vendredi 13 octobre 2017

Tir de quenelles depuis Donetsk

Sébastien Hairon et mézigue dans un parc de Donetsk en bonne compagnie 

Profitant d'une escapade à Donetsk pour finaliser une station du calvaire bureaucratique local (tout n'est pas parfait dans le Donbass), Sebastien Hairon m'a demandé un avis sur la "reductio ad hitlerum" dont les volontaires venus soutenir le Donbass font l'objet.

En effet depuis 2014 une merdiacratie occidentale, à cours d'arguments et inapte à réaliser une analyse impartiale du conflit n'a de cesse que de vouloir "diaboliser" les volontaires venus soutenir les Républiques de Donetsk et Lugansk en les assimilant à la "fachosphère" dans laquelle sont amalgamés tous ceux qui ne s'agenouillent pas devant la doxa de la bien-pensance mondialiste.

Pour commencer, et bien que n'en faisant pas partie, l'extrême droite n'est pas nécessairement fasciste, ni dans son sens idéologique (projet mussolinien) ni dans son sens populaire (forces de l'axe de la Seconde guerre Mondiale). Seule sa définition médiatique, par l'intermédiaire de points Godwin distribués, l'amalgame avec tous les dissidents du système à un marigot rouge brun, et qui offre aux chiens de garde serviles un aboiement aussi faible que lâche.

Certes, il y a eu des paumés de la fachosphère qui sont venus dans le Donbass (comme en face d'ailleurs) se faire des "safaris-selfies" une kalash à la main, avant de disparaître à nouveau des réseaux de soutien à des républiques qui ne sont que le décor pour leurs narcissismes mégalos.

Ils sont venus, ils ont compris et ils sont partis !

Car le Donbass, s'il est le théâtre d'une rebellion anti-mondialiste il est aussi en partie une révolution (au sens d'un "mouvement en courbe fermée,qui revient sur lui-même") ayant stimulé un mouvement séparatiste d'inspiration communiste.

A ce stade, certains vont dire de moi : "ok il n'est pas de droite, il est de gauche !" ou "c'est un antifa gauchiste" etc....

Et bien : "perdu !"

Car je ne suis ni de droite, ni de gauche et surtout pas du centre... Je hais les étiquettes plus que tout, surtout celles que les ignares cherchent à me coller sur le dos. tels Gogo, Vitkine, Volochine etc. et même certains francais(es) échoués à Donetsk et qui se prennent pour des journalistes. Il sont tous, quel que soit le côté du front qu'ils squattent, atteints du syndrome du larbin et du chien de garde.

L'histoire des idées est passionnante à condition que les faits et les actes leurs soient cohérents. Or, si dans le discours la droite réclame le monopole du "patriotisme", le christianisme celui de l'empathie, la gauche celui de la liberté ou les USA celui de la Démocratie, force est de constater que leurs faits et gestes historiques en sont très souvent fortement éloignés...

Lorsque Paul Gogo un pigiste de l'Euro-maïdan qui soutient à travers Kiev la résurgence d'un néo-nazisme ukrainien associe, dans un amalgame simpliste, tous les volontaires à une "fachosphère" française connotée nazie, c'est une diffamation mensongère débile et tant pour Sebastien Hairon, Nicolas Pierrot, Philippe Khalfine, moi-même (et même Christelle Néant) entre autres qui sont venus ici pour d'autres et diverses motivations.
En observant ceux qui nous accusent d'avoir ici un engagement "fasciste" on peut en 5 minutes relever leur inversion accusatoire car dans le même temps ils soutiennent les bombardements de la Libye, de la Syrie, du Donbass par des forces armées obéissant à l'élite financière mondialiste.

La rébellion du Donbass, comme celles (toutes proportions politiques gardées) de la Catalogne, de l'Ecosse etc... est la réaction légitime d'un peuple d'Europe, à la fois contre la marchandisation du Monde menée par le Mondialisme et contre l'effondrement des souverainetés bourgeoises qui y collaborent.

Ici, les pensées politiques ne sont pas réactionnaires comme voudraient le laisser penser ceux qui qualifient les Républiques de Donetsk et Lugansk de résurgence du stalinisme. Certes la référence soviétique est là comme le dernier repère d'une vision sociétale, sociale et organique qui fonctionnait offrant aux citoyens un niveau de vie suffisant mais qui a disparu après l'indépendance d'une Ukraine jetée en pâture à des oligarques corrompus.

Mais le Donbass veut rebâtir un projet sociétal nouveau et sain autour d'un gouvernement issu du peuple et œuvrant pour le peuple. Si dans dans l'urgence du maelstrom de la guerre les Républiques sont revenues à leur dernier système opérationnel connu, aujourd'hui, à l'image de la Russie voisine capable de transcender les victoires du passé vers un avenir créatif, les Républiques sont en passe de devenir un laboratoire politique audacieux pour une Europe de demain respectueuse des identités de ses peuples natifs.

Depuis que je suis dans le Donbass, un jour je suis un sale communiste, un autre jour je suis un affreux fasciste, et même un espion, jugé par des urluberlus débiles aussi mégalos que paranos et qui, à Paris ou Donetsk fantasment derrière leurs écrans de "rebelles 2.0" sur cette rébellion européenne, mais surtout sur eux mêmes...

Grand mal leur fasse, car de mon côté je continuerai à "honorer mes dieux, aimer ma compagne, et défendre cette terre" du Donbass où mes valeurs n'ont pas été trahies !

Et pour conclure, comme le disait le chevalier Georg Von Freundsberg en 1513: «Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.» (cette citation faisant également l'objet d'une reductio ad hitlerum depuis que Mussolini l'a reprise dans un discours)

A tous les Torquemada et Tartuffe des pensées uniques diverses je leur lance :"no pasaran !"

Erwan Castel

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