dimanche 23 août 2015

Entre la théorie et la pratique

Une épée de Damoclès au dessus du Donbass

Les derniers renseignements concernant l'accumulation des forces ennemies autour de Donetsk font état de :

- Plus de 90 000 hommes,
- Environ 450 chars,
- Plus de 2500 autres véhicules blindés (BMP, BTR)
- 5 unité lance missile "Tochka-U"
- 20 unités de Lance Roquettes Multiples
- Plus de 1000 unités d'artilleries et mortiers,
- Plus de 3500 armes anti-chars ...


Sur cette carte, l'offensive ukrainienne prévisible montre clairement l'intention de Kiev de tenter d'enfermer Donetsk dans un chaudron en réalisant un offensive d’enveloppement large dont le verrou serait le poste frontière de Uspenka au Sud. Parallèlement 2 offensives secondaires seraient réaliser sur les défenses de Donetsk et à l'Ouest de Lugansk pour empêcher des contre attaques républicaines sur les flancs des unités encerclantes.

Malgré leur préparation évidente à une prochaine grande offensive, les ukrainiens semblent hésiter à engager leurs forces terrestres directement contre les défenses républicaines de Donetsk, se limitant à des bombardements réguliers et une pression sur les zones de contact. Ces actions relèvent d'un terrorisme d'état génocidaire car elles visent essentiellement la population, que les soudards de Kiev cherchent à tuer ou faire partir de son territoire..

On peut expliquer cette "hésitation" par les accords de Minsk qui retiennent un peu encore Kiev autour de ses engagements, et surtout des aides européennes qui en dépendent. Un autre raison et certainement la principale, est que les effectifs annoncés (entre 65000 et 90000 hommes) ne suffisent pas à garantir une victoire en cas d'assaut sur la ville. 

En effet, la force tactique d'un défenseur de zone urbaine (augmentée dans les zones bombardées) et la faiblesse mentale des unités ukrainiennes, lassées par cette guerre civile, inversent totalement le rapport de force de 1 pour 3, et feraient certainement de la cité rebelle de Donetsk le tombeau des soudards de Porochenko et de son pouvoir.

Il reste donc à Kiev d'envisager un blocus total de la cité rebelle. Pour cela il faut la couper de la frontière russe et l'encercler totalement...

Mais concernant cette stratégie millénaire de l'encerclement, sa mise en oeuvre dans le Donbass présente elle aussi des difficultés majeures pour une armée ukrainienne échaudée par les nombreux "chaudrons" de l'année dernière (frontière Sud, Iliovaisk, Debalcevo etc...) où toutes ses tentatives d'encerclement se sont soldées dans le passé par des défaites humiliantes et coûteuses...

Par ailleurs, cette nouvelle offensive importante aurait besoin d'un "casus belli" pour convaincre la communauté internationale et présenter une légitimité défensive ou réactive. Les provocations précédentes pour engager la Russie dans le conflit ayant échouer (MH17 par exemple) un nouveau False Flag pourrait intervenir quelques jours avant l'offensive...

Puis il faudrait à Kiev, pour encercler Donetsk, une force suffisamment importante pour maintenir la pression sur toute la ligne de front, et pour réaliser autour de la cité un anneau très large organisé surtout autour d'une capacité défensive et difficile à briser...Là encore entre l'intention théorique, son rapport statistique initial, et la réalité pratique de son exécution, il intervient des facteurs qui peuvent là aussi inverser la logique: la durée, la logistique (qui sont liés), l'évolution du front de Lugansk, la réaction de la Russie qui verrait notamment les combats revenir directement sur sa frontière.

Et quand bien même, après une éventuelle réussite de l'encerclement par une "guerre éclair", il faudrait aux "ukrops" tenir un siège qui s'annoncerait long, car les Forces armées de Donetsk sont désormais organisées formées et coordonnées. Un siège de la ville est une opération impossible à mener seule par Kiev, tant sur le plan militaire, logistique, qu'économique... Il faudrait alors sur le terrain un soutien et une aide directe des occidentaux à cette nouvelle violation du traité de Minsk...

Et là, le piège tendu à la Russie se retournerait contre les agresseurs, et autoriserait cette dernière à intervenir légitimement pour imposer la paix et le retour du droit international par la force des armes...

En attendant, les forces armées des Républiques montent en puissance chaque jour un peu plus et pourront bientôt envisager elles mêmes la libération des territoires occupés de Mariupol, et Slaviansk, pour jeter au loin les soudards de Kiev et leurs fantasmes génocidaires insensés venus d'un autre âge...

La meilleure défense reste l'attaque...

Erwan Castel


L'ANALYSE DE XAVIER MOREAU
La situation en Ukraine fin août 2015

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