lundi 1 avril 2019

Un faux poisson d'avril ukrainien

Zelensky en pole postion pour le second tour avec 30% des votes du 1er tour 

Les ukrainiens sont allés ce dimanche 31 mars aux urnes pour choisir quel sera le prochain vassal de la colonie étasunienne qu'est devenu leur pays depuis le coup d'Etat du Maïdan. Un scrutin présidentiel finalement peu intéressant, une formalité figurative dans le théatre mensonger de l'aliénation de la marchandise, et que confirme un fort taux d'abstention de 40% symptome de la défiance de la population vis à vis du cirque électoral kiévien et de ces fraudes coutunières.

3 candidats sortainet d'un peloton de 26, mais tous les trois alignés dans leurs nuances à la vision pro occidentale soumise à l'hégémonie d'un monde unipolaire dirigé par la ploutocratie anglo-américaine. Et l'Ukraine disloquée, à la dérive et ensanglantée par une guerre qui ravage le Donbass depuis 5 ans avait finalemnt le choix entre un criminel qui veut récidiver, une mafieuse qui veut revenir aux affaires et un clown sorti du chapeau de l'oligarque Kolomoisky, aujourd'hui banni par le pouvoir en place.

Les résulats du tour ont finalement confirmé que entre la peste et le choléra les ukrainiens ont finalement porté leur choix sur Zelensky, l'inconnu médiatisé, l'acteur comique sans expérience politique.

Mais tout bien réfléchi, quoi de plus normal que d'appaudir un clown lorsqu'on va au cirque ?

Au soir 1er du scrutin : Zelensky 30,4 %; Porochenko 17,8%; Timochenko 14.2 % et Boyko 9,8 %

Malgré sa forte avance sur Porochenko, Zelensky n'a pas encore gagné pour autant ses élections car:
  • d'une part le président sortant, qui risque fort de se retrouver trainé dans un tribunal et qui n'a plus rien à perdre, va d'une part user de toutes les ressources dont il dispose pour influencer le scrutin certainement jusqu'à une organisation de fraudes massives, au risque de devoir réprimer un 3ème maïdan consécutif.
  • et que d'autre part, Zelensky, dont les votent du 1er tour ont surtout été l'expression dun dégoût populaire vis à vis de la classe politique,  risque de se retrouver le 21 avril dans face à un autre "plafond de verre" du style de celui rencontré par les Le Pen Père et fille lors des élections françaises.
Il reste que le pouvoir actuel peut également actionner le levier de la guerre dans le Donbass ou aussi le détroit de Kertch par des provocations importantes qui neutraliserait le jeu politique pour un maintien de la junte actuelle.

Même si l'intérêt de ce second tour est aussi médiocre que le sont ses participants, les tensions environnantes à ce scrutin risquent fort de continuer à augmenter tant sur le front du Donbass que dans les rues de Kiev.

Erwan Castel

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