samedi 31 décembre 2016

2017, entre guerre et paix

La guerre totale et protéiforme du Nouvel Ordre Mondial


Une constante dans l'Histoire du Nouvel Ordre Mondial est qu'il est né de la guerre, qu'elle soit colonialiste, militaire, ethnique ou sociale, et que sous toute ses formes elle est son fond de commerce et sa raison d'être.

Si les techniques et les définitions sociétales évoluent considérablement avec le temps, force est de constater que les mentalités et les principes les ordonnant sont restés figés dans la même dynamique de pouvoir depuis des siècles. 
Au cours XIXème siècles certains penseurs qui devinent l'emballement et la suprématie du progrès technique et politique vont mettre à plat des méthodes et des stratégies nouvelles destinées à servir un suprématisme politico-militaire. Après la disparition des fascismes déclarés, les dictatures de la pensée unique ont compris que l'engagement décisionnel des populations(informations-révolutions-démocraties) ainsi que la prévalence (théorique) du droit international, leurs sont de plus en plus importants et des entraves majeures et incontournables qui doivent être manipulées. 

La manipulation des foules devenues dépendantes d'un système consumériste contrôlé par le pouvoir permet si il contrôle aussi les médias dominantes d'imposer un simplisme de la pensée. Cette vision manichéenne imposée conduit à un esclavagisme des peuples dont les identités collectives sont subordonnées aux intérêts individualistes dont le sens critique est annihilé par un "prêt à penser" uniforme et manipulateur. L'exemple des "Droits de l'Homme", devenus une véritable religion dogmatique et conquérante au service de la pensée unique est significatif car, en détournant une pensée philosophique occidentale vers un universalisme néo-colonialiste, il justifient une hégémonie militaro-industrielle dont le cheval de Troie s'appelle "Démocratie".

Et les foules sont tellement manipulées et aveuglées qu'elles sont entraînées dans des dynamiques révolutionnaires ou électorales qui au nom de la "démocratie", ne sont en fait que les offensives d'une ploutocratie élitiste qui veut surtout en détruire les principes fondateurs. Et on arrive alors à des actions militaires ou terroristes légitimées par des discours "droitdelhommistes" hallucinants  de politiciens "démocrates" dont l'imposture meurtrière est garantie par l'asservissement de peuples qui sont à la fois atomisés par la frénésie consumériste et lobotomisés par le fanatisme médiatique du Monde moderne.


La tactique du pompier incendiaire



Les exemples de cette stratégie esclavagiste au masque libertaire sont multiples: des ingérences militaires étasuniennes directes (Afghanistan, Irak etc...) ou indirectes (Libye, Yemen etc...) au terrorisme international (Syrie, Europe etc...) en passant par les renversements des états non alignés (Georgie, Ukraine etc...) tous procèdent de la même stratégie du chaos embarquée dans le cheval de Troie de la Démocratie...
Cette stratégie du système organise de plus en plus des tensions horizontales à la fois pour désorganiser la cohésion identitaire et pour protéger la verticalité d'un pouvoir qui tire les ficelles en imposant progressivement les actes d'une servitude présentés avec un culot arrogant comme des remèdes aux crises économiques, sociales, migratoires etc.. que la ploutocratie a elle-même organisé.

Cette tactique du "pompier incendiaire" est unique, de la destruction de l'Irak à la déstructuration communautés, et c'est une grave erreur que de vouloir cloisonner les crises et les conflits dans leur géographies (Europe, Moyen Orient, Asie...) ou leur natures particulières (militaire, économique, sociale...)
Des bombardiers étasuniens écrasant l'Afghanistan aux migrants qui sont jetés vers les côtes européennes nous sommes face à la même guerre protéiforme que le Nouvel Ordre Mondial a déclaré aux peuples. Et cet état de guerre réelle, le système lui-même le reconnait à l'image des discours de Bush envoyant ses bombardiers pilonner Bagdad à celui d'un François Fillon, le candidat républicain aux prochaines élections présidentielles françaises, lorsque dans une sémantique militaire agressive il explique sa stratégie pour asservir définitivement les peuples de France.

La "Bitzkrieg" du Nouvel Ordre Mondial version Fillon
video

Aujourd'hui, le Nouvel Ordre Mondial est certes en difficulté mais il serait naif et même irresponsable de crier victoire parce qu'un Trump a été élu sur des promesses anti-mondialistes. Le système est loin d'être vaincu car c'est un vampire qui se nourrit de ses propres crises et il est même, à l'image d'un monstre qui en se noyant provoque les plus grosses vagues, plus dangereux que jamais car la guerre est devenue pour lui une question de survie urgente et la dernière option dont il dispose.

Sauf que, pour ne pas être définitivement discrédité et abandonné par une opinion publique de plus en pus sceptique, le Nouvel Ordre Mondial doit se présenter d'abord comme une victime et non un agresseur, pour ensuite légitimement engager ses idiots utiles européens ou islamistes dans une guerre suicidaire d'où il espère renaître tel un phoenix... 


Le mythe de la guerre subie


Après la violence physique directe des monarchies et des empires du passé, le pouvoir a développé l'ochlocratie décrite par Gustave le Bon dans "Psychologie des foules" et qui permet d'obtenir l'asservissement des peuples par l'intermédiaire de ses propres foules manipulées.. c'est le temps des "idiots utiles", masses sans conscience appâtées par des discours communautaristes haineux et qui sont servis dans les gamelles manichéennes d'une pensée monothéiste sécularisée.

La guerre sous toutes ses formes, est à la fois le moyen et le but de cette hégémonie de la pensée unique qui sert les intérêts militaro-industriels d'une ploutocratie hégémonique. Mais pour entraîner les peuples à se suicider (et en chantant !) dans les guerres qui nourrissent l'élite mondialiste, il est nécessaire que ces dernières apparaissent d'abord comme provoquées par l'ennemi désigné par la pensée dominante du moment érigée en propagande de guerre !
Pour organiser cette victimisation et justifier le déclenchement de "guerres préventives" à travers le monde, le Nouvel Ordre Mondial a recours aux mensonges, false flags, et provocations en tous genres qui ont pour objectifs, soit de responsabiliser la cible, soit de la pousser à attaquer en premier.

Car le peuple occidental, soumis à cette propagande de guerre qui est fondée sur la victimisation de soi et la diabolisation de l'autre a oublié comme le rappelait  A. G. Heffter dans "Le droit international de l'Europe" (1857) que dans une guerre il arrive aussi que "le véritable agresseur n'est pas celui qui attaque en premier mais celui qui rend la guerre inévitable" Cette réalité en revanche n'a pas échappé au Président russe Vladimir Poutine lorsqu'il déclarait le 22 octobre 2015, lors du sommet du Valdaï :  "Si la bagarre s’avère inévitable, il faut frapper le premier ". La guerre n'est donc pas forcément de la responsabilité de celui qui tire en premier...

De fait, on voit actuellement les néo-conservateurs essayer de pousser la Fédération de Russie vers une confrontation directe, par d'incessantes provocations politiques, économiques et militaires. La défaite de leur candidate Clinton a même été l'occasion de laisser éclater la paranoïa russophobe hystérique d'un gouvernement étasunien qui n'arrive pas à mettre à genoux Moscou, que ce soit en Syrie ou en Ukraine. Aujourd'hui l'ingérence russe dans le déroulement du scrutin présidentiel étasunien est autant un faux prétexte pour expulser 35 diplomates russes que le référendum de Crimée l'a été pour engager un étranglement économique de la Russie, via des "sanctions économiques" qui ne cessent de se durcir.

Aujourd'hui le Nouvel Ordre Mondial est donc aux abois, tant sur son front intérieur que sur ses terrains de chasse extérieurs, et il a plus que jamais besoin d'une guerre pour se remettre au galop et réanimer économie et propagande qui sont le moteur de son hégémonie.



Le Donbass entre guerre et paix



Le front du Donbass est un front particulier, hésitant depuis 2 ans sur un carrefour touffu entre Paix et Guerre. Le coup d'état en Ukraine qui a été préparé et organisé par les USA et leurs laquais de l'Union Européenne fin 2013 est resté inachevé, car les principaux objectifs géostratégiques (Crimée militaire et Donbass économique) se sont échappés des mailles du filet occidental jeté sur le Maïdan.

Mais les occidentaux ne veulent pas lâcher pour autant Kiev et surtout les néoconservateurs qui ne veulent pas éteindre la ligne de feu qui, de Donetsk à Lugansk, leur offre une occasion de militariser l'Ukraine vers l'OTAN et d'entretenir une pression sur les remparts de la Fédération de Russie. Dans cette stratégie Kiev la naufragée post Maïdan est à la fois dépendante de la perfusion économique occidentale qui lui permet de garder la tête hors de l'eau et en même temps sacrifiée par Washington qui lui impose depuis le premier jour cette guerre servant les intérêts étasuniens mais qui l'entraîne aussi vers le fond.

Aujourd'hui cette guerre semble vouloir sortir de l'anesthésie administrée par les accords de Minsk, une volonté exprimée à la fois :
  • par Kiev, qui supporte de moins en moins le prix social mais surtout économique, de l'ATO ("Opération Spéciale Antiterroriste") même si depuis 3 ans bientôt elle sert de prétexte pour justifier les autres échecs du gouvernement Porochenko.
  • Par Washington, qui voit dans ce Donbass l'occasion d'ouvrir un second front pour compenser les défaites de ses "alliés" djihadistes en Syrie et imposer à l'équipe Trump un fait accompli et si possible avec une intervention militaire russe inévitable.
Depuis plus de 6 mois la tension augmente un peu plus chaque semaine, avec les pressions de l'armée ukrainiennes, bombardements croissants mais aussi attaques terrestres de plus en plus violentes, et dont l'objectif évident est de rendre le cessez le feu signé de plus en plus impossible a respecter et de provoquer une contre-attaque républicaine majeure qui servira alors de "casus belli" à Kiev pour déchirer définitivement les accords de Minsk et lancer une nouvelle offensive majeure dans le Donbass dont l'objectif sera de provoquer une intervention russe.

Car pour que l'opération soit parfaite et capitalisable par les occidentaux, il faut amener la Russie à intervenir (enfin) dans le Donbass. Ce "casus belli", tellement espéré, mais jamais réalisé par l'armée russe, est devenu un fantasme occidental obsessionnel qui a force d'être répété finit même par infester certains réseaux anti-mondialistes... 
Les faucons de guerre qui nichent dans les greniers de Wall Street espèrent certainement obtenir, par un effet domino sur le plan militaire et un jeu des alliances sur le plan diplomatique, une escalade que même un Trump ne pourra enrayer et qui maintiendra leur feuille de route belliciste à l'ordre du jour.

Du côté des pays qui sont au chevet de cette crise ukrainienne et guerre du Donbass, la plupart s'accrochent aux accords de Minsk car ils servent aussi et surtout leurs intérêts particuliers :
  • L'Union Européenne, même soumise à Washington sait que la paix en Ukraine stabilisera leurs investissements prévus et engagera la levée des représailles qui sont des "sanctions économiques" autant pour eux mêmes que pour la Russie.
  • La Russie, pour qui la paix est un gain de temps pour mieux se préparer à un affrontement potentiel avec l'OTAN et qui, réalisée avec un Donbass et une Crimée séparés de Kiev et validerait comme en Syrie l'échec des USA en Ukraine.

Des territoires entre Donbass et Ukraine

Carte du Donbass en guerre. En rouge la ligne de front, en vert les limites des anciens oblasts (régions)
Concernant les Républiques du Donbass, la situation est plus complexe car si la paix est bien sûr espérée au premier chef par leurs populations qui sont bombardées depuis 2 ans et demi, elle n'est cependant pas acceptable dans la situation actuelle et surtout le maintien de l'occupation d'une partie de leur territoires par l'armée ukrainienne. 
En effet ces territoires occupés, qui vont de Mariupol à Severodonetsk et au delà, sont vitaux pour les Républiques et à plusieurs égards :
  • Humainement, leurs populations occupées refusent le régime de Kiev comme elles l'ont montré depuis les manifestations de 2014, la résistance réalisée notamment à Slaviansk, Kramatorsk et Severodonetsk, où les résultats pro-russe des dernières élections.
  • Économiquement, cette occupation prive le Donbass d'une partie importante de ses ressources industrielles et aussi de son port de commerce (Mariupol) sans lesquels une autonomie économique est difficilement viable. 
  • Militairement, cette occupation ne donne aucune profondeur stratégique aux Républiques qui se retrouvent avec une frontière / ligne de front aux portes de leurs centres névralgiques de Donetsk et Lugansk.
  • Politiquement, les Républiques ont besoin de récupérer les anciennes frontières des oblasts de Donetsk et Lugansk correspondant à des identités territoriales, pour avoir le poids politique nécessaire dans les rapports avec les pays étrangers.
Aujourd'hui, si les accords de Minsk sont bloqués (pour ne pas dire morts-nés) c'est à cause de Kiev qui n'engage pas la fédéralisation qui doit permettre d'accorder un statut spécial au Donbass, mais surtout refuse de libérer ces territoires occupés et qui de surcroît réclame le contrôle immédiat des frontières avec la Russie ainsi que du carrefour stratégique de Debalsevo !

Voir au sujet de ces territoires occupés la déclaration récente du Président Zakharchenko, le lien ici : DONi press


2017 verra la fin du processus de paix 


Sentinelle républicaine sur le front de l'aéroport de Donetsk
Depuis 2 ans, Kiev a fait trainer le processus de paix, dont les seules avancées sont la poursuite des négociations (même si c'est souvent un dialogue de sourds) entre les belligérants et les échanges certes très timide des prisonniers. Pour le reste l'armée ukrainienne, par des violations quotidiennes du cessez le feu, empêche depuis 2 ans que soient abordés le volet politique qui doit réellement engager la résolution pacifique de ce conflit qui a tué entre 10 et 20 000 personnes, blessé des dizaines de milliers d'autres, déplacé près d'un million de réfugiés et provoqué des dizaines de milliards de destructions diverses.

Avec les changements politiques attendus sur le plan international, beaucoup espèrent que la paix va enfin être engagée dans le Donbass... 

Pour ma part essayant comme le suggérait Gramsci « d'allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté » je pense que la paix dans le Donbass est impossible sans un changement politique radical à Kiev qui doit voir l'Ukraine recouvrir une véritable indépendance politique et abandonner son europhilie et sa russophobie exacerbées et ridicules. Souvent les tragédies s'achèvent là où elles ont commencé et c'est je pense que c'est sur le Maïdan que doit prendre fin cette guerre insensée du Donbass, car à l'image du gouvernement Hollande au sujet du conflit syrien, jamais cet autre gouvernement corrompu et soumis qui est celui de Porochenko n'acceptera de changer le cap défini par les faucons de guerre de la ploutocratie mondialiste. 

Ce Nouvel Ordre Mondial risque malheureusement de nous montrer au cours des prochains mois qu'il n'est pas lié uniquement à la couleur du bureau ovale de Washington, mais qu'étant apatride il peut changer d'hôtel et surtout que son réseau militaro-industriel est toujours puissant et influent. 

Pour obtenir la paix dans le Donbass, 3 moyens : la paix, l'argent ou la guerre...
  • Seule l'Ukraine peut arrêter la spirale suicidaire engagée dans le Donbass et obtenir la paix par la paix en réalisant d'abord un vrai soulèvement populaire indépendant qui nettoierait le Maïdan des pantins étasuniens et de leurs idiots utiles aux svatiskas tatouées sur leurs crânes rasés et vides... Mais malheureusement cela me parait difficile d'une part à cause de l'attentisme atavique qui caractérise la mentalité des populations de cette région d'Europe, et d'autre part par le contrôle violent de la dissidence mis en place par le pouvoir totalitaire du Maïdan.
  • L'argent a toujours été le nerf de la guerre et dans le cas du Donbass, Kiev ne peut maintenir le déploiement de son armée sur le front que grâce aux aides occidentales dont on sait qu'elles sont détournées en grande partie pour supporter l'effort de guerre. Même si elle perd le contrôle de la Maison Blanche la ploutocratie continuera quand même d'exercer son pouvoir hégémonique via la FED, le FMI ou l'UE dont elle est le principal bailleur de fonds. Reprendre le contrôle de ces institutions financières internationales permettrait de tarir l'hégémonie belliciste des nèo-conservateurs et de briser leurs alliances.  Mais pour cela il faut du temps ce que n'a pas le Donbass. 
  • La guerre reste donc malheureusement l'option la plus plausible pour le moment pour atteindre la chute du régime de Kiev et cette paix dans le Donbass. Et ce chemin tragique pavé de tombes et de ruines est d'autant plus probable que Kiev, pris à la gorge par un jusqueboutisme suicidaire, menacé par ses radicaux, poussé par les néoconservateurs et l'inconnue d'une nouvelle politique étasunienne, semble vouloir jouer avec le Dieu Mars un quitte ou double insensé.
Un des nombreux blindés abandonnés par Kiev en 2014-2015 dans les "chaudrons"
Kiev a profité des accords de Minsk pour essayer de restructurer son armée qui avait été mise à mal suite à son abandon par les régimes oligarchiques de l'ère post-soviétique et laminée dans les "chaudrons" de la première année de la guerre. Dire qu'aujourd'hui la machine de guerre ukrainienne est complètement opérationnelle est une pure propagande que même les responsables ukrainiens reconnaissent quand il dénoncent les dysfonctionnements, les carences logistiques ou les pertes "hors combat" d'une armée démoralisée. Mais avec l'effondrement politico-économique de l'Ukraine et les revers intérieurs et extérieurs subis par les faucons de guerre étasuniens, Kiev joue désormais contre la montre et doit trouver une sortie de crise dont la meilleure porte est une récupération du Donbass rebelle.

Militairement, et il s'agit ici de temporiser les discours propagandistes, qui fusent des deux côtés du front, Kiev à l'initiative militaire sur le front et en particulier par des bombardements quotidiens de la ligne de front mais aussi des actions offensives réalisées à des échelons de bataillon mais qui réussissent cependant à "grignoter" progressivement du terrain, principalement dans cette espace neutre situé entre les 2 lignes de tranchées, et que l'on appelle la "zone grise". C'est ainsi que depuis la signature de "Minsk 2" les forces ukrainiennes ont avancé, certes que de quelques centaines de mètres, à Shirokino, Dokuchaievsk, Marinka, Peski, Yasinovataya, Debalsevo etc... créant à chaque fois des zones de contact (zone grise réduite à quelques centaines de mètres) ou le cessez le feu est quasiment impossible à faire respecter, d'où l'augmentation sensible des violations observées du cessez le feu. 

A noter que ces offensives ukrainiennes n'ont jamais mobilisé un effectif et des moyens très importants, montrant que leurs objectifs très réduits, à la fois dans les ressources et la profondeur du front traité, étaient surtout des provocations destinées a fixer des forces républicaines supplémentaires sur le terrain.

Parallèlement à cette pression militaire offensive mesurée, Kiev a organisé également des attentats au coeur de Donetsk et Lugansk, visant principalement des têtes des Républiques. C'est ainsi que l'emblématique commandant du bataillon Sparta, "Motorola" a été tué cette après 3 tentatives d'assassinat contre sa personne, le président Plotnitsky (Lugansk) a été blessé, et que plusieurs attentats contre le président Zakharchenko ont été déjoués.
L'ensemble de ces attaques ukrainiennes sur le front ou au coeur des Républiques constituent prioritairement des provocations lâches et meurtrières qui cherchent à obtenir une réaction d'envergure de la part des Républiques prétexte à relancer alors l'offensive ukrainienne dans le Donbass. 

En attendant, des forces républicaines de plus en plus importantes sont mobilisées autour de ces "zones de contacts" qui, même si elles ne cèdent pas, laissent l'initiative à Kiev qui peut jouer sur un rapport de forces qui lui est numériquement favorable (5 contre 1) pour fixer les réserves républicaines loin des axes potentiels d'une prochaine attaque (je pense principalement au secteur de Volnovakha-Telmanovo, au Sud de Donetsk).


Donc soit Kiev la brune jette l'éponge, forcée par la nouvelle direction étasunienne à respecter enfin le processus de paix signé à Minsk, soit n'ayant plus rien à perdre elle se lance dans un baroud d'horreur en déclenchant une vaste offensive dans le Donbass (même après l'investiture de Trump fin janvier), pour forcer la Russie (et sans l'attaquer directement comme ce serait la cas en Crimée) à intervenir sur un territoire qui sur le plan international est toujours l'Ukraine. 

Dans cette deuxième hypothèse il est vraisemblable que l'armée ukrainienne lance alors dans la bataille les unités d'artillerie et blindées qu'elle accumule depuis des mois sur la ligne de front et qui n'ont pas encore été employées dans les attaques réalisées.

Dans les 2 cas, ce sera bien la fin du processus de paix par sa réussite ou son échec définitif...


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya





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