samedi 11 août 2018

La lâcheté criminelle ukrainienne


Comme celui des reporters de guerre, le travail des unités de secouristes militaires intervenant sur les zones de guerre, déjà dangereux, s'avère particulièrement périlleux sur les secteurs exposés aux tirs de l'armée ukrainienne.

Reporters et médecins sont même souvent des cibles prioritaires pour les soudards de Kiev, à tel point que par exemple les journalistes travaillant sur le front hésitent a porter les signes vestimentaires distinctifs marquant leur fonction et leur neutralité.

Ainsi 2 médecins et leur chauffeur ont été tués le 6 août en soirée par un tir de missile antichar ukrainien tiré sur leur véhicule roulant pourtant avec identification sanitaire, gyrophare et phares allumés..

Encore un crime de guerre ukrainien qui passera bien sûr sous les radars des médias occidentaux moralistes...

Erwan Castel




Source de l'article : Novorossiya Today

Au cours de la nuit du 6 au 7 août 2018, le standardiste des urgences de la République Populaire de Donetsk a reçu un appel d'une habitante du village Naberejnoïé de la région de Novoazovsk qui se plaignait des douleurs dans la poitrine. Comme une ambulance civile ne pouvait pas se rendre la nuit dans la zone près de la ligne du front, ce sont des médecins de l'armée de la RPD qui se sont chargés de porter le secours à la malade, a informé le chargé de relations presse du commandement opérationnel Daniil Bessonov.

Selon lui, la camionnette « Oural » portait tous les signes distinctifs permettant de l'identifier en tant que véhicule sanitaire et roulait avec le gyrophare et le feux allumés. A l'approche du village, un tir de missile anti-char a été effectué sur le véhicule depuis les position de la 93e brigade des forces kiéviennes qui a tué le chauffeur et deux femmes médecins.

Daniil Bessonov a appelé la communauté internationale à condamner des exactions commises en permanence par Kiev à l'encontre de toutes les conventions internationales qui gèrent des conflits armées.




jeudi 9 août 2018

20ème mission sur Promka accomplie

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Impact d'un tir de sniper ukrop sur le rebord d'une meurtrière de "Forteruine"

De missions en rotations, voilà que s'achève la 20ème période sur la première ligne de Promka, et le 5ème mois de déploiement sur ce front de Yasinovataya au Nord de Donetsk. Si depuis début juillet la calendaire "trêve du pain" a bloqué l'escalade engagée par les forces ukrainiennes, en revanche ces derniers ont intensifié leurs activités de harcèlement de nos positions défensives, notamment avec des équipes de snipers dont les modes opératoires et les équipements portent sans surprise une griffe occidentale.


Jeudi 19 juillet 2018

Ce matin dans un calme revenu depuis quelques heures, nous  procédons à la rotation des groupes de combat sur les positions tenues par la brigade Piatnashka.

Hier de la fin de l'après midi au milieu de soirée, les tirs ukrainiens sont passés du harcèlement habituel au feu nourri sur plusieurs positions républicaines du secteur tenues par notre bataillon et des bataillons voisins. 

Quelques jours auparavant des snipers baltes avaient été repérés dans notre secteur, renforçant des unité ukrainiennes déjà actives dans ce domaine. A ces nouveaux tireurs, à priori lituaniens, les armes habituelles continuent a nous prendre pour cible depuis le fusil d'assaut Kalashnikov (5.45 et 7.62mm) jusqu'à la mitrailleuse Utios de 12,7mm, sans oublier les canons sans recul de 73mm, les lances roquettes antichars et lance grenades automatiques déployés entre 100 et 500 mètres de nos positions.

Voici sur cet extrait vidéo de 10 secondes, un exemple de tir réalisé par un sniper ukrop :
  • à 6" a gauche dans le paysage est visible l'éclair du tir. L'analyse de l'image permettra ensuite de logé précisément le poste de tir utilisé à 400 mètres de notre position. (photo 1)
  • Immédiatement après, l'impact a lieu sur le rebord extérieur de la meurtrière  (photo 2) 
  • Des gerbes d'éclats envahissent le poste d'observation (photo 3)





Ce genre de tir ennemi, réalisé sur nos ouvertures de tirs parfois avec des armes munies de silencieux est quotidien, et nous oblige à prendre des précautions renforcées : 
  • spécialiser des ouvertures en les limitant à l'observation seule ce qui les rend invisibles plus longtemps et en créer de nouvelles régulièrement
  • Changer de position en permanence lors des tirs de riposte et même pendant les missions d'obervation
  • Assurer une couverture sniper également soit depuis la position soit depuis ses alentours.
  • etc.
Les observations réalisées sont transmises aux groupes montants puis nous rejoignons le point de récupération d'où une navette va nous ramener vers la base de la Brigade, fatigués mais heureux d'avoir mené cette nouvelle mission à terme et sans encombre.

Erwan Castel

mardi 7 août 2018

Snipers dans les parages

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L'information est tombée au milieu de la journée émanant du bataillons occupant les positions voisines aux nôtres sur le front de Promka : un nouveau groupe de snipers étrangers a été déployé devant nous.



Mardi 7 août 2018

Depuis plusieurs jours cette rumeur circulait à nouveau le long de cette ligne de front sur fond de livraison de fusils à lunette US de type Barrett M82 à l'armée ukrainienne et la présence de contractors et même d'instructeurs de l'OTAN.

Qui sont-ils, d'où viennent-ils ?

En fin d'après midi la nationalité des tireurs que l'on pensait initialement polonaise est précisée par la cellule renseignement régimentaire: il s'agirait de snipers baltes à priori lituaniens.

Tir de calibre 12.7mm

En soirée des tirs viennent confirmer la menace au milieu de celles des lance roquettes et mortiers qui refont leur apparition vers 19h...

Des 7.62mm classiques mais aussi des calibres 12,7mm frappent régulièrement notre "Forteruine" et les positions voisines.


Impact calibre 12,7mm 
Ces tireurs venus de pays de l'OTAN sont soit des volontaires ou des mercenaires et plus probablement un groupe de communication "contractors" constitué dès leur départ par un de ces sociétés militaires privées en cheville avec leurs gouvernement.

"Seuls les dieux ont le droit de juger nos ennemis, mais nous pouvons organiser le rendez-vous !"
Aussi nous les accueillons comme il se doit, à la pointe de nos lunettes de tir et de nos canons.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

dimanche 5 août 2018

Photo du 5 août

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Après une soirée agitée par des bombardements ukrainiens sur des positions républicaines tenant la route Donetsk-Gorlovka contre laquelle nous sommes adossés, la nuit s'est poursuivie au rythme des tirs rapprochés et des bombardements lointains.

Mais au matin tous les orages, ceux des dieux et ceux des hommes, se sont estompés devant notre étoile rayonnante réveillant sur cette terre dévastée par la haine et la bêtise humaines le rêve des enfants, la beauté des amoureux et la sagesse des anciens.

Dans le Donbass sous les cendres sans cesse ravivées d'une guerre sans nom, le coeur de l'espérance bat à chaque instant de plus en plus fort rejoint progressivement par ceux des autres peuples européens.

Et loin des impostures occidentales ayant enlevé la princesse Europa vers les intérêts d'une thalassocratie anglo-américaine amorale, les peuples du vieux continent remuent à nouveau aujourd'hui leurs chaînes dans une reconquête de leur liberté fondatrice.

Nietzsche l'avait annoncé: 
"l'Europe se fera au bord du tombeau !"

L'Europe cette fille d'Agenor...

Pas celle des technocrates de cette Union Européenne servant les intérêts d'une élite financière apatride.
Pas même celle de ces Etats' Nations occidentaux servant les intérêts d'une élite colonialiste criminelle .
Pas celle non plus des ces délires ethniques ou religieux servant les intérêts d'une pensée unique hégémonique.

Non, l'Europe qui se lève sous le "sol invictus" est celle de ses peuples fondateurs, celle dont l'Histoire est écrite depuis les gorges des Thermopyles grecques jusqu'aux barricades du Donbass slave.

Le temps des princes et des clercs esclavagistes est révolu et l'Europe, tel le Phoenix renaîtra des cendres de leur folie et leur démesure criminelles.

Alors, de l'Atlantique à l'Oural et semées par un vent d''Est, les Républiques populaires renaîtront, parfois comme ici dans la fureur des combats, pour l'Honneur et la Liberté des peuples anciens secouant le joug des tyrannies politiques, religieuses, économiques et militaires.

Et l'amour et la paix, à nouveau fleuriront demain à l'ombre des remparts des cités d'Europa.

C'est pour cela que je me bats

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

samedi 4 août 2018

Photo du 4 août

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Nuitée et journée calmes sur le front de Yasinovataya, au Nord de Donetsk, à peine perturbées par des orages et des tirs sporadiques animant les solitudes des sentinelles cachées sur les remparts.

Entre 2 postes, je profite pour affiner le réglage de ma lunette de tir pour les distances entre 500 et 800 mètres et commencer la formation de "Palestinian", un jeune volontaire russe de 24 ans et déjà très bon tireur....

Ici, entraînement au tir à 500 mètres sur cible de 25 cm de diamètre (tête) avec un appui naturel, le soleil de face et à travers des herbes masquant par intermittence la visibilité....

"Instruction facile guerre très dure, instruction dure guerre (plus) facile !"

Le tir contrairement aux fantasmes entretenus par les fictions du cinéma hollywoodien ne représente que 10 à 15 % du travail d'un sniper (avec observation, topographie, infiltration, camouflage etc.) mais "faire des cartons" reste un fil rouge ludique et motivant de son entraînement et formation, qu'il doit compléter par une hygiène de vie optimale (sport, pas de tabac ni alcool...)

Erwan Castel


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Matinée studieuse

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Déjà au VIème siècle avant la période chrétienne, le stratège Sun Tsu rappelait : ""Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux. Si vous ne connaissez ni votre ennemi ni vous-même, chacune sera un grand danger."

Ce principe majeur de l'art de la guerre a traversé intact les millénaires des batailles jusqu'à nos jours, et dans les tranchées du Donbass nous consacrons de longues heures a observer encore et toujours cet ennemi qui depuis l'enlisement du conflit dans les tanchées et les bunkers enterrés fait partie du paysage qui s'ouvre devant nos meurtrières et que nous capturons dans les cyclopes coudés de nos périscopes.


Mardi 24 juillet 2018

Profitant d'un ciel couvert fondant les ombres et les corps dans le chaos terreux des labours de la guerre, nous avons mené à l'aube une nouvelle mission d'observation des positions ennemies, toujours évolutives comme les nôtres.

De retour dans l'antre de "Forteruine" le report des informations récoltées dur la carte papier et celle embarquée dans le gps (précision satellitaire inférieure à 3 mètres) permet de renseigner le carnet de combat des coordonnées et distances précises des cibles.


Le fumet d'une soupe et les miaulements d'une nouvelle venue mustachue et ronronnante sont venus un instant egayer cette matinée plutôt studieuse et qui est une part immergée importante du travail de sniper.

Au milieu de l'après midi je suis parti regarder les métamorphoses du ciel tandis que le tonnerre et les tirs revenaient rôder au dessus de nos têtes...

Erwan Castel


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vendredi 3 août 2018

Photo du 3 aout

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Cette nuit, appuyée par un drone d'observation, l'artillerie lourde ukrainienne a fait son retour dans notre secteur frappant pendant quelques minutes un secteur proche, entre la route Donetsk-Gorlovka et Yasinovataya.

Au matin, entre mission et service, je suis allé flâner dans un calme revenu au milieu du labyrinthe de tranchées tissé autour de "Forteruine", ce bâtiment industriel détruit qui nous sert de position avancée.

Entre les cicatrices brûlées de la terre mille fois retournée par l'acier des obus et des pelles, je vais à la rencontre de ces tâches de couleurs florales qui invitent au rêve, à l'amour et à la paix...

Erwan Castel


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jeudi 2 août 2018

Quand la censure devient conne !


Ces dernières 24 heures les publications ont été bloquées sur Facebook suite au retrait par les inquisiteurs FB de ma dernière photo de profil (l'écusson de la Brigade Piatnashka) jugée "non conforme aux standards de la communauté" !

Une main tendue entourée de 15 étoiles ! c'est vrai qu'en terme de violence ou d’obscénité on peut pas trouver pire sur les réseaux !

Comme l'a fait remarquer un "ami" fb" il faudrait définir de quelle communauté il s'agit...

Encore un preuve que FB, ce fabuleux outil de communication, est aujourd'hui jugé subversif par ses propres créateurs aux ordres d'un système mondialiste qui tentent de contrôler les réseaux sociaux en limitant la liberté de publication aux idiots narcissiques, consommateurs passifs et autres collabos actifs qui nourrissent la dictature de la marchandise dont la violente et l’obscénité sont devenues même les modèles d'une décadence accomplie.

Erwan Castel

Du coup j'ai remplacé l'écusson de la brigade par un selfie (classique pour fb) en uniforme sur lequel apparaît bien sûr l'écusson coupable ! 

Je sais il m'arrive d'être taquin...


mardi 31 juillet 2018

Photo du 31 juillet

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"Tiomne" volontaire russe à la mitrailleuse légère PKM sur le mur Nord de "Forteruine"


Désormais, les journées rapetissent à vive allure et la fatigue gagne notre belle étoile dès 20 heures.

Sur les murs de "Forteruine" les volontaires restent attentifs guettant le moindre mouvement qui pourrait bousculer l'immobilité d'un horizon figé par la guerre et la chaleur.

La tension et l'attention de ces hommes, sentinelles de la République n'a pas faibli malgré ces 4 années de guerre, malgré l'enlisement des combats dans les tranchées et les conditions de vie sur le front. Et ces hommes venus du village voisin ou de la lointaine Sibérie gardent allumée cette flamme de la résistance éclairant la Liberté des peuples.

Certains nous appellent mercenaires ou même terroristes, quand d'autres voudraient nous voir défendre ici leurs fantasmes communautaristes religieux ou racialistes par exemple.

La réalité est autre, car nous formons une communauté de combat, composée d'européens orthodoxes mais aussi d'asiatiques, de caucasiens, d'occidentaux,; d'orthodoxes, de musulmans, de païens, de communistes, de nationalistes, d'anarchistes etc. défendant, et pour bien autre chose que la poignée de roubles gagnée au front, la Liberté du Donbass.

Nous sommes juste des volontaires ayant rejoint la rébellion contre cette dictature de la marchandise qui veut aliéner le vivant à la folie suicidaire de quelques fous amoraux et criminels.

Peu importe de quoi sera fait notre lendemain, de plaisirs ou de souffrances, de paix ou de nouveaux combats, d'amour ou de solitude... Ce qui compte à nos coeurs c'est de défendre les valeurs qui ont forgé et protégé depuis des millénaires le rêve universel des hommes interrogeant les étoiles.

Et la justesse de notre combat est déjà une victoire acquise à nos cœurs car fidèle à la Tradition et la dignité humaine que nous défendons.

A nous l'Honneur du combat,:aux autres la veulerie des honneurs...

Erwan Castel

Via Jean-Jacques Vinamont :

"...le guerrier n'est pas un chercheur de butin, la victoire est trop haute pour lui pour la profaner avec l'espoir d'enrichissement ... Sa conquête est couronnée d'honneur, dont la gloire n'est pas obscurcie par la cupidité du marchand et du profit ".
Kurt Eggers
Imagen: El entierro de Thorin.


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Retour dans le merdier

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En route pour une 19ème rotation sur Promka, les tirs et explosions sont devenues désormais appartenant au décor et la vie sur ce front de Yasinovataya, mais que les soldats s'efforcent de ne pas considérer comme banalité, ce qui baisserait leur vigilance et conscience du danger.

Dès notre arrivée sur position les tirs ukrops nous ont accueilli...



Mardi 31 juillet 2018

Après 2 jours de repos sur Donetsk et Oktyabrsky, me voilà reparti pour le front de Promka, entre Yasinovataya et Avdeevka.

Sur cette ligne de front, il n'y a pas 2 rotations qui se ressemblent et cette 20ème mission confirme des son premier jour le tempérament cyclothymique de cette première ligne où les positions belligérantes sont à portée de voix les unes des autres.

Dès notre arrivée en fin d'après midi, les tirs ukrainiens se sont intensifiés utilisant un arsenal de 1er échelon diversifié : armes automatiques de 5,45mm et 7,62mm, mitrailleuses lourdes de 12,7mm, lance grenades de 30mm, lance roquettes antichar RPG, canon sans recul de 73mm etc...

Le concert des armes ukrainiennes a ainsi continué au delà de l'escapade solaire et ce n'est que vers 21h30 que le concert des batraciens et insectes nocturnes a pu reprendre sa place sous la voûte étoilée.

De ce petit festival ukropithèque crépusculaire destiné à "Forteruine" notre position mais aussi celles, voisines, que nous tenons aussi avec un autre bataillon de Donetsk, voici 3 extraits vidéo de 10 secondes chacun.

Erwan Castel
Rafales d'armes automatiques,

Tir de lance roquette antichar individuel RPG 7

Tir de canon sans recul SPG 9 Sapog (73mm) 

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front