dimanche 21 juillet 2019

12 heures et 53 minutes ...


12 heures et 53 minutes !, c'est la durée de vie de cette nouvelle trêve instaurée dans le Donbass et brisée encore et toujours par les forces de Kiev, et ce malgré l'intérêt électoraliste qu'elle représente en ce joiur d'élections législatives ukrainiennes. Peu avant 13h00 ce dimanche 21 juillet les soldats de la 36e brigade d'infantrie de marine ukrainiennesur commandée par Andrei Gnatov, ont engagé le feu sur des positions républicaines dans le secteur de Leninskoe.

Alors que du côté républicain nous avons reçu l'ordre strict et répété de ne pas ouvrir le feu sur la ligne de front même en cas de tirs ukrainiens (ordre étendu jusqu'aux snipers), les forces ukrainiennes malgré une diminution nette de leurs attaques persistent néanmoins dans ces provocations .

Ainsi par exemple ont été observés en début de cette 1ère soirée du "cessez le feu":
  • 18h24 - sur le secteur de la mine Gagarin, sur le front de Gorlovka, tir d'1 roquette RPG, tirée depuis les postions ukrainiennes de la Mine Sud de Dzerzhinsk
  • 18h30 - sur le secteur de Mikhailovka, tirs ukrainiens aux armes légères et mitrailleuses lourdes 
  • 20H05 - Sur le secteur de Novocelovka, tirs ukrainiens de 2 roquettes antichars (RPG) e 15 grenades autopropulsées d'AGS 17
  • 21h37 - sur le secteur de Verkhnetoretskoe,  tirs ukrainiens de 5 grenades d'AGS et d'armes légères.” 
Certes on pourra noter une réelle diminution des tirs ukrainiens et un silence de leur artillerie lourde, mais il n'en reste pas moins que le caractère agressif des forces de Kiev est toujours là, se confirmant chaque jour ainsi qu'un sérieux problème de commandement et de discipline.

Une fois passée l'utilité électoraliste ukrainienne de cette accalmie, je crains malheureusement que l'activité militaire ne reprenne sur la ligne de front...

Erwan Castel


samedi 20 juillet 2019

Flash !, les meurtriers récidivent : 1 tué et 7 blessés

Bombardement de Pervomaisk en République Populaire de Lugansk le 20 juillet 2019 - 1 tué et 7 blessés

Aujourd'hui 20 juillet, à la veille d'un nouveau cessez le feu (théorique), la population du Donbass a de nouveau été touchée par l'artillerie ukrainienne qui a encore tué 1 femme civile, Elena Grigorievna Blanovska âgée de 54 ans, et blessé 7 autres (dont une fillette de 3 ans et demi blessée à la tête), dans le secteur de Pervomaisk en République Populaire de Lugansk. Ce crime de guerre a été perpétré par  la 54e Brigade ukrainienne commandée par un certain Alexey Maistrenko, déjà connu pour ce genre d'action.

Ce nouveau bombardement meurtrier, qui intervient 2 jours à peine après qu'une femme ait été tuée à Donetsk par d'autres tirs de mortiers ukrainiens, a eu lieu vers 19h00 et se poursuit depuis, provoquant également des dégats importants au niveau des infrastructures (plusieurs maisons en feu sont signalées)



Liste des victimes de Pervomaisk :


Tuée dans le bombardement 
  • Elena Grigorievna Blanovska,  54 ans

Blessés par des éclats d'obus 
  • Olga Andreevna d., 3 an1/2 - blessée à la tête;
Cette fillette a été évacué aux soins intensifs dans un état critique
  • Milan olegovna k., 14 ans - blessée à la main droite et au genou gauche;
  • Svetlana Ivanovna K., 43 ans - blessée à  la cuisse droite;
  • Alexey Leonidovitch l., 43 nas, diagnostic - blessé à la main gauche et à la cage thoracique;
  • Andrei Grigorievitch x., 30 ans diagnostic - blessé à la cuisse gauche, au ventre et à l'avant-bras gauche ;
  • Luybya Grigorevna d., 63 ns, - blessée à la cuisse droite et à l'avant-bras droit ;
  • Tatiana Vasilevna d., 30 ans diagnostic blessée à l'avant-bras droit
Les victimes ont été évacuées à l'hôpital de Stakhanov.




Voici le bruit que fait quotidiennement la mort ukrainienne dans le ciel du Donbass, comme ici à Pervomaisk le 20 juillet 2019. Les  obus de mortiers étant munis d'ailettes et d'une balistique courbe leur sifflement ce type de sifflement se fait entendre à ceux qui sont proches de leurs impacts. Lorsqu'on se trouve à proximité immédiate d'un abri, d'une tranchée ou d'une cave, que les sens sont en alerte et le corps alerte, on peut parfois se mettre à l'abri, mais cela reste d'abord une pesée de la chance et de la malchance dans la balance de votre destin.

Pervomaisl le 20 juillet 2019


Et Pervomaisk n'est pas le seul secteur du Donbass a être encore bombardé aujourd'hui par les forces de Kiev: en République Populaire de Donetsk, Dokuchaievsk à 25 km au Susd ede Donetsk a été bombardé en soirée par des véhicules blindés ukrainiens et ce matin c'était le village d'Aleksandrovka (Sud Ouest de Donetsk), de subir à nouveau des tirs de mortier depuis les positions ukrainiennes de Marinka. 2 habitations ont été endommagées.


Ailleurs, ce sont les positions défensives républicaines qui ont été la cible des forces ukrainiennes comme Zoloto 5, au Nord de Lugansk, Avdeevka, au Nord de Donetsk etc. jusqu'à Kominternovo, au Sud de la République de Donetsk.

Cet après midi j'étais allé visiter des voisins près de la rue où a été tuée il y a 2 jours une femme de 68 ans. Ici aucune des personnes rencontrées ne croit à ce nouveau prochain cessez le feu annoncé et qui risque de durer, comme la vingtaine des trêves précédentes depuis Minsk 2, juste le temps que séche l'encre de son papier. 

Dans ce quartier d'Oktyabrsky les gens sont à nouveau entre colère et peur, tant vis à vis des ukrainiens qui continuent à les tuer qu'à propos de ces accord,s de Minsk et leur "statut spécial" pour le Donbass qui sont encore mis sur le tapis des jeux politiciens...

Erwan Castel

Une fuite en avant infernale


Depuis des décennies, les USA avec leurs alliés de l'OTAN mènent une politiqre d'étranglement économique de l'Iran et d'encerclement de son territoire articulé autour d'un réseau de 45 bases américaines déployées à ses frontières.

La situation dans le Golfe Persique vient de connaître un nouvelle étape décisive dans l'escalade militaire qui oppose l'Iran et les anglo-américains. 

Depuis le retrait étasunien de l'accord sur le nucléaire iranien et ses nouvelles vagues de sanctions économiques contre l'Iran qui pourtant en respectait les contraintes, une escalade militaire a succédé à une année d'escalade verbale et d'échecs diplomatiques. 

Les occidentaux semblent plus que jamais décidés à provoquer les iraniens coûte que coûte pour déclencher une guerre contre eux. 
  • Le 20 juin, un drone de l'US navy, viole l'espace aéren iranien avant d'être abattu par sa défense antiaérienne (après plusieurs avertissements). Trump donne le feu vert à une attaque puis l'annule au dernier moment.
  • Le 3 juillet, (date anniversaire de la destruction par l'armée américaine du vol 655 d'Iran Air, le 3 juillet 1988 qui avait fait 290 morts), un avion de reconnaissance RC-135V Rivet Joint de l'US Air Force viole à nouveau l'espace aérien iranien 
  • Le 4 juillet au large de Gibraltar, ce sont les britanniques qui entrent dans la danse avec l'arraisonnement, en violation du droit maritime international, du pétrolier Grace transportant 300.000 barils de pétrole iranien. 
En réaction à cet acte de piraterie des britanniques, l'Iran avait menacé d'une riposte en temps et lieu choisis, tout en retenant son bras pour privilégier encore la solution diplomatique via par exemple la tentative de médiation proposée par la France, mais qui a été sabotée par des nouvelles sanctions de Washington, au moment précis de la réunion à Téhéran avec l'émissaire parisien. 

Depuis l'Iran poursuit son programme nucléaire libéré des contraintes de l'accord le concernant et du fait même des occidentaux qui le lui reprochent en oubliant cyniquement qu'ils sont bien les premiers à ne pas l'avoir respecté. 

Depuis, dans cette poudrière levantine tout le monde fourbi ses armes pour cette guerre qui s'en vient comme le s'approche le sol pour un suicidé qui s'est jeté du haut d'une tour.

Entre autres bruits de bottes qui secouent la région :
  • Les forces armées iraniennes mais aussi le Hezbollah libanais sont en état d'alerte maximum, en Iran Syrie et Liban.
  • Les anglo américains acheminent des renforts dans le golfe Persique, les émirats arabes et l'Arabie Saoudite où sont positionnées leurs principales bases 
  • Les avions d'attaqe de l'US Air Force, F-22 Raptors et  bombardiers B-2 Spirit, déployés au Qatar sont en état d’alerte.
  • Les groupes paramilitaires et djihadistes anti-iraniens, qui viennent de voir leurs subventions étasuniennes être doublées se mobilisent
  • Un nouveau réseau d’espionnage mené de la DGSE française et le MI6 britannique a été démantelé en Iran donnant lieu à de dizaines d'arrestations effec.
Il faut noter que cette crise irano-étasunienne risque aussi de relancer la guerre du côté du hezbollah libanais avec des israéliens qui continuent à jeter de l'huile sur le feu en menacant l'Iran et en bombardenat ses forces en Syrie où la situation s'est également tendue depuis le déploiement important de forces turques dans le bastion terroriste d'Idlib que l'armée syrienne s'apprète à attaquer. 


Et cette semaine, dans une logique infernale que plus personne ne semble pouvoir enrayer, provocations et ripostes ont engagé de nouvelles tensions gravissimes dans le golfe persique :
  • Le 18 juillet, la marine étasunienne abat un drone qu'elle prétend iranien tandis que Téhéran affirme qu'il s'agit en fait d'un drone étasunien abattu par erreur.
  • Le 19 juillet, Après que Londres ait annoncé prolonger la saisie du pétrolier Grace arraisonné le 4 juillet, les gardiens de la révolution araisonnent à leur tour 2 pétroliers (le "Mesdar" qui sera ensuite libéré, et le "Stena Imperio") dans le détroit d'Ormuz.
Bien sûr Londres  tout comme Washington qui reste aux commandes, tout en n'écartant pas une réaction en châine militaire prétend privilégier l'option diplomatique, mais comment le croire quant dans les actes les anglo-américains font tout pour précipiter le Moyen Orient vers une nouvelle guerre ?

Erwan Castel

vendredi 19 juillet 2019

Ne plus reculer d'un seul pas !

"Une seule patrie unie pour tous - Russie"
Alexandre Zakharchenko (1976-2018)
Aujourd'hui j'ai trouvé sur le réseau social VKontakte (que je vous invite à rejoindre pour s'émanciper de la censure psychotique d'un Facebook collabo) un clip magnifique dans la chanson et son illustration et qui symbolise avec émotion ce Donbass en rebellion contre l'hégémonie mondialiste. Les images nous emmènent rapidement du centre de cette magnifique ville de Donetsk jusqu'à son quartier martyr d'Oktyabrsky qui enchasse l'aéroport international, tous les deux ruinés par plus de 5 années de bombardements ukrainiens ininterrompus.


Et aujourd'hui, 18 juillet 2019, le quartier d'Oktyabrsky a été une nouvelle fois frappé au coeur par cette haine criminelle qui l'assiège depuis près de 2000 jours et 2000 nuits, avec Elena Orlova, une femme de 68 ans tuée par les obus des mortiers ukrainiens et qui écrit de son sang avec les soldats qui continuent de tomber quotidiennement pour sa défense, une nouvelle page de l'histoire tragique et héroïque du Donbass.

Pendant ce temps et comme partout ailleurs, les politiciens s'affrontent dans des combats physiquement moins dangereux mais moralement mortels, et où il n'y a pas d'innocent, cherchant les uns par la ruse, les autres par la perfidie, et beaucoup par l'hypocrisie à en finir avec cette guerre où Donbass rime avec impasse. Lorsque je suis allé dans le jardin aux statues de Donetsk observer le rassemblement organisée autour de la très critiquée campagne "Le choix du Donbass" je n'avais pas encore d'opinion arrétée, écoutant les uns et les autres dans leurs vérités.

Aujourd'hui je voudrais que le prochain rassemblement du mouvement "le choix du Donbass" affiche aussi le compteur des victimes des bombardements ukrainiens et des soldats morts en défendant justement la liberté pour cette population russe de choisir sa destinée. je voudrais aussi qu'il cesse de parler de ce "statut spécial" qui est incompatible avec notre liberté gagnée par 5 années de souffrance. 


"Notre choix - Russie", la population du Donbass, à l'occasion de la campagne "Le choix de Donbass", que ce soit ses sympathisants ou ses détracteurs reste fidèle à la destinée qu'elle s'est choisie en 2014 face aux canons ukrainiens. 
Photo Svetlana Kissileva.

Car le choix du Donbass est là, depuis les paisibles jardins fleuris de Dontesk, remplis de chants d'oiseaux et rires d'enfants jusqu'aux quartiers et tranchées de sa ligne de front criblées de balles et d'éclats d'obus, et il s'exprime depuis 5 ans, non pas avec de l'encre ou un clavier, mais avec des chants et des prières, du sang et des larmes indélébiles.


L'intégration à la Fédératin de Russie ou dans un premier temps son indépendance reconnue dans sa sphère d'influence, il n'y a pas d'autre alternative pour le Donbass libre et ses territoires à libérer ! 


Le choix du Donbass est une réalité humaine et ne peut en aucun cas être l'objet d'une manipulation politique quelle que soit son intention finale !

Voilà pourquoi aujoud'hui, si j'accorde toujours ma confiance à la politique menée dans les républiques populaires de Donetsk et Lugansk (même si je ne suis pas toujours d'accord avec les méthodes employées), je reste cependant attentif et surtout à l'écoute du peuple, de ces femmes et ces hommes de la rue, civils et militaires dont j'ai l'honneur de faire partie et qui vivent quodiennement dans leur chair et leur âme cette guerre. 

Ils sont les vrais gardiens du Donbass, de ses espoirs et de ses peurs vécues.

Et si un gouvernement a le devoir de porter à leur réalisation les aspirations de son peupe, ce dernier a la droit de le les lui rappeler si ils estime que les objectifs sont déformés ou que le pouvoir fait une sortie de route !

Mais me direz vous, le devoir du soldat n'est-il pas d'obéir et de se taire ? Certes mais il ne faut pas oublier que son droit est également de s'assurer que les sacrifices consentis par le peuple, dont il est par essence le bouclier, ne soient pas trahis où se perdent dans les circonvolutions byzantines de discours politiciens calculateurs.

Devant le panneau des votes pour la campagne "Le choix du Donbass", la population par dessus les discours labyrinthiques des politiciens, ne manque pas une occasion de confirmer la volonté exprimée depuis 2014.
Photo Kristina Melnikova.

Et je concluerai par ce très beau texte, écrit par Roger Frey, pour le livre "Les centurions" de Jean Lartéguy et qui imagine une "lettre rapportée par l’écrivain latin Suétone, mort en l’an 160. Elle aurait été écrite voici plus de 18 siècles par le centurion Marcus Flavinius à l’un de ses cousins de Rome, Tertullus, alors qu’il servait à la 2e cohorte de la légion Augusta, au camp de Nambèse, en Numidie, c’est-à-dire dans l’actuel Constantinois".

On peut sans aucune difficulté, en lisant se texte épique, penser au Donbass et à tous ces volontaires venus des quatre horizons pour y aider sa population à défendre son identité et ses traditions russes.


 "Que l’on prenne garde à la colère des légions"


“On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous allions défendre les droits sacrés que nous confèrent là-bas tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre civilisation et de notre aide.

Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs.

Nous ne regrettons rien. Mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans la ville se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison, et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon, et vilipendent notre action.

Je ne puis croire que tout cela soit vrai, et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme, et où il pouvait mener.

Je t’en prie, rassure-moi au plus vite, et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent, comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.

S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert… alors que l’on prenne garde à la colère des légions !”.

Volontaire dans le Donbass, peinture de Alexei Kryukov
Aujourd'hui, si son contexte géopolitique est je le reconnais d'une complexité explosive, l'avenir du Donbass est  là: avec une victoire et une Russie à portée de nos mains, et c'est pour cela qu'il nous faut ne pas réaliser un seul compromis qui soit dans les actes une compromission et ne plus reculer d'un seul pas, tant sur le plan éthique, militaire que politique, car comme me le rappelait justement hier une amie en citant Winston Churchill :


"Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur; 
vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre."

Erwan Castel



La chanson originale de Boris Grebenshchikov 


Подмога

Жаль, подмога не пришла, подкрепленье не прислали.
Нас осталось только два, нас с тобою наебали.
Все братушки полегли и с патронами напряжно,
Но мы держим рубежи, мы сражаемся отважно!

Пушка сдохла - все, пиздец, больше нечем отбиваться!
Что ж, закурим, брат-боец, нам от смерти не съебаться!
Жаль, подмога не пришла, подкрепленье не прислали.
Что ж, обычные дела - нас с тобою наебали


Traduction française 

A l'aide !

Dommage, l'aide n'est pas venue, les renforts n'ont pas été envoyés.
Nous ne sommes plus que deux, nous nous sommes fait baiser, toi et moi
Tous les frères sont tombés et c’est juste pour les cartouches,
Mais nous tenons le front et nous nous battons courageusement!

Le canon est mort, c’est fini, il n'y a plus rien pour se battre !
Eh bien, fumons en une, frère d'armes, nous ne pouvons échapper à la mort!.
Dommage, l'aide n'est pas venue, les renforts n'ont pas été envoyés 
Eh bien, chose banale, nous nous sommes fait baiser, toi et moi.


(Merci à Svetlana Kissileva pour la traduction)

jeudi 18 juillet 2019

Flash : une femme tuée à Oktyabrsky !


Les bombardements ukrainiens continuent à frapper les républiques du Donbass, aussi bien les positions défensives de leurs milices que les zones résidentielles où tentent de survivre près du front depuis 5 ans des milliers de familles.

Dans la journée d'hier plus d'une centaine d'obus d'artillerie ont été tirés sur le seul territoire de la République Populaire de Donetsk au cours de 17 violations du cessez de feu, et aujourd'hui les districts Dolomite, Staromikhaylovka et Petrovsky à l'Ouest de Donetsk ont subi pendant 2 heures des bombardements ukrainiens au cours desquels plus de 50 obus de 120mm ont été tirés. 


Et les bombardements ont continué pendant la journée, sur la périphérie de Donetsk et sur les zones habitées comme celles du quartier d'Oktyabrsky, au Nord de Donetsk, où Elena Orlova, une femme de 68 ans, résidant dans mon secteur, a été mortellemnt blessée par des éclats d'obus de mortier tiré depuis les positions ukrainiennes de la 56ème brigade ukrainienne du village de Peski situé à l'Ouest de l'aéroport de Donetsk.

Hospitalisée aux urgences de l'hopital voisin (hopital N°21), avec de multiples blessures (tibia, cuisse, bras épaule, cavité abdominale), cette retraitée n'a malheureusement pas survécu... Elle est la deuxième victime civile tuée par l'armée ukrainienne ce mois ci.



En outre en plus des habitations civiles touchées, ce nouveau bombardement ukrainien, qui s'est produit en journée à 17h45, a également endommagé les 2 écoles maternelles №229 №269, du quartier.




Je connais bien la rue Makarenka où ce nouveau bombardement s'est produit, c'est une petite rue de 300 mètres de long environ située à proximité de l'höpital 21, et trop loin des positions républicaines (à plus de 700 mètres pour les plus proches) pour accréditer l'hypothèse d'un dommage collatéral. 

D'ailleurs il suffit de regarder les vidéos publiées sur les réseaux des bombardements ukrainiens pour évaluer la précision de leurs artilleurs qui ne débordent pas les 100 lètres autour de leurs objectifs.

Il s'agit donc ici et sans conteste d'un de ces tirs erratiques sur les zones résidentielles civiles, comme il s'en produit quasiment chaque jour dans ce quartier martyr d'Oktyabrsky, et qui sont destinés à terrorisser la population du Donbass.

A ma connaissance, c'est la troisième fois cette année que la rue Makarenka d'Oktyabrsky (district de Kuybychevsky) est à nouveau frappée par des tirs de mortier ukrainien

Donc, au lendemain de l'annonce d'une prochaine nouvelle trève, qui doit intervenir (sur le papier) le 21 juillet prochain, l' "Opération des Forces Combinées" ukrainienne a donc nonseulement décidé de poursuivre ses bombardements mais même d'utiliser à nouveau des obusiers longues portée de 152mm de type 2S5 "Hyacinthe" (photo entête) en bombardant aujourrd'hui la sous station électrique de la ville d'Irmino, sur le front de la République Populaire de Lugansk (au Nord de Stakhanov). Cette violation caractérisée des accords de paix, en utilisant de l'artillerie lourde, autre violation des dits accords, commet également un violation des conventions de Genève qui interdisent aux belligérants de prendre intentionnellemnt pour cible des infrastructures vitales pour les populations civiles.

Parler dans ce contexte criminel vouloir réscusciter d'éventuels accords de Minsk, et pire évoquer leur projet du "statut spécial" intégré à l'Ukraine pour le Donbass devient non seulement incongru mais même obscène. 

Kiev est devenu un état psychiatriquement malade qui non seulement justifie chaque jour le séparatisme du Donbass, mais également réclame que la justice de ses armées lui soit rendue en retour de son idéologie criminelle incurable.

Erwan Castel




La raison du coeur

Le mardi 17 juillet 2019 a eu lieu la cérémonie annuelle d'hommage aux victimes du MH17, au village de Grabovo. Photographies Svetlana Kissileva.

Le 17 juillet 2014, le MH17, un avion de ligne civil de la Malaysian airlines, était abattu dans le ciel au dessus d'une ligne de front qui s'étendait à l'époque à l'Est de Donetsk, et ses 298 passagers et membres d'équipage en disparaissant dans son crash près de Torez allaient précipiter cette guerre du Donbass sur l'avant scène internationale d'un spectacle politico-médiatique occidental abject qui tente depuis 5 ans d'instrulentaliser l'enquête pour accuser la Russie et les séparatistes du Donbass d'être responsables de cette tragédie aérienne, la plus meurtrière depuis le 11 septembre 2001.

Je partage ci-après un point de situation sur cette enquête toujours en cours mais politiquement faussée par la propagande russophobe occidentale et qui connait cette année une nouvelle exacerbation avec l'enlèvement de Vladimir Tsemakh, un ex officier de la milice républicaine par les services spéciaux ukrainiens et l'accusation de 4 ex responsables militaires de la RPD, Igor Guirkin (Strelkov), Sergueï Doubinsky, Oleg Poulatov, et Léonid Kartchenko.

De leur côté et dans leurs coeurs les habitants du Donbass, et particulièrement celles et ceux qui furent les témoins directs de cette tragédie, se souviennent avec émotion de cette minute où le paisible petit village de Grabovo et son millier d'habitants sont entrés dans l'histoire douloureuse européenne.


Comme chaque année, un hommage a été organisé ce 17 juillet sur les lieux du crash pour témoigner avec une compassion sincère de la  sa solidarité de la population du Donbass avec les familles des victimes. 5 années n'ont rien effacé, bien au contraire car cette page dramatique qui reste ouverte dans les mémoires et dans les coeurs, est lue et relue à douloureusement à chaque épisode de la farce politico judiciaire qui s'est emparé de l'émotion suscitée pour servir une propagande de guerre amorale. 

Aucune de ces personnes ne se souvient d'un lancement de missile vers le ciel ce jour là, en revanche certains se rappellent bien d'un petit avion qui suivait le boeing de la Malaisian Airlines, confirmant par leurs témoignages désintéressés l'hypothèse initiale de la présence sur zone de l'aviation de chasse ukrainienne, tout comme sera démontrée ensuite celle de systèmes antiaériens ukrainiens du type "Buk" incriminé dans le crash. Mais ces évicence seraont balayées d'un revers de main par les enquéteurs occidentaux pour mieux ouvrir tressé la corde pour l'accusé russe.  

Un reportage britannique incluant des témoignages d'habitants 
déclarant avoir vu des avions de combat lors du crash du MH17. 
Ce reportage sera retiré ensuite de sa chaîne par la BBC


Car dans cette affaire où l'humanisme et la vérité sont encore sacrifiés sur l'autel d'une russophobie psychotique et criminelle, il ne faut pas oublier que d'une part les forces de défense républicaines n'avaient aucun moyen d'abattre,même accidentellement, un aéronef volant à plus de 2000 -3000 mètres (le MH17 volait à plus de 10 000 mètre) et que d'autre part la Russie qui n'a jamais pratiqué ou soutenu de telles méthodes terroristes n'avait vraiment aucun intérêt à ce qu'un avion civil soit abattu dans le Donbass... 

Contrairement aux ukrainiens qui disposaient en juillet 2014 dans ce secteur de moyens aériens et antiaériens adaptés et l'absolution d'un pouvoir néoconservateur occidental pour qui la destruction d'un avion de ligne civil pour provoquer une crise internationale fait partie des recettes de son bellicisme hégémonique comme le prouvent les très nombreux falses flags organisés au cours de l'histoire impérialiste américaine, comme par exemple pour rester dans le sujet le crash du vol 655 d'Iran Air, le 3 juillet 1988 et qui avait fait 290 morts. Les USA, responsables de sa destruction attendront près de 10 ans de mensonges pour reconnaitre leur culpabilité et indemniser l'Iran et les familles des victimes en 1996.

J'attends avec impatience que la vérité éclate enfin sur le MH17 et que les vrais responsables soient enfin sanctionnés et les russes, ceux du Donbass ou de Russie, lavés de tout soupçon. Alors seulement les plaies des âmes, tout en restant douloureuses pourront se refermer dans la paix des coeurs.

Erwan Castel 





De nombreux articles ont été publiés concernant ce crash aérien et l'enquête qui continue sur un front autant politique que judiciaire. Voici celui de RT qui est interssant car synthétiqe et surtout qui apporte des témoignages étrangers à la Russie ou aux occidentaux , comme celui du 1er ministre malaisien qui témoigne de la partialité d'une enquête dont le seul objectif, avant même qu'elle ne démarre est d'accuser la Russie et ses partisans du Donbass d'avoir commis ce crime de guerre.  

Source de l'article : RT



Crash du MH17 en Ukraine : 
cinq ans après, que retenir de l'enquête en cours ?

Le mystère reste entier sur le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines. L'enquête internationale pilotée par les Pays-Bas se poursuit et la Russie en dénonce la partialité, reprochant aux enquêteurs de négliger les éléments qu'elle fournit.

Le 17 juillet 2014, le Boeing 777 assurant le vol 17 de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, a été abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine, avant de s'écraser dans la partie du pays tenue par les rebelles. Les 283 passagers, dont 196 Néerlandais, et les 15 membres de l'équipage à son bord ont péri. La majorité de l'épave de l'appareil a été retrouvée près du village de Grabove située dans le Donbass. Cette région était alors, et est encore, le théâtre de combats sporadiques entre l'armée ukrainienne et les rebelles qui refusent de reconnaître le gouvernement issu du coup d'Etat de 2014. Un contexte compliquant la reconstitution du drame.


Une enquête partiale ?

Très vite, avant même le début de l’enquête internationale devant révéler les circonstances de cette tragédie, les médias occidentaux ainsi que les autorités ukrainiennes, ont pointé du doigt la responsabilité directe de la Russie, qui réfute catégoriquement toute implication dans le drame. Le principal argument invoqué est le suivant : le missile sol-air ayant abattu l'avion, un BUK, est de fabrication russe. L’accusation est reprise en septembre 2016 par l’équipe d'enquête commune (JIT) pilotée par les Pays-Bas et constituée d’experts néerlandais, belges, australiens, malaisiens et ukrainiens. Ces mêmes enquêteurs réitèrent leurs accusations en mai 2018 en affirmant que le missile provenait de la 53e brigade anti-aérienne de l'armée russe. La Russie, nous allons le voir, a apporté des éléments contredisant ces allégations.

L’Ukraine, qui avait décidé de ne pas fermer son espace aérien dans une région en conflit, échappe quant à elle aux condamnations internationales. L'organisation de l'aviation civile internationale (OACI) avait pourtant signalé, avant la catastrophe, que l’itinéraire emprunté par le Boeing pouvait représenter un risque sérieux. Un manque de précaution d'autant plus alarmant que l'armée ukrainienne a, par le passé, abattu un avion de ligne : le 4 octobre 2001, le vol 1812 de la compagnie aérienne russe Siberia Airlines, qui reliait Tel-Aviv à Novossibirsk, a ainsi été frappé au-dessus de la mer Noire, provoquant la mort de 78 personnes.


Une coopération russe négligée par les enquêteurs

La Russie, qui a fait part de ses inquiétudes concernant la partialité de l'enquête dès son déclenchement, n’a eu que peu des possibilités pour contribuer à faire la lumière sur cette affaire. L’enquête a en effet prêté peu d’attention aux données fournies par les autorités russes, qui ont accepté de remettre toutes les informations en leur possession afin de parvenir à une compréhension complète de ce qu'il s’était passé en juillet 2014 dans l’espace aérien ukrainien.

En automne 2016, l’autorité aéronautique russe, Rosaviatsia, a même fourni des données de radar montrant qu’aucun missile n'avait été tiré depuis les zones contrôlées par les rebelles le jour du crash. Quelques mois plus tard, en janvier 2017, les autorités néerlandaises ont répondu qu’elles n’étaient pas capables de déchiffrer les données car elles étaient fournies dans un «format atypique». Bien que la Russie ait expliqué qu’elle avait utilisé le format ASTERIX pour présenter les données brutes, les Néerlandais ont déclaré que le radar russe était incapable de repérer un objet relativement petit de la taille d’un missile. En réponse, Oleg Stortchevoï, chef de Rosaviatsia, a rejeté cette affirmation en précisant que la station radar pouvait détecter des objets beaucoup plus petits qu’un missile BUK.

Plus récemment, en septembre 2018, le ministère russe de la Défense a présenté en conférence de presse des documents démontrant que le missile à l’origine du drame appartenait à l'Ukraine et avait été produit en 1986. Selon l'enquête internationale menée par les Pays-Bas, deux numéros de série ont été retrouvés sur des fragments du missile. La Russie a affirmé avoir pu reconstituer l'historique de ceux-ci jusqu'à un missile portant le numéro de série 8868720. Celui-ci aurait été produit dans une usine de la région de Moscou en 1986, avant d'être livré à une unité militaire ukrainienne, selon des documents présentés par la Défense russe. Ici aussi, ces éléments avancés par l’armée russe n'ont guère été pris en considération.

«La Russie n'a pas été en mesure de participer à l'enquête malgré un intérêt exprimé dès le début et des tentatives d'y prendre part», déclarait en juin dernier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.


Trois Russes et un Ukrainien soupçonnés d'être «complices» de meurtre

Le 19 juin, les enquêteurs internationaux ont révélé publiquement les noms et visages de quatre suspects (trois Russes et un Ukrainien) – présumés innocents jusqu'à l'ouverture de leur procès, qui débutera le 9 mars 2020 aux Pays-Bas. Ils sont accusés d'avoir transporté le système ayant servi à envoyer le missile sur l'avion, mais ne sont pas, selon les enquêteurs, ceux qui «ont appuyé sur le bouton».

«Le bureau du procureur néerlandais soupçonne que c’est en raison d’actions de ces personnes que l’avion du vol MH17 a été abattu. Bien que ce ne soient pas ces personnes précises qui aient appuyé sur le bouton, on sait qu’elles ont été impliquées directement dans les activités ayant visé à faire venir sur le territoire ukrainien des systèmes antiaériens BUK dont un a abattu l'avion», a expliqué un responsable de l'équipe internationale conduite par les Pays-Bas lors d'une conférence. Les enquêteurs ont précisé espérer retrouver les coupables.

Ces nouvelles accusations ont été rapidement battues en brèche par le ministère russe des Affaires étrangères qui a regretté une volonté de «discréditer» la Russie.


La Malaisie dénonce une enquête politiquement motivée visant à accabler la Russie

Moscou n'est pas seule à juger l'enquête peu impartiale. «Nous sommes très mécontents parce que depuis le tout début, [le crash du vol MH17] est devenu une question politique, sur comment accuser la Russie de méfaits. Même avant qu'ils n'examinent [l'affaire], ils parlaient déjà de la Russie» : cité par le journal Malaysia Mail, le Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, a en effet fait part de ses doutes le 20 juin dernier quant aux accusations visant les autorités russes. 

Pour le chef du gouvernement de Malaisie, il est «très difficile» pour les autorités de son pays de prendre pour argent comptant les accusations des enquêteurs internationaux, qui affirment que l'avion a été abattu par les rebelles de l'est de l'Ukraine avec l'aide de la Russie. «Nous voulons la preuve de la culpabilité [de la Russie]. Mais pour l'instant, il n'y a aucune preuve, seulement des rumeurs», a-t-il en outre affirmé.

Une voix discordante qui semble témoigner, cinq ans après le drame, de la difficulté des experts internationaux à mener une enquête indépendante.

RT

mercredi 17 juillet 2019

Une russophobie reflet de sa propre image


La nouvelle est tombée sur les prompteurs des agences de presse ce lundi 15 juillet : la police italienne a démantelé un réseau néo-nazi et saisi à l'occasion un important stock d'armes militaires. Anecdote policière de plus en plus fréquente malheureusement dans la dérive de notre monde post-moderne.

Ce qui est édifiant en revanche c'est le traitement médiatique qui tente de faire de ce fait divers italien un événement politique inteernational. En effet, et avant même que l'enquête n'est donnée ses conclusions, les médias mainstream occidentaux se sont précipités sur ce coup de filet de la police italienne pour dénoncer des individus "«d'idéologie extrémiste» ayant combattu au côté de rebelles prorusses contre les troupes ukrainiennes dans le Donbass" (Le Figaro). Et cette affirmation d'être répétée en cascade par toutes les "chiens de garde" du système (BFM TV, L'Obs, 20 Minutes, Le Point  RFI etc.), ceux qui se torchent le cul avec la déontologie journalistique (vérifier l'information, ne pas diffamer, etre indépendant etc...) dès qu'il s'agit d'accuser la Russie et ses alliés mais qui poussent des cris d'orfraie lorsqu'on dénonce en retour les mensonges de leur système, allant même jusqu'à initier cette ridicule loi "antifake news"... ce qui, venant de leur part relève d'une inversion accusatoire hallucinante et suicidaire.


Il faut bien sûr mettre le détournement médiatique de ce fait divers en perspective :
  • de cette propagande occidentale complétement possédée par une russophobie psychotique aussi délirante que débile eexcitant des "journalopes" repoussant toujours plus loin les limitres de la malhonnéteté intellectuelle, à se jetter comme des clébards enragés sur toutes les occasions de diffamer la Russie et ses alliés.
  • du calendrier de l'anniversaire de la tragédie du crash du MH17, abattu au dessus de Donbass il y a 5 ans et dont les occidentaux veulent faire porter le chapeau aux pro-russes et à la Russie bien sûr, accusation alimentée pour les non initiés par  la saisie d'un missile air-air Matra (de fabrication française).

Dans la réalité des pedigrees, cette accusation m'a laissé sceptique, car les nationalistes radicaux européens qui sont venus combattre du côté des séparatistes du Donbass sont une infime minorité qui relève du même niveau anecdotique que les russes venus se battre dans les rangs de l'armée ukrainienne.

En revanche, les néo-nazis européens venus gonfler les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens sont nombreux et en 2015 on compte par exemple une cinquantaine de français présents dans le bataillon néo-nazi Azov déployé dans le secteur de Marioupol (pour comparaison seulement 1 français se déclarant "national-socialiste" est venu s'échouer un temps dans la République Populaire de Donetsk, avant d'aller se faire aussi virer du Kurdistan irakien puis... de l'armée américaine). 

Il y aurait beaucoup à dire sur cette fracture de la mouvance nationaliste européenne provoquée par la crise ukrainienne et que la guerre du Donbass a exacerbé, avec d'un côté les "réactionnaires" nostalgiques des nationalismes ethnocentrés fascistes et nazis qui ont rejoint les marches aux flambeaux des bandéristes ukrainiens, et de l'autre côté les nationalistes conservateurs (non moins ethnocentrés pour certains) et qui en fantasmant sur la Russie poutinienne (telle que décrite d'ailleurs par la propagande russophobe), ont rejoint les rangs des séparatistes pro-russes.

Concernant les néo-nazis italiens, je sais que plusieurs spécimens ont rejoint également les bataillons spéciaux ukrainiens mais les trois que j'ai croisé dans le Donbass étaient plutôt issus de l'extrême gauche révolutionnaire que de la mouvance fasciste italienne. 

Si les liens de ce groupe néo-nazi italien avec la guerre du Donbass sont confirmés il ne peut s'agir que de leur implication dans les rangs des activistes radicaux ukrainiens, qui disposent aussi de réseaux de trafic d'armes en Europe de l'Ouest, contrairement à leur "homologues" pro-russes.



D'ailleurs, dès le lendemain de l'information, cette diffamation russpohobe, aussi grossiére que stupide s'effondre et on apprend que le réseau néo-nazi italien démantelé est en fait pro ukrops... oups ! 

Je me marre !



Même le média propagandiste mondialiste Euronews, évoquant l'hypothèse d'un attentat possible préparé contre le ministre italie de l'Intérieur Matteo Salvini, admet finalement dès le 16 juillet qu'il s'agit en fait "d'individus, adeptes d'une idéologie extrémiste, auraient combattu en Ukraine dans le Donbass contre des rebelles pro russe.

Evidemment cette vérité ne risque pas de faire le même buzz médiatique que l'annonce initiale chez les journalopes de France, qui devraient être sanctionnés pour cette "fake news" caractéristique et même présenter des excuses aux Républiques de Donetsk et Lugansk dont les milices ont été à nouveau diabolisées à l'extrême par cette double accusation mensongère de nazisme et terrorisme.

Ce nouveau coup d'épée dans l'eau de la propagande de guerre occidentale soutenant la guerre ukrainienne contre le Donbass ne fait que révéler, dans une inversion accusatoire flagrante, la vraie nature du totalitarisme de sa pensée unique et de son 4ème pouvoir qui est devenu à la fois son bouclier par la censure et son glaive par la diffamation.

Erwan Castel