jeudi 18 février 2021

Allo BHL ! ... Mais où es tu ?



"Oyez Oyez braves gens !" 

Dormez tranquilles sur vos deux oreilles car il n'y a pas plus de nazis en Ukraine que de bombardements ukrainiens dans le Donbass !C'est bien ce que psalmodient depuis 2014 le grand prêtre BHL et ses thuriféraires Vitkine, Ackermann & Co sous les voutes dorées des temples de la Pensée unique.

Et pourtant...

Cette semaine encore, une nouvelle cérémonie anachronique s'est déroulée à Stryi dans la région de Lvov (Ouest de l'Ukraine) : un vétéran de la division SS Galicia, l'Unterscharführer Ivan Vialka, 97 ans, a été enterré avec les honneurs militaires nazis et en présence d'autorités civiles ukrainiennes.

Cette information illustrée ne vient pas des services de communication du Kremlin ou des pro russes de Donetsk, mais d'un certain  Eduard Dolinsky, qui n'est autre que le chef du Comité juif ukrainien, 

L'Unterscharführer (sergent) Ivan Vialka, a continué à militer dans les organisations bandéristes après la guerre, lesquelles réapparaissent progressivement au grand jour après l'indépendance post soviétique de l'Ukraine. De son vivant, Vialka racontait a qui voulait l'entendre ses hauts faits d'armes exhibant avec fierté une photo d'archive de mai 1944 où on le voit en compagnie du Reichsführer SS Heinrich Himmler lors d'une inspection de la 14ème Division SS Galicia.

Le banderiste Ivan Vialka, au premier plan, avec ses "kamaraden"
passés en revue par le Reichfürher Himmler, chef de la SS - mai 1944

Durant cette même semaine, le Conseil régional de la province ukrainienne de Lvov a demandé au Cabinet des ministres et à la Rada de reconnaître la division SS "Galicia" comme une unité combattant pour l'indépendance de l'Ukraine, comme le prouve la photo ci-dessus peut-être ? ou cette déclaration du nouvel Etat ukrainien (juil 1941) qui clame que « Le nouvel État d'Ukraine, se fondant sur la pleine souveraineté de son pouvoir, s'inscrit volontairement dans les rangs du nouvel ordre européen qui est fondé par le chef de l'armée allemande et du peuple allemand lui-même : Adolf Hitler, son chef, a commencé la lutte pour l'instauration de ce nouvel ordre. »

Rappelons ici que les collaborateurs ukrainiens au nazisme furent très nombreux (environ 250 000 répartis dans des unités de sabotage, de police, de Wehrmacht, Waffen SS et SS) et se rendirent coupables de nombreux massacres, pogroms, exécutions sommaires, rafles etc. essentiellement contre des populations civiles russes, ukrainiennes et polonaises. 

  • Outre la 14e division SS Galicia, les ukrainiens forment aussi 
  • la 13e division SS Handschar, 
  • les 5e, 6e, 7e, et 8e régiments SS, le 204e bataillon. 
  • les groupes de saboteurs OUN B et OUN M, 
  • les unités de police de sureté antipartisans 109, 114, 115, 116, 117, et 118. 
  • le bataillon Nachtigall spécialisé dans la répression, 
  • l'armée nationale ukrainienne (UPA) "alliée des allemands", 
  • la milice ukrainienne "qui aidera à supprimer les juifs " (lettre de Stetsko à Bandera du 25/06/41),
  • les 201e, 50e et 15e bataillons de police, surveillant les déportations, ghettos et camps,
  • etc. (voir une synthèse ici)
Les victimes directes et attestées de ces collabos ukrainiens bénis par l'église catholique uniate dépassent largement le million de personnes (massacres de Babi Yar, Lwów, Huta Pieniacka Volhynie, Ternopil, Sataniv, Vinnytsia, Kortelisse, Doubno etc.)

Quant à Stepan Bandera, qui fut le grand idéologue et ordonnateur de cette collaboration ukrainienne au nazisme, le Conseil régional de Lvov a supplié le président ukrainien Zelensky de rendre à Bandera le titre de "Héros de l'Ukraine" qui lui avait été accordé en 2010 "pour l'invincibilité de l'esprit dans la défense de l'idée nationale, l'héroïsme et le sacrifice de soi dans la lutte pour un État ukrainien indépendant", mais retiré sous prétexte qu'il était né en Autriche Hongrie et non en Ukraine.

Bref, on peut observer au début de ce XXIème siècle en Ukraine, 
  • des paramilitaires néo-nazis qui ont été les artisans majeurs du coup d'Etat sur le Maïdan en 2014, 
  • des bataillons spéciaux ukrainiens bombardant le Donbass se réclamant héritiers de la Waffen SS dont ils empruntent la symbolique militaire, 
  • des reconnaissances politiques envers des criminels et collaborateurs du IIIème Reich, qui sont considérés comme fondateurs de l'Etat moderne ukrainien 
  • des hommages, et en grandes pompes, aux soldats d'unités SS reconnues coupables de crimes de guerre et crimes contre l'Humanité. 



Il y a vraiment quelque choses qui ne tourne pas rond chez ces occidentaux qui prétendent donner des leçons de moraline droitdelhommiste à la Russie, mais qui soutiennent depuis leurs chaos yougoslave, irakien, syrien ou libyen un régime ukrainien criminel ou l'escroc Navalny !

"Mais rassurez vous braves gens tout ceci n'est qu'un cauchemar !" car comme l'a affirmé le pape français de la bien pensance : 


OupSS !

Erwan Castel

La guerre rampe à nouveau aux portes des cités


Chaque jour des nouvelles en provenance du front du Donbass confirment une aggravation militaire initiée par Kiev. Loin d'atteindre à nouveau l'intensité des combats et bombardements des années 2014 et 2015, les forces ukrainiennes continuent d'augmenter leurs pressions offensives contre les positions républicaines dans de nombreux secteurs du front. 

Ainsi ce soir ce sont les ceintures urbaines de Donetsk et Gorlovka qui sont les cibles de provocations ukrainiennes soutenues.

C'est à partir de 18h15, que les forces armées ukrainiennes ont commencé à bombarder la périphérie Ouest de la ville de Donetsk, notamment Staromikhaylovka et le district de Kirovsky où le toit d'une maison au 12 de la rue Krasnoflotskaya a été touché par un tir direct d'obus, heureusement sans faire de victime.

17 février 2021 soir, périphérie Ouest de Donetsk

Pour ces bombardements, les ukrops ont engagé des mortiers, lance grenades automatiques et des véhicules de combat d'infanterie de type BMP. Au total, une centaine d'arrivées ont été observées sur le territoire républicain dont une douzaine d'obus. Et les tirs ukrainiens audibles depuis le centre ville de Donetsk continuaient à 23h00.

Ailleurs, au Sud les unités militaires rapportent aussi des bombardements ukrainiens àe Kominternovo (Lance grenades AGS), Leninskoe (grenades à fusili), lSignalnoe (mortier de 82mm et BMP), Luganskoe (mortier de 82 mm et BMP), village minier d'Abakumov (BMP et AGS). Au Nord des bombardements étaient signalés sur la périphérie de Gorlovka, au village minier de Gagarine.

L'alerte a été donné par les chefs des administrations de Donetsk et Gorlovka tandis que sur le front les familles ont repris le chemin de leurs caves qu'ils avaient abandonné pendant 6 mois. 

A noter également que ces bombardements ukrainiens en augmentation interviennent au moment ou doit se réunir le groupe de contact tripartite en charge du suivi des accords de Minsk, que Kiev tente comme d'habitude, de saboter avec de nouvelles provocations.

Le souffle de la guerre est donc revenu très vite sur le Donbass et la menace d'une offensive ukrainienne est donc revenue hanter les esprits...

Erwan Castel

mardi 16 février 2021

Quand la russophobie se prend les pieds dans le tapis


Dans la doxa propagandiste occidentale, de Kiev à Washington en passant par les colonies de l'Union Européenne aux ordres de la ploutocratie internationale, tout le discours russophobe autour de l'Ukraine des laquais politiciens et de leurs chiens de garde médiatiques, s'est bâti depuis 2014 sur une prétendue invasion des forces militaires russes dans le Donbass. 

Or depuis 7 ans : 

malgré le déploiement au dessus du Donbass de satellites capables de lire les gros titres d'un journal, 

malgré des missions quasi hebdomadaires de drones stratégiques étasuniens capables de fouiller le terrain latéralement jusqu'à 300 km de distance, 

malgré les unités de guerre électronique de l'OTAN effectuant des missions d'écoute depuis la Mer Noire

malgré les stations radars ultra modernes mises à la disposition de l'armée ukrainienne, 

malgré les unités de reconnaissance, sur le front et à l'arrière du front

malgré les journalistes collaborateurs venus fouiner du côté de Donetsk et Lugansk, 

malgré les observateurs de l'OSCE déployés depuis 7 ans etc. 

AUCUN RAPPORT N'A CONFIRMÉ cette accusation occidentale d'une invasion russe dans le Donbass, qui ne l'oublions pas est un des arguments majeurs justifiant les sanctions économiques lancées contre Moscou.

Non seulement personne n'a pu apporter une preuve authentifiée de cette "invasion russe" du Donbass (je pense ici aux photos de chars russes prises en 2008 en Géorgie et relégendés dans des articles russophobes sur l'Ukraine) mais pire pour les officines occidentales, cette allégation russophobe qui s'est imposée en Occident comme un dogme monothéiste est même infirmer par l'OSCE, cet Organisme pour la Sécurité et la Coopération en Europe qui a répété a plusieurs reprise qu'il n'y avait pas de troupes russes dans le Donbass. 

Et cette organisation internationale reconnue pour son impartialité et son professionnalisme (elle est même dans ses rapports plutôt "bienveillante" vis à vis de Kiev) est bien placée pour connaitre la vérité dans le Donbass, et certainement mieux que les journalopes des officines propagandistes du grand Capital qui manipulent les foules depuis des années contre la Russie et ses alliés. En effet, depuis mars 2014, plus de 600 observateurs appartenant aux 57 pays membres de l'OSCE sont déployés de chaque côté du front du Donbass et réalisent des missions quotidiennes sanctionnées par des rapports détaillés, et qui sont consultables par le grand public ici.

Déjà en 2018, Alexander Hug qui dirigeait alors les missions de l'OSCE dans le Donbass avait déclaré le 31 octobre, lors du bilan presse de la fin de son mandat, qu'il n'y avait jamais eu d'observation de troupes russes dans le Donbass,

Or depuis 1 mois, les allégations concernant cette "invasion russe" reprennent de plus belle sur fond d'une nouvelle aggravation militaire du front du Donbass et d'une russophobie occidentales délirantes cherchant à augmenter les représailles économiques contre la Russie.

Yaşar Halit Çevik


Mais voilà, patatras ! le fiel des Biden, Zelensky, Macron, Merkel, BHL et autres insectes rampant au pieds de la finance internationale vient de retomber sur leurs gueules de criminels et collabos, car 
Yaşar Halit Çevik, qui n'est autre que l'actuel moniteur en chef de la mission d'observation de l'OSCE en Ukraine et dans le Donbass, vient à son tour de déclarer ce 11 février 2021 devant le Conseil de Sécurité de l'ONU: 

"Au cours de mon travail en tant que moniteur en chef, 

je peux également dire qu'aucun cas de soldats russes 

n'a été signalé dans nos rapports "

La vérité est que la défense des républiques du Donbass est assurée depuis 2014 par de milliers de volontaires locaux et internationaux, vétérans ou étudiants, dont les groupes d'autodéfense aguerris se sont progressivement professionnalisés, il est vrai avec le soutien d'une Russie qui aide les jeunes républiques à normaliser leurs structures étatiques obsolètes pour ne pas dire déficientes, en même temps qu'elles les soutient sur le plan humanitaire. 
Mais jamais une unité de combat de la Fédération n'a été déployée sur le front du Donbass.

Alors pourrait-on se demander, pourquoi ce mythe crevé de l'invasion russe continue t'il toujours après 7 années de mensonges ?
  • Pour alimenter une russophobie occidentale cherchant des prétextes pour mener une guerre économique contre la Fédération de Russie.
  • Pour accélérer la militarisation atlantiste de l'Ukraine (normalisation, équipements, entrainements, exercices conjoints, bases etc) en vue de son intégration dans l'OTAN.
  • Pour justifier l'incapacité des forces ukrainiennes à vaincre militairement les milices populaires de Donetsk et Lugansk.
  • Pour tenter de maintenir élevé le soutien de la population vis à vis de cette guerre du Donbass et un patriotisme qui est plus fort lorsque l'ennemi est extérieur.
  • Pour déresponsabiliser le pouvoir de Kiev de l'effondrement socio-économique de l'Ukraine en accusant la Russie.
  • Pour justifier, par l'état de guerre, la dictature sécuritaire mise en place par l'état ukrainien (prisonniers politiques, expulsions, censure, xénophobie culturelle etc...).
  • etc.
Donc, la seule invasion existante à propos du Donbass est bien celle réalisée par la propagande de la bien pensance au sein des populations occidentales dont le sens critique, et paradoxalement aux réseaux d'information alternatifs existant, se montre de plus en plus vulnérable aux manipulations mentales étatiques (et jusque dans nombre de théories complotistes s'y opposant). 
Et aujourd'hui l'hystérie russophobe, dans un paroxysme qui n'existe que dans les périodes où les guerres sont préparées, continue ses bombardements propagandistes, appliquant avec zèle cet adage de Francis Bacon:


Tant que les occidentaux ne connaitront pas les souffrances des populations d'Irak, du Yémen, de Libye, du Donbass, d'Iran, du Venezuela et de ces autres pays bombardés, affamés ou stigmatisés par l'impérialisme de la marchandise, alors ils resteront les esclaves consommateurs égocentriques de cette ploutocratie internationale avant de lui servir à nouveau de chair à canon consommable !

Erwan Castel

Article référence : Stalker

Flash! Explosion au coeur de Lugansk!



Dans la nuit du 15 au 16 février 2021, à 23h01, une explosion spectaculaire dans le quartier Vergunka de Lugansk (Rép. Pop. de Lugansk) a détruit une importante unité de distribution de gaz. Un incendie s'est aussitôt déclaré le long de la rue Belomorskaya. Plus de 2000 foyers sont sans gaz ni électricité au coeur d'une période hivernale rigoureuse.

il est a noter que les pompiers du Ministère des Situations d'Urgence de la RPL sont intervenus très rapidement, sécurisant les riverains coupant les distributions de gaz et combattant un incendie dont les flammes atteignaient 20 mètres de hauteur.

Il est trop tôt pour déterminer si l'explosion survenue cette nuit à Lugansk est d'origine accidentelle ou criminelle et, dans cette dernière hypothèse, si elle est le fait d'un sabotage mené par un commando ukrainien. Mais il est inévitable, dans le contexte actuel d'une aggravation du front et au lendemain d'un attentat visant à Gorlovka un commandant militaire républicain de ne pas relier cette explosion au terrorisme ukrainien.

L'enquête en cours confirmera ou infirmera la nature criminelle de cette explosion à Lugansk.

Erwan Castel

Depuis 6 ans, les Ministères des Situations d'Urgence des républiques
de Donetsk et Lugansk ont modernisé leurs matériels et leurs procédures 
opérationnelles grâce aux aides venues de Russie, leur permettant d'intervenir
plus rapidement et  efficacement sur les quartiers bombardés ou les incendies.

lundi 15 février 2021

Flash! Attentat terroriste à Gorlovka !

Sergei Popov indicatif "Dlinovo", un chef de bataillon du front, a été visé ce matin par un attentat raté au coeur de Gorlovka

Ce matin du 15 février 2021, à 7h55 une explosion a retenti au coeur de la cité minière de Gorlovka, à 60 km au Nord de Donetsk marquant, après le retour des bombardements lourds ukrainiens, celui de leurs attentats terroristes contre les républiques populaires du Donbass. 

Cet attentat à l'explosif visait le chef de bataillon Sergei Popov indicatif "Dlinovo" qui, avec sa voiture, emmenait sa fille à l'école avant de rejoindre son état major. Fort heureusement l'engin explosif placé sous la voiture coté conducteur était de faible puissance, ne blessant que moyennement Dlinovo aux jambes. 

Au moment de l'explosion, Sergei Popov, craignant qu'un incendie ne se déclare dans la voiture à réussi à ouvrir sa portière et pousser sa fille dans dans la rue.

Le père et sa fille qui a été légèrement blessée ont été évacués sur l'hôpital de la ville.

Des éclats ont été dispersés sur plusieurs dizaines de mètres autour de l'explosion qui s'est produite au centre ville de Gorlovka a une heure de trafic important et de présence de nombreux enfants sur les chemins des écoles.

Sergei Popov est un vétéran de la première heure, devenu au fil des combats chef de son bataillon il inflige régulièrement de sérieux revers aux unités ukrainiennes sur le front de Gorlovka et il a déjà annoncé depuis son lit d'hôpital son rapide retour sur le front.  

Le mode opératoire et le contexte civil de cette attaque ciblée démontre s'il en était encore besoin de la lâcheté et du terrorisme des ukrainiens, incapables de vaincre sur le terrain les bataillons républicains.

Erwan Castel

Si tu veux la guerre.... prépare la guerre !

 

S'il n'y avait que les discours des excités ukropithèques, réveillés par l'élection de Biden leur parrain étasunien du Maïdan, leurs vociférations russophobes ne mériteraient qu'un silence méprisant, mais de nombreuses activités de l'armée ukrainienne laissent à penser que Kiev a décidé en ce début de 2021 d'engager une nouvelle tension, provocation voire escalade  militaire sur le front du Donbass.

Depuis plus de 6 ans, les forces ukrainiennes au rythme de leur modernisation (aux normes OTAN) n'ont eu de cesse que de renforcer leur dispositif militaire ceinturant les républiques populaires de Donetsk et Lugansk sur une ligne de front de plus de 460 kilomètres de longueur mais aussi sur leurs territoires qu'elles occupent entre Mariupol au Sud de Donetsk et Markivka, au Nord de Lugansk. Ce déploiement militaire ukrainien, qui était inférieur à 20 000 combattants en 2014 dépasse aujourd'hui les 100 000 hommes (soit un rapport de 5 contre 1 en faveur de Kiev) et continue à se renforcer.

Les activités des convois militaires ukrainiens, aériens, ferroviaires ou terrestres sont donc dans le Donbass très importants mais pour relativiser les discours alarmistes ou enthousiastes des propagandistes qui, de chaque coté du front en font les compte rendus, il convient, avant de crier "au loup"  de distinguer parmi ces gesticulations d' "ukrops" et dont beaucoup restent à confirmer:

  • Les rotations d'unités qui provoquent des allers retours de personnels et matériels fréquents sans que cela corresponde à un renforcement du dispositif,
  • Les ravitaillement logistiques de nouveaux matériels, équipements, munitions etc. dont certains procèdent au remplacement de matériels vétustes ou à moderniser,
  • Les exercices et manœuvres des unités ukrainiennes qui se rendent sur les "polygones" d'entrainement situés dans le Donbass,
  • Enfin, les renforts et déploiements de nouvelles unités sur le front qui régulièrement accompagnent les préparatifs d'une nouvelle escalade militaire.
Cela précisé, force est de constater qu'une tension militaire initiée par Kiev est bien intervenue sur le front depuis environ 3 semaines (voir les articles précédents) avec notamment une reprise significative des bombardements ukrainiens, une augmentation sensible des vols de reconnaissance des drones d'observation, un renforcement des tranchées et positions de la première ligne etc...

Des renseignements stratégiques confirment par ailleurs un renforcement ukrainien du front dont les mouvement de troupes et de matériels correspondent soit 
  1. Soit à un déploiement vers l'avant d'effectifs déjà présents mais qui occupaient la deuxième ligne du front pour un "dispositif offensif" d'une première ligne où, si les mouvements se poursuivent, se compteraient bientôt près de 60% des effectifs combattants ukrainiens (au lieu des 40% habituels).
  2. Soit à un déploiement sur le front de nouvelles unités ukrainiennes parmi lesquelles ont déjà été identifiées les 93e et 95e brigades mécanisées, le 10e bataillon d'assaut de montagne et le 8e régiment des forces spéciales qui achèvent leurs préparatifs et entrainements à l'arrière 

Ainsi, plusieurs convois militaires ont été observés arrivant dans le Donbass, transportant des matériels blindés et d'artillerie dont certains sont trop nombreux pour n'être que des mouvements de rotations ou logistiques d'un simple entretien du front.

Depuis février, plusieurs trains militaires ukrainiens 
ont été observés se dirigeant vers le front du Donbass, 
comme ici ces obusiers 2A65 Msta-B de 152mm, filmés 
en gare de Zaporodje à 100 km à l'Ouest de Donetsk.

Il est nécessaire également de mettre ces gesticulations militaires ukrainiennes en perspective des gesticulations politiques et diplomatiques engagées par Kiev au niveau international pour tenter de radicaliser l'engagement occidental contre Moscou et obtenir son soutien pour une option militaire dans le Donbass, cette dernière devant bien entendu être présentée à la "communauté (autoproclamée) internationale" comme une nécessité défensive incontournable des pauvres ukrainiens innocents face aux monstrueux agresseurs russes. 

Aussi pour la énième fois depuis 6 ans, les forces ukrainiennes ont réalisé de nouvelles provocations avec leur artillerie lourde sur les secteurs de Yasinovataya (RPD) et Shastie (RPL).... juste la veille de la visite sur le front du président Zelensky accompagnant 6 représentants européens du G7 et  dans le village de Bonheur (LPR) et en n. Avdeevka (DPR). Il est hautement probable que ces bombardements lourds ukrainiens (qui n'avaient plus été observés depuis juillet 2020) ont recherché (en vain) une riposte républicaine proportionnelle pour être présentée comme une violation des accords de Minsk.

Ces provocations ukrainiennes n'ayant pas abouti, Kiev se rabat sur ces "pertes hors combat" (une dizaine par semaine) pour tenter de faire passer les accidents, suicides, overdoses et rixes mortelles en pertes militaires consécutives à des agressions républicaines et même russes tant qu'à mentir complétement. 

L'armée ukrainienne continue à subir des "pertes hors combat" importantes
(8 à 10 morts par semaine) et qui sont symptomatiques 
d'un niveau opérationnel
d'un exercice du commandement et d'une motivation mentale misérables. 


Ainsi par exemple de ces 3 soldats de la 56ème brigade ukrainienne d'infanterie motorisée qui, sur le front de Lugansk, se sont fourvoyés dans un de leurs propres champs de mines et y sont morts (capitaine Alexander Voitenko, 37 ans, les soldats de 1ère classe Vyacheslav Alekseenko, 34 ans et Dmitry Mironenko, 27 ans). Et bien que ces pertes soit banales (rien que sur ce front de Lugansk, 45 soldats ukrainiens de l'Opération des Forces Combinées sont morts sur leurs propres mines depuis le 27 juillet 2020) le président Zelensky a dépêché en urgence sur le front et le chef d'état-major Ruslan Khomchak et le ministre de la Défense Andrei Taran.... pour réaliser une enquête dont sans nul doute la conclusion à charge des forces républicaines est déjà écrite, puisqu'il est déjà question d'un engin explosif "inconnu" (et non indéterminé).

Donc, concrètement, "rien de nouveau à l'Est" mais la nouvelle distribution des cartes provoquée par l'effondrement économique catastrophique que tente de masquer maladroitement une dictature sanitaire occidentale et le retour officiels aux affaires étasuniennes des faucons de guerre démocrates, oblige à redoubler la vigilance et réévaluer là la hausse les risque d'une offensive ukrainienne. 

L'heure est donc revenue à toutes sortes d'hypothèses et de spéculations plus ou moins fantaisistes et alarmistes mais dont toutes s'accordent à considérer le processus de paix signé à Minsk comme définitivement impraticable et la confrontation militaire entre l'Ukraine et la Russie au sujet du Donbass, à moyen ou long terme comme quasiment inévitable dans un contexte international de plus en plus dominé par une russophobie occidentale délirante.

D'ailleurs, tant par la voix de Sergei Lavrov, son ministre des affaires étrangères que directement, le président russe Vladimir Poutine a martelé une nouvelle fois que jamais la Russie n'abandonnera le Donbass et qu'elle lui fournira une assistance nécessaire aux habitants des républiques en cas de menace:

«Sous mes yeux, il y a des gens qui ont été blessés et mutilés, 

en particulier des enfants, dans le Donbass  

Et même s'il faut, avant de prendre une décision, penser aux conséquences de nos démarches, 

nous n'abandonnerons jamais le Donbass, quoi qu'il arrive »


Donc, "à bon entendeur salut !

Et, une petite réflexion de Candide passant: il serait peut être temps que le pouvoir russe  reprenne le contrôle de toutes les tours du Kremlin et cesse de continuer de fournir du carburant et des pièces détachées  aux soudards ukrainiens qui bombardent quotidiennement, et depuis 7 ans un peuple russe 

Erwan Castel


jeudi 11 février 2021

Vers une nouvelle escalade militaire ?

Obusier tracté de 122mm D30, comme ceux qui ont bombardé le 8 février le front au Nord de Donetsk.


Dans le précédent article je signalais un réchauffement du front du Donbass au lendemain de la trêve de Noël et de la prise de fonction de Biden à la Maison Blanche. Depuis le début de février, des actions de l'armée ukrainienne mais aussi des déclarations de responsables politiques à Kiev confirment la probabilité d'une nouvelle escalade militaire dans le Donbass. 

J'ignorerai les cris d'orfraie des propagandistes pro-russes qui déclenchent l'alarme générale dès qu'un ukrops pète dans sa tranchée autant que les vociférations des excités kiéviens, journalopes ou députaillons en mal de buzz médiatique et qui se sont lancés, depuis le retour officiel à Washington de leurs parrains préférés du Maidan, dans une surenchère russophobe repoussant toujours plus loin les limites de la haine et de la connerie.  

En observant les faits dans leur réalité juste on peut relever effectivement un poursuite des violations du cessez le feu, avec notamment l'engagement de l'artillerie lourde ukrainienne contre un blok-post républicain bombardé ce 8 février sur le front de Yasinovataya. Cette aggravation sensible du front, au cours de laquelle 2 civils ont été blessés, qui concerne de nombreux secteurs des 460 kilomètres du front des 2 républiques de Donetsk et Lugansk est d'ailleurs confirmée par les observateurs internationaux de l'OSCE qui y sont déployés :

Du 5 au 7 février 2021, 349 violations du cessez le feu ont été observées 
sur le front de Donetsk, et 25 autres sur le front de Lugansk. 



Mais c'est le 8 février en soirée qu'a eu lieu l'attaque ukrainienne la plus significative, par le bombardement d'un blok post républicain du front de Yasinovataya, positionné sur la route Donetsk-Gorlovka et qui est régulièrement le théâtre de violents accrochages entre les positions républicains et ukrainiennes distantes de seulement quelques centaines de mètres.

Ce bombardement de l'artillerie lourde du 2ème échelon ukrainien s'est accompagné de tirs nourris des avants postes et qui ont déclenchés un échange de tirs élargi et logique entre les belligérants de ce secteur sensible. Plus tard, au milieu de la nuit le calme est revenu sur une ligne de front qui n'a pas bougé d'un centimètre.

Géolocalisation du bombardement ukrainien sur le front de Yasinovataya le 8 fevrier soir.

Cependant, ce bombardement de l'artillerie lourde ukrainienne a surpris la population qui pouvait entendre ses détonations et explosions depuis le centre ville de Donetsk, brisant ainsi plus de 6 mois d'accalmie relative où le front n'était secoué que par des crépitements d'armes automatiques et tirs de mortiers d'infanterie sporadiques circonscris à la ligne de front.

Bombardement ukrainien du 8 février 2021

D'aucuns interprètent ces explosions sur le front du Donbass comme la conséquence directe ou indirecte du retour aux affaires étasuniennes du parti de la guerre démocrate et de sa stratégie mondialiste plus brutale que celle des républicains, et je suis d'accord pour ne pas y voir qu'une simple coïncidence calendaire.  

Le fait est qu'une tension est de nouveau palpable de chaque côté du front et jusque dans les villes de garnison où les alertes régulières et les entrainements dérangent à nouveau la monotonie des casernes.

Côté ukrainien cette tension des forces déployées est également visible mais dans toute son absurdité meurtrière comme par exemple, dans le secteur ukrainien de Volnovakha où un chauffeur de taxi a été tué par des soldats nerveux, alors qu'il ramenait un sergent ivre vers sa position, qu'il avait quitté la veille "pour se détendre en ville" !


Concrètement, on observe également une levée des restrictions renforcées qui avaient été imposées au cours des derniers mois, comme par exemple les missions des tireurs d'élite et des groupes de reconnaissance qui avaient cessé leurs activités offensives. 

A noter aussi un renforcement du front ukrainien avec de nouvelles unités d'assaut mécanisées, d'artillerie et de blindés, principalement sur ce secteur du front situé au Nord de Donetsk entre les villes de Yasinovataya (républicains) et Avdeevka (ukrainiens) :

- Des unités d'infanterie ukrainiennes supplémentaires ont été observées sur leurs positions à Avdeevka Opytnove, Butovka (Nord de Donetsk) et sur la zone industrielle située à l'Ouest de Yasinovataya.

- A Lastochkino, plusieurs obusiers automoteurs 2S1 ont été vus se dirigeant vers Avdeevka.

- Au Nord d'Avdeevka, ont été également signalées des arrivées côté ukrainien d'unités d'infanterie, d'artillerie (obusiers D-30, automoteurs 2S1) et des chars de combat.

- Au Sud d'Avdeevka (près de l'aéroport de Donetsk) dans le secteur de Pervomais'ke / Peski ont été observés 4 nouveaux pelotons ukrainiens mécanisés mixtes avec des chars de combat, des véhicules de combat d'infanterie et des automoteurs Ss1 de 122mm.

Ailleurs, à l'arrière du front ukrainien d'autres observations confirment le renforcement du déploiement militaire dans le Donbass comme par exemple en  gare de Krasnoarmeysk où 2 convois ferroviaires camouflés sont arrivés avec des chars et des véhicules de combat d'infanterie (BMP 1 & 2) identifiés.


Il est donc logique que les plus pessimistes voient dans ces activités ukrainiennes la préparation d'une action offensive majeure sur le front au Nord de Donetsk (sur Spartak par exemple qui jouxte Putilovkala la porte Nord de Donetsk et ses voies rapides vers le centre ville ou Yakolevka & Mineralnoe entre Yasinovataya et Donetsk pour augmenter l'étranglement des voies logistiques du front Nord républicain).

Mais il ne faut pas oublier non plus le contexte géopolitique où sur l'échiquier se joue toujours la partie des accords de Minsk dans lesquels les occidentaux veulent élargir le quartet Normandie (Russie-Ukraine-Allemagne- France) à la participation des USA, pour augmenter sans conteste la pression occidentale sur Moscou ou/et forcer le déploiement de casques bleus sur le front pour y amorcer un autre scénario de type croate. Or une aggravation du front serait pour les occidentaux un prétexte pour proposer ces réformes du processus de paix vers un Minsk 3, sans toutefois rompre le front ce qui signifierait la fin définitive des accords qui pour le moment permettent à tous de gagner du temps...

La dimension politique de ces actions de l'armée ukrainienne est confirmée, je pense, par une nouvelle visite du front par le président Zelensky, accompagné par les ambassadeurs du G7 au moment où le FMI demande à Kiev de diminuer ses dépenses.

Donc selon moi, si le pire scénario est possible compte tenu de l'imprévisibilité du pouvoir ukrainien et l'inconnu de la nouvelle feuille de route étasunienne, je pense qu'on assiste à une nouvelle gesticulation ukropithèque qui ne tente qu'à relancer une campagne de terreur dans les Républiques de Donetsk et Lugansk, redynamiser ses soldats de plus en plus démotivés, et nourrir la propagande occidentale qui espère une résolution militaire de ce conflit et un blocus total contre la Russie.

11 février, le président ukrainien Zelensky accompagne les ambassadeurs du G7 sur le front.

Et si je me trompe et qu'une offensive ukrainienne, même limitée, est engagée, alors ce sera tant pis pour Kiev qui essuiera une contre-offensive républicaine violente et probablement appuyée par la Fédération de Russie dont le Président a confirmé hier que jamais Moscou n'abandonnera le Donbass. 

Erwan Castel

dimanche 31 janvier 2021

Donbass libre et toujours bombardé

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La famille de Sergei, comme tant d'autres familles russes du Donbass ou d'ailleurs depuis 7 ans,
accueille 
dans l'hiver de la steppe et de leurs cœurs meurtris. la dépouille de leur frère, fils et mari 

(publié sur FB le 31 janvier)

Depuis la fin de la trêve de Noël (et de l'investiture de Biden), les forces armées ukrainiennes ont repris leurs bombardements des territoires des Républiques Populaires de Donetsk, tuant et blessant défenseurs et civils vivant sur le front. 

Ainsi, un civil du village d'Aleksandrovka a été blessé hier dans un bombardement de mortiers de 120mm ukrainiens visant le secteur du front situé immédiatement au Sud de Donetsk (d'Aleksandrovka à Signalnoe). 


Dimanche 31 janvier

La veille, je m'évadais de l'hôpital pour assister aux funérailles de Sergei, un camarade tué sur le front Sud par des tirs de grenades autopropulsées ukrainiens (AGS).   Et le lendemain, Oleg un autre camarade et ami était blessé au genou dans le même secteur de la République Populaire de Donetsk.

Pour le moment, il est trop tôt pour interpréter cette aggravation sensible du front de Donetsk comme une radicalisation de la stratégie de Kiev dans le Donbass car les armes utilisées contre la République ne relèvent que de ce 1er échelon ukrainien qui régulièrement - avec l'absolution de son commandement - réalise des provocations pour terroriser les populations civiles républicaines et réveiller l'attention de conscrits ukrainiens dépressifs enlisés dans la boue des tranchées et les paradis artificiels alcooliques et narcotiques.

Seules la prolongation temporelle des bombardements, leur extension géographique à l'ensemble du front et surtout l'emploi de l'artillerie lourde automotrice ou tractée de 2eme échelon (obusiers de 122 mm et +,  lance roquettes multiples...) confirmeront un nouveau changement politique éventuel de la stratégie militaire ukrainienne....

En attendant, il est prématuré de réaliser des extrapolations alarmistes et propagandistes, mais juste de rappeler que cette guerre du Donbass est toujours active et que le minotaure ukrainien, en fidèle auxiliaire de l'OTAN, y vient réclamer toujours et encore sa part de sang et de larmes russes dans le labyrinthe d'un front dont il ne faut pas oublier qu'il est une plaie ouverte par Washington et menaçant toute l`Europe. 

Situation à suivre....

Erwan Castel 

Retour au charbon !


En août dernier, j'arrêtais mon activité sur les réseaux et blogs, lassé de voir la majorité des commentaires qu'ils soient mondialistes ou antimondialistes sombrer dans un débilisme commun où les fantasmes des monothéismes de pensées annihilent toute forme de débat et même de raisonnement censé. 

Après cette période de repos; de lectures, rencontres et réflexions ponctués par une nouvelle série d'opérations chirurgicales du bras, j'ai décidé de reprendre en ce début d'année la publication, cédant ainsi aux nombreuses personnes qui me demandaient de continuer ce travail d'information entamé fin 2013, au devoir d'informer que me commande une détérioration exponentielle de la géopolitique mondiale, et peut-être aussi à une certaine addiction aux réseaux sociaux qui me permettent de rester en contact avec mes amis à travers le Monde... et aussi mes ennemis !


"Fais ce que dois, advienne que pourra"

Il y a exactement 6 ans, en février 2015, je posais mon sac à dos dans le Donbass, encore suspendu à l'issue des combats encore violents se déroulant sur un front instable, comme par exemple au Nord de la République de Donetsk où les milices républicaines, enhardies par leur victoire sur l'aéroport de Donetsk, réduisaient dans des combats acharnés le chaudron de Debalsevo et les unités d'assaut ukrainiennes qui y avaient été piégées.

Depuis 6 ans, malgré la stabilisation des 460 kilomètres d'une ligne de front enterrée, les bombardements et combats, bien que fortement diminués n'ont jamais cessé abreuvant sans cesse la steppe de sang et de larmes, sur fond d'accords de paix morts nés signés à Minsk et dont l'inhumation prochaine est régulièrement annoncée en alternance avec la menace d'une nouvelle offensive ukrainienne imminente.. 

Aujourd'hui, plus que jamais, je veux essayer de rester sur cette étroite ligne de crête de l'information constructive, cheminant entre les gouffres putrides des propagandes, toutes aussi mensongères que ridicules dans lesquels se vautrent dans les médias ou réseaux sociaux, les propagandistes, chiens de garde et courtisans à breloques qu'ils soient mondialistes ou antimondialistes, pro-occidentaux ou pro-russes.


Depuis que j'observe le combat entre le mondialisme d'une société de l'Avoir contre les communautés de l'Etre, et que beaucoup trop décrivent dans une bipolarité simpliste des idées et des comportements, j'ai trop souvent vu les dissidents à ce Nouvel Ordre Mondial incendiant notre planète s'égarer dans des replis réactionnaires et dogmatiques tout aussi haineux et stupides que l'idéologie cosmopolite liberticide cherchant à asservir les peuples et la Nature.

Je suis convaincu en effet qu'il est prioritaire et possible de trouver un cheminement de pensée qui soit non manichéen et propose réellement de construire un monde multipolaire préservant er respectant les diversités humaines d'identités et de pensées. Car on ne peut combattre et éradiquer cette pensée unique mondialiste en lui opposant une autre pensée unique communautariste. 

Et ceci n'est pas incompatible avec l'engagement personnel, bien au contraire, car ce dernier n'est fort que lorsqu'il est libre et raisonné, donc libéré des tentations haineuses et visions bipolaires manichéennes à l'égard de son adversaire car ce ne sont que les symptômes de paresses intellectuelles et soumissions fanatiques qui font de l'Homme un esclave.

Aussi ai-je décidé d'accorder dans mon travail de communication une place encore plus importante à la critique de la pensée unique, où qu'elle soit, et pour ce faire et la séparer de l'événementiel du Donbass présenté prioritairement ici d'ouvrir un nouveau blog, "Sentinelle d'Europa", dédié entre autres réflexions à cette problématique des pensées uniques qu'elles soient manichéistes mondialistes mais aussi communautaristes xénophobes et qui toutes menacent ce sens critique individuel qui est racine de nos libertés humaines et ce principe de tolérance qui est la fondation d'un Monde multipolaire enrichi des diversités naturelles et humaines respectées.

Merci de votre intérêt fidèle ou nouveau à mon travail d'information et de réflexion réalisé depuis le Donbass, cet avant poste d'un Monde multipolaire à construire ensemble...

Erwan Castel