dimanche 4 septembre 2016

L'OTAN en terrain conquis et soumis

L'Ukraine devient le 51ème Etat US sous commandement militaire


Le G20 et la réunion de la dernière chance sur l'Ukraine... sans Porochenko !

Lors du dernier sommet du G20 à Brisbane en Australie, les tensions provoquées par le conflit ukrainien avaient été visible à la table des discussions comme à celle des restaurants. Cette année pour "calmer le jeu" et diminuer la crise de confiance avec ses partenaires occidentaux, le Président Poutine a ordonné la fin des exercices militaires déclenchées dans la zone Sud, tandis qu'un nouveau cessez le feu tente d'apaiser la ligne de front du Donbass depuis le 1er septembre. 

On est d'accord : l'Ukraine ne fait pas partie du club des G20 et, vu son effondrement économique, n'est pas près de l'intégrer, cependant ses sommets annuels ne sont pas exclusivement réservés à ses membres mais également ouverts à des invités circonstanciels, comme le prouve la présence cette année de l'Espagne, du Tchad, de l’Égypte, du Kazhakstan, du Laos, du Sénégal, de la Thaïlande et de Singapour.

Il y a 2 ans, la crise ukrainienne s'était invitée au sommet de 2014, où une rencontre entre les Présidents Porochenko et Poutine avait été organisée. Deux ans plus tard, cette crise, qui a dégénéré en guerre meurtrière dans le Donbass, est plus que jamais au coeur des préoccupations les plus importantes des partenaires internationaux et une nouvelle réunion autour d'elle est programmée lors de ce 11ème sommet (4 et 5 septembre 2016).  

Or, cette réunion qui concerne essentiellement la mise en oeuvre des accords de Minsk, se déroulera sans l'Ukraine ! Porochenko qui avait pourtant insisté pour y venir n'a pas été invité à partager les discussions concernant l'Ukraine qui se dérouleront entre les dirigeants étasunien, russe, allemand et français !

A ce 11ème sommet du G20, pour défendre l'Ukraine, ce sera donc le maître parlera à la place de son son valet... Un camouflet qui remet simplement à sa juste place ce trublion imbibé d'alcool qui n'est qu'une marionnette étasunienne. !

Cette décision d'écarter le représentant ukrainien d'une réunion qui concerne pourtant son pays au premier chef est symptomatique d'une Ukraine qui n'est plus qu'un comptoir colonial étasunien au coeur de l'Europe et transformée en pion militaire avancé et dirigé contre la Russie.

Cette rencontre entre le Président Poutine et le Président Obama accompagné de ses caniches allemand et français est cruciale car elle intervient après qu'une tentative d'attaque terroriste en Crimée et une nouvelle escalade meurtrière dans le Donbass, durcissent encore plus les relations entre Moscou et Washington.
Surtout, c'est vraisemblablement la dernière rencontre entre Poutine et Obama avant l'échéance électorale étasunienne du 8 novembre 2016, et l'orientation qui y sera définie quant aux crises syrienne et ukrainienne pèsera certainement dans la stratégie des candidats à la Maison Blanche.

Quand les laquais adoptent même le style des uniformes étasuniens 
La mise en touche de Porochenko marque une perte de confiance et montre s'il en était besoin que l'avenir de l'Ukraine depuis le Maïdan se décide à Washington et non à Kiev, qui se retrouve occupé par l'administration étasunienne qui lui dicte ses décisions, lui impose son style, ses procédures et même la coupe de ses uniformes. 
Et nous voyons cette domination étasunienne se traduire sur le sol ukrainien par une véritable parasitose de "Stars and Stripes" faisant éruption partout, depuis les façades des ministères kiéviens jusqu'aux plages de la Mer Noire.

Car l'intégration de Kiev dans l'Union Européenne semble "renvoyée aux calendes grecques", en revanche l'intégration de l'OTAN en Ukraine, ce pivot stratégique européen, est bel et bien engagée...

Voici quelques exemples :

Des GI's de de plus en plus présents sur le sol ukrainien et en Mer Noire

Tournée d'inspection à Mariupol du lieutenant général Hodges, Commandant les forces US en Europe. 
Les forces armées américaines qui ont déjà imposé leurs modes opératoires, leurs instructeurs et surtout leurs commandes industrielles à l'armée ukrainienne, organisent avec d'autres pays membres ou alliés de l'OTAN de plus en plus d'exercices terrestres et maritimes ("Trident", "Sea breeze"  etc...) en territoire ukrainien. Ces exercices d'abord limités à la zone Ouest du pays se déroulent désormais partout, y compris à proximité de la Crimée, et même du Donbass où des instructeurs étasuniens ont été repérés à Mariupol ou Dnipropetrovsk par exemple. Fin août, c'est même le lieutenant général Ben Hodges, Commandant en chef des forces américaines en Europe, qui venait inspecter en personne des unités ukrainiennes sur la ligne de front à Mariupol (Sud de la RPD).

1er exercice de débarquement des US marines en Ukraine

Cette vidéo a été publiée le 31 août 2016 sur la page officielle FB de l'OTAN, alors que le cessez le feu ouvrait normalement au même moment une porte sur un apaisement du conflit dans le Donbass. 

Si "officiellement" (1)  les aides étasuniennes à l'armée ukrainiennes ne concernent que des fournitures non létales, en revanche d'autres pays ne se cachent pas de vouloir participer plus directement aux massacres perpétrés par les soudards de Kiev dans le Donbass. C'est la cas du Canada qui, "plus royaliste que le roi" étasunien pousse à des livraisons d'armes officiellement à "usage défensif". Un autre membre de l'OTAN, la Lituanie est quant à elle plus franche en a annonçant officiellement fournir des armes et des munitions à l'Ukraine. "cet amie fidèle qui a été attaquée par la Russie" 

(1) De fait des armes américaines létales ont été repérées à de nombreuses reprises en Ukraine, soit par l’intermédiaire des Armées Privées de Sécurité engagées en 2014 - 2015 (sur l'aéroport de Donetsk ou à Debaltcevo par exemple) ou dans des trafics d'armes organisés par des responsables ukrainiens corrompus (pléonasme !) comme ceux en direction de la Syrie par exemple.


Un ex-patron de l'OTAN et russophobe psychotique conseiller de Porochenko  


Pratiquant la tactique misérable du lèche botte servile et flagorneur, Porochenko a nommé en mai 2016 l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen au poste de "conseiller du président". Officiellement cette nomination est réalisée pour "commencer une vraie réorganisation du secteur de la défense et de la sécurité afin de rejoindre l’OTAN", mais si on se souvient des déclarations tonitruantes et hystériques lancées par Rassmussen contre la Russie en 2014 et 2015, on devine que sa nomination dépasse de beaucoup le simple cadre technique pour renforcer une russophobie pathologique d'un pouvoir aveuglé par la haine.

Deux mois plus tard, Porochenko invité au sommet de l'OTAN de son nouveau sevrétaire Génaral Stoltenberg la garantie d'un soutien indéfectible résolument tourné dans un affrontement contre Moscou que concrétise une résolution commune complètement délirante et belliciste.


Des drones terroristes en dotation dans l'armée ukrainienne


On connait la politique des "assassinats ciblés" mise en oeuvre par le Pentagone et la CIA dans le cadre de leur "opérations antiterroristes en Afghanistan, Irak etc..." Cette adaptation réelle de "wargame" aux dégâts collatéraux importants et jouant avec le droit international est en train de débarquer en Ukraine. Plusieurs fois nous avions évoqué ici cette possibilité de voir l'Ukraine déployer sur le front des drones de combat. C'est aujourd'hui confirmé.

Alors que les drones d'observation, pour les missions de reconnaissance ou de guidage d'artillerie, complète violation des accords de Minsk, sont déjà fréquemment utilisés par l'armée ukrainienne, l'engagement de ces drones tueurs constitueraient une nouvelle escalade très importante dans l'orientation terroriste menée par Kiev depuis le mois dernier (attaque en Crimée, attentats à Lugansk et Donetsk, assassinats par sniper, formation de groupes de sabotage etc...). L'apparition de ces armes dont on devine aisément quelle va être leur utilisation dans le ciel du Donbass est décrite par différents sites officiels ukrainiens.


On le voit bien, l'Ukraine qui est engagée dans une servitude volontaire au système néolibéral occidental, s'américanise chaque jour de plus en plus, sans vraiment prendre conscience qu'elle n'est qu'un pion sacrifiable sur le grand échiquier...  

Le symbole caricatural de cette soumission politique, économique et militaire à l'Oncle Sam est cette décision prise par Porochenko en octobre 2015 de faire de la langue anglaise la deuxième langue officielle de l'Ukraine. Quand on se souvient que c'est le refus de la co-officialité de langue russe, (qui est pourtant la langue maternelle de plus de la moitié de la population), qui a mis le feu aux poudres en 2014, il y a de quoi appeler les urgences psychiatriques !

Kiev est à la fois un fusible et un détonateur pour Washington, un chien fou qui a renié son identité que l'on peut aujourd'hui sacrifier comme un agneau sur l'autel du Dieu Dollar en le lançant contre un ours qui devient de plus en plus un obstacle à l'hégémonie étasunienne.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Il ne lui manque plus que le chewing-gum !



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