vendredi 22 juillet 2016

Les mensonges de la peur

Quand Kiev veut camoufler ses pertes au combat

Soldat ukrainien en cours d'évacuation sur le front du Donbass, juillet 2016
Sans pour autant les plaindre, on ne peut se réjouir de la mort de soldats ennemis, surtout lorsqu'ils sont sacrifiés stupidement dans une guerre servant les intérêts d'oligarques étasuniens et ukrainiens, mais il est important de souligner que depuis le début de cette opération spéciale, la jeunesse ukrainienne, lobotomisée par une propagande russophobe délirante et mensongère est en train d'être saignée à blanc sur l'autel de la finance internationale.

En temps de guerre, dévoiler les pertes subies par son armée n'est jamais bon, car cela donne des renseignements sur les résultats des actions ennemies, l'état de nos unités engagées et surtout cela porte atteinte au moral des troupes, et souvent engendre des refus de se battre, et des désertions en série, quand ce ne sont pas des mutineries. L'armée ukrainienne n'échappe pas à la règle et tente depuis les défaites des "chaudrons" d'Iliovaisk (2014) et de Debaltcevo (2015) de cacher les pertes qu'elles subies lors de ses assauts contre les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Entre les déclarations officielles et la réalité que dévoilent les réseaux sociaux des acteurs qui vivent la gestion des tués et des blessés, le delta est minimum de l'ordre de 1 pour 10 et rejoint l'estimation déjà évoquée par différents services de renseignements qui avancent même le chiffre de 50 000 tués depuis le début du conflit en 2014.

Soldats ukrainiens creusant des fosses communes à l'arrière de la ligne de front du Donbass
Prenons un exemple concret et récent pour illustrer sur une petite période cette tromperie ukrainienne :

Le 18 juillet le commandement de l'armée ukrainienne, pour l'ensemble du front du Donbass, le Lugansk à Mariupol déclarait les dernières pertes officielles de l'armée ukrainienne : 

"le 18 Juillet ont été tués sept membres des Forces armées de l'Ukraine et 14 ont été blessés."

Or dans le foulée de ces combats déclarés, rien qu'à l'hôpital de Karkhov les services ukrainiens enregistraient  :

- le 19 juillet à 10h00 : 43 blessés "venues de la zone ATO"
- le 20 juillet à 08h30 : 32 blessés avec des blessures graves
- le 20 juillet à 23h25 : 29 blessés avec des blessures graves

Soit, et rien que pour un seul des 8 hôpitaux militaires ukrainiens traitant les blessés près du front, plus de 100 admissions ont été enregistrées aux lendemains des combats déclarés. Sachant que les blessés légers et les tués restent sur le front, cela laissent envisager des chiffres réels autrement plus importants que ceux des discours officiels...

Les sources de ces données sont ukrainiennes et fiables car elles émanent directement d'organismes travaillant avec les services hospitaliers gérant les blessés du front, comme par exemple l'organisation humanitaire telle que "les sœurs de la miséricorde / ATO"

De plus la ventilation systématique des blessés ukrainiens sur un réseau hospitalier important est observée régulièrement ces derniers temps. Ainsi suite à l'échec cuisant de leur attaque au Nord de Debaltcevo le 29 juin dernier, des évacuations sanitaires importantes ont été enregistrées dans  tous les hôpitaux du front et même jusqu'à Odessa, où des blessés graves ont été aérotransportés. 

Ce protocole révèle probablement d'une part la saturation des hôpitaux et d'autre part l'épuisement des stocks de matériels, médicament et sang nécessaire à la prise en charge des blessés graves.


Parmi les pertes non déclarées de l'armée ukrainienne figurent aussi de nombreux accidents de circulation, de tirs et aussi de manipulation d'explosifs, comme celle qui a provoqué cette semaine 8 blessés graves dans le secteur du 58ème bataillon mécanisés ukrainien. 

Les conséquences psychologiques de ces pertes sont d'autant plus importantes qu'elles ne correspondent à aucune victoire militaire sur le terrain, bien au contraire, et depuis plusieurs jours les services de renseignement observent au sein des unités ukrainiennes un nombre croissant de désertions et d'exemptions médicales,auxquelles il faut rajouter les suicides et problèmes d'alcoolisme dont beaucoup sont liés à un abandon moral des soldats.

Kiev est donc écartelé entre 2 comportements, celui d'exploiter ses pertes militaires pour accuser les forces armées républicaines de violer les accords de Minsk, et celui de les cacher pour ne pas accélérer un effondrement moral déjà bien entamé de son armée, qui pourrait demain se retourner contre le pouvoir criminel qui depuis le Maïdan conduit l'Ukraine au suicide...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Une armée avec un moral en berne car saignée par les oligarques ukrainiens 





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