vendredi 14 février 2020

Une guerre qui explose !


Illustrant la complexité explosive du conflit syrien, des véhicules russes américains et syriens au milieu de milices se retrouvent  mêles à un accrochage  entre ces dernières et une unité américaine le 11 février 2020.

Bien que d'intensité différentes, on peut considérer les conflits syrien et ukrainien comme des jumeaux dans le sens où ils sont la conséquence d'une même stratégie d'expansion territoriale de l'OTAN, via des auxiliaires qu'il soutient (ukrainiens et djihadistes) depuis des mouvements de contestation armés organisés par les occidentaux dans le but de faire tomber des gouvernements refusant leur allégeance au mondialisme.

Voilà pourquoi je pense intéressant de suivre attentivement ce conflit levantin, sachant que des enjeux nombreux y sont communs avec celui du Donbass.

Publié sur Facebook le 10 février 2020

Depuis quelques jours la situation militaire dans le Nord de la Syrie est de plus en plus meurtrière et inquiétante.

Dans une offensive éclair, l'armée syrienne avec l'appui des forces russes et des milices chiites est sur le point de libérer Idlib, le dernier bastion des djihadistes salafistes et le verrou stratégique de cette importante province au Nord de la Syrie.

Or, l'armée syrienne dans son avancée est arrivée au contact des forces turques que les ambitions post-ottomanes d'Erdogan ont projeté cette région clef.

Et c'est maintenant que les masques tombent :

Les derniers terroristes salafistes pro-ccidentaux essayent de s'accrocher à Idlib, soutenus par les turcs qui envoient des renforts blindés très importants.

Les forces turques qui refusent de céder leurs positions à l'armée syrienne et engagent le combat contre elle en renforçant leur soutien aux groupes terroristes salafistes.

Les occidentaux qui, soutenant les terroristes islamistes, se rangent derrière la détermination turque à ne pas laisser les forces syriennes libérer leur territoire.

En ce moment, des combats et bombardements violents font rage au cours desquels sont signalées des pertes importantes suriennes, turques mais aussi russes Aujourd'hui, la menace d'une guerre ouverte entre Damas et Ankara est de plus en plus forte, sans compter une augmentation des bombardements de la coalition occidentale et d'Israël également qui pourrait même chercher à ouvrir un 2ème front au Sud.

Bre, un cocktail explosif comme seul le Levant en a le secret, mais qui ici prend de.scabreuses proportions telluriques internationales.

Voir le SITREP du 11 février et son analyse ici : Strategika 


Publié sur Facebook le 12 février 2020

Le sac de nœuds syrien 

Ce matin lors d'une attaque syrienne contre des djihadistes retranchés dans Idlib, 14 soldats turcs ont été tués et 45 autres blessés.

Plusieurs rapports, photos et vidéos confirment chaque heure le soutien actif de la Turquie aux terroristes salafistes positionnés dans cette province Nord de la Syrie. Les turcs qui viennent de dépêcher de nouveaux renforts blindés du 4ème corps d'Armée d'Anatolie (après ceux du 3ème CA) NON SEULEMENT APPUIENT LES GROUPES TERRORISTES MAIS LEUR FOURNISSENT AUSSI MATÉRIELS ET VÉHICULES DE COMBAT.

Tandis que son armée profite de l'embrasement militaire pour ecraser des groupes kurdes, Erdogan a promis d'attaquer l'armée syrienne "partout" et a accusé l'armée russe de commettre des massacres dans ses bombardements d'Idlib...

Le sultan d'Ankara a vraiment oublié dans ses délires post-ottoman qu'à Idlib son armée n'est pas chez elle et qi'il n'a même pas été invité à y intervenir par Bachar el Assad dont l'armée ne fait que reprendre légitimement le contrôle de son territoire national.

De leur côté et malgré de lourdes pertes, les forces gouvernementales syriennes appuyées par les milices et l'armée russe réussissent à libérer village après village, quartier après quartier les zones occupées par les groupes islamistes. Devant l'appui feu et logistique important des forces turques venues,à leur secours, les derniers groupes terroristes se regroupent et tentent de lancer des contre offensives contre les forces syriennes

Sur le terrain les différents protagonistes sont arrivés au contact les uns des autres et le feu de l'action débridant leurs sentiments on assiste à des scènes qui préfigurent un dérapage complet de la situation comme ici des milices pro Assad à côté du véhicule russe qui tirent sur des véhicules étasuniens situés à moins de 200 mètres et qui comme les turcs n'ont rien a foutre en Syrie.

Accrochage entre syriens et américains



Extension des attaques turques

Publié sur Facebook le 12 février 2020

Erdogan fidèle à ses délires ottomans et aussi aux ambitions occidentales dans la région est entré dans un.conflit ouvert contre les forces syriennes en train de libérer leur pays des griffes terroristes salafistes.

Le jeu d'équilibriste joué par Poutine où la Russie réussissait à contenir les ardeurs des uns contre les autres tout en soutenant l'éradication de la gangrène terroriste de la Syrie, semble aujourd'hui menacé par une extension du conflit asymétrique syrien en conflit symétrique régional entre Damas et Ankara.

Et ce conflit est particulièrement dangereux car il.entrainera probablement par intérêt ou alliance d'autres forces dans le séisme sachant qu'elles sont déjà engagées régulièrement sur le terrain comme Israel par exemple qui bombarde continuellement et.en toute impunité le Sud de la Syrie, et les occidentaux qui dispose toujours d'une coalition déployée sur le terrain.

Erdogan qui dispose de moyens de pressions sur les occidentaux a d'ailleurs demandé aujourd'hui à l'OTAN de lui apporter un soutien militaire contre Assad.

Autant dire qu'une nouvelle guerre majeure risque de naître au Moyen Orient dans les prochains jours si Moscou ne réussit pas à calmer le sultan fou et le faire rentrer dans sa niche.

Ici au milieu de djihadistes salafistes, un lance roquette multiples turc 
en train de tirer sur des positions syriennes à l'Ouest d'Alep 
(ville libérée située au Nord d'Idlib).

Et toujours et encore Israël

Publié sur Facebook le 14 février 2020

En Syrie des chasseurs bombardiers israéliens ont encore frappé cette nuit la banlieue de Damas, tandis que dans le Nord au.milieu des combats qui se poursuivent, la Turquie (membre de l'OTAN) continue de déployer d'importantes unités d'assaut blindées.

A Bagdad, le gouvernement soumis à la laisse économique occidentale, a donné son autorisation à un renforcement de l'OTAN en Irak.

De son côté, Stoltenberg, le secrétaire général de l'OTAN, confirmant l'engagement de l'Alliance aux côtés des terroristes islamistes, a déclaré :"la situation dans Idlib est très grave. Nous lançons un appel au régime syrien soutenu par la Russie pour mettre fin aux attaques".

Nous assistons donc contrairement aux fumeuses déclarations de Trump à un renforcement de l'occupation occidentale au Moyen-Orient qui aujourd'hui, toute honte vue, affiche désormais ouvertement son soutien militaire aux terroristes islamistes.

Les germes occidentaux qui ont provoqué et entretenu le conflit asymétrique syrien sont en train d'éclore et de vouloir le faire évoluer vers une guerre symétrique ouverte entre Damas et l'OTAN via son porte avion turc ancré dans le Moyen-Orient.

De nombreuses inconnues vont cependant peser ces prochains jours dans l'évolution du conflit et principalement:

Action de la Russie, alliée de la Syrie, qui tente d'imposer un cessez le feu pour des négociations.

Action de l'Iran et du Hezbollah libanais qui ont menacé Israël si leurs bases en Syrie continuent d'être bombardées.

Entre l'Australie, l'Irak, le Covid19, la Syrie, la Bolivie, la Libye etc... l'année 2020 démarre décidément sur les chapeaux de roue... mais pas dans la bonne direction !

Riposte de la défense antiaérienne de Damas sur des 
missiles air-sol israéliens visant des dépôts de munitions 
de la 1ère Division syrienne, dans la soirée du 13 février.


Erwan Castel

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Les commentaires (soumis à modération) sont les bienvenus, à condition qu'ils ne soient pas diffamatoires et injurieux. Merci de respecter la charte du groupe que vous trouvez sous l'onglet "Charte" en haut et à droite. Erwan Castel.