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vendredi 12 avril 2019

Zelensky et le Donbass


Dans un précédent article consacré à la course présidentielle ukrainienne, j'avais avancé que pour le traitement de la guerre du Donbass et des populations de Donetsk et Lugansk, Zelensky et Porochenko continueraient à appliquer le feuille de route de Washington entretenant un conflit armé sur le flanc de la Fédération de Russie et justifier ainsi une militarisation de l'Ukraine.

Aujourd'hui, l'état-major de campagne du comédien-candidat "Ze" a confirmé cette continuité de la politique étrangère de Washington dans la région en cas de victoire électorale.

Ainsi de Razumkov, le Directeur de campagne de Zelensky qui a déclaré que ce dernier avait catégoriquement rejeté l'idée proposée par Medvedchuk d'accorder une autonomie au Donbass dans le cadre de l'Ukraine (1) :
  • "Zelensky a tracé les lignes rouges pour lesquelles il ne passera pas: nous ne louerons jamais, ne donnerons ni ne vendrons nos territoires, ainsi que notre peuple"
Le refus de la proposition d'autonomie du Donbass par les pro-occidentaux ukrainiens et très simple et constitutionnel : car une région autonome (donc disposant d'une constitution, parlement, ministères etc) aurait non seulement le droit d'engager des relations économiques libres avec la Russie par exemple mais surtout par le droit de veto qui fait partie des avantages liés à l'autonomie pourrait faire avorter les projets colonialistes occidentaux en Ukraine, comme par exemple l'intégration dans l'Union Européenne, dans l'OTAN, et l'interdiction d'exploitation de son sous sol par des multinaltionales étrangères.

Du coup Zelensky a décidé d'exclure après sa victoire potentielle la mouche du coche Medvedchuk des négociations de Minsk dont il veut élargir l'actuel format "quartet Normadie" (France, Allemagne, Russie, Ukraine) au Royaume Uni et aux USA, ce qui diminuerait les chances d'arriver à un consensus déjà difficile et renforcerait le front anti-russe dans les discussions. 

Mais par cette volonté, Zelensky montre non seulement qu'il est résolument tourné vers l'Ouest mais même vers l'extrême Ouest en portant son attention aux anglo-américains pour contrebalancer la molesse des occidentaux continentaux (Allemagne et France) qui parfois rentrent à reculons dans le jeu de Washington pour protéger leurs relations intéressées avec la Russie (comme sur le dossier du gaz par exemple).

En cas de victoire de Zelensky (ce qui est très probable au vu des résultats du 1er tour et des dernères estimations) Razumkov a confirmé qu'il n'y aura aucune négociation avec les Républiques de Donetsk et Lugansk.
  • "Les soi-disant administrations du DPR et du LPR ne sont que des objets du processus de négociation et toutes les décisions clés sont prises dans la Fédération de Russie. Aujourd'hui, ce sont des organisations terroristes et il existe une pratique internationale en la matière"
Et Zelensky, qui n'a pas vraiment besoin de gratter les fonds de tranchées pour consolider son avance électorale sur Potrochenko, s'est fendu ce mois ci d'un message vidéo adressé aux soldats ukrops déployés dans le Donbass et dans lequel il leur déclare "Héros, je ne vous décevrai pas !"


Dans cette vidéo Zelensky se déclare reconnaissant et admiratif des bataillons spéciaux criminels "Azov", "Aidar", mais aussi des pilotes de l'armée de l'air dont les seuls faits d'armes ont été de bombarder les populations civiles de Donetsk et Lugansk en 2014. 
  • "Merci à tous de Shirokino au village de Stanitsa Lugansk, merci à chaque patriote: les bataillon «Kroubas», «Donbass», «Aydar», «Azov», «Corpus». Les gardes nationaux, nos pilotes, nos marins, nos prisonniers, nous nous souvenons de tout, et nous vous sommes éternellement redevables. Merci à tous ceux qui protègent l'Ukraine, à la fois sur le front et à l'arrière. Merci pour le soutien. Je ne vous décevrai pas, prenez soin de vous»". 
Et d'autres membres du Studio «Trimestre 95» se sont joints aux remerciements du candidat Zelensky envers les militaires, montrant des drapeaux ukrainiens couverts de signatures de soldats du front soutenant leur comédien-candidat 


On voit donc bien qu'avec Porochenko ou Zelensky vont rester à l'horizon du Donbass ces mêmes orages qui depuis 5 ans menacent la liberté de ses populations en guerre et terrorisent celles qui sont sous la botte ukrainienne, force auxilliaire de l'OTAN lancée tel un bélier contre la Russie.

Erwan Castel

samedi 6 avril 2019

Zelensky, le changement dans la continuité

Le candidat Zelensky en visite sur le front du Donbass auprès des ukrops bombardant les populations de Donaetsk et Lugansk

De tous les problèmes auxquels l'Ukraine maïdanite est confrontée (économiques, sociaux, démographiques, politiques, écologiques etc...), la guerre qui fait rage dans le Donbass en est certainement la pierre angulaire, à la fois symptôem de l'effondrement du pays, de son asservissement à l'hégémonie atlantiste mais aussi de la doxa russophobe fanatique qu'essaye d'imposer à ce pays majoritairement slave les pantins que les USA y ont mis au pouvoir.

Aujourd'hui, l'Ukraine va devoir choisir (si tant soit peu que les jeux ne soient pas déjà faits), dans 2 semaines entre le criminel Porochenko et l'inconnu Zelensky pour désigner qui sera le prochain gouverneur de cette colonie étasunienne en Europe qu'est devnue l'Ukraine, ou du moins ce qu'il en reste !

Autant dire, vu du Donbass, que les ukrainiens ont à "choisir entre la peste et le choléra" !

Car au vu des déclarations de campagne du candidat "Ze", le comédien reste bien aligné sur la même doxa atlantiste russophobe que son concurrent et président Porochenko, à savoir que la réintégration en Ukraine de la Crimée et du Donbass reste une priorité de son programme politique... et ce "par n'importe quel moyen !"

Et ce discours belliciste et surtout électoraliste a été confirmé cette semaine encore par ce clown-candidat et homme de paille de l'oligarque Kolomoisky qui rappelons-nous a financé nombre de bataillons paramilitaires nationalistes engagés contre le Donbass et coupables de nombreux crimes de guerre que même la justice ukrainienne devant leur gravité et elur fréquence a été obligé elle-même de reconnaitre (comme par exemple avec les bataillons "Aïdar" et "Tornado").

Par exemple, ce 4 avril, lors d'un entretien accordé à "Radio Liberty", le candidat Zelensky après avoir martelé que "la Crimée, c'est l'Ukraine. C'était, c'est et ce sera" et dont il refuse de reconnaître le référendum de 2014, a dit à propos du Donbass que "les russes nous ont arraché le territoire....mais ce n'est que temporaire". De plus, fidèle à son rôle de comique, Volodymir Zelensky a même prévenu le Kremlin qu'il exigerait de Moscou, après la restitution de la Crimée et du Donbass à l'Ukraine, une indemnisation de la Russie qui a aidé la milice "dans toute sa terrible, cruelle et dégoûtante voie". 

Et cette réthorique du "Ze" de reprendre (et souvent en langue russe s'il vous plaît) cette haine fanatique de la Russie et cette admiration servile de l'Occident, ces 2 piliers d'une Ukraine fantasmée sortie d'un nationalisme bandériste (mais qui défend en passant l'héritage territorial soviétique), ce qui n'est pas pour déplaire aux parrains du Maïdan. 
Ainsi le comédien-candidat de 41 ans a-til déclaré entre autre preuve de sa servitude volontaire à l'aliénation de la marchandise occidentales que "tout le monde sait que la vie la plus confortable est dans les pays scandinaves. Mais la vie la plus intéressante, à mon avis, se trouve toujours aux États-Unis"

Donc, le programme que défend Zelensky au niveau international reste fidèle à la feuille de route imposée par WAshington en échange de son soutien au coup d'Etat du Maïdan : l'hypnose par l'Union Européenne, la dépendance au FMI et l'asservissement à l'OTAN.

"Les gars, je m'incline devant vous pour que vous nous protégiez de toutes sortes de racailles . Merci beaucoup. Vous êtes beau, applaudissements, vous êtes le peuple le plus courageux de notre pays. Si le courage reste dans notre pays, alors est vous " Volodymir Zelensky lors d'une visite électorale sur le front du Donbass

Et concernant la guerre du Donbass en elle même Zelensky adopte un discours plus guerrier encore que celui d'un Porochenko qui persiste encore à cacher ses décisions criminelles sous le masque des accords de  Minsk et auxquels il apporte comme ses mentors occidentaux un soutien hypocrite.

Zelensky, dont on peut se demander sérieusement s'il n'est pas en train de croire lui même à son personnage présidentiel de la série télévisée "le serviteur du peuple" et dont la fiction est en train de berner la majorité de son électorat, a promis après son élection d'y mettre fin en utilisant tous les moyens possibles si nécessaire (tiens ça me rappelle le discours d'un ivrogne chocolatier il y a 5 ans).
  • "Il est impossible d'arrêter la guerre", a-t-il déclaré aux journalistes de Radio Liberty. "Vous gagnez ou perdez la guerre. Et nous pouvons gagner par la diplomatie, la croissance économique et le renforcement de l'armée."
Et lors de sa tournée des popotes du front réalisée dans sa course présidentielle, le candidat Zelensky a félicité les combattants ukrainiens déployés sur les 400 kilomètres d'un front qu'ils bombardent quotidiennement, et dont d'ailleurs il conteste l'appellation d' "Opération des Forces combinées" ukrainienne, lui préférant celle de "guerre" en déclarant: 

Mais la sémantique guerrière de cet homme de 41 ans, surtout destinée à gratter les voix des nationalistes, ne résiste pas 5 minutes aux questions des journalistes et, tout en tenant l'argument militaire dans sa main il ressort de sa manche comme le président candidat Porochenko la carte de "négociations de paix inévitables avec la Russie" pour vouloir obtenir avec l'appui des institutions internationales et des pressions occidentales une restitution diplomatique des territoires (il a le droit de rêver le bouffon).

On le voit bien, entre Porochenko et Zelensky, pour les russes de Crimée et du Donbass, c'est du "bonnet blanc et blanc bonnet" et, à part quelques nuances superficielles comme la politique linguistique où Zelensky n'est pas favorable à l'ostracisation violente du russe (qu'il utilise d'ailleurs principalement dans ses discours), nous risquons de ne pas voir la situation se débloquer rapidement sur le front, sauf si les nationalistes ulrainiens réussissent un nouveau coup d'Etat et remobilisent la guerre 

Cette continuité de la politique ukrainienne pro-atlantiste et par là de son asservissment aux néo-conservateurs anglo-américains qui la dirigent est même confirmée par Dmitry Razumkov, l'un des consultants politiques du candidat Zelensky, qui en confirmant la nécessité de rejoindre l'UE, l'OTAN et la coopération avec le FMI. déclare comme nuance avec Porochenko que "nous considérons cette intégration non pas comme un objectif, mais comme un mécanisme". Quant à Irina Venediktova, la conseillère juridique de Zelensky elle a déclaré le 3 avril à la chaîne de télévision Gromadska que la politique étrangère de Zelensky, s’il le gagnait, serait "100% pro-européenne", et qu'il avait même contacté plusieurs représentants des diplomaties occidentales pour les rassurer à ce sujet (comme quoi les résultats de l'élection ne dépendent pas que de la décision des ukrainiens !) 

Et pour conclure écoutons Pavel Klimkin, le ministre ukrainien des Affaires étrangères qui a déclaré à la chaîne de télévision américaine CNBC que l'intégration de Kiev dans l'UE et dans l'OTAN était (selon lui) irréversible même avec la victoire de Zelensky: 
  • «Je suis presque sûr qu’il n’y aura pas de renversement complet, un virage à droite ou à gauche en politique étrangère. La société ukrainienne ne permettra tout simplement à personne de quitter l'orientation générale de la politique étrangère ukrainienne. Et nous parlons du chemin qui mène à l’UE et à l’OTAN »

En bref, qu'il garde la même enseigne "Chez Piotr" ou qu'il en mette une nouvelle "Chez Volodymir", le restaurant ukrainien servira la même merde préparée dans les cuisines de Washington...

Erwan Castel


lundi 1 avril 2019

Un faux poisson d'avril ukrainien

Zelensky en pole postion pour le second tour avec 30% des votes du 1er tour 

Les ukrainiens sont allés ce dimanche 31 mars aux urnes pour choisir quel sera le prochain vassal de la colonie étasunienne qu'est devenu leur pays depuis le coup d'Etat du Maïdan. Un scrutin présidentiel finalement peu intéressant, une formalité figurative dans le théatre mensonger de l'aliénation de la marchandise, et que confirme un fort taux d'abstention de 40% symptome de la défiance de la population vis à vis du cirque électoral kiévien et de ces fraudes coutunières.

3 candidats sortainet d'un peloton de 26, mais tous les trois alignés dans leurs nuances à la vision pro occidentale soumise à l'hégémonie d'un monde unipolaire dirigé par la ploutocratie anglo-américaine. Et l'Ukraine disloquée, à la dérive et ensanglantée par une guerre qui ravage le Donbass depuis 5 ans avait finalemnt le choix entre un criminel qui veut récidiver, une mafieuse qui veut revenir aux affaires et un clown sorti du chapeau de l'oligarque Kolomoisky, aujourd'hui banni par le pouvoir en place.

Les résulats du tour ont finalement confirmé que entre la peste et le choléra les ukrainiens ont finalement porté leur choix sur Zelensky, l'inconnu médiatisé, l'acteur comique sans expérience politique.

Mais tout bien réfléchi, quoi de plus normal que d'appaudir un clown lorsqu'on va au cirque ?

Au soir 1er du scrutin : Zelensky 30,4 %; Porochenko 17,8%; Timochenko 14.2 % et Boyko 9,8 %

Malgré sa forte avance sur Porochenko, Zelensky n'a pas encore gagné pour autant ses élections car:
  • d'une part le président sortant, qui risque fort de se retrouver trainé dans un tribunal et qui n'a plus rien à perdre, va d'une part user de toutes les ressources dont il dispose pour influencer le scrutin certainement jusqu'à une organisation de fraudes massives, au risque de devoir réprimer un 3ème maïdan consécutif.
  • et que d'autre part, Zelensky, dont les votent du 1er tour ont surtout été l'expression dun dégoût populaire vis à vis de la classe politique,  risque de se retrouver le 21 avril dans face à un autre "plafond de verre" du style de celui rencontré par les Le Pen Père et fille lors des élections françaises.
Il reste que le pouvoir actuel peut également actionner le levier de la guerre dans le Donbass ou aussi le détroit de Kertch par des provocations importantes qui neutraliserait le jeu politique pour un maintien de la junte actuelle.

Même si l'intérêt de ce second tour est aussi médiocre que le sont ses participants, les tensions environnantes à ce scrutin risquent fort de continuer à augmenter tant sur le front du Donbass que dans les rues de Kiev.

Erwan Castel

samedi 30 mars 2019

Le criminiel, la mafieuse et le clown

Porochenko, Timochenko et Zelensky

Demain, 31 mars se jouera (et sertainement dans le sens d'une farce théatrale) le 1er tour des élections présidentielles ukrainiennes, pour lesquelles les 3 candidats "sérieux" (sur les 26 qui sont en lice sortent du peloton tout en portant à travers les sondages toute l'impopularité dont souffre la classe politique ukrainienne, corrompue depuis des années et qui a été le terreau dans lequel Washington a planté les graines de la prétendue "Révolution de la dignité" maquillant le coup d'Etat du Maïdan de février 2014.

En effet nous avons un criminel, une mafieuse et un clown qui abordent demain la première étape du scrutin présidentiel qui désignera le prochain gouverneur de la colonie "Ukraine" des USA Et les derniers pronostics donnent le trio dans l'ordre suivant :
  1. Zelensky, l'acteur et marionnette de l'oligarque Kolomoisky avec 26,6% sur lequel nombre d'Ukrainiens ont reporté leur choix par réaction d'une classe politique à laquelle il n'appartient pas (encore).
  2. Timochenko, l'égérie de la Révolution Orange de 2004 avec 17.2% certes expérimentée mais surtout détestée pour son banditisme en col blanc, ses magouilles, corruptions répétées (pour lesquelles elle a était condamnée et emprisonnée).
  3. Porochenko, l'oligarque etprésident sortant avec 17,2%, responsables de problèmes socio-économiques exponentiels,de la guerre meurtrière dans le Donbass et dont la côte de popualrité ne cesse de décroitre au rythme de l'effondrement ukrainien.
La question se porte donc sur le duel Porochenko/Timochenko vu qu'il est probablement acquis de l'avis de tous les sondages, d'avoir Zelensky au 2ème tour. 

Ex aequo avec Porochenko, Yulia Timochenko va certainement essayer de faire oublier son passé judiciare en surfant sur le changement espéré par la population, sur son image féminine relookée et occidentalisée et sur son expérience politique. Elle a bonne image à l'étranger héritée de la propagande occidentale de  la Révolution Orange et du Maïdan et dispose d'appuis au sein des nationalistes ukrainiens qui veulent à tout prix dégager Porochenko et aussi celui du Ministre de l'Intérieur Avakov qui va certaienemnt surveiller de très près la légalité du scrutin.

Porochenko, que beaucoup désigne comme le grand perdant de ce scrutin a cependant encore des cartes cachées dans sa manche : D'une part il dispose, de par sa fonction présidentielle, des ressources les plus importentes pour tricher et se placer pour le second tour. En effet le SBU qui contrôle les systèmes de vote électronique lui est acquis et déjà on a observer des trucages dans les listes électorales comme la présence de personnes décédées et/ou résidant en Crimée et dans le Donbass (dont le président Zakaharchenko et le Chef de bataillon "Givi" assassinés !).

En 2014, Porochenko avait été élu de justesse avec 53% de voix et ce grâce au départ des voix russes de Crimée et du Donbass et de nombreuses abstentions dans les régions russophones, et cette année pour essayer de gagner encore malgré son impopularité les élections, le Président sortant a déjà engagé une fraude électorale en refusant d'ouvrir des bureausx de vote dans les ambassades d'Ukraine en Russie pour ses ressortissants y résidant (soit 2.5 millions d'électeurs majoritairement pro-russes auxquels il faut rajouter envisron 500 000 réfugiés ukrainiens). A cette irrégularité intentionnelle qui justifierait normalement l'invalidité du scrutin il faut rajouter les fraudes locales qui déjà ont commencé à se mettre en place. Malgré la volonté écrasante des ukrainiens d'en finir avec cet oligarque criminel, ce dernier a encore de grandes chances de pouvoir tricher et accéder au 2ème tour du scrutin.

Quoiqu'il en soit aucun de ces 3 candidats n'a de solution et même un vrai programme pour sortir l'Ukraine de son naufrage et achever cette guerre civile meurtrière contre la population russe du Donbass, bien au contraire, car ils appartiennent tous les trois malgré leurs rivalités à la mouvance pro-occidentale qui veut transformer l'Ukraine en colonie économique et en bélier militaire contre Moscou. 


Du côté de l'opposition qui veut en finir avec le délire russophobe suicidaire du Maïdan et renouer des relations normales avec Moscou nous trouvons Boyko, le seul candidat en lice (avec 7.1% d'intentions de vote) qui vient de faire l'objet de poursuites pénales par le procureur de la Républisue à son retour d'une rencontre à Moscou avec le 1er ministre Medvedev concernant des projets pour apaiser la région en cas de changement de régime à Kiev. Et le procureur ukrainien, n'ayant pas peur du ridicule d'accuser le candidat de la Paix de "franchissement illégal de la frontière" alors que son passage autorisé par ses documents personnels a été dûment enregistré par les services douaniers ukrainiens et russes.

Concernant ce parti de l'opposition qu'on pourrait appeler "pro-russe" tant il veut conserver des relations harmonieuses et productives avec son voisin géographique et partenaire historique, il suffit de regarder les élections présidentielles qui se sont déroulées en ukraine avant les séparations de la Crimée et de l'Ukraine pour constater la partition Est-Ouest du pays tout autant que la réalité humaine et politique de la Novorossiya, cette entité historique russe allant de Kharkov à Odessa. Malheureusement, amputé des voix de Crimée et du Donbass (ainsi que de celles de la diapora ukrainienne de Russie), ce parti de la paix, comme en 2014 a peu de chance de l'emporter sur le parti de la guerre... quoique les sondages étant souvent trompeurs, on ne sait jamais !




Quoiqu'il en soit, qu'il soit dégagé ou toujours présent dans la course électorale dont le 2ème tour est pour le 21 avril et l'investiture le 31 mai, Porochenko, qui vient de se voir attribuer la médaille de Judas par la population bombardée du Donbass, est encore à la barre pour 2 mois soit 60 jours où le pire est possible sur le front, surtout s'il n'a plus rien à perdre. Et quand bien même, il est peu probable que celui des deux autres challengers élu fasse en sorte que la situation change en mieux pour les enfants, les femmes et les hommes de Donetsk et Lugansk mais ausssi celles et ceux des territoires occupés par l'armée ukrainienne et qui vivent quotidiennement une occupation militaire humiliante et violente.

J'espère juste que Poutine n'aura pas cette fois la naiveté de reconnaitre, comme pour l'élection de Porochenko en 2014 (par rapport à ses promesse de "mettre fin à la guerre contre le Donbass dans les 3 semaines suivant son investiture") le prochain président ukrainien, que les fraudes et irrégularités déjà repérées dans l'organisation du scrutin rendent sa victoire d'ores et déjà illégitime.


Erwan Castel 

jeudi 1 novembre 2018

Timochenko la barre à droite toute !

Ioulia Timochenko est connue pour ses frasques financières (pour lesquels elle a été condamnée et incarcérée) et ses dérapages verbaux révélant son idéologie fasciste et sa personnalité psychopathe. Et pourtant, celle que les occidentaux considèrent comme l'égérie de la Révolution Orange de 2004 est aujourd'hui la mieux placée dans le course présidentielle ukrainienne pour détrôné un Porochenko impopulaire, fatigué par l'alcool, les menaces des nationalistes et le bilan désastreux d'une gouvernance lamentable et criminelle téléguidée par Washington. 

Si cette femme qui disait en 2014 "Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes ainsi que leur leader." change de look pour se fondre dans la tendance populiste du moment, son cerveau malade par contre reste le même. 

Ses amis du parti Batkivchtchyna ("Patrie"), qui d'ailleurs s'était allié avec les néo-nazis de Svoboda" pour les législatives, on les connait bien comme ce Turtchinov "le pasteur sanguinaire" qui sa déclencher la guerre contre la population du Donbass lorsque à l'issue du coup d'Etat du Maïdan il devient Président par interim, ou alors Arseni Iatseniouk qui lui restera 1er ministre de Porochenko jusqu'en avril 2016.

Cette "Princesse du gaz" qui est dans les affaires depuis toujours se jette dès 1996 dans la politique et surtout dans des eaux troubles qui la conduiront devant le tribunal pour corruption et même complicité de meurtres. Libérée au Maidan, elle place ses pions tranquillement, ressoude des alliances et attend tel un vautour que Porochenko s'effondre.


A l'occasion d'un récent Forum national la candidate Timochenko a dévoilé dans son style populiste habituel une partie de son programme pour le Donbass en cas de victoire électorale, qui laissent à penser que si Porochenko choisissait le nom du monstre "Charybde" comme indicatif, nul doute que la brune décolorée ne démériterait pas de celui de "Scylla" !

Erwan Castel

Source de l'article : Pravdanews info

“Pas d'amnistie et de fédéralisation”: 
Timochenko a révélé ce qui attendait le Donbass 
après son arrivée au pouvoir



Timochenko, le chef du parti Batkivchtchyna et candidate à la présidence ukrainienne, a évoqué lors du Forum national "Nouvelle stratégie pour la paix et la sécurité" son intention de renvoyer le Donbass dans une Ukraine unifiée.

Selon elle, il ne peut être question d'aucun statut particulier du Donbass ni d'une amnistie générale.

«Il n'y a pas d'amnistie générale sans discernement. Il ne peut y avoir de statut particulier pour les régions de Donetsk et de Lougansk! Nous avons besoin d'une nouvelle constitution, qui donnera autorité et liberté à toutes les communautés en Ukraine, tout en laissant notre État unitaire. Aucun fédéralisme ne sera autorisé, car c'est la voie vers un nouveau séparatisme », a déclaré Timochenko.

«Notre équipe n'a pas voté pour cela dans la Verkhovna Rada. Parce qu'il s'agit d'un véritable gel du conflit, il s'agit d'un rejet partiel de notre territoire et de la préservation de l'influence du pays agresseur sur notre pays », a-t-elle souligné.

Le dirigeant de "Batkivshchyna" a promis de rendre aux habitants du Donbass le désir de retourner en Ukraine par le biais du programme de développement économique de la région.

«Je proposerai une initiative présidentielle sur la sécurité et le développement du Donbass visant à créer des dizaines de milliers d’emplois, à moderniser l’économie et à reconstruire le logement et les infrastructures civiles. Le Fonds international pour la relance et le développement du Donbass sera créé », a déclaré Mme Timochenko.

Plus tôt dans la journée, Mme Timochenko a promis de récupérer une indemnité de la part de la Russie pour les pertes occasionnées en Crimée et dans le Donbass (100 milliards d'euros !) "Batkivschiny" a également annoncé la création du "bureau militaire" , qui sera impliqué dans le développement de la "Stratégie de la paix" pour l'Ukraine. À son avis, les  accords de Minsk ne sont pas suffisants pour instaurer une paix stable en Ukraine.

Le 24 octobre,  Timochenko a promis de rendre le Donbass ukrainien si elle remportait l'élection présidentielle.

Rappelons que, le 14 octobre, Timochenko a visité la Stanitsa Louganskaïa occupée par les militants ukrainiens. Au cours de la visite, le politicien a promis que le Donbass serait «libéré» et le nouveau gouvernement prêterait suffisamment d’attention à la résolution des problèmes des territoires revenus en Ukraine.

Le 12 octobre, il a été rapporté que  Timochenko était à nouveau en tête du classement des élections.

lundi 8 mai 2017

Par la lorgnette du Donbass 4

"Ite missa est !"

Quatrième regard triste porté depuis le Donbass vers la France de mon père qui finit de disparaître dans les sables mouvants de la servitude volontaire...

Le miracle français n'a pas eu lieu, les consciences de ce beau pays européen qui pourtant furent référence dans l'Histoire européenne ne se sont pas réveillés, endormies à jamais par la propagande de guerre d'une pensée unique qui a détruit les racines historiques et culturelles de leurs sens critiques...

Le libéralisme a réussi en 40 ans ce que les totalitarismes européens en un siècle n'avaient même pas su rêver, l'abrutissement service d'une population individualisée et au service d'un appareil militaro-industriel protégeant le pouvoir d'une élite dominante...

Et pourtant des peuples d'Europe sont toujours porteurs des promesses de Liberté qui ont fondé notre civilisation multimillénaire... 

D'une élection à une autre...

Publié initialement sur Facebook le 8 mai 2017


C'était le 26 mars 2000, Vladimir Poutine devenait le Président d'une Russie en pleine décomposition, suite à la clôture bâclée par Gorbatchev de son long chapitre soviétique et aux corruptions favorisées par le laxisme de Eltsine.... 

Depuis cette année là où elle n'était même plus l'ombre des pires années de ses empires du passé, la Fédération de Russie s'est restaurée grâce à l'intelligence d'un pouvoir certes autoritaire mais au service du bien être de son peuple, et à l'énergie naturelle de ce dernier...

C'est le miracle Poutine et la renaissance d'un empire


C'était le 11 mai 2014, les blindés, l'artillerie et l'aviation de Kiev bombardaient la population russe du Donbass qui refusait le coup d'Etat russophobe du Maïdan... Au sortir du souvenir de la victoire de 1945, les hommes et les femmes de Donetsk et Lugansk, dans leur immense majorité, par la force des voix et des armes ont créé des Républiques populaires au milieu des combats.

C'est l'acte fondateur et rebelle d'un peuple responsable


C'était hier, le 7 mai 2017, autre élection présidentielle, autre pays, autre peuple mais celui ci avachi sur ses écrans propagandiste et abruti par un individualisme consumériste et inculte.

Les français en votant Macron ou en s'abstenant ont délibérément choisi de suicider leur pays. Grand mal leur fasse car cet homme issu du monde de la finance n'est que la dernière ses marionnettes, pur produit marketing d'un système esclavagiste qui propose juste un changement dans la continuité.

Croisement dégénéré d'un mouton et d'un pigeon, le "mougeon" français moyen se laisse conduire à l'abattoir donnant raison au Général de Gaulle lorsqu'il le comparait à un veau. L'Histoire de ce peuple mtimillenaire et pilier fondateur européen nous l'enseigne d'ailleurs à travers ses hauts faits qui n'ont toujours été réalisés que par une minorité dissidente et rebelle lorsque la majorité sombrait dans l'indifférence, la veulerie et même la collaboration. ..
Georges Orwell ne disait-il pas que "la dictature s'épanouit sur le terreau de l'ignorance" ?

J'ai eu raison hier soir de ne pas venir à Donetsk pour suivre l'actualité française sur le net. 
Je suis resté sur le front, à Oktyabrsky bercé par le ronronnement des chats, le rire des enfants er le chant des étoiles, au milieu du peuple du Donbass qui lui n'a pas oublié la hauteur de la Dignité, le prix de la Liberté et le chemin de l'honneur !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya




Je rajoute ici en annexe la belle lettre de Natacha Polony datée du 6 mai 2017

"Monsieur le Président de la République, vous vous apprêtez à quitter l’Élysée dans une indifférence polie. Car les Français sont polis. Ils pourraient même aller jusqu’à vous accorder leur compassion pour cette pitoyable sortie. Mais ils sont trop occupés à montrer à chaque patrouille de la brigade des mœurs idéologiques leur visa de conformité, ce vote Macron qu’il faut porter en bandoulière dans la démocratie transparente qui est désormais en marche. Vous avez pris soin de réciter vous-même votre panégyrique, ce qui dénote une certaine lucidité de votre part, conscient que personne d’autre ne s’y risquerait.

Mais vous devriez finalement vous en sortir sans trop de honte : les livres d’histoire ne pouvant se contenter du récit de l’insignifiance, les épisodes les plus emblématiques de votre quinquennat n’empliront que les archives des gazettes people. Les petites vengeances de votre compagne, par tweet ou par livre, le scooter, les croissants…, cet épanchement permanent d’un petit moi, cet écoulement de l’ego trahissant votre incapacité radicale à assumer le pouvoir dans sa dimension sacrificielle. À aucun moment vous n’avez semblé comprendre ce que signifie porter les destinées d’un peuple millénaire qui a choisi l’universel comme particularisme. Ni face à la jeune Leonarda, galvanisée par sa médiatisation soudaine au point d’instrumentaliser crânement la tradition d’asile politique de la France, ni face à ces journalistes que vous avez cru manipuler pour édifier votre statuette.

Ni quand vous avez laissé un premier ministre velléitaire torpiller le volontarisme politique d’Arnaud Montebourg, qui tentait de vous faire tenir votre promesse de Florange, ni quand vous avez abîmé la parole présidentielle, sur le fond et sur la forme, en trahissant autant la grammaire que vos promesses de campagne. Mais il y eut mieux.

Pendant ces cinq ans, tous les maux qui rongeaient la France ont progressé. Désindustrialisation, désertification des territoires, effondrement de pans entiers de notre économie. À votre décharge, il fallait être commentateur médiatique pour ne pas connaître votre parcours idéologique et pour s’imaginer que vous alliez remettre en cause la mécanique ravageuse qui nous impose de choisir entre endettement et destruction de notre modèle social, entre dépendance aux marchés et tiers-mondisation des modes de vie.

Vous êtes de ceux qui, avec vos ennemis de la finance, feignent d’ignorer que la globalisation et le libre-échange ont, certes, atténué la pauvreté de millions d’Indiens et de Chinois, mais en ruinant les classes moyennes et populaires des pays occidentaux. Pendant qu’elles s’enrichissent, les élites progressistes font la leçon aux pauvres en leur disant que refuser la mondialisation, c’est refuser que des malheureux sortent de la misère. Et votre réponse, comme il a été dit à 'Whirlpool', est de leur expliquer qu’ils coûtent trop cher. Ils ne sont pas compétitifs et vous, comme votre prédécesseur, aviez promis à Angela Merkel et aux caciques de la BCE qu’ils le deviendraient à marche forcée. Parce l’ENA ne vous a pas appris autre chose.

Pendant ces cinq ans, la déstructuration de la communauté nationale s’est poursuivie dans votre silence assourdissant. Vous avez obstinément refusé de nommer la cause de plus de 230 morts en France sous votre quinquennat, laissant entendre que le combat contre l’islamisme pouvait être assimilé à une mise en accusation de l’islam. Et vous n’avez proposé qu’un débat politicien sur cette déchéance de nationalité qui vous indignait tant naguère. Vous avez été élu en 2012 sur une promesse fondamentale, celle d’apaiser la France. Un objectif ô combien nécessaire alors que les fractures se creusent et que les haines s’attisent. Mais qu’avez-vous fait d’autre que d’utiliser à votre profit politicien la dénonciation d’une part de la population supposée raciste ou réactionnaire ? Qu’avez-vous fait sinon abandonner sciemment au FN le monopole de l’alternative ?

Les frustrations, le ressentiment, la colère, toutes les passions tristes habitent désormais une communauté nationale qui ne croit plus en sa capacité à se rassembler autrement que contre un ennemi désigné. Les Français, pourtant, aspirent à la grandeur, à l’espérance, mais également à la reconquête de l’économie par le politique, c’est-à-dire au retour de la démocratie comme expression de la souveraineté du peuple. Mais au sortir de cette quinzaine de l’antifascisme, au sortir d’une campagne atterrante qui n’a fait émerger aucun enjeu, ni la remise en cause du pouvoir des multinationales, ni la définition d’un modèle alternatif et durable au consumérisme béat, ni la définition d’une identité commune, qui rassemble les Français de toutes origines et de toutes confessions, acceptez malgré tout, Monsieur le Président, nos félicitations pour votre réélection."

Natacha Polony



Mes autres "coups de lorgnette" vers la France, le lien ici : France



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Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

J'ai réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir aider plus encore des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

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Bien à vous
Erwan





dimanche 7 mai 2017

Par la lorgnette du Donbass 3

Troisième apparté français depuis le Donbass, à l'occasion des élections présidentielles françaises ou malgré un espoir de voir le peuple français se réveiller et faire barrage à Macron, je me sens envahir peu à peu par un pessimisme et une crainte car les menaces consécutives à une victoire de Macron dépassent largement l'hexagone et ouvre par l'amoralité même du système qu'il représente la portes à tous les extrémismes, tels que ceux qui déchirent l'Ukraine depuis 3 ans... 

Une Europe qui marche sur la tête


Alors que les peuples européens s’apprêtent à célébrer la victoire de 1945 (les 8 et 9 mai), en Ukraine des ultra-nationalistes défilent à visage découvert sponsorisés par un gouvernement fantoche qu'ils tiennent sous la menace permanente d'un coup d'état, s'il ne cède pas à leurs caprices de nostalgiques dégénérés d'un 3ème Reich criminel et ravalé dans l'opprobre de l'Histoire...

L'Union européenne depuis 3 ans, non seulement ferme les yeux sur les massacres perpétrés par ses marionnettes de Kiev, mais soutient et finance cette "Opération Spéciale Antiterroriste" décidée par la CIA, menée par une armée ukrainienne qui bombarde quotidiennement la population du Donbass.

Cette Union Européenne, par la voix de son gouverneur étasunien Jüncker a félicité l'arrivée au second tour des élections présidentielles françaises Macron, cette autre marionnette gonflée par la ploutocratie mondialiste apatride et amorale qui veut asservir les peuples d'Europe...


Ces images ont été prises en Ukraine par les radicaux nationalistes ukrainiens eux mêmes, ceux des mouvements Prayvi Sector, Svoboda, des bataillons spéciaux Azov etc... qui aujourd'hui, sous l'aile protectrice du gouvernement de Kiev mais aussi du pouvoir de l'Union Européenne, font l'apologie de l'idéologie nazie en toute impunité.

Regardez bien ces "gentils démocrates" ukrainiens qui selon selon BHL "ont redonné un souffle au rêve européen", car vous n'y échapperez pas : demain leurs maîtres "banksters" scelleront la soumission de la France si Macron devient président, ou ils descendront dans les rues pour provoquer un nouveau "Maïdan" si Le Pen est élue. Mais dans ce dernier cas le peuple de France pourra les envoyer rejoindre leur führer dans les égouts de l'enfer !

Juncker, Macron, Merkel, Porochenko, ne sont que les marionnettes d'un théâtre mondialiste qui cherche à atomiser les peuples européens pour en faire un troupeau de consommateurs individualistes et serviles... Pour ces nouveaux esclavagistes, tous les moyens sont bons y compris celui de réveiller les haines du passé et de lancer leurs idiots utiles à l'assaut d'une Russie qui refuse de se soumettre à la dictature de la pensée unique de la marchandise...

Aujourd'hui les français doivent choisir Macron et Le Pen, entre l'esclavage ou la rébellion, entre la mort indolore ou la liberté gagnée pour leur pays, mais aussi l'Europe !

Ce soir je déciderai si je reste français ou me déclare apatride...

Erwan Castel, volontaire en Novoriossiya


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Erwan





jeudi 4 mai 2017

Par la lorgnette du Donbass 2

Lorsque Nicolas Dupont Aignan a rallié la candidature de Marine Le Pen pour le 2ème tour, j'ai cru un moment que sa personnalité gaulliste fidèle allait modérer et rassurer les peurs engendrées et entretenus par l'abus du terme extrême pour désigner le FN quand ce n'est pas carrément celui de "fasciste" dont le mainstream médiatique aime abuser pour diaboliser les ennemis d'un vrai totalitarisme financier et de la pensée unique...

Je ne suis pas FN, loin s'en faut, mais je revendique ici une "realpolitik" considérant que le plus important et le plus urgent pour l'Europe est de tout faire pour éviter cette guerre avec la Russie dans laquelle veut nous entraîner un Nouvel Ordre Mondial affamé et aux abois...

Publié initialement sur Facebook le 4 mai 2017

Le débat de la décadence politique 


Une fois n'est pas coutume je suis resté hier soir à Donetsk pour suivre chez un camarade français le débat Le Pen - Macron en direct...

J'aurais mieux fait de rester sous les étoiles d'Octyabrsky et écouter les tirs déchirant le silence sépulcral d'une ligne de front jamais endormie...

Car cette rencontre entre les deux sortants du 1er tour fut autant décevante dans sa tenue, les échanges insipides et immatures réalisés,  qu'elle a confirmé l'appauvrissement actuel  du débat d'idées en France réduit à des pugilats verbaux ad hominem tournant autour des "affaires" personnelles des uns et des autres qui sont les seuls faits commentés par une merdiacratie qui cherche à enfermer la critique dans le caniveau putride de faits divers cachant la vacuité des programmes politiques...

Beaucoup sont tentés au lendemain de ce qui ressembla plus à des ébats stériles de sourds accoudés à un comptoir qu'à un vrai débat politique de donner comme gagnant de cette rencontre l'abtentionisme rampant et légitime qui illustre bien quant à lui le désintérêt croissant, voire le dégoût certain des français à l'égard de leurs politiciens de papier...

Or, même si je constate amèrement que Marine Le Pen n'a pas su élever le débat comme beaucoup l'espéraient, je reste convaincu qu'elle est toujours le dernier rempart, même imparfait, qui peut freiner la mise en esclavage définitive de la France par la ploutocratie mondialiste amorale et apatride...

C'est triste de constater que le choix politique francais depuis plus de 30 ans ne soutient pas un projet mais condamne d'abord un gouvernement sortant sauf lorsqu'il s'agit de faire barrage à un Front National diabolisé de façon caricaturale et outrancière....

Ce débat est resté dans des ornières gauche / droite qui ne correspondent plus à rien car aujourd'hui les peuples de France sont divisés de facto dans une nouvelle lutte des classes verticale qui impose un changement du paysage politique et géographique du pays....

Convaincu de la dynamique natutelle des cycles individuels, saisonniers, communautaires... Je suis persuadé que nous sommes à l'aube d'une nouvelle période de l'Histoire des idées avec ses déclinaisons politiques, économiques, militaires, sociétales, religieuses etc...

Mais comme nous l'ont enseigné les mythes grecs et que 20 000 d'histoire européenne confirment, toute naissance périodique de l'Histoire doit être issue est généralement issue d'une chaos matriciel.

La linéarité d'une aventure humaine prédéfinie, immuable et subie n'existe pas chez l'Homme libre,  qu'elle soit arirotélicienne et cyclique ou chrétienne et finie, elle ne fait qu'organiser son esclavage. En réalité l'Homme libre, lorsqu'il a conscience de sa puissance autant que de sa fragilité, sans changer pour autant la roue du Destin peut infléchir petit à  petit sa destinée comme un équilibriste courant sur une sphère folle et qui menace à chaque instant de l'écraser sous sa pesanteur...

La victoire de Le Pen provoquera un chaos violent mais court au sortir duquel les peuples de France et certainement d'Europe regagneront progressivement  leurs libertés et leurs puissances....

La victoire de Macron scellera l'esclavagisme d'un monde moderne marchandisant la vie et détruisant les identités humaines, par un chaos organisé et profond...

Le défi aujourd'huu c'est d'avoir le courage de se plonger dans le feu matriciel d'un chaos salvateur sans lequel rien ne peut être créé ou subir la robotisation de la conscience et faire de ce cycle finissant le dernier d'une humanité imparfaite mais libre....

S'abstenir c'est aujourd'hui démissionner car si Le Pen n'est pas la solution,  et le débat d'hier l'a confirmé, elle reste cependant le détonateur potentiel qui peut aider à faire exploser la servitude moderne dans laquelle Macron veut nous enfermer.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

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J'ai réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir aider plus encore des personnes isolées et des familles de mon quartier.

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Erwan