vendredi 7 octobre 2016

Le "nazisme" version Kiev

Islamistes et nazis : même maître, même combat !
Activiste ukrainien sur le Maïdan en février 2014.... "no comment !"
Voici (ci dessous) un très bon article de Christelle Néant sur la dimension nazie de l'appareil politique ukrainien, même si l'emploi du terme nazi demande certainement à être redéfini car il subit dans son acception médiatique le simplisme médiatique encouragé par les références au National socialisme hitlérien affichées ouvertement par les chiens fous du Maïdan.

Le terme décomplexé est intéressant et il marque la réalité d'une idéologie condamnée qui cherche sous de nouvelles mutations politiques à revenir sur la scène historique européenne.

Pour ma part, même si il y a sans conteste des éléments qui se réclame ouvertement d'un héritage nazi, il est plus juste de nommer le gouvernement de Kiev de "pouvoir national-oligarchique ethno centré", éventuellement de "crypto-nazi". 

Mais, pour désigner le régime ukrainien, je conçois que l'usage des mots "nazi" ou "fasciste" dans leurs définitions plus médiatiques qu'idéologiques soit légitime d'autant plus que les manifestations des activistes ne sont souvent que des plagiats de celles organisées par le régime hitlérien.

Ces trublions aux crânes rasés, qui auraient été pour la plupart internés dans des camps de concentrations nazis (comme d'ailleurs Bandera à une époque assigné en rsidence surveillée), ne sont avant tout que des asociaux qui seraient certainement restés dans la lie nauséeuse de la société ukrainienne s'ils n'avaient pas été sponsorisés comme leurs homologues islamistes par l'impérialisme étasunien à la recherche de mercenaires pour déstabiliser des pays "non alignés".

Une fois cette opération de déstabilisation réalisée grâce à ces idiots utiles dont l'idéologie à la profondeur de leurs tatouages, on voit cependant la véritable idéologie "décomplexée" et surtout mutée revenir en rampant s'insinuer dans le discours politique jusqu'à casser sa laisse qui l'asservissait à son parrain occidental.

C'est ce que l'on a pu observé avec les islamo-terroristes depuis Al Qaida jusqu'à Daesh qui après avoir chassé pour Washington, chassent désormais pour leur propre compte jusqu'à mordre leur ancien maître qui ne sait plus comment les contrôler à nouveau.

L'Ukraine comme la Syrie n'échappent pas à cette logique du Golem (ou Frankenstein si vous préférez) et les extrémistes qui ont aidé Washington dans sa stratégie de préemption asymétrique de territoires entraînent maintenant leur maître, comme un chien tirant sur sa laisse, dans un jusque-boutisme suicidaire où il perd le contrôle de ses créatures... 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source de l'article, le lien ici : DONi Press


Alors que certains en Occident essayent de cacher les aspects les moins reluisants de l'Ukraine d'aujourd'hui sous le tapis en prétendant qu'ils sont anecdotiques, cette dernière se charge elle-même de rappeler à tous quelle est la situation réelle dans ce pays.

Commençons par ce qui est censé être l'assemblée des représentants démocratiques du peuple ukrainien. Depuis qu'Andrei Paroubyi, fondateur du parti national socialiste ukrainien (depuis renommé Svoboda, parce qu'un parti qui s'appelle Liberté ca fait mieux que parti nazi d'Ukraine), est devenu président du parlement ukrainien, il faut avouer que les votes de la Rada n'ont plus de démocratique que le nom.

La preuve ? Cette session du parlement ukrainien, où des juges doivent être démis de leurs fonctions. Une sanction lourde que l'on pourrait admettre si ces juges étaient corrompus, avaient libéré des malfaiteurs notoires ou au contraire condamné des innocents en toute connaissance de cause.

Non non, rien de tout çà. Dans l'Ukraine post-Maidan, avoir simplement fait votre travail de juge en condamnant des activistes du Maidan qui avaient enfreint la loi suffit à vous faire licencier. Une purge digne des plus grand dictateurs de l'histoire.

Pour la forme on soumet tout cela au vote de la Rada, en pensant que tout va aller comme sur du velours. Que nenni. Quelques parlementaires refusent de cautionner cette mascarade, et s'abstiennent donc de voter pour empêcher d'obtenir la majorité requise. Bon, l'assemblée s'est exprimée, vote enregistré, c'est plié me dites-vous ?

Eh bien non. Puisque le vote ne convient pas, Andrei Paroubyi fait revoter l'assemblée, encore, et encore, et encore. Pour chaque juge sur lequel le vote ne passe pas, le président de la Rada le soumettra au vote un nombre incalculable de fois (appelant même monsieur certaines femmes juges tellement il connaît bien les dossiers que son assemblée est appelée à juger) avant de parvenir au vote qui lui convient.


Le tout entrecoupé d'interventions larmoyantes sur les héros du Maidan, ou d'autres plus menaçantes envers les enfants de ceux qui ne votent pas comme il faut. Oui oui, vous avez bien lu, dans l'Ukraine d'aujourd'hui les élus sont menacés purement et simplement s'ils ne votent pas selon la ligne voulue par le gouvernement ukrainien post-Maidan.

Et pour se convaincre que cela n'a rien d'anecdotique, voici une vidéo d'une autre assemblée, communale cette-fois, où les nationalistes ukrainiens menacent ouvertement les élus qui ne votent pas comme il faut, et exigent que ces derniers votent à main levée afin de voir qui il faut aller tabasser pour mauvais vote :


Les députés eux-mêmes se menacent entre eux, comme il y a deux semaines, sur un plateau télévisé, où Vladimir Parasiouk a frappé un autre député, avant de menacer d'endommager sa voiture en disant je cite : « Vilkoul doit être anéanti, déporté, sans laisser de trace ». Charmant…

Il y a bien sûr des députés courageux comme Evgeny Mouraev, qui se sont dressés contre la guerre dans le Donbass et contre les autorités actuelles. Mais ils sont minoritaires et menacés, malheureusement pour le peuple ukrainien, qui laisse faire, dans sa grande majorité, cette gabegie fasciste.

Et ce au moment même où les nazis de Secteur Droit, admettent ouvertement qu'ils sont derrière les massacres du Maidan, le massacre d'Odessa et celui du Donbass.

La porte-parole de Secteur Droit (Pravyi Sektor), Elena Belozerskaya, a en effet déclaré que la guerre en Ukraine avait été préparée par Secteur Droit bien avant le Maidan. Elle a décrit des camps secrets en forêt où leurs membres apprenaient des tactiques de combat et de résistance à la police lors de manifestations de rue. Elle a d'ailleurs rappelé que les membres de Secteur Droit avaient été les premiers à attaquer les agents des forces de l'ordre pendant le Maidan, alors que « Yatsenyouk, Klitschko, et Tourchynov n'agissaient pas de manière active ».

Elle a aussi ajouté fièrement que les membres de Secteur Droit avaient été les premiers à tuer les manifestants/habitants du Donbass qui étaient contre le nouveau gouvernement. Elle a souligné que les forces armées ukrainiennes n'étaient pas prêtes à tuer la population civile, contrairement aux nationalistes.

Belozerskaya a continué sur sa lancée en déclarant que les nationalistes continuaient à tuer des « Vatniks » (terme péjoratif pour désigner les russes et russophones) et les « séparatistes » à Dnipropetrovsk, Kharkov, et Odessa. Elle a d'ailleurs souligné que dans la maison des syndicats d'Odessa, le 2 mai 2014, les gens n'avaient pas brûlé tous seuls, mais qu'il s'agissait d'une action planifiée.

« Est-ce que c'est cruel ? Il vaut mieux exterminer immédiatement des dizaines de « pro-Poutine » actifs afin que tout devienne calme et tranquille », a commenté Belozerskaya.

Voilà, cette porte-parole peut appeler ouvertement à exterminer des gens simplement pour leur opinion politique, des gens qui n'ont commis aucun crime, sauf celui de ne pas être d'accord avec le nouveau gouvernement ukrainien. Et la majorité du peuple ukrainien ne dit rien contre cela. Il a bien trop peur de finir dans l'une des prisons secrètes du SBU, dont même l'ONU a été obligée de reconnaître l'existence, alors que les médias du Donbass et les médias russes, en parlaient déjà depuis plus d'un an.

Comme dans les années 30, l'occident laisse faire cette horreur sans rien dire, faignant de ne rien voir, et continue de soutenir le gouvernement ukrainien, se rendant ainsi complice des crimes de ce dernier.

Les populations de l'Ukraine, de l'Union Européenne et des États-Unis, se laissent entraîner par leur inaction dans une confrontation voulue par leurs gouvernants, mais dont le prix sera payé par les mêmes populations civiles qui auront laissé faire leurs gouvernants devenus ouvertement dictatoriaux. L'histoire se répète à 80 ans d'intervalle, et seule une minorité de gens (comme dans les années 30) semble réaliser le danger vers lequel le silence du peuple, pourtant souverain, est en train de les mener.

Christelle Néant pour DONi Press


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