samedi 13 mars 2021

Retour du Général Hiver

Du 1er janvier au 12 mars 2021, rien que sur le territoire de la République populaire de Donetsk, par les bombardements ukrainiens ou les combats sur le front :  

  • 15 militaires de la République ont été tués,
  • 9 personnes ont été blessées à des gravité variables (6 militaires et 3 civils).

Après les premiers pas d'un printemps prometteur, la neige et le gel ont refait leur apparition sur Donetsk, comme si le Général Hiver revenait au galop signifier à la horde occidentale qu'elle arrive dans son royaume, le tombeau des armées napoléoniennes et hitlériennes.

Dans le secteur ukrainien d'Avdeevka un nouveau
manteau blanc et gelé s'est abattu sur les soldats 

Malgré le froid vif revenu, l'escalade militaire continue de s'amplifier chaque jour, sur fond de tension politique internationale croissante et un fatalisme des populations locales qui, sans paniquer ni faire preuve d'insouciance, semblent avoir accepté l'inéluctable retour d'une phase dynamique et violente d'un conflit qui ne pourra prendre fin qu'avec une défaite militaire totale de la junte de Kiev. Vladislav, un compagnon d'infortune de l'hôpital 15 me disait hier "je m'en fous de la politique, de Kiev, Moscou ou Washington, tout ce que je veux c'est que le russe que je suis puisse vivre sur la terre où mes parents sont nés depuis des générations et des générations, et je suis prêt à prendre un fusil contre quiconque me refusera ce droit". Et lorsqu'il parle des ukrainiens qui son pays depuis 7 ans il conclue calmement et sans haine: "ils sont devenus fous !".

Hier 12 mars les forces ukrainiennes ont réalisé 8 bombardements sur le territoire de la RPD qu'ils reprenaient dès les premières heures de cette journée de samedi.

13 mars 2021, 06h45, front de Yasinovataya
(vidéo d'un soldat ukrainien)
13 mars 2021, 11h25, front de Yasinovataya
(vidéo d'un soldat ukrainien)

Beaucoup des tirs de l'artillerie ukrainienne ressemblent à des tirs de réglage préparant des campagnes de bombardements plus importantes, tout comme ces mises en œuvre ponctuelles de brouillage électronique comme celui réalisé par le 20e bataillon de guerre électronique ukrainien dans la zone opérationnelle des 92e et 80e brigades ukrainiennes. (front de Lugansk, secteurs de Zolotoe 4 et Stanitsa Luganskaya).

La guerre électronique est en train de devenir une composante majeure
et décisive dans les batailles modernes aux armements de plus en plus 
contrôlés donc dépendants des systèmes électroniques de communication,
de détection et même de conduite de tir. Aujourd'hui les duels entre mesures
et conte-mesures rejoignent ceux, immémoriaux, de la lance et du bouclier. 
 

A l'arrière de leurs bombardements, les forces de Kiev continuent à recevoir des renforts de blindés et d'artillerie jamais réalisés depuis 7 ans. Ces acheminements d'unités d'assaut et leurs logistiques, souvent signalés par des habitants affolés de ces territoires du Donbass occupés par Kiev ( voir le lien ici), mais sont également confirmés par les observateurs internationaux de l'OSCE qui par exemple dans leur dernier rapport quotidien signalent l'arrivée à Rubijnoe de 15 obusiers automoteurs de 122 mm 2S1 Gvozdika appartenant à l'artillerie d'appui de la 1ère brigade de chars ukrainienne.


Quant aux forces républicaines, qui ont déployé de nombreux postes de missiles antichars le long du front, elles continuent leurs ripostes sur les points de tir ukrainiens repérés comme ceux par exemple situés dans le secteur de les positions de Katerinovka (front de Lugansk) et qui ont été complètement détruits. 

Aujourd'hui, nombreux sont les militaires et les civils qui veulent en finir avec ce terrorisme de l'Etat ukrainien qui impose depuis 7 ans au Donbass une hémorragie démographique, économique, sociale et moral que peu de peuples auraient été capables de supporter avec tant de résilience, et qui aujourd'hui amène les populations de Donetsk et Lugansk à préférer se jeter une nouvelle fois dans une bataille monstrueuse qu'elle soit mortelle ou victorieuse plutôt que de continuer à vivre cette souffrance quotidienne où même les rêves se sont enfuis vers la mère patrie du Nord.

Le prix déjà payé depuis plus de 2500 jours et nuits par les femmes et les hommes du Donbass pour leur pays traditionnel prouve s'il en était besoin que la Liberté n'a pas de prix au coeur des Hommes et j'ai bien peur que leurs souffrances prochaines soient pires encore si Kiev dans sa folie provoque ce séisme qui craque depuis 2014 et dont les secousses toucheront alors sérieusement tout le continent... mais aussi réveilleront (peu être) les européens.

Erwan Castel


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