vendredi 22 mars 2019

5 ans de souveraineté populaire


En réaction à l'hystérie russophobe vomie par le Maïadan et profitant de la rupture constitutionnelle provoquée par ce coup d'Etat télécommandé par Washington, la population de Sébastopol et des autres villes de la péninsule a usé de son droit au référendum autorisé par sa propre constitution de République autonome de Crimée du 12 janvier 1999.

N'en déplaise aux crachats des propagandes de guerre occidentale et kiévienne, ce référendum du 16 mars 2014 sur le statut de la Crimée a été observé par 70 observateurs étrangers issus de 23 pays différents, et qui l’ont jugé conforme au droit international et à la Charte des Nations unies. Donc, les 96,77% de votants (sur 86% de participation) se prononçant pour un retour en Russie de leur région n'ont fait que confirmer la volonté exprimée par ce peuple russe depuis plus de 20 ans.

Le 22 mars la Crimée était de retour au sein de la Russie après que la Douma ait accepté à l'unanimité sa demande de réintégration au sein de la Mère Patrie, ce qu'elle réclamait depuis la chute de l'Union Soviétique.
En effet, la Crimée qui n'a été rattachée à l'Ukraine qu'en 1954 sur décision arbitraire du Président Kroutchev, a toujours exprimé sa volonté de se détacher des décisions prises à Kiev, depuis l'indépendance de l'Ukraine au lendemain de la chute de l'URSS.
  • Ainsi le 20 janvier 1991, lors d'un premier référendum, 94,30 % de votants se prononçaient pour le rétablissement d'une "République socialiste autonome de Crimée". 
  • Plus tard le 27 mars 1994, lors d'un second référendum, ce sont 78.40 % qui réclament un élargissement de l'autonomie de la péninsule.

Ce qui s'est passé en mars 2014 n'est donc que l'expression confirmée d'une souveraineté populaire telle que présentée comme fondement de la démocratie occidentale et de plus conforme à la constitution régionale.


Or les occidentaux, ces parangons universalistes de la Démocratie au nom de laquelle depuis 25 ans, ils bombardent , organisent des révolutions, financent le terrorisme dans des des dizaines de pays s'offusquent et poussent des cris d'orfraie pour condamner la décision du peuple de Crimée et sanctionner ad vitam aeternam la Russie qu'il a décidé de rejoindre. 
  • Comment ces occidentaux,  fanatiques de la mauvaise foi, peuvent un jour soutenir un coup d'Etat sur le Maïdan, fruit d'une ingérence étasunienne depuis reconnue par ses acteurs, et qui sans vergogne viole la constitution ukrainienne et invoquer ensuite cette dernière 2 mois plus tard pour condamner le référendum de Crimée ?.
  • Comment ces occidentaux, fanatiques de l'arrogance, peuvent un jour soutenir et approuver au Kosovo un référendum inconstitutionnel sous "protection de l'OTAN" mais où la Serbie n'a pas  été consultée dans son ensemble et rejeter celui de la Crimée sous "protection de l'armée russe" (dont la présence est autorisée par la constitution ukrainienne) sous prétexte que l'ensemble de l'Ukraine n'a pas été consultée ?

Ce référendum de Crimée qui a permis à son peuple de corriger une erreur historique en fermant une parenthèse ukrainienne de 60 années (dont les 2/3 soviétiques) est non seulement légitime et conforme à la constitution de la péninsule mais aussi et surtout à l'article 1 (point 2) et 55 de la charte des Nations Unis du 26 juin 1945 qui reconnait et protège "Le droit des peuples à disposer d'eux mêmes".

Erwan Castel


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