vaincu Hitler, mais, par elle, l’hitlérisme a vaincu
  • François LEJEUNE - L’Islamisme en Ukraine : les deux enfants terribles de l’atlantisme alliés contre la Russie
  • Olivier PIACENTINI - Les populismes parviendront-ils à vaincre le mondialisme ?
  • Alexandre WATTIN - Le traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle. Quelles avancées pour la coopération franco-allemande
  • Jean-Louis ETIENNE - Les relations belgo-russes durant l’année 2018
  • Julien LOVATO - Le shadow banking en quelques mots
  • Jean-Marc TRUCHET - Un peu de soleil et du vent dans les factures d’électricité…
  • Gilles-Éric SERALINI - Déficiences graves pour évaluer les OGM (Steinberg et al. 2019). Pourquoi ?
  • Jean GOYCHMAN - Pourquoi les guerres mondiales ont-elles eu lieu ?
  • Guennady KLIAGUINE - Le destin étonnant d’un soldat de la Wehrmacht devenu Héros de l’Union Soviétique
  • François MAURICE - Sauvons le patrimoine syrien. Entrevue avec Pascal Brocard
  • Laurence GUILLON - La Religion du futur
  • François MAURICE - L’église orthodoxe de la Protection de la Mère de Dieu et de Saint-Alexandre de la Néva
  • Henri FENG - Michel Foucault : de la mort de l’homme à la société de la surveillance
  • Roland THEVENET - Yarilo de Laurence Guillon
  • Graham HARRISON - Anna Akhmatova. Poète dans le tourbillon (1ère partie)
  • Michel MOGNIAT - Sérotine de Michel Houellebecq
  • Gaétan BOUCHARD - Ô belle rose blanche !
  • Roger-Pol COTTEREAU - Poésie : Notre-Dame de Paris
  • Julia CASADO - Parlons russe ! Leçon 5. Présentations et usages

Victor Lenta, un parcours au service des peuples


Victor Lenta est le leader des premiers volontariats français pour venir rejoindre le Donbass en guerre. Dès 2014, il initie "Unité Continentale" et malgré les difficultés du moment réussi à parvenir dans le Donbass avec une petit groupe qui va rapidement s'etoffer de nouveaux volontaires français mais aussi espagnols, brésiliens etc.

Au tout début 2015, le groupe malheureusement va se déliter par des retours en France, des difficultés d'intégration ou relationnelles mais il reste que ses pionniers ont ouvert la voie certes étroite et tortueuse du volontariait occidental pour le front du Donbass. D'autres volontaires vont suivre en 2015 et jusqu'en 2018 jusqu'à ce que les conditions d'engagement et d'accès au Donbass soient plus draconniennes. 

Dans cette interview, Victor revient sur son parcours et notamment ces engagements au sein des parachutistes français, des volontaires du Donbass en 2014 et 2015 et des gilets jaunes depuis 6 mois aujourd'hui.


Il est intéressant de constater dans le discours de Victor la continuité de service aux populations existant dans ses 3 engagements, à priori très différents mais dont les motivations métapolitiques apportent une cohérence idéologique supra-communautariste. Il faut en effet, pour peu que l'on sache regarder derrière les écrans de fumée des propagandes qui s'affrontent au dessus de ces lignes de front distinguer la fracture existante entre les pouvoirs totalitaires aux ordres de la ploutocratie mondialiste et leurs peuples qui veulent défendre leurs traditions séculaires et leurs libertés héritées dans une dynamique apolitique, que l'on pourrait appeler le sens commun d'un "inconscient collectif" (Le Bon, Jung) ou aussi cette  "common decency" pour citer le sitautionniste Georges Orwell. Et Victor de rappeler également le danger de maipulation et détournement politique ou pourrissement social de ces dynamiques révolutionnaires et qui organisés par les pouvoirs dérivants remis en cause.

Merci à Victor de rappeler cette cohérence et convergence réelle des luttes qui se déroulent aujourd''hui sur le nouveau champ de bataille opposant une vision unipolaire gouvernée par les intérêts élitistes de la haute finance internationale, à une vision multipolaire défendant les libertés des peuples dans leurs identités et volontés respectives.

Erwan Castel

La République a 5 ans !


Aujourd'hui la République Populaire de Donetsk fête ses 5 années d'existence et d'espérance nées dans le feu d'une guerre qui continue jusqu'à aujourd'hui, les détonations des canons ukrainiens se mélant aux explosions des feux d'artifice célébrant l'évèenement.

C'était en effet ce 11 mai de l'année 2014 que s'est déroulé le référendum pour l'autodétermination des populations de Donetsk et Lugansk en Républiques Populaires. Et malgré les pressions de Kiev exercées dans quelques bureaux administratifs frileux encore soumis à la hiérarchie ukrainienne, où les menaces de répression lancés par les unités des radicaux nationalistes en route vers les portes de leurs cités, les populations du Donbass vont massivement se prononcer en faveur de l'indépendance de leurs régions : avec un taux de participation qui dépasse les 75% le séparatisme avec l'Etat ukrainien est demandé par 89% des votants à Donetsk et 96% à Lugansk, ce qui hisse la dynamique populaire de ces régions aux racines russes toujours vivantes au même niveau que le référendum réalisé en Crimée 2 mois auparavant.

En faveur de l'indépendance de la République populaire de Donetsk, se sont exprimés 89% des votants de la République Populaire de Donetsk et 96% dans la République jumelle de Lugansk, ce qui est comparable aux résultats du référendum sur la Crimée du 16 mars 2014.

Pour expliquer ce choix quasi unanime d'une indépendance des régions de Donetsk et Lugansk, alors que quelques semaines auparavant il n'était question que d'autonomie dans une requète de fédéralisation de l'Ukraine il faut se souvenir de la radicalisation criminelle opérée par Kiev dans les jours précédents à l'égard des populations de l'Est de l'Ukraine qui entretiennent déjà un rapport affectif puissant avec leurs racines russes et des liens familiaux et sociaux dans les régions limitrophes de la Fédération :
  • Discours russophobes de plus en plus agressifs de la part des tenants du nouveau pouvoir
  • Déclenchement le 13 avril d'une Opération Spéciale Antiterroriste, contre les manifestants fédéralistes 
  • Massacre le 2 mai d'une quarantaine de manifestants pro-russes à Odessa
  • Premiers combats à Slaviansk
  • Massacre le 9 mai de près de 100 manifestants à Mariupol, par le bataillon spécial Azov
  • Etc.

Plutôt que de faire peur et dissuader les femmes et les hommes du Donbass de prendre leur destinée en main, les violences ukrainiennes à leur égard vont au contraire renforcer leur détermination à larguer radicalement les amarres avec un pouvoir issu d'un coup d'Etat et qui leur a déclaré une guerre idéologique, ethnique, culturelle à caractère génocidaire. Les tués et les blessés d'Odessa, de Mariupol, de Kransnoarmeisk, de Slaviansk et Kramatorsk vont être le torrent qui va faire débordé le vase du mécontentement populaire et transformer des protestations politiques en résistance et rébellion armées, pour péserver le dignité et la vie des populations de Donetsk et Lugansk. 

Certains bureaux de vote vont être interdits dans les villes déjà controlées par Kiev, comme Mariupol par exemple, et dans d'autres cités ce sont les nationalistes radicaux où les gardes frontières ukrainiens qui vont intimider la population voire l'attaqueren toute impunité, au moment du scrutin, comme à Krasnoarmeysk (2 tués et plusieurs blessés) ou Novoaydar par exemple. Il faut se souvenir aussi que d'autres régions d'Ukraine désiraient organiser également ce référendum mais se sont rétractées au dernier moment comme les oblasts de Kherson ou Kharkov par exemple, afin d'éviter les effusions de sang promises par les radicaux nationalistes ukrainiens.

11 mai 2014, malgré les menaces physiques des nationalistes ukrainiens et les colonnes blindées de Kiev qui s'amassent autour de leurs cités, les femmes et les hommes du Donbass se précipitent vers les bureaux de vote pour engager une réparation historique et leur retour au sein de la Russie, par ce réfrendum d'indépendance qui en est la première étape.
Lorsque les populations de Donetsk et Lugansk vont aux bureaux de vote, ils pensent dans leur immense majorité que le scénarion de Crimée va se répéter dans le Donbass, mais malheureusement les jours, les semaines et les mois ne leur ont pas donné raison, plongeant la région dans un conflit infernal mené par Kiev durant quasiment un an, puis une guerre d'usure après la signature des accords de Minsk 2 en févier 2015.

Mais malgré la mise en sommeil du projets Novorossia, malgré les difficultés économiques dues àç la guerre, le blocus les combats et les bombardements meurtriers, malgré la réticence du Kremlin à intervenir militairement et intégrer cette région russe du bassin du Don, la population de Donetsk et Lugansk, mais aussi des territoires occupés par Kiev n'a jamais perdu espoir quant au retour en Russie qui est la seule issue possible à ce conflit.

Bien sûr, vouloir prétendre comme les propagandistes poutilonâtres et autres larbins des pouvoirs, qu'il n'y a jamais eu de grincements de dents et même de déceptions au sein de la population serait un fantasme mensonger de la veine de ceux qui mobilisent les logorrhées insipides, se servant du Donbass uniquement comme d'un marchepied pour servir leurs égotismes narcissiques. Personnellemnt j'exècre les alcôves de toute forme de pouvoir car s'y vautrent trop de ces propagandistes de paille et courtisans à breloques, et je préfère de loin écouter les sentiments des gens du peuple, de ceux qui ont les mains usées par le travail quotidien dans les usines, les champs ou les tranchées et de ces familles qui survivent sous les toits des quartiers populaires usés par l'abandon post soviétique et les bombardements ukrainiens et auprès desquelles j'ai choisi de vivre loin des rutilences politiciennes.

Et cette population ne cesse de m'impressionner, car après 5 années d'ostracisation, de souffrances, de sang et de larmes, elle n'a jamais cessé de surmonter les difficultés de survie et les déceptions politiques et économiques consécutives autant à la guerre qu'à cette "real politik" moscovite cherchant à tout prix à gagner du temps pour donner une chance à une sortie de crise pacifique tout en se préparant au pire. Car dans le coeur des gens et se démarquant des discours officiels obligés, il y a une exécration de ces accords de Minsk iréalisés et irréalisables tandis que brûle toujours dans leur coeurs la flamme de la Novorossia, cette entité russe historique allant de Karkhov à Odessa, et qui exprime avec force, historiquement politiquement et culturellement, ce retour vers la Russie tant attendu et qui a déjà éclos en Crimée. 

Il n'y a qu'a oberver l'engouement populaire qui est resté intact pour le projet de la Novorossia et les meneurs de ce Printemps russe (Strelkov, Purgin, Mozgovoï, Bezler, Motorola, Givi, Zakharchenko etc...) malgré qu'ils aient pour beaucoup disparus de la scène, écartés politiquement ou éliminés physiquement dans des opérations spéciales ukrainiennes. Ils incarnent à l'image du président Zakharchenko assassiné le 31 août 2018 la résistance du Donbass et sa libération du joug ukrainien post maïdan.


5 années, c'est une seconde dans un temps historique mais c'est aussi une étape importante dans la maturité de toute entité individuelle ou collective et qui cesse définitivement, après ce cap franchi, d'être un rève fragile pour devenir un projet solide...

5 ans c'est le temps qu'il faut à un enfant pour naître, grandir, se lever marcher et commencer à forger sa personnalité au fur et à mesure que se portent toujours plus loin son regard et ses connaissances et que s'accumulent ses expériences heureuses ou malheureuses. 

Et la guerre qui fait rage depuis 5 ans dans le Donbass est à la fois le danger mortel qui pèse sur les jeunes Républiques et en même temps le catalyseur des énergies qui permet de renforcer et d'accélerer la concrétisation de cette volonté commune partagée au delà de toutes les communautés ethniques, idéologiques, culturelles et religieuses. 
  • Après avoir encaissé le choc d'une "Opération Spéciale Antiterrosriste" ukrainienne hallucinée, meurtrière et disproportionnée, la population du Donbass a validé par le référendum du 11 mai 2014 sa résistance contre l'agression russophobe commanditée par l'OTAN sous couvert du projet d'intégration à l'Union Européenne agité sur le Maïdan. Cette première étape est depuis confirmée à chaque manifestation populaire, cérémonie officielle ou élection politique sans oublier bien sûr, et sans contestation possible, la résistance militaire exceptionnelle maintenue jour et nuit sur le front par chacun des soldats des républiques.
  • Puis il y a eu pendant 5 ans la période Zakharchenko, au cours de laquelle une normalisation sur le modèle russe a été engagée, une consolidation de l'état de Droit, l'oragnisation d'un vrai pouvoir républicain fondé sur un gouvernement, un parlement et une justice, une professionalisation de la défense militaire, une coopération avec le Kremlin pour s'aligner sur une stratégie équilibiste exemplaire refusant à la fois l'escalade militaire espérée par Washington mais protégeant aussi les populations russes de Donetsk et Lugansk.
  • Et depuis bientôt 10 mois, la République est entrée dans la période Pushilin, successeur désigné par le Kremlin au lendemain de l'assassinat de Zakharchenko fin août 2018, et coopté par sa population lors des élections présidentielles de novembre. Avec Pushilin, Donetsk renforce son rapprochement avec la Russie (tout comme le fait également Kiev avec la poursuite de ses bombardements et combats sur le front) et notamment, après l'organisation de sa force politique et militaire réalisée par son prédécesseur, en augmentant un développement économique qui est la priorité des réformes engagées.

De son côté et tout en maintenant ferme sa stratégie diplomatique internationale pacifique avec le soutien aux accords de Minsk par exemple, la Russie a offert aux habitants du Donbass la possibilté d'obtenir le passeport russe dans une procédure simplifiée. Cet oukaze exceptionnel du Président Poutine est un coup de maître et qui plus est autorisé par le droit international. Avec cette décision majeure dans l'histoire du retour du Donbass vers la Russie, Moscou n'a pas fait d'ingérence imposée mais administrativement proposé une intégration volontaire à sa population. De plus cette mesure est un avertissement clair lancé aux occidentaux pour les dissuader avec Kiev de vouloir rejouer à Donetsk et Lugansk le scénario criminel croate qui avait donné leiu à des massacres et épurations ethniques de masse dans une Yougoslavie déchiquettée par les chiens de l'OTAN.


Voilà pourquoi entre autres raisons, cette journée du 11 mai a été accueillie avec joie par la population de Donetsk et Lugansk, qui 2 jours auparavant rendait hommage à ses défenseurs lors des célébrations de la victoire de 1945.

Aujourd'hui après 5 années de combats, de souffrance et d'inquiétudes aussi, le rêve du Donbass prend forme et le chemin vers le Russie s'ouvre concrètement à ses femmes et ses hommes qui depuis 5 années se sacrifient pour protéger leurs traditions, leur identité et leur Histoire russes.

Je ne peux m'empécher de comparer les photos de la foule saluant à Donetsk le passage de ses représentants et des parades civiles et militaires avec celles de la prestation pitoyable d'un président Macron, remontant pour les mêmes célébrations de la victoire de 1945 des champs Elysées vides mais sous haute surveillance policière :

A vous de trouver où est la vraie république d'un peuple saluant son président et, à travers lui sa réussite collective, et où est la fausse république d'un président isolé dans son arrogance et la haine de son peuple :

Paris 
Donetsk

Ces journées commémoratives sont autant de plébiscites populaires confirmant la volonté du Donbass d'en finir une bonne fois pour toutes avec une parodie nationaliste ukrainienne qui est fondée uniquement sur une russophobie délirante et psychotique et une guerre à caractère génocidaire (contre la nature des personnes et non contre leurs pensées et actions). 

Aujourd'hui la réalité bouscule le ridicule haineux de la propagande occidentale : ce n'est pas la Russie qui est venue dans le Donbass, mais le Donbass qui frappe à la porte de sa mère patrie historique et culturelle, cette dernière ne faisant qu'étendre son aile protectrice pour protéger ses enfants et ouvrir ses portes à leur intégration volontaire au sein de la Fédération de Russie, conformément au Droit international et  du "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" et du respect de leur choix démocratiques, ces principes souverains que  nous rabachent à longueur de leurs bombardements les occidentaux "droitdel'hommistes".

L'Europe des peuples brisant les carcans des Etats-nations et l'esclavage d'une Union Européenne que servent désormais leurs politiques, est en train de naître dans le Donbass, préfigurant le paysage futur d'une monde multipolaire où l'Europe, à travers de grands blocs fédéraux protégera les libertés, les identités et souverainetés légitimes de ses peuples...

Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et des guerres à gagner !

Erwan Castel

Autres articles sur le sujet :