jeudi 19 juillet 2018

Un athanor de pierre

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Depuis le début de la semaine, un orage vespéral vient quotidiennement nous visiter, rompant la monotonie d'un front globalement calme en journée, et nous conditionne par ses craquements tournoyant dans son ciel couleur acier aux traditionnels bombardements et tirs nocturnes ukrainiens.



Mercredi 18 juillet 2018

Dans une lumière de fin du monde griffée par la foudre, les ruines lavées de Promka semblent des vaisseaux de pierre pris dans la houle d'une terre retournée mille fois par la guerre 

Dans mes carnets, cette bâtisse industrielle je l'ai baptisé affectueusement "Forteruine", tant sa silhouette décharnée me rappelle celles des forteresses médiévales survivant aux outrages de la guerre et du temps et qui offrent au regard du marcheur un livre d'histoire écrit dans la pierre par la fureur de l'acier.

Avec certains de mes camarades, cela fait plus de 8 mois que nous défendons sur le front de Yasinovataya cette position autour de laquelle s'est creusé dans la terre noire du Donbass un labyrinthe de tranchées nous reliant aux positions voisines tenues par notre bataillon ou d'autres bataillons assignés à la défense Nord de Donetsk.


A proximité de "Forteruine", dans les décombres d'une datcha bombardée un journal de 2014 retrouvé au titre prémonitoire ("La guerre à nos portes")

Avant que les orages d'acier ne viennent transformer cette zone industrielle de Promka en champ de ruines, la vie foisonnait et riait ici, entre les entreprises, les commerces, les datchas, et même quelques fermes autour de terrils et cheminées bornant l'horizon.

Aujourd'hui, même les dieux semblent avoir abandonné ce chaos indescriptible au milieu duquel des hommes, séparés seulement de quelques centaines de mètres, se battent depuis plus de 4 ans.

Depuis que les accords de paix signés à Minsk ont transformé ce conflit en guerre de position, ici, au milieu de nulle part, l'Homme, la terre et la pierre fusionnent dans un décor figé où seules les danses du du soleil et de la lune, des oiseaux et des faisans ou de la neige et de la poussière rappellent aux combattants la meule du temps et de la vie.


Par une embrasure ouverte par un bombardement le paysage abandonné de Prpmka et l'horizon au delà duquel la vie continue à Donetsk.

"Forteruine" au fil des rotations est devenue notre sanctuaire, un roc que nous soignons attentivement au milieu des tempêtes de feu et d'acier qui s'abattent quotidiennement sur elle. Ce bâtiment industriel s'est métamorphosé depuis 4 ans en abri fortifié qui, à partir de son premier étage supérieur n'est plus qu'un enchevêtrement de poutrelles tordues, de pierres effondrées et de ferailles hirsutes devenu au fil du temps notre exo-squelette.

A l'abri des murs renforcés par des centaines de  sacs de sable et une forêt de piliers en bois, nous vivons en autarcie au milieu de nos caisses de munitions et de conserves alimentaires, dans ce microcosme étrange dessiné par la mitraille. Au coeur du vaisseau de pierre, le feu de bois crépite, coiffé tantôt d'une bouilloire tantôt un chaudron quo offrent autour de lui du thé et de la soupe. L'âtre retrouve ici sa fonction ancestrale du point de ralliement social où rires et cigarettes sont échangées loin de la guerre qui griffe pourtant les murs a l'entour et déchire les sacs colmatant leurs brèches.

Mais, au fur et à mesure que l'on s'éloigne  du feu sacré, traversant seulement les quelques mètres de couloirs obscurs d'où s'échappent à notre approche des rongeurs prudents, les soldats, qu'habille un silence progressif, changent d'atmosphère.


Prolongement amplifiant du regard l'optique seconde le travail de la sentinelle et lui permet de fouiller les moindres recoins du terrain.

Ici, aux créneaux de forteruine l'Homme devient silence et pierre tandis que tout son être s'articule et se tend autour de ses sens en alerte. Au delà des meutrières s'étend l'inconnu où dans d'autres tranchées et casemates semblables aux nôtres se terre l'ennemi, d'autres hommes avec qui nous partageons cette exclusivité humaine d'être à la fois chasseur et gibier. 

Dans la solitude de la sentinelle, les pensées souvent vagabondent dans le silence vers des souvenirs ou des rêves heureux devenus lointains mais qui continuent à tenir compagnie au coeur assoiffé d'espérance. 

Mais dès  lors qu'un mouvement anime le paysage enfermé dans le réticule, qu'un roulement de gravat dérange le chaos du glacis, qu'un bourdonnement intrusif de drone se mêle à celui des mouches, qu'un tir fasse trembler l'air ou les plafonds... aussitot la main reprend sa pression sur l'acier froid de l'arme.


"Rex", un vétéran des premiers combats, venu rejoindre les rangs de Piatnashka pour remplacer son fils "Pauk" tué ici le 5 décembre dernier.

Dans cet univers si difficile à décrire où les fantômes des camarades tués au combat hantent toujours dans nos mémoires les lieux de leur sacrifice, l'âme des vivants, dans leur danse quotidienne avec la Mort, fermente et se transforme.

Quelle sera t-elle demain aux lendemains de la tourmente ? 

Nul ne peut le savoir mais déjà ont changé les regards intérieurs des uns et des autres ces regards sur la vie dont la flamme brille dans la prunelle des yeux et qui visitent le domaine des dieux.

Car la vie apparaît différente pour ceux qui sortent de ces athanors de guerre, les choses essentielles, souvent les plus simples de l'existence ainsi que le sens sacré qui les lie entre elles reprennent alors leur juste place dans le coeur de l'Homme.

Erwan Castel

Perçant les lézardes des murs, le soleil éclaire de ses doigts de lumière les rêves que les hommes défendent ici pour offrir à leurs enfants une liberté et un héritage millénaire.

mercredi 18 juillet 2018

Les collabos français font un pas de plus


Après le soutien politico-financier au régime totalitaire et criminel de Kiev, la France, pourtant garante des accords de paix signés à Minsk s'est engagée à la suite de son maître étasunien dans une collaboration exponentielle dans la guerre déclenchée contre la population russe du Donbass.

Après le contrat concernant 55 hélicoptères Airbus dont une partie ira restaurer l'armée de l'air ukrainienne, le gouvernement français fournira une autre assistance militaire à l'armée Ukrainienne avec la livraison de complexes de détection anti sniper.

Ceci a été annoncé par le chef du service de presse de l'administration du ministère de la Défense, Jacob Osadchy.
Dans le cadre du programme de coopération militaro-technique bilatérale le Commandement des forces armées ukrainiennes prévoit de d'équiper ses forces de systèmes de détection de tireurs d'élite en service dans l'armée française et fabriqués par la société CILAS. Conformément à la conclusion de cet accord signé entre Kiev et Paris une vingtaine de ces radars devraient arriver dans un proche avenir sur la zone de front du Donbass.

Et ce matériel sera très vraisemblablelent accompagné d'une assistance technique et de formateurs militaires français.

Officiellement bien sûr la bien pensance pensance élyséenne présentera cette opération comme un soutien à une capacité exclusivement "défensive" réclamée par Kiev pour contrer la monstrueuse invasion d'une armée rouge ressuscitée sur les rives du Don.

Comme si dans une action offensive l'agresseur n'avait pas à neutraliser également l'action défensive des snipers !


Le modèle allégé du système de détection laser
Concrètement ce système de détection anti sniper baptisé DO LDP SCOUT est un radar optique qui peut avoir la taille d'une paire de jumelles. 

Alors que les systèmes acoustiques déterminent la position d'un sniper après son tir d'après une triangulation de la propagation de l'on de choc, ce système détecte et amplifie ce qu'on appelle l' "effet oeil de chat" c'est à ddire la rétro diffusion du laser utilisé par les equipements modernes des snipers (télémètre de calcul et/où assistance à  la visée). 
Le système optronique du radar repère le retour du laser de sa cible vers le tireur, puis grâce à un traitement algorithme intégré (système SIR), la localisation et l'évaluation de la menace au regard des système sa signature infrarouge sont effectuées. 


Le lien vers la fiche technique :  Fiche technique

Même si ce système ne représente qu'une faible menace pour les snipers républicains qui utilisent dans leur très grande majorité des optiques soviétiques anciennes sans système laser, ce contrat marque un pas de plus et réel dans la participation et l'engagement des pays de l'OTAN sur le front du Donbass.

Ainsi que je l'avais subodoré à propos du contrat avec Airbus, l'Etat français, en violation totale avec l'éthique des traités internationaux qu'il a signé à Minsk, s'est engagé avec Macron dans une pente russophobe belliciste, en bon roquet suivant ses maîtres étasuniens et canadiens, qui sont en train de passer dans leur collaboration avec les soudards de Kiev, du conseil à l'assistance militaire directe.

A quand un drapeau tricolore flottant au dessus des positions ukrainiennes en compagnie de celui des États Unis et de celui des néo nazis de Prayvi Sector ?

Heureusement pour moi que je me siens plus breton que français et que la honte ne tue pas !

Erwan Castel



mardi 17 juillet 2018

Snipers de Piatnashka

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"SKS" un camarade de la compagnie qui vient de rejoindre le cercle des snipers de Piatnashka

Ce matin les ukrainiens ont confirmé leur "retour aux affaires" des banksters qui les parrainent : lance roquettes antichars, armes légères, lance grenades automatiques et même chars de combat (vers 3h00) tirant à nouveau régulièrement sur les positions républicaines du secteur.

Mais ce sont surtout les snipers qui, au milieu de ce champ de bataille enterré, sont l'activité principale et permanente du front et à l'origine de la majorité des pertes au combat (tués ou blessés).


Mardi 17 juillet 2018

Si les ukrainiens ont développé de nombreux groupes de tireurs d'élite nomadisant sur le front en plus des tireurs de précision présents dans les organigrammes de leurs unités, les forces républicaines ont également développé cette arme, aussi efficace sur le terrain qu'utile à la propagande de guerre.

L'arme la plus courante de chaque côté de la ligne de front est le fusil Dragunov SVD 7, 62 mm équipé de sa lunette de tir PSO1. Cette arme soviétique ancienne reste très performante sur ce terrain dégagé où dans de nombreux secteurs, les belligérants sont à moins de 500 mètres les uns des autres.

Parfois. nous troquons la lunette de tir PSO1 (x4) par une lunette plus performante (x8, x10 ou X 12) pour mieux "fouiller" les petites meurtrières des casemates ennemies, ou par des visions nocturnes pour répondre aux tirs de nuits qui sont très fréquents.

Ainsi ce matin vers 06h00, avec l'appui d'un observateur muni d'un périscope de tranchée, "SKS" et moi même, nous avons "traité" une nouvelle position que les ukrops organisent pour se rapprocher de "Forteruine".

"Banzaï" au TR 8, un périscope de tranchée de grossissement 8

Nos premiers tirs ont appelé des ripostes de la part des ukrainiens, nous obligeant à accélérer les changements de position et multiplier les leurres, puis de brefs duels entre tireurs se sont alors engagés jusqu'à débusquer le chasseur imprudent ou le gibier inconscient grenouillant entre ruines, tranchées et trous d'obus.

Erwan Castel

Mézigue dans une bâtisse abandonnée et aménagée en poste d'observation et de tir

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Les néo-cons enragent !

Le Sénateur Mac Cain, 81 ans et très malade mais tiujours aussi virulent et guidé par une russophobie psychotique

Je crains que cette rencontre Trump Poutine reste sans suite pour la Paix dans le Monde (et celle de Trump) et qu'elle soit résumée à un  "C'était trop beau pour être vrai !"

Au sortir de la rencontre bilatérale d'Helsinki dont beaucoup de commentateurs s'accordent à dire que Poutine a dominé les débats avec Trump, les néocons étasuniens sont entrés en croisade contre le locataire indiscipliné de la Maison Blanche, allant même jusqu'à parler de "trahison".

Et pourtant, comme prévu derrière les poignées de main diplomatiquement cordiales et leur conférence de presse commune consensuelle, des points de divergence majeurs restent en travers de la rencontre entre les présidents des deux plus importantes puissances nucléaires du Monde..

Ainsi du dossier iranien qui est un sujet majeur de discorde et connecté à tous les autres points de tensions levantins...

Donc, en admettant la sincérité de Trump et surtout son pouvoir réel, ce rapprochement important entre Washington et Moscou pour transformer l'essai d'Helsinki en actes géostratégiques concrets a de sacrés obstacles à franchir comme la dépendance de l'économie étasunienne à son hégémonie militaro-industrielle et ses partenaires sionistes et wahabbites.

Même si elle est loin du changement de cap espéré, la stratégie étasunienne est au moins en roue libre depuis les doutes et les méfiances provoquées par l'électron libre Trump.

La contre attaque des néo cons et de leurs alliés à travers le Monde pour reprendre à 100 % le contrôle de leur machine ne va pas tarder et sur le chemin de retour de Moscou l'ombre de Trump ressemble de plus en plus à la silhouette de JFK...

Erwan Castel

Source de l'article : Radio Canada

Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet d'Helsinki. Photo : Associated Press/JUSSI NUKARI

« Honte » et « trahison » : 
le choix de Trump de croire Poutine fait réagir à Washington

Des critiques extrêmement sévères s'élèvent aux États-Unis après la conférence de presse commune de Donald Trump et Vladimir Poutine, lundi, à Helsinki.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE, ASSOCIATED PRESS ET CNN

La première et peut-être la pire est celle du sénateur républicain John McCain, qui considère cette rencontre comme « l'un des pires moments de l'histoire de la présidence américaine ».

Il a ajouté qu’il s'agissait de l'« une des performances les plus honteuses d'un président américain ». « Il est évident que le sommet d'Helsinki était une erreur tragique », a renchéri dans un communiqué le sénateur de 81 ans, retiré depuis plusieurs mois en Arizona.

Le chef de file des républicains au Congrès américain, Paul Ryan, lui a fait écho en appelant Donald Trump à « prendre conscience que la Russie n'est pas [leur] alliée ».

Lors de la conférence de presse à Helsinki aux côtés du maître du Kremlin, Donald Trump s'en est pris à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle qui l'a porté au pouvoir, et a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

« Il n'y a pas de doute, la Russie a interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde », a affirmé de son côté Paul Ryan.

Dans un tweet qu'il a publié un peu plus tard, le président Donald Trump a tenté de calmer le jeu à la suite de la volée de critiques de ses partisans comme de l'opposition et du renseignement.
  • Comme j'ai dit aujourd'hui et à plusieurs reprises dans le passé, j'ai une GRANDE confiance en MES services de renseignement. Toutefois, je reconnais aussi que pour bâtir un avenir plus prometteur, nous ne pouvons pas seulement nous concentrer sur le passé. Étant donné que nous sommes les deux plus grandes puissances nucléaires, nous devons nous entendre. - tweet de Donald Trump

L'opposition démocrate a aussi vivement condamné le comportement du président des États-Unis. « Irréfléchi, dangereux et faible », a attaqué son chef au Sénat, Chuck Schumer.

Selon lui, « la Maison-Blanche est maintenant devant une seule et sinistre question : qu'est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des États-Unis? » « Des millions d'Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump », a-t-il ajouté.

La communauté du renseignement est également montée au créneau.

L'actuel directeur du renseignement, Dan Coats, a défendu dans un bref communiqué les évaluations « claires » de ses services en ce sens (l'ingérence russe, NDLR) et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

« Une trahison »

Les anciens chefs du renseignement qui ont servi sous le président Barack Obama ont aussi eu des mots cinglants pour le président.

L'ancien directeur de la CIA, John Brennan, témoigne devant la commission du Renseignement du Sénat américain, le 23 mai 2017.

L'ancien directeur de la CIA John Brennan. Photo : Reuters/Kevin Lamarque

John Brennan, qui a occupé le poste de directeur de la CIA de 2013 à janvier 2017, a qualifié les commentaires du président de « trahison ».

« La performance de la conférence de presse de Donald Trump à Helsinki augmente et dépasse le seuil des "crimes et délits élevés". Ce n'était rien de moins qu'une trahison. Les commentaires de Trump n'étaient pas seulement imbéciles, il est entièrement dans la poche de Poutine. Patriotes républicains, où êtes-vous? », a twitté John Brennan.

James Clapper, qui était directeur du renseignement national sous la présidence d'Obama de 2010 à 2017, a décrit les remarques de Trump comme « vraiment incroyables ».

« Sur la scène mondiale, devant le monde entier, le président des États-Unis a essentiellement capitulé et semble intimidé par Vladimir Poutine, a déclaré Clapper à CNN. C'était incroyable et très, très perturbant. »

James Clapper a décrit Poutine comme un « ennemi juré des États-Unis » qui cherche à saper la démocratie du pays et ses élections. « Il faut qu'il soit sur le chemin du retour à Moscou. »

"Cochon qui s'en dédit" Mr Trump !


"Je préfère prendre un risque politique sur le chemin de la paix qu'un risque de guerre dans la continuité d'une politique" aurait dit Trump avant sa rencontre avec le Président Poutine.

Au lendemain d'Helsinki, face au tollé quasi unanime des démocrates l'ais aussi de nombreux républicains qui voient dans la poignée de main entre le Kremlin et la Maison Blanche une trahison de Trump, il n'est plus certain que ce dernier soit prêt à assumer ce "risque politique" ...

Réunion de crise, conférence de presse et un président étasunien qui cherche à éteindre l'incendie quitte à devenir un relaps aux yeux de l'espérance de paix.

Ainsi a t-il affirmé au sujet de sa relation affirmée ses services de renseignements exactement le contraire du doute émis à leur encontre lors de la rencontre d'Helsinki.


Il est clair que un quotidien comme "Le Monde" se régale de ce genre de volte face sans se demander les raisons ou pressions exercées pour cela. 

Le "deep state" mondialiste, quant à lui montre bien ici d'une part le pouvoir (ou les dossiers) qu'il possède pour faire pression sur les gouvernements jusqu'aux chef d'état en personne et qu'aux USA il a déterré la hache de guerre contre cette empêcheur de penser en dollars et en missiles, qui tire sur sa laisse comme un chien imprévisible.

Le pouvoir réel étasunien donc finit de faire surface, et fait désormais des vagues pour garder le contrôle total désormais du porte avion américain. Et on sait tous que pour protéger ses intérêts vampiriques la ploutocratie internationale ne connaît ni morale,ni règle, ni limite...

Dans sa cartouchière, entre autres munitions, la destitution politique, l'empêchement médical et même l'élimination physique...

Si ça continue, il va falloir que Donald songe à demander un passeport russe à Vladimir !

Erwan Castel

Le pain est mangé


La "trêve du pain" qui aura donné lieu à une accalmie très relative, les ukrainiens continuant régulièrement à harceler quotidiennement les lignes de défense républicaines, a été rompue au lendemain de la fin du Mondial de football et dès la fin de la rencontre Trump/Poutine à Helsinki.

Comme mentionné précédemment dans un rapport de situation de notre secteur de Yasinovataya, les ukrops ont engagé ce 16 juillet une nouvelle campagne de tirs sur la ligne de front du Donbass.

A Dokuchaeivsk, en début de soirée les forces ukrainiennes ont tiré plusieurs missiles antichars sur un quartier résidentiel de Dokuchaïevsk (25 km Sud Donetsk). Ivaniva Tubol, une femme de 63 ans a été grièvement blessée au dos et aux jambes dans un tir direct sur son habitation au 21 rue Gornaya.

Comme d'habitude les civils sont les victimes de ce conflit sanglant lancé par Kiev sous couvert d'une prétendue "Opération antiterroriste" qui aujourd'hui a montré son vrai visage avec son évolution en "Opération des Forces Combinées" et qui désignent la Russie comme son ennemi.
Erwan Castel

lundi 16 juillet 2018

Énervés les ukrops se réveillent !

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"Palestinian" première rotation et première expérience du feu sur Promka
Cette 18ème rotation est certainement la plus calme pour notre secteur jusqu'à ce lundi soir, où les ukrainiens se sont réveillés pour des tirs plus nourris et prolongés que leur habituelles rafales horaires.

Cette escalade n'est pas un hasard, elle coïncide avec la fin de la rencontre entre les présidents Trump et Poutine qui s'est révélée au premier abord comme une réunion cordiale entre le souteneur de Kiev et son ennemi juré...

De quoi énerver en effet les ukropithèques !


Lundi 16 juillet 2018

Sur le front de Yasinovataya, près 3 jours d'une accalmie globale à peine ponctuée par des tirs sporadiques aux armes légères et quelques rares grenades à fusil, les provocations ukrainiennes ont repris en intensité ce soir après une première annonce faite ce matin à coups de roquettes antichars.

Les rafales de mitrailleuses, tirs de grenades propulsées et roquettes diverses ont commencé au crépuscule, prenant le relais d'une fin d'après midi orageuse au ciel déjà aux couleurs d'acier.

Les tirs ont ENFIN repris suis-je tenté d'écrire tant ces derniers jours, le silence des armes mais toujours embusquées quelque part à portée de voix de "Forteruine", avait quelque chose de pesant jusqu'à nous inviter nous mêmes à chuchoter pour mieux l'écouter.

Désormais la menace est libérée, redevenue palpable, mesurable et gérable nous indiquant vers où poser nos pas, nos armes et nos répits..

Vers 23h30 le silence revient sur "Forteruine", libérant le chant des grenouilles et la fatigue des hommes que de nouvelle sentinelles viennent relever sous les ombres de la nuit.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Photo du 16 juillet

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Hissé au dessus du "garage", positions ukrops à l'Ouest de Forteruine, le Star and Stripes des parrains du Maïdan

Ce matin le front s'est réveillé avec une série de roquettes antichars tirées sur notre "Forteruine" en plus des habituels tirs d'armes légères et de grenades, tandis qu'au loin (500 mètres) un BTR ukrainien (transport de troupe blindé à roues) peinant dans une lisière faisait entendre les halètements de son moteur. 

Mais c'est à l'Ouest que nous ait apparu ce matin, flottant en maître au dessus des positions ukropithèques, le Star and Stripes (ça doit faire SS en abrégé), symbole autant de ce chaos ukrainien déclenché sur le Maïdan par Washington en 2014 que de la rencontre du jour entre les présidents Poutine et Trump, dont L'OTAN entraîne et équipe désormais les soudards de Kiev.

Finalement le drapeau italien n'aura pas fait long feu sur ce front de Promka et il s'est incliner devant celui du maître atlantiste.

Sur ce secteur précis de Promka, c'est la deuxième fois en 6 mois que le drapeau étasunien vient nous narguer et surtout rappeler à nos ennemis pour qui, depuis le Maïdan, ils versent leur sueur et leur sang.

Un rappel que la propagande pro russe ne pourrait pas mieux faire !

Erwan Castel

es autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

L'ordre contre le désordre


Aujourd'hui les présidents Trump et Poutine se rencontrent à Helsinki sur fond d'une nouvelle guerre froide pour ne pas dire d'une "paix chaude" au vu des conflits en cours (Syrie Ukraine) opposant leurs 2 visions du monde.

Trump et Poutine ont certes des convergences d'opinions notamment dans leurs discours conservateurs (tant que les valeurs évolutives de l'américain ne sont pas contrariées par les principes intangibles du russe). On peut également avancer le respect mutuel qu'ils ont l'un pour l'autre et des intelligences servies par des caractères hors normes qui leurs permettent de s'imposer en tant que leaders. 

Mais il ne faut pas non plus tomber dans le panneau caricatural tendu par des néo conservateurs paniqués qui décrivent Trump comme l'homme de Poutine (certains poussent le délire jusqu'à prétendre qu'il est même un agent du KGB/FSB !)

Car Trump et Poutine n'ont rien en commun ni dans le style, la personnalité, le comportement ou le discours. Et cette rencontre, entre les traditionnelles courtoisies diplomatiques introductives et les satisfacitions médiatiques conclusives s'annonce être plutôt un bras de fer entre 2 visions du Monde radicalement opposées.

Trump en effet, malgré ses discours anticonformistes qui laissaient espérer une désescalade internationale n'à eu de cesse par ses actes de jeter de l'huile sur les foyers existants (Iran, Ukraine, Jérusalem, Vénézuela etc..) excepté  peut être en Corée du Nord où, pour le moment, une normalisation des relations semble être amorcée.

Aussi cette rencontre risque de tourner en bras de fer certes cordial mais diffcile autour des points de tensions suivants : 

Le Moyen Orient 
  • La guerre en Syrie où Trump malgré un désengagement progressif de ses forces régulières continue de jouer la carte du renversement de Bachar el Assad via le soutien aux forces d'opposition syrienne ainsi que des bombardements ponctuelles.
  • La rupture de l'accord sur le nucléaire avec Téhéran qui avec de nouvelles sanctions économiques relance, pour le punir surtout de son engagement en Syrie une escalade grave contre l'Iran et par, extension le Hezbollah libanais qui sont tous deux les cibles de Tsahal. 
  • La décision incendiaire de désigner en violation des résolutions de l'ONU Jérusalem comme capitale d'Israël ce qui relance sciamment le conflit israélo-palestinien et les tensions avec le Liban. Ces 3 points risquent de se concentrer prochainement autour du Golan a la jonction de ces 3 pays.

L'Europe 
  • La Crimée où Trump louvoie son attitude concernant la péninsule qui un jour doit être reconnue russe et un autre jour restituée à l'Ukraine. Sujet clivant qu'il s'est gardé d'aborder au sommet de l'OTAN.
  • Le Donbass où Trump jette de l'huile sur le feu en acceptant la livraison d'armes létales à Kiev, aussitôt suivi par ses laquais canadien et français tout en accusant la Russie de soutenir les républiques populaires de Donetsk et Lugansk. 
  • La guerre économique que Trump a déclaré avec les barrières douanières étasuniennes sur l'acier et l'aluminium qui se rajoutent aux représailles économiques ("sanctions") russophobes exponentielles décrétées depuis la crise ukrainienne, et leurs répliques russes (boycott surtaxes etc).

L'OTAN
  • L'extension de l'OTAN vers les frontières de la Russie  et de ses alliés qui se poursuit, malgré les mises en gardes de Moscou, avec notamment l'engagement vers leurs intégrations de la Géorgie la Macédoine du Nord et l'Ukraine.
  • L'installation de nouvelles bases de missiles en Pologne et Roumanie, la présence permanente de manoeuvres interalliées dans mes pays Baltes, en Ukraine ou Mer Noire avec la Russie désignée implicitement comme ennemI. 
  • La création d'ici a 2020 d'une force d'action rapide de 30 bataillons mécanisés, 30 escadrons aériens et 30 navires de combat prêts projetables sur les frontières russes en 30 jours.
  • L'augmentation des effectifs de l'OTAN en Pologne, Roumanie, Bulgarie et pays Baltes qui sont passés de 2 000 à 15 000 hommes et prévoient d'arriver jusqu'à 60 000. Ce renforcement vers l'Est se concrétise un nouveau quartier général stratégique en Pologne.
  • L'escalade de l'armement qui s'en suit et dont chacun rejette sur l'autre la responsabilité avec par exemple de nouvelles armes nucléaires tactiques étasuniennes et des armes russes hypersoniques et sous-marines.
Il faudrait aussi rajouter à cette liste tectonique déjà longue le "Russian gate" cette accusation d'ingérence russe dans les élections étasuniennes de 2016 ou celle plus récente de l'empoisonnement au Novitchok de citoyens britanniques et qui empoisonnent toutes deux et réellement les relations entre Washington et Moscou. 



Dans une interview accordée le 11 juillet  au média italien "Il Giornale" le Ministre russe de la Défense Shoigou a donné filtre diplomatique la vision de Moscou en matière de sécurité nationale et internationale. 

Il a relevé :
  • L'incohérence de la politique étasunienne en Syrie sabotage toute forme de coordination antiterroriste
  • Le danger de voir Washington quitter le traité "INF" concernant les armes nucléaires à portée intermédiaire 
Dans cet entretien le ministre Choïgou accuse sans ambages "l'élite politique américaine" de détériorer les relations entre Washington et Moscou en matière de sécurité. Il dénonce également le chaos organisé par l'hégémonie étasunienne et ses alliés au sein des pays qui refusent s'aligner sur la vision unipolaire de la City et de Wallstreet, notamment via des "guerres hybrides".

Sergueï Choïgou considère l'extension et le renforcement de l'OTAN vers l'Est comme une menace offensive des occidentaux contre la Fédération de Russie.

Il dénonce également la malhonnêteté des médias occidentaux qui ne présentent de cette nouvelle guerre froide que la réaction russe légitime, inversant ainsi la responsabilité de l'escalade ainsi attribuée à Moscou.

Enfin le ministre de la Défense relève également la direction et la maîtrise étasuniennes dans cette stratégie russophobe de l'alliance atlantique qui est rapppelons le sous commandement étasunien, entre autres exemples cités par le Ministre russe : 
  • Le nouveau quartier général de l'US Army OTAN installé à Poznan en Pologne,
  • La base logistique de Powidz en Pologne pour desservir les fronts de l'Europe du Nord et des pays Baltes,
  • Les nouveaux stocks prépositionnés de l'Armée américaine en Europe, avec 5 sites en Pologne Pays Bas et Belgique et 2 autres en Allemagne,
  • L'augmentaton des effectifs de l'US Army dans une Norvège qui se dote de chasseurs bombardiers étasuniens F35 à capacité nucléaire.
  • Le "bouclier antimissile" (convertible en bases offensives) installé en Roumanie Pologne et prochainement étendu à la Norvège qui est sous commandement US.
  • L'alliance militairE en mer du Nord entre USA, Finlande et Suède 
Etc.

Le jour même de la rencontre Trump Poutine  débute à Odessa l'exercice maritime de l'OTAN "Sea Breeze 2018" destinée à marquer son ambition territoriale devant la flotte russe de Sébastopol.

L'orsque l'imprévisible Trump déboule au sommet de l'OTAN la semaine dernière à Bruxelles, les plus naïfs pensaient qu'il allait signer l'arrêt de mort de l'OTAN et même s'en retirer. 

Or il n'en est rien, au contraire à travers ses coups de gueule sur les dépenses budgétaires insuffisantes des États membres, le président Trump tput en évitant les sujets clivants s'est imposé comme le vrai patron de l'organisation traitant avec condescendance à la limite du mépris ses soldats européens. "Les payeurs sont les décideurs"

Trump en a aussi profité dans cette réunion pour par exemple tirer à boulets rouges sur le projet gazier North Stream signé entre la Russie et l'Allemagne accusant cette dernière d'être sous la coupe économique de Moscou.

A Bruxelles, Trump s'est donc couronné d'une casquette étoilée et cela sans conteste, dans la perspective de cette rencontre avec Poutine.
Car le locataire de la Maison Blanche veut arriver en force à Helsinki pendant que ses troupes cette année encore enchaînent exercice sur exercice sir med frontieted de la Russie comme "Sea Breeze 2018" qui se déroule actiellement en Mer Noire ou le monstrueux "Anakonda 2018" qui en novembré accueillera 100 000 soldats, 5 000 véhicules, 150 avions et hélicoptères, et 45 navires de guerre des membres de l'OTAN et bien sûr leurs partenaires renforcés tel que l'Ukraine ou la Géorgie qui viennent avec la Moldavie de créer une alliance militaire ouvertement déclarée anti-russe.. 

Et cette alliance atlantiste de rester le fer de lance du désordre mondial organisé  par des USA et qui se moquent du droit international, des traités internationaux, comme des résolutions de l'ONU. 
En face de cette stratégie du chaos la Russie est procédurière, cherchant au maximum à respecter la volonté des peuples, la souveraineté des gouvernements et l'accord des instance internationales à ses actions.

De fait, la vision multipolaire proposée par la Russie et ses alliés propose un ordre réel du monde fondée sur le respect mutuel la franchise et des règles partagées alors que cette entité ultralibérale qui s'autoproclame "nouvel ordre mondial" ne répand depuis des décennies que destruction, mort, chaos et désordre sur laque destruction, mort, chaos et désordre sur la planète.

Trump peut dire ce qu'il veut, à Washington ou Bruxelles, jouant de provocation en boufonnerie son rôle de trublion imprévisible, il est certain que devant de maître du Kremlin il devra jouer cartes sur table et avancer sur le grand échiquier plus d'actes que de paroles.

Il faudra certainement attendre plusieurs jours après les communiqués officiels qui jailliront de cette rencontre pour savoir ses résultats et qui de la Paix ou de la Guerre va se lever à l'horizon.

Pour ma part en tant que simple volontaire engagé sur le front du Donbass, le seul et vrai résultat de cette rencontre dont je prendrai acte ce sera le terrain qui me le donnera.  

En attendant et pour l'espérance de paix, je reste plutôt pessimiste. .

Erwan Castel 

Tout un symbole : dans la nuit du 15 au 16 juillet, sur le front de Yasinovataya, les ukrainiens ont hissé le drapeau étasunien en face de nos positions républicaines  (à moins que ce soit un contractor yankee comme il s'en trouve ici)

dimanche 15 juillet 2018

Photo du 15 juillet

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Igor, indicatif "Banzaï", ici à l'entretien d'y mitrailleuse légère PKM (7,62mm), est un volontaire russe de 54 ans arrivé récemment de sa lointaine Vladivostok, aux antipodes du Donbass, pour défendre les frontières de la République de Donetsk.

Sur la ligne de front de Yasinovataya, l'état de l'armement est un souci permanent surtout ici avec son utilisation fréquente dans l'atmosphère poussiéreuse de "Forteruine" où boueuse des tranchées. 
Dans cette guerre du Donbass, éprouvant le matériel quotidiennement depuis plus de quatre ans, l'armement russe montre toutes ses qualités exceptionnelles d'efficacité, de rusticité, de simplicité de mise en oeuvre et d'entretien.

De son côté, "Banzaï" enrichit le groupe de sa mentalité asiatique souriante et calme et qui incarne cette diversité ethnique, culturelle et religieuse qui est la grande richesse de la Fédération de Russie. 

Loin des visions occidentales fantasmées d'un pays blanc et chrétien, dans les tranchées du Donbass les volontaires de ces différents peuples de Russie (que l'on peut étendre au monde slave en général) témoignent de ce patriotisme supra-communautaire et de cette notion d'Empire qui a résisté au temps et à l'espace et offre à la Russie toute sa splendeur et son invincibilité.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front