dimanche 23 octobre 2016

Quand la propagande devient imposture

Elena Volochine, la journalope du mois


Il y a propagande et propagande...

Lorsque l'information est liée au pouvoir par affidation politique ou dépendance économique, ses journaliste ne sont plus que des agents de communication servant d'autant plus la propagande officielle que la majorité de leurs statuts de contractuels ou pigistes les maintiennent dans une précarité sociale.

La propagande est permanente car le discours peut-être conscient et engagé ou inconscient et influencé par le seul fait qu'un journaliste regardera toujours les événements à travers le filtre de son éducation culturelle, religieuse et politique personnelle et aussi par exemple à travers la vision engagée de l'Histoire qui lui a été transmise par le système scolaire contrôlé par les gouvernements. 

Cette propagande est exacerbée pendant les périodes de tensions, de troubles, de confrontation politique mais surtout pendant les guerres. Cette "propagande de guerre" qui a été très bien décortiquée par Michel Collon connait 2 périodes : celle de l'avant guerre où les médias serves vont chercher à canaliser l'information afin de diaboliser l'ennemi, effrayer l'opinion, et la conditionner à l'éventualité d'une guerre; et celle e la guerre qui monopolise l'information en la consacrant à entretenir le sentiment patriotique et la notion de sacrifice. 

La propagande est donc une dimension inévitable du journalisme, mais on peut lui distinguer plusieurs déclinaisons, allant du journalisme engagé comme tel à celui de l'imposture délictueuse qui insulte la déontologie de ce merveilleux métier.

Dans la nouvelle confrontation qui a éclaté entre Moscou et Washington (depuis la Géorgie en 1991 mais surtout l'arrivée au pouvoir de Poutine en 1999), les occidentaux, rallumant les braises de la guerre froide, se sont lancés dans une croisade médiatique russophobe paroxysmique, dans laquelle la haine hystérique exprimée n'a d'égal que la stupidité pathétique des méthodes employées par une meute de "chiens de garde" qui n'ont jamais autant mérité l'haplologie de "journalope"

Engagé sur le front de l'information (n'ayant eu aucune formation dans le domaine, je ne prétendrai jamais être un journaliste contrairement à nombre d'amateurs mégalomanes) je n'ai jamais caché mon engagement pro-russe notamment à travers celui consacré depuis 3 ans au mouvement anti-maïdan et à la rébellion du Donbass. Mais malgré cet engagement total au sein de la République Populaire de Donetsk j'essaye de conserver mon indépendance et ma liberté, contrairement à certains camarades qui, confondant soutien et soumission, sont devenus les chiens de garde serviles d'un pouvoir politique, aussi admirable soit-il...

Car selon moi, l'éthique du journalisme qui est défini par la "charte de Munich"  en 1971, ne peut-être garanti si l'indépendance professionnelle du journaliste est compromise.


Une honte nommée Volochine


Je tiens à remercier Elena Volochine pôur son reportage réalisé pour "France 24", car il concentre en 10 minutes la quasi totalité des exemples permettant d'illustrer l'abjection de la propagande de guerre occidentale actuelle qui ne peut construire son argumentaire que sur un fatras de mensonges où le ridicule tout comme sa sœur la connerie ne semblent pas connaître de limite.

Pour couper court aux critiques hurlant que cet article n'est autre qu'une contre propagande pro-russe tout aussi mensongère, je donnerai donc en premier lieu la parole à un journaliste français pro-maïdan installé à Kiev et qui commente ainsi le travail de la Volochine :


Christelle Néant, de DONi press, agence qui est gravement mise en cause dans le reportage, a fait une  critique à chaud de ce "bidonnage" honteux diffusé par France 24, mais je pense qu'il est intéressant d'approfondir ce travail de manipulation mentale qui en toute logique devrait provoquer des sanctions professionnelles contre son auteure et le média qui l'a commandité et cautionné. 

Maintenant je vous invite a regarder ce reportage séquencé et critiqué : 

1 / La présentation

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Dans cette première séquence ou le reportage est présenté et introduit, il est intéressant de la sémantique dogmatique utilisée par les journalistes de France 24 qui en s'appuyant sur une apparente neutralité rigoureuse soutiennent la théorie d'une aide militaire russe dans le Donbass présentée comme une certitude et bien sûr un crime perpétré par Moscou :


"Guerre de communication et de désinformation car Moscou ne veut pas reconnaître sont implication qui est pourtant évidente..." (00'40")

Pour commencer, la neutralité du reportage qui est suggérée dans sa présentation s'effondre dès la 40ème seconde dans une syntaxe où la partialité du regard transpire déjà comme une fièvre bubonique... car France 2 oublie qu'une "guerre de la désinformation" est au minimum duelle et l'annoncer en portant directement une accusation exclusive contre l'un des deux belligérants montre bien un engagement et un parti pris pour son adversaire...

Par orgueil (et stupidité) ces journalopes de France 24 qui placent leurs conclusions pré-écrites en introduction se définissent d'entrée de jeu plus compétents que les experts militaires du renseignement de l'OTAN qui eux reconnaissent n'avoir (depuis plus de 2 ans !) aucune preuve tangible sur "l'implication" de l'armée russe dans le Donbass. Des experts du renseignement allemand, italien, l'ont reconnu : l'armée russe n'est jamais intervenue dans le Donbass, comme l'explique le Général Gomart, le Chef du Renseignement français lors d'une audition à l'assemblée nationale le 25 mars 2015, ou le chef du renseignement ukrainien lui-même qui dénonce le 4 février 2016 la présence dans le Donbass depuis 2 ans de.... 56 soldats russes !

Mais laissons cette super journaliste de France 2 nous expliquer en 10 minutes ce que les observateurs de l'OSCE n'ont pas repéré en 2 ans. :


"Comme toujours la DNR accuse le camp ukrainien d'être à l'offensive" (01'26")

Volochine omet de mentionner les comptes rendus réguliers de l'OSCE qui inventorie quotidiennement dans ses rapports les zones bombardées qui pour plus de 70% d'entre elles se situent sur le territoire des Républiques du Donbass. La même OSCE a aussi constaté à 4 reprises cette année des bombardements ukrainiens réalisés sur les postes des observateurs chargés de la surveillance du cessez le feu (Aleksandrovka, Yasinovataya et Shirokino). Ensuite,  les principales offensives terrestres qui ont eu lieu cette année,se sont déroulées à Yasinovataya (mars) Aéroport (mai) Debaltcevo (juin) et Kominternovo (octobre) A chaque fois les ukrainiens ont été battus (sauf à Yasinovataya où la ligne de front a reculé) après avoir attaqué notre première ligne de défense. 

Depuis le mois de juin les bombardements ukrainiens, à part une courte accalmie en septembre, sont de l'ordre de 400 à 800 violations quotidiennes du cessez le feu occasionnant des victimes et des destructions quotidiennes... 

Alors oui, Elena Volochine, ne vous en déplaise, la DNR a toutes les preuves (confirmées par l'OSCE) et la légitimité d'accuser Kiev ! Et d'ailleurs mêmes si vous ne voulez pas les reconnaitre, vous aussi comme on peut le voir plus loin dans votre réquisitoire mensonger...


"Une guerre d'artillerie où les contacts avec l'ennemi sont rares" (02'15")

Pour justifier le matériel et les munitions en dotation au sein des forces de la DNR, Volochine essaye d'enfiler le masque d'un expert militaire pour réfuter les prises de guerre réalisées par les milices...

Sauf qu'elle oublie ce qui s'est passé de mai 2014 à mars 2015, à savoir, les redditions ou prises de toutes les casernes présentes dans le Donbass (police, armée, forces de frontières, sbu...) le ralliement aux milices avec armes et bagages de centaines de soldats et surtout les désastres des chaudrons (Sud, Iliovaisk et Debaltcevo) dans lesquels Kiev a perdu près de 40% de son parc blindé et artillerie par exemple...

Depuis cette époque effectivement la guerre du Donbass est "une guerre d'artillerie" et essentiellement du fait de Kiev qui tire chaque nuit des tonnes de munitions sur le front, tandis que les Républiques elles ne ripostent qu'en cas de nécessité de légitime défense.

Pour être honnête, il est vrai que les forces armées des Républiques qui étaient aux standards soviétiques, se sont alignées de leurs organigrammes jusqu'à leurs uniformes, sur un modèle russe au moment de leur modernisation, mais tout en continuant à se battre avec les matériels issus de la guerre (certaines unités hors mêlée sont encore équipées de SKS vieux de 60 ans !)

Pour finir, les Républiques conscientes de la problématique du ravitaillement des munitions, ont entrepris de moderniser et relancer la cartoucherie de Lugansk, engageant des frais qui seraient inutiles si la Russie assurait cette logistique...

Si Volochine, dans l'étude du conflit du Donbass veut étudier les ingérences des puissances étrangères auprès des belligérants, je l'invite plutôt à regarder les aides militaires étasuniennes, conseillers, instructeurs, matériels et même armements qui viennent même d'être officialisés par le congrès cette année (sans parler des contractors et mercenaires des pays de l'OTAN qui servent dans les rangs de l'ATO).. 
Mais cela demanderait de sa part de cette rigueur professionnelle et surtout cette honnêteté intellectuelle qui lui font cruellement défaut ! 


2 / L'accusation calomnieuse contre DONi Press

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Volochine franchit ici les limites au delà desquelles la propagande partiale, encore acceptable si son engagement est déclaré, devient une imposture délictuelle qui réclame des sanctions professionnelles voire juridiques...


"Une mise en scène pour un prochain reportage" (00'15")

La scène se déroule à Zaitsevo, un village situé au Nord de Gorlovka et qui est bombardé quotidiennement depuis des mois.

Ici, le reportage de France 24 aborde le travail de l'agence de presse DONi dont nous apercevons dans le reportage Christelle Néant et Katia Katina qui travaillent pour elle. Si je sais émettre parfois des critiques vis à vis de cette jeune agence installée à Donetsk, je sais aussi reconnaitre la qualité du travail (que je partages souvent ici) et le dévouement de certains de ses membres.

Prenant ses impostures pour une généralité, Volochine accuse gravement DONi de réaliser des mises en scène mensongères afin d'accuser l'armée ukrainienne de violer le cessez le feu. Christelle Néant s'est expliquée précisément sur cette séquence du reportage, en signalant par exemple que l'un des 2 hommes surpris et enregistrés n'est pas en réalité un reporter de DONi mais "Anton" un volontaire servant dans les rangs de l'armée de la DNR.

Pour ce qui est de la conversation capturée, les russophones contactés repèrent que sa syntaxe qui est hachée révèle des collages évidents de plusieurs bouts de phrases pour un montage mensonger. Un technicien du son m'a également rapporté que la qualité de l'enregistrement, que Volochine veut nous faire croire réalisé par l'appareil porté en bandoulière par son technicien, est impossible à obtenir en plein air et avec les mouvements observés par le preneur de son.

Christelle Néant qui était présente lors de cette séquence s'explique en détail (08'00") sur ce bidouillage de France 2 : assemblages de conversations capturées à un autre moment (et qui concernaient une reconstitution de combat prévu à Saur Moghila près de la frontière russe) et présentées comme capturées sur le front à cet instant. Or sur la vidéo on voit nettement un troisième homme discuter mais "bizarrement" sa voix n'est jamais entendue sur l'enregistrement ! Autre miracle réalisé par France 2, on entend le commandant Altaï rire à la fin de sa prétendue capture son... or l'intéressé n'était pas présent au moment des faits...

Pour terminer avec ce bidouillage de France 2, il faut également relever qu'il se vante d'utiliser une technique d'espionnage (l'enregistrement à l'insu des personnes concernées) qui, si elle a sa place dans un roman de John Le Carré, est en revanche indigne d'un journalisme professionnel.

Bref, Volochine prend vraiment les téléspectateurs de France 24 pour des cons, et elle le confirme dans la foulée .


"Des ourals aux plaques d'immatriculations de l'armée russe" (00'45")


Volochine qui semble croire que sa parole est sacrée continue donc, toute honte bue, ses mensonges en affirmant par exemple que le camion militaire oural filmé a une "immatriculation de l'armée russe". 
Mensonge car "DK" suivi d'un numéro est précisément une immatriculation militaire de la République de Donetsk ! 

Comment accorder la moindre confiance à une personne ayant recours à ce genre de mensonge grossier et stupide ?


"La DNR a désormais son armée qui s'entraîne dans des camps à ciel ouvert" (00'56")

En dehors du fait que Volochine devrait nous expliquer où existe t-il des camps d'entrainement militaire couverts, cette précision allusive sous-entend que les blindés sont russes. Donc en plus de son public, France 2 prend aussi les services de renseignement de l'OTAN pour des cons qui n'ont pas été capables de nous sortir une seule photo de blindés russes dans le Donbass depuis plus de 2 ans, contrairement aux journalopes occidentaux qui nous inondent de ce genre de "fake" : 


Une photo d'archive de 2009 en Géorgie comme preuve d'un invasion russe en 2014 en Ukraine !



"Sous couvert d'anonymat, dans un témoignage rare, ce combattant accepte de raconter" (2'29")

Là et au vu des mensonges précédents, la pseudo interview sous couvert d'anonymat d'un milicien permet à Volochine de postuler au Guiness book du ridicule. En effet si l'anonymat est une requête fréquente rencontrée dans les reportages d'investigation, en revanche le décor de l'entretien et les détails révélés par l'informateur doivent permettre d'authentifier le lieu la qualité de l'informateur et ses informations. Or ici pas l'ombre d'un fait précis d'une date ou d'une preuve quelconque, il n'y a rien qu'un vague lieu commun d'une propagande de guerre, qui aurait pu être même enregistré derrière un rideau parisien, pour tenter de pimenter au montage un reportage en manque de sensationnel...


3 / La condamnation de l'action humanitaire russe !

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Au fur et à mesure que le reportage se déroule, Volochine, malgré son patronyme slave laisse transpirer dans ses commentaires une russophobie psychotique telle, qu'elle en arrive à condamner une aide humanitaire dispensée aux populations bombardées du Donbass uniquement parce qu'elle vient de Russie ! 

Donc pour ce faire, Volochine qui est obsédée par les aides russes en DNR traverse au Nord de Donetsk une zone ravagée par la guerre, sans plus le remarquer et encore moins expliquer qui a bombardé. Tout juste évoque t-elle des bombardements qui daterait d'il y a 2 ans sans plus de précision !

Sur ce point précis Volochine, qui n'est plus à un mensonge près, oublie de préciser que dans ce secteur Nord de Donetsk, les bombardements continuent depuis les combats de l'hiver 2014-2015 et que chaque semaine des obus continuent de tomber dans le quartier qu'elle visite. Il suffit de consulter les rapports militaires quotidiens de la DNR et même l'OSCE pour le constater où d'y vivre comme moi depuis 6 mois. 

La Russie aide effectivement la population bombardée du Donbass et c'est tout à son honneur ! Depuis le début du conflit, un quarantaine de convoi de centaines de camions ont fait parvenir de l'aide alimentaire et médicale, des vêtements, équipements de vie courante etc... dans le Donbass.. Depuis la réouverture des liaisons ferroviaires entre Russie et Donbass, effectivement des matériaux de construction qui sont certainement acheminés dans les Républiques afin de pouvoir reloger des familles ayant perdu leurs maisons ou réparer des habitats endommagés.

Oser critiquer une telle action humanitaire relève autant d'une stupidité sans borne que d'une immoralité fanatique

Et surtout, la Volochine au lieu de cracher son fiel comme une possédée devrait d'abord lire le protocole des accords de Minsk, dont le point 7 demande à "garantir l'aide humanitaire dans le Donbass" !


4 / L'invention du désert économique

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La mauvaise foi continue en prétendant dévoiler des circuits indirects utilisés par la Russie pour assurer une activité bancaire et économique via l'Ossétie du Sud, (mais qui enverrait dans le même temps des véhicules militaires russes identifiables à travers la frontière !) 
Volochine continue à nager en plein délire, et pourtant le volet économique est un sujet intéressant comme par exemple la fermeture des établissements bancaires menacés par les sanctions occidentales, ou le blocus économiques ukrainien qui a coupé les salaires des fonctionnaires y compris dans le hôpitaux et les écoles ainsi que les pensions de retraite etc... Autant de situations dramatiques qui justifieraient à elles seules des restaurations économiques russes même par pays tiers interposé...


"Au marché la plupart des stores sont baissés" (01'26")

Mayak est l'un des nombreux marchés de Donetsk. Il est essentiellement spécialisé dans la téléphonie et la micro-informatique et ferme en milieu d'après midi et le lundi. La prise de vue de ce marché réalisé par Volochine est intentionnellement faite pendant les heures de fermeture des magasins pour illustrer ainsi un autre lieu commun de la propagande de guerre occidentale qui prétend que Donetsk est une cité vidée de ses habitants et dont l'économie vit au ralenti ! 

Or voici par exemple une photo prise sur un marché de Donetsk situé pourtant à portée des canons ukrainiens qui chaque matin accueille plusieurs milliers de visiteurs...




5 / L'entretien où Volochine persiste et signe 

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Dans le très court entretien qui suit le débat, Volochine esquive rapidement le sujet de son reportage pour se concentrer sur le prétendu effondrement de l'économie russe, occasionné par les sanctions occidentales et l'effondrement du cours du pétrole (comme si ce dernier n'était pas contrôlé par Washington via l'Arabie Saoudite par exemple), avant que le journaliste ne la recentre sur le Donbass.


"Les usines ne fonctionnent pas" (01'22")

Et hop ! encore un mensonge de Volochine qui répète les lieux commun de la propagande kiévienne et d'autant plus inadmissible qu'étant venue sur place elle aurait pu enquêter sur le sujet ! Mais il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir 

Dans le Donbass, l'économie, certes ralentie en 2014 par la guerre, continue de fonctionner et la production est toujours là, des produits alimentaires aux ressources énergétiques. Si on prend l'exemple du Charbon qui est le secteur phare du Donbass. Avant le guerre l'oblast de Donetsk produisait 2,8 millions de tonnes de charbon par mois. 

En 2014, la guerre et surtout la perte dans les territoires occupés par Kiev d'importants complexes miniers notamment au Nord de Donetsk, de Avdiivka jusqu'à Slaviansk  a considérablement fait chuter la production. Mais en 2015 un programme industriel restauré a permis de relancer l'activité minière sur les 88 mines présentes sur les territoires des Républiques pour atteindre le million de tonnes mensuel dès 2015 et le dépasser en 2016. 

Aujourd'hui le Donbass, non seulement produit sa propre consommation mais se permettait même d'exporter en direction de l'Ukraine jusqu'à ce que cette dernière augmente ses bombardements (la DNR a envoyé par exemple 300 tonnes de charbon à l'Ukraine en juillet) 


"il doit y avoir des élections mais seulement dans le cadre de la législation ukrainienne" (03'41")

Pour terminer cet entretien Volochine nous offre pour ceux qui ne l'auraient pas encore repéré, une démonstration de sa mauvaise foi et de son cynisme mis au service d'une information partielle et donc partiale . Si cette journaliste de France 2 a effectivement raison quand elle précise que les élections locales engagées par les Républiques du Donbass ne s'inscrivent pas dans le cadre législatif ukrainien demandé par les accords de Minsk (point 4: "Entamer un dialogue sur la réalisation d'élections locale et désignation des territoires concernés"), elle oublie de mentionner que c'est Kiev qui en est responsable.

En effet les nouveaux accords de Minsk signés le 11 février 2015 prévoyaient la finalisation de leur feuille de route pour la fin de la même année, mais, hormis une stabilisation de la ligne de front,  rien n'a évolué depuis 2 ans, entre autre parce que :

  • Kiev, en violation du point n°1, ne cesse de bombarder quotidiennement la population civile et d'attaquer régulièrement les positions républicaines;
  • Kiev, en violation du point n°8 ,continue de maintenir un blocus économique contre les populations du Donbass;
  • Kiev, en violation du point n°10, mainitient et même renforce les unités de mercenaires étrangers sur le front du Donbass;
et surtout :
  • Kiev, en violation des points N°4 et 11, refuse de réformer sa constitution pour permettre la mise en oeuvre d'élections locales et la définition d'un statut spécial

En plus d'être une collabo de Washington et Kiev, ce qui est pathétique chez cette femme, que Gérard Depardieu avait légitimement affublée en juin 2013 du juste nom de "salope", c'est l'amateurisme de son travail, aussi je l'invite à relire les commentaires de son mentor le docteur Goebbels qui, contrairement à elle, avait au moins un talent certain dans la manipulation mentale des foules.

Quant au média France 24, à la pointe de la merdiacratie, il n'en est pas à son premier coup d'essai ni au dernier d'ailleurs comme l'a relevé récemment Sébastien Hairon qui épingle un nouveau reportage collabo sur l'Ukraine diffusé récemment.



Quand la propagande est détruite par ses propres impostures 


Pour conclure et en m'excusant de la longueur de cet article, je pense sincèrement que la notion de propagande peut cependant être compatible avec le travail de l'information à condition :
  • Que l'engagement idéologique soit clairement annoncé
  • Que les faits ne soient pas déformés ou pire inventés de toutes pièces
  • Que le message soit étayé par un argumentaire vérifiable 
Cela demande au journaliste ou la personne qui prétend faire de l'information, de travailler vraiment, en réalisant un travail analytique fondé sur une recherche approfondie et souvent longue, ainsi que de posséder une culture politique et historique solide...

Ce qui ne semble pas évident en 2016, au vu des évolutions du journalisme qui pour mieux contrôler cette société du spectacle en devient lui même un pur produit stupide, additionnant sans honte incompétences, superficialité et servilité...

Mais le plus grave reste certainement l'existence d'un public se gavant de ces impostures bellicistes...

Erwan Castel, volontaire en Novorosiiya




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Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

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3 commentaires:

  1. Concernant l'enregistrement Christelle dit qu'il a été réalisé à partir d'un micro "cravate" laissé sur un des deux commandants.
    Et je voudrais que l'on me présente les russophone qui trouve la phrase hachée. Que la phrase soit sortie de son contexte c'est fort plausible.
    Cette histoire, c'est un peu l'arroseur arrosé. Le propagandsite "propagandé'.

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    1. Il y a vraisemblablement qu'un seul enregistrement piraté, c'est celui dont le sujet de la conversation serait la reconstitution prévue à Saur Moghila et réalisé entre le volontaire Anton et un commandant. Pour ce qui est de la scène filmée à Zaitsevo, je ne serai pas surpris qu'il n'y ai eu en fait aucun enregistrement d'effectué, mais c'est la proximité visible du preneur de son qui a certainement suggéré à Volochine (et/ou France 2) de réaliser ce fake.

      Concernant l'expression "arroseur arrosé" que je comprends un peu, je crois cependant que la comparaison entre DONi et France 2 n'est ici pas possible (et fort heureusement) car si l'agence de Donetsk fait effectivement de la propagande (tout comme moi d'ailleurs) elle reste encore pour le moment dans les limites qui la séparent de l'imposture et que France 2 a franchi allègrement depuis longtemps.

      Cela dit refuser de se prétendre propagandiste quand on soutient haut et fort un régime politique et un résistance armée me parait cependant limite malhonnête.
      Selon moi faire de la propagande, surtout en tant de guerre n'est pas un problème car ce mot n'est pas synonyme de forfaiture (pour qui sait respecter une éthique). La propagande c'est : " La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements prédéterminés au sein d'un public-cible " (Wikipédia)

      Doni est selon moi une agence d'information qui par son engagement et son statut fait de la propagande, et il lui appartient de rester dans les clous de la déontologie journalistique.

      Actuellement les erreurs commises par DONi sont de pratiquer une starisation de la fonction du journaliste, d'avoir perdu leur indépendance en devenant agence officielle d'Etat (donc propagandiste et enfin de pratiquer une censure psychotique tous azimuts pour rechercher un monopole obsessionnel de l'information. (voir ici : https://alawata-rebellion.blogspot.ae/2016/09/la-tentation-du-diable.html)

      Cela reste donc corrigible et ne porte pas atteinte à la qualité de l'information donnée

      Sur le dernier point de la censure qui est à mon avis la faute la plus grave et initiée d'ailleurs par un français qui veut imposer à Doni une mentalité de "chien de garde", le journaliste français pro-kiev installé à Kiev qui reconnait les bidouillages de Volochine, lorsqu'il a voulu venir faire un reportage dans le Donbass, a vu son accréditation refusée par les français de DONi (qui en a reçu délégation), au contraire de Volochine (pourtant déjà connue pour ses impostures) mais que les mêmes personnes qui seront calomniées par elle lui ont accordé !

      Cocasse non ?

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