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jeudi 15 avril 2021

Kiev lance un appel au meurtre des enfants du Donbass !

Lorsqu'une armée s'apprête à se lancer dans la bataille, son commandement engage alors une préparation matérielle, tactique et psychologique pour que ses soldats accueillent le feu ennemi avec le plus de confiance possible, mais aujourd'hui, ce à quoi nous assistons du côté ukrainien depuis le mois de février c'est une horde tremblante de peur et de rage qui aiguise ses couteaux dans l'espoir de mener un génocide dans le Donbass. 

D'aucuns diront que j'exagère, que je suis un agent du Kremlin et autres fadaises des Tartuffe léchant les rangers ensanglantées des yankees et autres soudards droitdelhommises qui délivrent les valeurs de la démocratie par les trappes béantes de leurs bombardiers hurlants.

Et pourtant, point n'est besoin de se gaver des communiqués des propagandistes pro-russes pour connaitre de quel côté, sur cette ligne de front du Donbass sont les assassins et de quel côté sont leurs victimes :

Voici un tract distribué depuis plusieurs jours dans les casernes et positions de combat des forces armées ukrainiennes, dans le cadre de leur préparation psychologique au combat :

"Le séparatisme n'a ni sexe ni âge
Aujourd'hui c'est un enfant
et demain il sera un traître 
N'aie aucune pitié !"

Lorsque j'ai vu cette infamie, j'ai d'abord cru à un torchon anecdotique émanant d'un psychopathe bandériste (pléonasme) s'emmerdant devant la photocopieuse de son bataillon spécial bandériste, pour découvrir plus tard qu'il s'agit en fait d'une campagne de "sensibilisation" orchestrée par le service d'information des forces ukrainiennes, lesquelles faut-il le rappeler encore et encore sont soutenues, équipées et entrainées par l'OTAN et financées par les démocraties droitdelhommistes occidentales !  

L'Occident est vraiment devenu le cloaque du Monde !


Kira et sa maman Kristina tuées le 27 juillet 2014 lors du
bombardement ukrainien de Gorlovka

Depuis le début de cette guerre du Donbass en 2014, 
selon la mission d'observation de l'ONU, 

147 enfants sont morts: 
98 garçons et 49 filles

et 363 ont été grièvement blessés.

Enterrement du jeune Vladislav (5 ans) tué par un drone
ukrainien le 2 avril 2021 près de Gorlovka


Lors d'un conflit militaire, la mort "collatérale" des civils est considérée par tous ceux qui sont restés humains comme un drame, et celles des enfants comme une tragédie, mais comment qualifier alors leur assassinat lorsque ce dernier comme ici dans le Donbass est couvert, encouragé et même institutionnalisé par le commandement politico-militaire d'un régime ukrainien qui se veut être "le bouclier des valeurs démocratiques européennes" ?

Car pour le dernier innocent massacré dans le Donbass, le jeune Vladislav tué par un drone ce 2 avril 21, il ne s'agit nullement d'un dommage collatéral mais bien d'un assassinat délibéré dont la victime été observée par la caméra d'un drone opérant loin des positions défensives républicaines au dessus d'un village.

Je me dis parfois qu'il est temps que la grande guerre éclate enfin dans ce monde en putréfaction pour que les peuples blessés mais victorieux puissent bâtir un monde de paix et surtout de justice où les assassins d'enfants gouteront jusqu'à leur mort, et même après, aux flammes de l'enfer.

Nous aussi nous serons sans pitié !

Erwan Castel 

samedi 10 avril 2021

Kiev déploie ses armes de terreur dans le Donbass

Tir d'un missile balistique OTR-21"Tochka U"
 

Aujourd'hui, autant la situation politique semble bloquée dans un dialogue diplomatique de sourds entre Moscou et Kiev, autant la situation militaire sur le front du Donbass semble être engagée dans une escalade exponentielle de plus en plus critique !

Cette obstination ukrainienne à préparer une offensive est certainement due :

  • A une fuite en avant du régime de Kiev, qui est arrivé au fond de l'impasse d'accords de Minsk qui sont techniquement irréalisables et politiquement inacceptables par une frange politique nationaliste qui est prête à tout pour imposer sa vision centralisatrice russophobe d'une "nation" communautaro-centrée sur un bandérisme occidental.
  • A un encouragement tacite des pays de l'UE, qui en plus de renouveler leur soutien politique inconditionnel à Kiev, redoublent leurs discours russophobes et dans une mauvaise foi cynique s'indigne des mouvements militaires russes tout en fermant les yeux sur les préparatifs offensifs ukrainiens.
  • A une assistance de plus en plus engagée des  forces de l'OTAN, qui assurent depuis quelques semaines un soutien permanent dans la recherche du renseignement militaire, dans un approvisionnement logistique via un pont aérien quotidien de gros porteurs étasuniens, britanniques et canadiens, et une assistance technique sur le terrain.
  • A des garanties politiques de l'OTAN qui est favorable à une zone d'exclusion aérienne occidentale préventive qui bloquerait l'avancée des troupes républicaines et russes au delà du théâtre d'opérations du Donbass, sachant que ni la Russie ni les occidentaux ne veulent voir un conflit régional dégénérer en affrontement direct entre eux.
Le tout dans le contexte global d'un effondrement systémique occidental dont la ploutocratie cherche un nouveau chaos pour faire rebondir encore un peu plus loin la fin inéluctable de son vampirisme mondialiste.

Et donc, Kiev persiste et signe dans le Donbass :

Important !!

Ainsi ont été repérés arrivant de la région de Tchernigov vers les républiques de Donetsk et Lugansk, 
8 systèmes de missiles balistiques tactiques ukrainiens OTR-21 "Tochka U" se déployant  dans 
la région de Lyssitchansk, (au Nord Est de Lugansk)ce qui les positionne à moins de 100 km de
Donetsk et Lugansk et leur permet de couvrir tout le front Nord du Donbass situé entre ces 2 villes

Le redéploiement sur le front de ces armes de destruction massive appartenant à la 19e brigade de fusées de l'artillerie ukrainienne (les "Tochka U, comme l'aviation de combat ukrainienne, avaient été retirés du front en 2014) marquent sans conteste une nouvelle étape dans l'escalade militaire en cours :

9 avril 21, Région de Lysichansk
une colonne de missiles tactiques "Tochka U" avec
véhicules de commandement, chargeurs et lanceurs 

Le système d'arme OTR-21 "Tochka U" est un vieux missile soviétique à courte portée qui survit encore dans l'arsenal ukrainien actuel. Apparu dans son modèle initial à la fin des années 70 en remplacement du missile "Frog 7", le Tochka U qui connait 2 améliorations de ses performances (en 1989 et 1990) est en mesure de tirer une charge de 482 kg (conventionnelle, chimique ou nucléaire) à des distances allant à 70, 120 ou 185 km selon le modèle (OTR21 A, B ou C).


Ce système d'arme est composé de :
  • véhicules lanceurs amphibie (SP129) emportant 2 à 3 missiles 9M79 chacun
  • véhicules de chargement (9T918)
  • véhicules de transport (9T222)
  • véhicule d'assistance technique (9V844)
  • véhicules de commandement, 
  • véhicules logistique du personnels, unités de protection etc.
En théorie une brigade de missiles compte 18 lanceurs qui souvent travaillent en binôme ou trinôme pour assurer une permanence du feu lors des rechargements.

Aujourd'hui, l'Ukraine disposerait de 90 lanceurs et environ 500 missiles, données difficiles à confirmer compte tenu des exportations réalisées par l'Ukraine vers l'Afrique, des matériels hors service et des matériels venant depuis la guerre des vieux stocks soviétiques polonais ou baltes notamment.

Si les propagandistes pro-russes aiment à railler la vétusté de ce dinosaure de l'arsenal soviétique, il n'en reste pas moins que ce missile tactique de courte portée reste une menace réelle par une capacité de destruction importante (sur environ 7 hectares) mais aussi un impact psychologique majeur sur les populations civiles témoins de ses effets spectaculaires

20 octobre 2014, explosion d'un "Tochka U" ukrainien dans le Nord de Donetsk

En 2014, les forces ukrainiennes de l' "Opération Spéciale Antiterroriste" avaient osé utiliser des missiles Tochka U sur le front de Donetsk. Au total 43 missiles Tochka U auraient été tirés jusqu'en février 2015 et seulement 2 d'entre eux ont touché des cibles militaires républicaines. Depuis la signature des accords de Minsk les OTR21 avaient été retirés du front, les plus proches étant sur l'aérodrome de Kramatorsk situé en limite Nord de la République Populaire de Donetsk (zone occupée par l'armée ukr).

18 octobre 2014, tirs de missiles "Tochka U" ukrainiens
sur le Nord de Donetsk. une deuxième explosion à 30".
(lien You tube: https://www.youtube.com/watch?v=6uGjziMCAic)

L'Ukraine a toujours nié avoir utilisé des Tochka U lors de la première année du conflit, ce qui est une stupidité totale de leur propagande qu'ont contredit de nombreux témoignages, rapports d'enquête indépendants, et a commencer par les destructions et débris de ces missiles de destruction massive.

Heureusement que nous avons dans l'Union européenne des BHL, le Drian, Merkel et autres traqueurs impitoyables des armes de destruction massive menaçant les populations civiles.... Et merde ! j'avais oublié que pour ces salopards de mondialistes il y a les bonnes armes de destruction massive qui servent leurs intérêts militaro-industriels et les mauvaises populations civiles qui refusent l'esclavage de leurs marchandise ! 

Il reste donc la Russie et malheureusement pour Kiev,

Car, avec certitude, dans le contexte actuel et l'expérience de 7 années de fourberie criminelle ukraino-occidentale, si les ukropithèques veulent connaître à quoi ressemble l'enfer du feu russe, elles n'ont qu'a essayé de lancer encore ne serait-ce qu'un seul de ces missiles sur les populations du Donbass et quelques jours plus tard Kiev en tant qu'Etat indépendant aura cessé d'exister.

Erwan Castel 

Un scénario cauchemardesque mais qui signerait l'arrêt de mort de Kiev

vendredi 9 avril 2021

Le front du Donbass, poubelle de l'Ukraine !


Depuis le Maïdan, on voit renaître l'idéologie nazie, essentiellement à partir de la Galicie, cette région géographiquement et identitairement occidentale de l'Ukraine, où les braises d'une idéologie bandériste ayant collaboré - avec un zélé criminel exceptionnel - au totalitarisme hitlérien.

Cette résurgence du nazisme ukrainien qui trouve de nombreux échos parmi les nationalismes occidentaux communautaro-centrés et surtout les officines étasuniennes et mondialistes qui considèrent (à juste titre) les paramilitaires nationalistes, bandéristes, hooligans et autres ukropithèques décérébrés, comme des idiots utiles parfaits pour agiter une russophobie hystérique et violente sur les frontières de la Russie.

Souvent des personnes jugent ce focus sur le néo-nazisme ukrainien comme largement exagéré, ce qui est vrai si on considère les résultats électoraux obtenus par ses vitrines politiques (parti "Svoboda", "Prayvi Sector"...).Cependant, force est de constater que l'idéologie bandériste est tolérée et même mise en valeur par le pouvoir de Kiev (hommage à Bandera et aux vétérans SS, nazification de la microtoponymie, rassemblements paramilitaires publiques, attribution de missions de sécurité au "Corps National, etc. ). 

Non ce ne sont pas des tournages de films sur la seconde guerre mondiale mais des scènes de la vie quotidienne dans le "Banderistan", cette région de Lvov où, depuis la chute de l'URSS, flotte de plus en plus dans l'air une nostalgie puante et bien sûr bénie par l'encens de l'église catholique uniate :

Hommage de la nouvelle Ukraine post Maïdan à ses 
anciens collabos de la "Neue Europa" nazie.

Hommage de la nouvelle Ukraine post-Maïdan à ses 
nouveaux collabos de l'"Union Européenne" mondialiste.

Le néonazisme européen qui désormais a "pignon sur rue" en Ukraine et jusque dans les ministères et sur les bancs du parlement national, gagne progressivement du terrain à la faveur d'un effondrement socio-économique du pays, de sa militarisation et de la guerre qui sévit depuis 7 ans dans le Donbass, entre autres facteurs décisifs pour un recroquevillement des mentalités dans un discours nationaliste communautaro centré qui par définition est simpliste et haineux et dont la xénophobie consubstantielle est ici dirigée hystériquement contre le monde russe.

Et le front du Donbass, qui est déjà le terrain de haine des bataillons spéciaux nationalistes depuis 2014, est en train de devenir le "cluster", pour prendre un mot à la mode, de toute cette idéologie nauséabonde.

Ainsi voici aujourd'hui de nouveaux exemples de ce dépotoir nazi qu'est devenu pour l'Ukraine mais aussi les nationalistes occidentaux ce front du Donbass et sur lequel j'ai déjà présenté dans ce blog de nombreux détritus :


Le 8 avril 2021, Zelensky, le nouveau gouverneur de la colonie étasunienne Ukraine, est venu visiter le front du Donbass, notamment à Marinka (Sud Oust de Donetsk) où ses ukropithèques ont hissé le même jour un torchon au dessus de leurs tranchées pour bien signifier la définition de l'Europe qu'ils prétendent défendre :

8 avril 21, à Marinka, sur le front de Donetsk,
les soldats ukrainiens hissent le drapeau de la Wehrmacht 
Géolocalisation du drapeau nazi hissé par les ukrainiens à Marinka 


Le même jour, la chancelière allemande Angela Merkel demandait instamment au président russe Vladimir Poutine de bien vouloir retirer ses troupes..... du territoire de la Fédération de Russie !

Et en plus d'être infectées par ces ukropithèques, les unités ukrainiennes doivent faire face quotidiennement à des problèmes graves de discipline, d'alcoolisme, de drogue, de rixe, de suicide et d'accident qui dans la majorité des cas sont symptomatiques d'un effectif où sévit une proportion considérable de débiles et d'asociaux mais fer de lance de ces "guerriers de lumière" de la propagande kiévienne (on pourrait sans exagérer faire un parallèle psychologique avec ces autres idiots utiles de Washington que sont les djihadistes salafistes dans les pays arabes).

Voici la vidéo pathétique d'un jeu débile et mortel survenu au début avril dans un casernement ukrainien sur le front du Donbass. Vidéo que j'ai hésité longtemps à partager, tant les images sont très dures:

Au milieu de ses "camarades" impassibles, qui l'encouragent ou le filment
un soldat ukrainien ivre joue avec son arme (AKSU) et finit par se suicider.
(Dans la même semaine 3 autres suicides ukrainiens seront notifiés dans le Donbass)

Vous n'avez pas l'impression que les pays occidentaux qui soutiennent inconditionnellement le régime de Kiev et sa horde d'ukropithèques bombardant les populations du Donbass marchent complètement sur la tête ?

Il est vraiment temps que les européens se réveillent !

Erwan Castel

Groupe de combat du bataillon "Azov" (devenu régiment), positionné sur le front de Mariupol

mercredi 7 avril 2021

Guerre du Donbass: les forces en présence

Sur cette carte de mars 2021, sont représentées les forces armées ukrainiennes
des effectifs en augmentation répartis sur 4 zones opérationnelles: «Nord», «Sud», «Ouest» et «Est»
(ainsi qu'une force de réserve à l'arrière du front), regroupant au total environ  245 000 militaires
dont 100 à 200 000 "baïonnettes" combattantes (40 000 rien que sur le secteur "Nord"). 

(obs: la majorité des chiffres avancés ici sont inférieurs à la réalité qui évolue quotidiennement du fait des renforts en cours principalement ukrainiens et russes)

Sur le front en ébullition du Donbass, les derniers déploiements militaires opérés par les armées ont sensiblement modifié le rapports des forces en présence, notamment avec l'accumulation importante de renforts ukrainiens et le dispositif d'assaut préventif que l'armée de la Fédération de Russie a mis en place sur ses frontières avec l'Ukraine, lesquels continuent toujours leurs développements.

En croisant les données les plus sérieuses qui tentent de faire état des forces en présence positionnées autour de ce volcan en fusion du Donbass on peut avancer aujourd'hui quelques chiffres et données connues de la situation du front en ce début du mis d'avril 2021:


Du côté ukrainien...

Les forces armées ukrainiennes dans le Donbass ("Opération des Forces Jointes") qui ont brutalement accéléré le renforcement de leur dispositif d'assaut sur le front ont concentré approximativement aujourd'hui (voir carte ci dessus) des effectifs dont les nombres varient beaucoup (et évoluent toujours) mais qui restent conséquents:

Les forces terrestres

  • 170 000 à 245 000 combattants, dont 70 000 sur la première ligne du front.
  • 450 chars de combat, principalement des T 72 et T80S renforcés par des versions modernisés T-64BM "Bulat", des T72 TB3 et plusieurs T-80U "Oplot",
  • 2 500 véhicules blindés de transport de troupes et véhicules de combat d'infanterie dont les modèles les plus récents sont:
      • 200 BTR-70,
      • 100 BTR-80,
      • quelques dizaines de BTR-3 et BTR-4E "Bucephalus",
      • 40 véhicules blindés légers Kozak-2M, 
      • 200 véhicules blindés légers "Wart", 
      • plusieurs dizaines de Land Rover et Hummers et Land Rover étrangers.
  • 5 systèmes de missiles tactiques Tochka-U TRK, 
  • 250 Lance Roquettes Multiples ("Grad" 122mm, Uragan" 220mm et "Smerch" 300mm), 
  • 1050 unités d'obusiers, canons et mortiers d'artillerie tractés et automoteurs, 
  • 3500 systèmes antichar portatifs sans recul (roquettes, missiles et canons).
Ces forces terrestres ukrainiennes formeraient, selon les services de renseignement républicains, 21 brigades d'assaut réparties sur 4 secteurs (Nord Ouest Est et Sud) auxquelles il convient de rajouter au minimum 3 bataillons spéciaux dit "séparés" formés de nationalistes et bandéristes (et quelques étrangers) et des unités du "DUK" ("Corps Ukrainien Volontaire") groupes paramilitaires d'importance moindre, composés de volontaires ultra nationalistes et de mercenaires étrangers. 

Sont également observées localement des petites unités d'assaut du SBU (services de sécurité ukrainiens formées pour réaliser et encadrer des opérations spéciales.

L'état major ukrainien a également constitué un force de réserve de 4 brigades d'assaut disposé à l'Ouest du front (entre 20 et 40 000 hommes) et peut en théorie mobiliser 200 à 300 000 hommes ans des délais courts. 


Les forces aériennes

L'aviation militaire ukrainienne est toujours misérable, avec parc aérien faible et désuet dont les experts doutent aujourd'hui opérationnel en totalité du fait notamment d'une pénurie des pièces de rechange:
  • 14 bombardiers tactiques Sukhoï-24,
  • 31 avions d'attaque Sukhoï-25,
  • 30 chasseurs lourds Su-27,
  • 37 chasseurs légers MiG-29,
  • 30 hélicoptères Mi-8
  • 14 hélicoptères de commandement Mi-9,
  • et 2 Mi-2... rouillés.
  • environ 20 drones d'attaque lourds "Bayraktar TB2" de fabrication turque (certaies sources avancent le chiffre de 50)
auxquels il faut rajouter au niveau du 1er échelon tactique:
  • 72 drones de combat légers RQ-11 "Raven" donnés par les USA,  
  • 12 à 20 drones "Spectator" ukrainiens modifiés,
  • un nombre important de petits drones pour le renseignement et la correction des tirs, 
  • nombre de ces drones sont modifiables et modifiés pour larguer des engins explosifs,
  • nombre inconnu de drones d'attaque légers ukrainiens (suicide ou bombardement),
A noter que Kiev, certainement pour compenser son misérable parc aérien, a envisagé lors d'une réunion entre son Etat major et celui de l'OTAN d'ouvrir son espace aérien aux chasseurs de l'Alliance et même de proposer une zone d'exclusion aérienne en cas de conflit qui autoriserait l'Alliance à engager les forces républicaines... ou russes qui opéreraient sur le sol ukrainien.

Les forces anti aériennes
  • 5 systèmes de missiles antiaériens S300
  • 1 système de missile antiaérien "Buk"
  • Plusieurs centaines de missiles antiaérien portatifs
  • Des canons antiaériens de type ZSU (utilisés surtout dans le combat terrestre)

Les forces maritimes

Quasiment inexistantes surtout en mer d'Azov


Les forces de renseignement militaire

Le renseignement militaire stratégique de l'armée ukrainienne repose uniquement sur les ressources de l'OTAN, son aviation ayant quitté le front depuis 2014. Ce sont essentiellement des satellites militaires et des aéronefs et des navires de surface ultra modernes de l'Alliance atlantique spécialisés dans la recherche électronique (drone et avions) qui assurent depuis l'espace aérien ou maritime international et ukrainien une observation de la ligne de front et des territoires frontaliers russes.

Au niveau tactique les forces ukrainiennes disposent d'unités de radars terrestres, de drones d'observation ainsi que des unités d'infanterie spécialisées dans la reconnaissance et l'infiltration. Ici aussi plusieurs informations et renseignements confirmés signalent des équipements de guerre électronique et techniciens anglophones sur plusieurs points du front (comme à Mariupol par exemple sur les bords de la Mer d'Azov, à env. 40 km de la frontière russe). On peut aussi imaginer que les forces ukrainiennes et peut-être même de l'OTAN déploient régulièrement des URH dans la profondeur du front (équipe de renseignement assignées à des missions d'observation loin à l'arrière de la 1ère ligne adverse) 


Les conseillers militaires de l'OTAN

Plusieurs contingents de conseillers militaires de l'OTAN sont présents en Ukraine (principalement étasuniens, canadiens et britanniques) et dans des effectifs en continuelle augmentation depuis 2015 (environ 2000 aujourd'hui). Ces personnels sont chargés: de former et d'encadrer dans les états majors et centres d'entrainements la modernisation et normalisation atlantiste des forces armées ukrainiennes, ainsi que la formation techniques aux matériels et armements occidentaux livrés à l'Ukraine. 
  • De plus en plus souvent des rapports signalent leur présence sur la ligne de front ainsi que celle de petits groupes de combattants anglophones non identifiés. 

En résumé 

Malgré une supériorité numérique écrasante face aux milices républicaines
l'armée ukrainienne souffre d'un manque de combativité que même
son propre commandement et les instructeurs occidentaux reconnaissent
et il est probable que son moral s'effondre définitivement aux premières
pertes subies, entrainant dans sa chute ses capacités opérationnelles
(surtout si les forces russes interviennent !).

Dans l'hypothèse d'une guerre russo-ukrainienne immédiate, Kiev ne pourra compter principalement que sur ses propres forces terrestres aux équipements soviétiques certes nombreux mais désuets, peu performants pour une guerre du XXIème siècle et qui plus est globalement mal entretenus. 

Même si l'OTAN apporte déjà un assistance technique, logistique et de renseignement pour compenser les carences de l'armée ukrainienne, il est très peu probable que l'Alliance engage des forces combattantes sur le terrain. Tout au plus pourrait-on voir une zone d'exclusion aérienne  imposée au dessus de l'Ukraine et éventuellement des actions de contre mesures électroniques lointaines.



Du côté républicain...

Les forces armées républicaines de Donetsk (1er corps d'armée) et Lugansk (2ème corps d'armée) sont fortes approximativement :

Les forces terrestres

  • 30 000 combattants,
  • 500 chars de combat, 
  • 1000 véhicules blindés de transport de troupes et véhicules de combat d'infanterie, 
  • 150 Lance Roquettes Multiples ("Grad" 122mm, Uragan" 220mm et "Smerch" 300mm), 
  • 1000 unités d'obusiers, canons et mortiers d'artillerie tractés et automoteurs, 
  • 700 systèmes antichar portatifs sans recul (roquettes, missiles et canons)
Il faut noter ici la présence de milliers de vétérans et volontaires aguerris qui localement ou à l'étranger sont "assis sur leurs valises" et prêts à venir renforcer les milices en quelques jours seulement et dans des dispositifs militaires qui sont déjà prêts à les recevoir, équiper et ventiler sur le front. 
Rien que l'organisation russe "SDD" ("Union des Volontaires du Donbass") a annoncé un effectif de 10 000 combattants qui se sont portés volontaires pour revenir immédiatement sur le front en cas d'offensive ukrainienne. De toute évidence, il y aura bien plus de volontaires qui se feront connaitre au moment de l'offensive ukrainienne et qui formeront une 2ème "Opolcheny" (milice) certainement plus importante et rapide que celle de 2014.


Les forces aériennes

Inexistantes.


Les forces anti aériennes
  • Des systèmes de missiles de type SA 8
  • Plusieurs centaines de missiles sol air portatifs type "Igla" 

Les forces maritimes

Inexistantes

Les forces de renseignement militaire

Les milices disposent de plusieurs ressources de renseignement militaire niveau tactique :
  • Des dizaines de drones d'observation, 
  • Des radars terrestres fixes et mobiles,
  • Des stations mobiles de guerre électronique "Bastion",
  • Des unités de reconnaissance et d'infiltration spécialisées
Les forces armées russes ont également mis sous surveillance la ligne de front du Donbass depuis leurs ressources stratégiques (satellites, avions spécialisés etc.) et nul doute qu'elles font bénéficier les milices des renseignements intéressants collectés. 


Les conseillers militaires de la Fédération de Russie

Même le général Khomchak, chef d'Etat major des forces ukrainiennes reconnait qu'il n'y a pas d'unités de combat russes dans le Donbass limitant son estimation à 2000 conseillers de la Fédération répartis au sein des Etats Majors et sur des ressources de renseignement militaire surveillant la situation du front. Au mieux les forces russes auraient déployé quelques stations radars sur le front.


En résumé...

La force principale des milices républicaines est leur moral, l'immense soutien
des populations locales et de Russie à leur cause et qui constitue une
force de réserve volontaire majoritairement expérimentée et aguerrie.

Même si les milices républicaines de Donetsk et Lugansk ont considérablement augmenté leurs capacités opérationnels (effectifs, modernisation, entrainements, commandement etc) elles restent dans un rapport de force défavorable qui aujourd'hui, du fait des nouveaux renforts ukrainiens, est au minimum de 1/5 pour les combattants et de 1/8 pour les matériels.

Le problème majeur en dehors du rapport de forces défavorable avec l'armée ukrainienne est que les républiques ne disposent pas de délais pour réagir à une offensive brutale car leur défense ne possède aujourd'hui:
  • ni profondeur stratégique (le front touche les périphéries des grands centres urbains), 
  • ni profondeur tactique (les belligérants ne sont qu'à quelques centaines de mètres)
Par ailleurs, le terrain de la steppe dominante n'est pas favorable à un combat de freinage, et seuls les milieux urbains peuvent offrir des positions de résistance efficaces contre les blindés et l'artillerie.

L'atout majeur des républiques est non des moindre est l'extrême motivation des volontaires (contrairement à la majorité de l'armée ukrainienne) à laquelle il faut rajouter le soutien actif de des populations locales et extérieures qui fourniront instantanément de nouvelles milices pour le front.

Mais si les milices et populations de Donetsk et Lugansk sont sans conteste en mesure d'opposer à l'armée ukrainienne une résistance acharnée et meurtrière, il est évident que la victoire républicaine ne pourra pas être obtenue sans l'intervention rapide et puissante des forces voisines de la Fédération de Russie dont près de 500 000 habitants du Donbass sont déjà des citoyens à part entière.



Du côté russe...

Fin mars, les forces armées de la Fédération de Russie, qui disposaient déjà dans les régions de Rostov sur le Don, Sébastopol et Voronej d'unités militaires renforcées depuis 2014 (forces de la Défense, de l'Intérieur et des Frontières), ont également déployé à partir de fin mars de nombreux renforts d'assaut et d'artillerie pour répondre symétriquement et démonstrativement à la menace ukrainienne, dont Moscou espère ainsi dissuader l'offensive.

Selon les propres estimations de l'Etat major ukrainien, 28 groupes tactiques russes sont déjà opérationnels près des frontières ukrainiennes, et 25 autres sont en cours de déploiement. 

Alors que Kiev concentre ses forces essentiellement sur les 480 km du front du Donbass, il faut noter ici que les forces russes se déploient sur l'ensemble de leurs frontières avec l'Ukraine soit 1974,04 km terrestres et 321 km maritimes (auxquelles il faut rajouter les frontières ukraino-belarusses). Donc, en cas  d'une guerre russo-ukrainienne débordant le théâtres d'opérations du Donbass, les forces ukrainiennes devraient se disperser sur plusieurs fronts encerclant. 

Aussi, tandis que les renforts russes continuent d'arriver sur les frontières ukrainiennes on peut d'ores et déjà estimer que Moscou peut engager immédiatement contre une offensive de Kiev au minimum:

Les forces terrestres

La région du Donbass est frontalières du "district militaire du Caucase du Nord" dont les forces terrestres sont principalement la 58e armée et 2 divisions de fusiliers motorisés.

Dans une proximité immédiate du théâtre d'opérations ukrainien on peut estimer au minimum que les forces russes ont:

  • 120 000 combattants immédiats et en augmentation constante,
  • 400 chars de combat, 
  • 7600 véhicules blindés de transport de troupes et véhicules de combat d'infanterie, 
  • Lance Roquettes Multiples ("Grad" 122mm, Uragan" 220mm et "Smerch" 300mm), 
  • unités d'obusiers, canons et mortiers d'artillerie tractés et automoteurs, 
  • systèmes antichar portatifs sans recul (roquettes, missiles et canons)
Ces chiffres depuis 2 semaines sont en augmentation exponentielle du fait de l'arrivée de renforts militaires venant des autres districts militaires russes.


Les forces aériennes

Les forces aériennes russes sont essentiellement celles de la 4e armée aérienne, 
10e Division aérienne
 51e Corps de défense aérien 
10e Division d'assaut aérien

Par définition, de très nombreux moyens aériens appartenant à d'autres districts militaires peuvent être déployés immédiatement dans la région en cas de conflit.


Les forces anti aériennes

Les forces anti aériennes russes déployées dans la région sont des plus modernes notamment de S400, S300 qui, depuis la Crimée et les frontières avec le Donbass, l'Ukraine et le Belarus où ils peuvent également être déployés, couvrent la quasi totalité de l'espace aérien ukrainien. 

A l'échelon tactique, des systèmes de défense antiaérienne rapprochée en grand nombre sont en mesure de couvrir n'importe quel front et mouvement d'unité, avec des armes ultra modernes telle que le Pantsir S-1 qui récemment a démontré son efficacité dans la défense des bases russes de Syrie.

A ces armement anti aériens classiques il faut rajouter les armes de mesures et contre mesures électroniques qui sont en mesure de neutraliser et perturber des aéronefs et les guidages de leurs armements.


Les forces indépendantes

A ces forces militaires assignés au district militaire du Caucase, il faut rajouter les forces indépendantes de l'échelon fédéral dont des unités de combat peuvent être déployées en quelques heures dans la région (et dont certaines y sont déjà), notamment:
  • Les troupes aéroportées, environ 45 000 militaires ;
  • Les forces d'opérations spéciales.

Un exemple: la Crimée

La Crimée et sa couverture anti-aérienne des S300 et S400
(qui couvre à l'Est une grande partie du front du Donbass)


Pour donner un exemple concret et localisé du déploiement militaire russe, rien que dans le groupe tactique de Crimée on dénombre :
  • 32 000 combattants,
  • 41 chars de combat T-72B3
  • 190 véhicules blindés de transport de troupes et véhicules de combat d'infanterie : 
      • 80 BMP-2, 
      • 40 BTR-82A, 
      • 40 BTR-80, 
      • 28 MT-LBT
      • 2 BRDM-1K,
  • 106 systèmes d'artillerie
  • 24 navires de guerre et sous-marins avec dotés de 168 missiles KR "Kalibr-NK / PL",
Un missile 3M54K Kalibr à une portée opérationnelle de 660 km.
En vert, la couverture de ce missile tiré à partir de Sébastopol.
  • 34-35 avions d'attaque : 
      • 9 bombardiers Sukhoï-24M, 
      • 13 avions d'attaque Sukhoï-25SM
      • 1 avion d'entraînement au combat Sukhoï-25UB, 
      • 12 Sukhoï-30SM,
  • 24-33 chasseurs:
      • 13 Sukhoï-27SM modernisés, 
      • 2 Sukhoï-27 et 9 Sukhoï-27P, 
      • 1 chasseur d'entraînement au combat Sukhoï-27UP, 
      • 2 Sukhoï-27UB, 
      • 6 Sukhoï-30M2,
  • 12 avions de reconnaissance Sukhoï-24MR
  • 32 nouveaux hélicoptères d'attaque 
      • 12 Mi-35M, 
      • 4 Mi-28N et 
      • 16 Ka-52, 
  • 26 systèmes de missiles de défense côtière
      • 12 SPU BPRK "Bastion-P" (24 missiles anti-navires "Onyx"), 
      • 8 - "Ball" (64 missiles anti-navires X -35U) 
      • 6 JV "Bereg"
  • de nombreux systèmes de défense anti-aérienne terrestres et embarqués
      • S 400 (portée 600 km) - 2 batteries
      • S-300VM
      • S-400 
      • Buk-M1-2 
      • Pantsir-S1
      • Tor-M2 
  • des systèmes de guerre électronique et radars ultra modernes embarqués et terrestres installés en 2017-2018
      • Murmansk-BN peut bloquer et brouiller des fréquences dans un rayon de 3000 km
      • Voronezh-SM un radar couvrant près du tiers de la surface terrestre
Le radar Voronezh-SM peut détecter 500 objets simultanément
à une distance de 6 000 km avec une longueur d’onde centimétrique
 qui lui permet de repérer des avions furtifs normalement indétectables

A ces unités militaires conventionnelles il faut rajouter les forces de sécurité du ministère de l'intérieur et les forces spéciales.

Et ces forces russes de la péninsule de Crimée reçoivent chaque jour de nouveaux renforts !


En résumé...


Dans ce rapport de force déjà très favorable à la Russie, il faut surtout relever l'écrasante supériorité technologique des forces armées fédérales qui d'une part alignent des équipements terrestres aériens et maritimes modernes et surtout qui disposent d'un potentiel de destruction précis qui à lui seul peut anéantir la plus grande partie des forces ukrainiennes, lointain avec notamment un gamme de missiles hypersoniques ultramodernes, appuyés par des moyens de guerre électronique qui paralyseront une grande partie des systèmes défensifs ukrainiens. Après le feu russe de la 58ème armée de terre, de la 4e armée de l'air, de la flotte de la mer Noire et des unités de missiles terrestres longue portée, il est vraisemblable que les forces terrestres russes n'auront même pas à intervenir pour obtenir la capitulation de Kiev... sauf si ses forces armées s'accrochent dans des zones urbaines derrière le bouclier humain de leurs populations civiles, ou que des pays tiers s'engagent directement dans le conflit (ce qui n'a quasiment aucune chance d'arriver aujourd'hui.  


Pour conclure provisoirement...

Si le conflit sort des tranchées du Donbass entrainant une intervention radicale de la Russie, Kiev perdra à la fois sur le plan militaire et politique mais en jouant finalement au centre du grand échiquier son rôle de chèvre sacrifiée pour attirer l'ours dans un piège étasunien et qui déclenchera contre lui un nouveau tsunami de sanctions politico-économiques hystériques...

En fait, si Kiev choisit le suicide, Moscou aurait tout aussi bien intérêt à reconquérir son espace ukrainien (sauf le "banderistan" à l'Ouest) avant que ne tombe sur l'Europe un nouveau rideau de fer étasunien, dont le coût géostratégique - avec la perte de leur colonie ukrainienne - sera pour les occidentaux alors égale à son bénéfice et libérera surtout les populations russes de la Novorossiya du joug mondialiste.

Erwan Castel




jeudi 1 avril 2021

Deal entre l'OTAN et Kiev, conscription à Donetsk


Sur fond d'escalade militaire majeure sur le front du Donbass, 4 événements nouveaux se sont déroulés aujourd'hui, et qui confirment la forte probabilité que la guerre du Donbass sorte prochainement de ses tranchées : 


Du côté ukrainien:

Primo :

Le Ministère ukrainien de la Défense vient d'annoncer qu'il a reçu des garanties de la part du Département militaire étasunien pour recevoir un soutien militaire en cas de conflit avec la Russie. 

Selon toute probabilité, en cas de confrontation militaire directe, l'aviation étasunienne sera déployée sur le front pour (tenter de) créer une "zone d'exclusion aérienne".

Cette information majeure, communiquée par le service de presse du Président Zelensky, fait suite à une réunion urgente réalisée ce jour 1er avril 21, entre Roman Mashovets; le chef adjoint du cabinet du président ukrainien et Alexander Vinnikov, le chef du bureau de représentation de l'OTAN en Ukraine au sujet de la possibilité de patrouilles aériennes des pays de l'OTAN dans l’espace aérien de l’Ukraine.


Secundo :

Une autre réunion a eu lieu à Kiev entre les attachés militaires des États-Unis, du Canada et de Grande-Bretagne et le ministre ukrainien de la Défense, le commandant en chef des Forces armées ukrainiennes et le chef de la Direction principale du renseignement ukrainien. Les discussions ont eu pour thème la situation et l'escalade dans le Donbass



Tertio :

Enfin, et certainement en rapport avec les deux précédents points, le Président ukrainien Volodymyr Zelensky a convoqué en urgence pour le 2 avril le Conseil National de Sécurité et de Défense, la dernière réunion datant du 19 mars. 


Du côté républicain: 

Quarto :

Par décret du chef du RPD n ° 79  en date du 25 mars 2021, il a été établi un ordre de instaurant un service militaire pour les citoyens nés en 1994-2003 pour la période du 1er avril au 15 juillet 2021, au titre "Sur la conscription et le service militaire".

Certes, cet appel sous les drapeaux n'est pas à proprement parlé une "mobilisation générale" telle que celles qui accompagnent une entrée en guerre, mais le fait qu'il intervienne à cette période précise et particulièrement tendue n'est certainement pas un hasard du calendrier.

Ce service militaire concerne les citoyens républicains âgés de 18 à 27 ans, qui ont des taux élevés de sélection psychologique professionnelle et qui sont aptes pour des raisons de santé, seront appelés dans les rangs de la milice populaire pendant 6 mois civils. 

Conformément à la loi de la RPD du 13 février 2015, sont exemptés de conscription, les citoyens qui bénéficient d'un sursis de conscription ainsi que les citoyens non soumis à la conscription.

À noter que les recrues, qui bénéficieront de tous les types d'allocations, serviront dans les unités de la milice populaire de la RPD, où leur principale activité sera d'obtenir une spécialité d'enregistrement militaire, les compétences et capacités nécessaires qui leur permettront d'entrer en service dans les rangs des forces de l'ordre. agences et autres organes de l'Etat de la République à l'avenir.

Suite aux résultats de 6 mois, les recrues recevront une carte d'identité militaire avec une marque de service militaire dans les rangs de la milice populaire de la RPD, qui témoignera de l'accomplissement du devoir militaire d'un citoyen conformément à la Constitution. de la République populaire de Donetsk.

Erwan Castel

mercredi 31 mars 2021

La schizophrénie ukrainienne

Aujourd'hui il semble que Kiev, dont le dernier chantage à la guerre ne fonctionne pas, soit entrainé par sa propre rhétorique belliqueuse dans une fuite en avant suicidaire vers une logique de guerre dont les préparatifs pour une nouvelle offensive dans le Donbass sont achevés et dont le commandement politico-militaire n'attend plus que le feu vert d'un fou furieux nommé Biden.

Lors d'une interview accordée au média ukrainien du journaliste Gordon le général ukrainien Khomchak, Commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a rappelé que l'objectif principal des troupes ukrainiennes est de "protéger l'intégrité territoriale de leur pays et pour cela, elles sont prêtes à "attaquer et défendre" à tout moment de l'année et en toutes les conditions".

Jusque là, un discours qui n'a rien d'original et qui est même commun à toutes les armées et forces de sécurité du Monde...

... mais, lorsqu'il aborde le conflit qui sévit dans le Donbass depuis 7 années Khomchak, le chef des ukropithèques se lâche :

Général "ukrop" Ruslan Khomchak

"Bien sûr, nous nous préparons à une offensive ... nous avons l'expérience de mener une guerre dans l'est de l'Ukraine", soulignant que: "le commandement a pris en compte toutes les options et conséquences possibles et que les soldats ukrainiens sont prêts, tout d'abord, moralement". 

Et surtout Khomchak de déclarer :

"En cas d'attaque à grande échelle contre les républiques du Donbass, 
une grande partie de la population civile locale mourra,
 mais tel est le prix de l'unité d'une Ukraine libre."


La menace ukrainienne 

Dans ce conflit qui est désormais officiellement déclaré par Kiev comme "une guerre russo-ukrainienne", il est encore probable que nous ayons affaire à un nouveau et formidable coup de bluff des occidentaux pour tenter de faire plier Moscou sur la question du Donbass et aussi de la Crimée pour lesquels les sanctions économiques contre Moscou ne cessent de s'intensifier une peu plus encore chaque année (le Canada par exemple vient encore d'augmenter la semaine dernière ses sanctions contre la Russie).

Mais il est également possible qu'une action militaire ukrainienne cherche a bousculer la routine d'un enlisement militaire et diplomatique vieux de 6 ans, car chaque jour apporte son lot de préparatifs offensifs réels et inégalés d'une armée ukrainienne incomparablement plus puissante que les dépenaillés de l'Opération Spéciale  Antiterroriste de 2014. 

Et aujourd'hui les gesticulations des soldats ukrainiens, qui n'ont d'égal en mégalomanie  que les clabaudages de leurs politiciens, continuent tant le long de la ligne de front du Donbass que près des frontières de la Crimée où Kiev vient de déployer plusieurs batteries de Lance Roquettes Multiples "Smerch" :


La réponse russe 


Devant les clabaudages politiques et gesticulations militaires ukrainiennes, la Fédération de Russie a décidé de réagir :
  • Sur le plan politique, la situation tendue sur le front du Donbass et maintenant sur les frontières de Crimée a accaparé l'attention de plusieurs haut responsables du Kremlin et provoqué plusieurs réunions de crise.
  • Sur le plan diplomatique, Vladimir Poutine a contacté les présidences française et  allemande pour une réunion informelle du "Format Normandie" resposable des accords de Minsk... mais sans l'Ukraine ! 
  • Sur le plan militaire, les forces russes du district militaire Sud ont opéré des déploiements spectaculaires sur les frontières avec le Donbass et dans la péninsule de Cimée, en réponse symétrique aux déploiements ukrainiens.
30 mars 21, des convois russes sont visibles 
en déplacement vers la péninsule de Crimée 


Et l'OTAN qui entre dans la danse...



Devant l'escalade militaire en cours entre Kiev et les républiques du Donbass / Russie, le commandement étasunien de l'OTAN en Europe dont le chef d'Etat major des forces terrestres a récemment rencontré l'Etat major ukrainien en ébullition, a décidé de lever son niveau de préparation de "crise possible" à "crise potentielle et imminente" qui est son niveau maximum, officiellement en "réponse à une accumulation de troupes russes à la frontière avec l'Ukraine et la Crimée occupée".

Et "ça tombe bien ! puisque l'Alliance atlantique entre justement dans ses exercices interalliés annuels, "Defender 21" dont le scénario de déploiement des unités de combat se fait... face à  un "ennemi à l'Est". Cette deuxième édition des "exercices "Defender" mobilisera cette année plus de 30 000 hommes appartenant à 27 pays qui mèneront entre avril et juin des opérations simultanées dans plus de 30 secteurs dans une douzaine de pays différents.

Soit dit en passant il est intéressant de relever ici que le communiqué du commandement de l'OTAN, et contrairement à la propagande de guerre ukraino-européenne, ne cite pas de déploiement militaire russe dans le Donbass et pour cause... vu qu'il n'y en a pas ! (alors que de toute évidence un simple groupe de combat d'infanterie déclencherait aussitôt un tsunami de communiqués indignés de l'Alliance).

D'une manière plus concrète, l'OTAN continue à offrir à Kiev les renseignements obtenus par les ressources déployées chaque jour dans la région, come par exemple les moyens de surveillance électroniques aéroportées au large de la Crimée, des frontières russes et jusque sur la ligne de front du Donbass.


L'OTAN fournit aussi de plus en plus de matériel à l'Ukraine par voie aérienne, maritime et terrestre, via les USA, la Turquie ou les pays baltes et la Pologne par exemple (voir articles précédents)...

Dans tout ce contexte bellogène, que la menace d'une offensive ukrainienne dans le Donbass corresponde pile poil au calendrier du plus important déploiement des forces de l'OTAN vers les frontières russes (auquel il convient de rajouter l'exercice naval interallié Sea Breeze se déroulant en Mer Noire) ne peut en aucun cas relever de la coïncidence... Non pas que les occidentaux veuillent en découdre avec la Russie (ou alors c'est que la ploutocratie avec son système financier moribond n'a vraiment plus rien à perdre) mais plutôt cherchent à rassurer l'Ukraine par une présence dissuasive garantissant que le conflit ne s'étendra pas jusqu'à Kiev si la Russie contre attaque. 


En conclusion :


La réunion entre Merkel Macron et Poutine a finalement eu lieu mais plutôt dans un dialogue de sourds , le duo franco allemand demandant à Poutine de faire respecter le cessez le feu par les milices républicaines, et Poutine leur demandant de faire de même avec l'Ukraine, rappelant que une nouvelle fois c'est Kiev qui a initié l'escalade militaire observée.

Ce qui est intéressant dans cette réunion, c'est que l'absence de l'Ukraine et la requête de la Russie demandant à la France et l'Allemagne de lui faire respecter le cessez le feu dans le Donbass a pour intention de tenter de remettre Paris et Berlin dans leurs responsabilités (et ambitions) de leaders européens, alors que tout le monde sait que c'est une ligne directe depuis Washington qui dicte les décisions prises à Kiev.

Même si c'est bien tenté de la part du président Poutine que de vouloir rappeler aux "partenaires" occidentaux leur souverainetés formelles vis à vis de la thalassocratie étasunienne, je crains que cela n'ai aucun effet réel étant donné le propre asservissement politico-économique de Paris et Berlin aux directives de Washington et surtout que l'Ukraine depuis 2014 est devenue le pré carré du Pentagone !

Cette fois encore et malheureusement, le sort de l'Europe va se jouer à Washington..

Erwan Castel