dimanche 26 novembre 2017

D'un merdier à l'autre

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Si vous pouvez lire cet extrait de mon journal de front sur le blog "Soutien à la rébellion du Donbass, c'est grâce à la générosité des personnes qui me suivent dans mon travail de réinformation entamé il y a 4 ans exactement à quelques jours près, et qui m'ont permis d'acquérir un nouveau matériel informatique pour remplacer celui qui m'a été volé lors de cette mission sur le front de Promka.

Je profite de cette mise à du blog pour les remercier à nouveau et vivement !


Dimanche 26 novembre 2017

La relève de notre groupe en position, s'est finalement faite avec "de l'avance sur le retard" prévu, et tant mieux car il me faut gérer un cambriolage survenu pendant ce déploiement sur le front...
L'attente ponctuée par les bombardements et les tirs va donc être remplacée pendant mon repos par sa petite soeur rythmée par les déclarations et rapports de police...

Au moins la liste des affaires volées sera courte, les crapules françaises venues s'échouer un temps à Donetsk (Laurent B. and Co) ayant déjà allégé mon paquetage en 2016.

C'est ainsi, les guerres exacerbent toujours les qualités humaines chez celles et ceux qui relèvent, avec ou sans armes, leurs défis, mais aussi les pires défauts chez les profiteurs qui viennent, tels des vautours y glaner de misérables honneurs loin du front, ou tels des rats y voler les maigres ressources de personnes confiantes.

Même si ces faquins qui rampent dans l'ombre de leur lâcheté y sont très rares, Donetsk n'échappe pas à la règle, surtout depuis que des crapules francaises sans scrupule y sont venues chasser les honneurs (Christelle), les roubles (Eric) et les vodkas (Catherine) s'associant au passage de l'adage "qui se ressemble s'assemble"..

Je préfère mille fois les tirs ukrainiens de face que les coups de poignard dans le dos de ces vermines.

Mais cette nouvelle mésaventure ne serait qu'un cran de plus à ma mysanrhropie galopante s'il n'y avait aussi dans ce Donbass, l'allégresse des camarades de front, le sourire d'une femme, le rire des enfant sans oublier le ronronnement des chats !

Car, ce sont bien "ces choses les plus simples" comme chante Gabriel Yacoub, qui font aimer la vie et sauvent l'espérance dans le coeur de l'Homme.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

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