mardi 17 novembre 2015

Nicolas, sérénité et droiture

Réalisé par Laurent Bayard pour l'agence DONi News, voici un nouveau reportage sur Nicolas, volontaire français de l'unité




Nicolas est l’un des plus anciens volontaires de la seconde génération dans le Donbass. Il a participé à des combats et se trouve aujourd’hui dans l’unité de reconnaissance du lieutenant Erwan Castel. Discret et relativement peu médiatisé, il sert simplement dans l’Armée républicaine depuis de longs mois. Son engagement fut un long cheminement mais s’inscrit dans une longue histoire familiale, à la fois étonnante et qui explique son combat. Contrairement à la plupart des volontaires français, l’Ukraine n’était pas une inconnue pour Nicolas. Ayant des origines russes blanches, son grand-père combattit dans l’Armée de Denikine et de Wrangel avant de se retirer, lui le Cosaque dans l’Ukraine de l’Est où il poursuivit sa vie. C’est ainsi que Nicolas trouve ses racines dans le monde slave et russe.

Militant de longue date, Nicolas a refusé dans le passé le service militaire, pour des raisons politiques, celles qui lui faisaient penser qu’il n’était pas noble et juste de servir une armée qui déjà ne servait plus les intérêts de la France, les intérêts du Peuple. Dans le discours de Nicolas, l’idée du peuple souverain est bien ancrée et présente. Sa lutte dans le Donbass comme il le dira lui-même est liée à celles qu’il mena dans le passé en France. Originaire de Franche-Comté mais ayant vécu longuement en Corse, c’est au contact d’autres « séparatistes » qu’il a appris la valeur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Encore un relai de plus dans l’engagement de Nicolas. Il est venu ici pour servir, pour servir ce Peuple du Donbass attaqué et menacé et comme dans l’esprit de quelques autres, son avenir se trouve logiquement dans la région.


Sa simplicité et sa sérénité font penser à une force tranquille, il faut parfois lui arracher ses pensées mais le fait est dû à l’évidence pour lui de ces dernières. Et comme je le comprends d’être dans la position où les valeurs humaines sont supérieures à celle des intérêts de quelques-uns. Il parlera lui-même de l’empire du mal, celui de l’argent, celui des puissants. C’est cette lutte qu’il est venu poursuivre ici dans le Donbass « il faut couper une bonne fois pour toute la tête du serpent ». Les mensonges des médias, Nicolas les connaît depuis fort longtemps. Ceux de nos journalistes actuels n’ont pas eu plus de prise qu’ils n’en avaient dans le passé. Nicolas fait également penser à ces soldats du passé, le citoyen-soldat ou soldat-citoyen des volontaires nationaux de la République que j’ai et que je continue d’étudier avec ferveur et intérêt. Car la guerre n’est pas une fin en soi dans l’engagement de convictions de Nicolas.

Plus tard il y aura un futur, Nicolas pense à fonder ici son activité, il a été cuisinier et voudrait le redevenir, ouvrir quelque chose ici autour des savoirs culinaires qu’il pratiquait en France et qu’il voudrait proposer aux gens du Donbass. Sa foi dans l’avenir du Donbass est donc grande, il échangera un jour le fusil « pour la charrue », même si cette dernière sera autre que celles des vétérans de l’histoire. Il est rare de découvrir chez un homme, une adéquation totale entre les idées et les actes. Nicolas aura mis en application ses expériences, il aura décidé de venir combattre, mais pour une cause qu’il a choisi, une cause juste et noble qui à travers lui et ses paroles prennent une toute autre envergure. Nulle haine ne transpire du personnage, sa révolte est intérieure mais justement plus forte, plus engagée. Espérons que l’exemple de Nicolas fera des émules, pour qu’un jour ce système injuste et inique qui régit la France soit mis à bas et que la République soit enfin fondée dans notre pays. Dans le Donbass, cette république des libertés existe déjà bel et bien. Que les Français méditent qu’ils furent capables d’être moteur de changements, qu’ils se souviennent qu’ils sont des hommes, qu’ils se souviennent de leurs aînés. Alors peut-être tout sera de nouveau possible.

Laurent Brayard, volontaire français, journaliste à DONi News



Sources de l'article :

- Site Doni Press, le lien : ICI

Les autres reportages sur Nicolas, le lien ici : Pour la vieille Tradition


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