dimanche 19 juillet 2020

Les parias du Mondialisme


Depuis que les populations russes de Crimée et du Donbass, refusant le coup d'Etat du Maïdan et sa dérive totalitaire atlantiste, se sont à nouveau tournées vers leur Russie identitaire et historique, la propagande de guerre occidentale se déchaîne contre elles et, à travers elles bien sûr contre Moscou que la ploutocratie mondialiste a érigé - dans une inversion accusatoire hystérique - en Satan par opposition à la pensée unique dogmatique immaculant l'amoralité d'un Nouvel Ordre Mondial.

Et cette vision quasi eschatologique, proposée par une "bienpensance" occidentale, restée embourbée dans le manichéisme dogmatique d'une pensée unique et universaliste catholique romaine, n'est pas réservée aux peuples de la Grande Russie qu'une tectonique géopolitique récente a bousculé. En effet, partout dans le Monde, des nations, organisations, pensées religieuses et idéologies politiques ou philosophiques très diverses et parfois opposées, sont stigmatisées, diabolisées par la pensée unique de cette ploutocratie mondialiste et ses valets politiques œuvrant pour son hégémonie militaro-industrielle et la dictature de sa marchandise.
C'est alors le règne occidental des mensonges, des fantasmes, des calomnies de tous genres et qui souvent ne sont que les expression d'une inversion accusatoire hystérique et d'une incohérence hallucinante entre les valeurs agitées et les actes réalisés. Et pour cela la pensée unique met en oeuvre les principes fondateurs de la propagande qui rappellent que "plus le mensonge est gros mieux il passe" (Goebbels) et "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose"  

Quant aux valeurs humanistes agitées par la bien pensance, elles rejoignent dans les charniers de l'Histoire les valeurs non moins humanistes qu'un autre universalisme a ouvert avant lui à travers le Monde au nom de la "religion de l'Amour". Ce changement de paradigme dans la continuité esclavagiste est pertinemment dénoncé par des penseurs libres comme Alain de Benoist par exemple lorsqu'il démontre que dogmatiquement autant que techniquement, les Droits de l'Homme sont la nouvelle religion au service d'un totalitarisme expansionniste.  

Ainsi de ce "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" que le mondialisme droitdel'hommiste agite à travers le Monde pour soutenir des révolutions "colorées" ou "arabes" par exemple ou des coups d'états en Afrique, Amérique Latine etc... et qui se révèlent rapidement n'être que des opérations organisées par les services occidentaux et leurs Organisations dites "Non Gouvernementales" pour y installer des laquais. Mais cette stratégie de préemption se réalise exclusivement que dans dans les pays non alignés ayant un intérêt géo-stratégique pour la marchandise occidentale lequel est toujours caché derrière des "problèmes humanitaires" souvent inventés et qui n'en sont pas ailleurs lorsque les pays sont déjà dans l'équipe occidentale, comme c'est le cas des émirats arabes ou d'Israël où là pourtant les violations des droits de l'Homme sont bien réels !

Mais lorsque des peuples choisissent unanimement une autre voie que celle de l'aliénation à la marchandise occidentale, ce beau principe du "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" est alors déchiré par ces mêmes parangons des démocraties occidentales qui n'hésitent pas alors à faire alliance avec les pires racailles du moment, djihadistes salafistes au Moyen Orient ou bandéristes néo-nazis en Ukraine, pour ne parler que des 2 régions qui nous intéressent ici.

L'Iran est aujourd'hui assiégé par les bases américaines et de l'OTAN

L'Iran cette grande nation et empire multimillénaire est devenue dans le Levant la bête noire des américano-sionistes dont la haine rejoint celle de sunnites n'ayant pu étendre leur califat sur la Perse. Cette stigmatisation de l'Iran "non aligné" sur les pensées hégémoniques a été exacerbé depuis qu'une révolution islamique a renversé le pantin Palhavi que les USA lui avait imposé à l'issue du premier coup d'Etat de la CIA (1953) contre Mossadegh cet homme courageux qui avait défier la fiance internationale en redonnant aux iraniens leurs propres ressources et achevant la vraie décolonisation du pays.

Si leurs histoires, leurs cultures, leurs traditions et leurs systèmes politiques sont différents, les peuples du Donbass et de l'Iran sont réunis aujourd'hui par le même ennemi commun et aussi la même vision d'un monde multipolaire dont les peuples sont stigmatisés et persécutés par une dictature amorale de la marchandise.

D'où cette convergence des regards que l'on ressent à travers ce reportage de Yegan Mazandarani et qui confine même à une réelle et naturelle fraternité humaine.

Merci à lui pour avoir apporter ce regard de qualité sur la réalité du Donbass !

Erwan Castel


Source de l'article: Vice

Dans son ouvrage « Parias, carnet en RPD », le photographe franco-iranien Yegan Mazandarani s'intéresse à ces femmes, ces enfants, ces soldats, qui vivent à l’ombre de la guerre entre tranchées et ruines depuis 5 ans.

Les oubliés du Donbass


Par Louis Dabir

Elle ne fait plus les gros titres des médias depuis bien longtemps. Pour beaucoup, la guerre du Donbass, à l’est de l’Ukraine, est oubliée ou presque. Pourtant, le conflit demeure. Il oppose depuis avril 2014 l’Ukraine à deux républiques séparatistes autoproclamées soutenues par la Russie : la République populaire de Lougansk et la République populaire de Donetsk. Les accords de Minsk signés en 2015 instaurent un cessez-le-feu mais n’ont en aucun cas valeur de paix. La guerre du Donbass a déjà fait plus de 10 000 victimes et 1,5 million de déplacés et ce triste bilan continue de s'alourdir.

En septembre 2018, le photographe Yegan Mazandarani s’est rendu dans le Donbass, du côté des séparatistes ukrainiens, avec l’objectif de témoigner du quotidien de celles et ceux, femmes, enfants, soldats, qui vivent à l’ombre de cette guerre. « Le dénominateur commun de ces gens-là c’est la lassitude et l’usure qui se lisaient sur les visages, explique le photographe. Quand j'étais sur place, cela faisait quatre ans qu'ils vivaient avec un couvre-feu et que la ville était enclavée, isolée et régulièrement bombardée et c'est toujours le cas aujourd'hui. »

Là-bas, il reçoit un accueil chaleureux de gens qui se sentent oubliés, abandonnés, oppressés face à un conflit qui leur semble insoluble. « Ce sont les populations qui sont oubliées, le conflit lui est uniquement passé sous silence, tout est très opaque poursuit, Yegan. C'est une guerre de tranchées, comme il y a un siècle. Il y a des crimes de guerre atroces, des populations civiles qui sont en première ligne, des mouvances nazies très inquiétantes et une volonté de ne pas résoudre ce conflit, qui dépasse largement la région du Donbass. »

De ce voyage aux confins de l’Europe est né Parias – Carnet en RPD, ouvrage rassemblant certains clichés argentiques de Yegan : des visages de ces oubliés du Donbass, mais aussi des scènes de vie ordinaires comme pour mieux nous rappeler qu'en temps de guerre, la vie continue. « Selon le Larousse, les parias sont "des personnes méprisées, écartées d'un groupe", explique le photographe franco-iranien. Les Donbassiens sont effectivement méprisés, l'image qu'on donne d'eux est souvent grossièrement dessinée, et ils sont surtout écartés de la communauté internationale. En cela, elles se rapprochent d'une autre communauté de personnes que je connais très bien et sur lesquels je travaillerai, les Iraniens. »

Louis Dabir

Quelques unes des photos de Yegan Mazandarani pour le reportage visibles ici: «Parias, carnet en RPD» 







Yegan Mazandarani expose son travail dans le Donbass du 16 au 19 juillet, à L'Est galerie, 76 rue St-Maur, 75011 Paris.

Le travail photographique de Yegan est visible sur son site Internet.

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