jeudi 18 juillet 2019

La raison du coeur

Le mardi 17 juillet 2019 a eu lieu la cérémonie annuelle d'hommage aux victimes du MH17, au village de Grabovo. Photographies Svetlana Kissileva.

Le 17 juillet 2014, le MH17, un avion de ligne civil de la Malaysian airlines, était abattu dans le ciel au dessus d'une ligne de front qui s'étendait à l'époque à l'Est de Donetsk, et ses 298 passagers et membres d'équipage en disparaissant dans son crash près de Torez allaient précipiter cette guerre du Donbass sur l'avant scène internationale d'un spectacle politico-médiatique occidental abject qui tente depuis 5 ans d'instrulentaliser l'enquête pour accuser la Russie et les séparatistes du Donbass d'être responsables de cette tragédie aérienne, la plus meurtrière depuis le 11 septembre 2001.

Je partage ci-après un point de situation sur cette enquête toujours en cours mais politiquement faussée par la propagande russophobe occidentale et qui connait cette année une nouvelle exacerbation avec l'enlèvement de Vladimir Tsemakh, un ex officier de la milice républicaine par les services spéciaux ukrainiens et l'accusation de 4 ex responsables militaires de la RPD, Igor Guirkin (Strelkov), Sergueï Doubinsky, Oleg Poulatov, et Léonid Kartchenko.

De leur côté et dans leurs coeurs les habitants du Donbass, et particulièrement celles et ceux qui furent les témoins directs de cette tragédie, se souviennent avec émotion de cette minute où le paisible petit village de Grabovo et son millier d'habitants sont entrés dans l'histoire douloureuse européenne.


Comme chaque année, un hommage a été organisé ce 17 juillet sur les lieux du crash pour témoigner avec une compassion sincère de la  sa solidarité de la population du Donbass avec les familles des victimes. 5 années n'ont rien effacé, bien au contraire car cette page dramatique qui reste ouverte dans les mémoires et dans les coeurs, est lue et relue à douloureusement à chaque épisode de la farce politico judiciaire qui s'est emparé de l'émotion suscitée pour servir une propagande de guerre amorale. 

Aucune de ces personnes ne se souvient d'un lancement de missile vers le ciel ce jour là, en revanche certains se rappellent bien d'un petit avion qui suivait le boeing de la Malaisian Airlines, confirmant par leurs témoignages désintéressés l'hypothèse initiale de la présence sur zone de l'aviation de chasse ukrainienne, tout comme sera démontrée ensuite celle de systèmes antiaériens ukrainiens du type "Buk" incriminé dans le crash. Mais ces évicence seraont balayées d'un revers de main par les enquéteurs occidentaux pour mieux ouvrir tressé la corde pour l'accusé russe.  

Un reportage britannique incluant des témoignages d'habitants 
déclarant avoir vu des avions de combat lors du crash du MH17. 
Ce reportage sera retiré ensuite de sa chaîne par la BBC


Car dans cette affaire où l'humanisme et la vérité sont encore sacrifiés sur l'autel d'une russophobie psychotique et criminelle, il ne faut pas oublier que d'une part les forces de défense républicaines n'avaient aucun moyen d'abattre,même accidentellement, un aéronef volant à plus de 2000 -3000 mètres (le MH17 volait à plus de 10 000 mètre) et que d'autre part la Russie qui n'a jamais pratiqué ou soutenu de telles méthodes terroristes n'avait vraiment aucun intérêt à ce qu'un avion civil soit abattu dans le Donbass... 

Contrairement aux ukrainiens qui disposaient en juillet 2014 dans ce secteur de moyens aériens et antiaériens adaptés et l'absolution d'un pouvoir néoconservateur occidental pour qui la destruction d'un avion de ligne civil pour provoquer une crise internationale fait partie des recettes de son bellicisme hégémonique comme le prouvent les très nombreux falses flags organisés au cours de l'histoire impérialiste américaine, comme par exemple pour rester dans le sujet le crash du vol 655 d'Iran Air, le 3 juillet 1988 et qui avait fait 290 morts. Les USA, responsables de sa destruction attendront près de 10 ans de mensonges pour reconnaitre leur culpabilité et indemniser l'Iran et les familles des victimes en 1996.

J'attends avec impatience que la vérité éclate enfin sur le MH17 et que les vrais responsables soient enfin sanctionnés et les russes, ceux du Donbass ou de Russie, lavés de tout soupçon. Alors seulement les plaies des âmes, tout en restant douloureuses pourront se refermer dans la paix des coeurs.

Erwan Castel 





De nombreux articles ont été publiés concernant ce crash aérien et l'enquête qui continue sur un front autant politique que judiciaire. Voici celui de RT qui est interssant car synthétiqe et surtout qui apporte des témoignages étrangers à la Russie ou aux occidentaux , comme celui du 1er ministre malaisien qui témoigne de la partialité d'une enquête dont le seul objectif, avant même qu'elle ne démarre est d'accuser la Russie et ses partisans du Donbass d'avoir commis ce crime de guerre.  

Source de l'article : RT



Crash du MH17 en Ukraine : 
cinq ans après, que retenir de l'enquête en cours ?

Le mystère reste entier sur le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines. L'enquête internationale pilotée par les Pays-Bas se poursuit et la Russie en dénonce la partialité, reprochant aux enquêteurs de négliger les éléments qu'elle fournit.

Le 17 juillet 2014, le Boeing 777 assurant le vol 17 de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, a été abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine, avant de s'écraser dans la partie du pays tenue par les rebelles. Les 283 passagers, dont 196 Néerlandais, et les 15 membres de l'équipage à son bord ont péri. La majorité de l'épave de l'appareil a été retrouvée près du village de Grabove située dans le Donbass. Cette région était alors, et est encore, le théâtre de combats sporadiques entre l'armée ukrainienne et les rebelles qui refusent de reconnaître le gouvernement issu du coup d'Etat de 2014. Un contexte compliquant la reconstitution du drame.


Une enquête partiale ?

Très vite, avant même le début de l’enquête internationale devant révéler les circonstances de cette tragédie, les médias occidentaux ainsi que les autorités ukrainiennes, ont pointé du doigt la responsabilité directe de la Russie, qui réfute catégoriquement toute implication dans le drame. Le principal argument invoqué est le suivant : le missile sol-air ayant abattu l'avion, un BUK, est de fabrication russe. L’accusation est reprise en septembre 2016 par l’équipe d'enquête commune (JIT) pilotée par les Pays-Bas et constituée d’experts néerlandais, belges, australiens, malaisiens et ukrainiens. Ces mêmes enquêteurs réitèrent leurs accusations en mai 2018 en affirmant que le missile provenait de la 53e brigade anti-aérienne de l'armée russe. La Russie, nous allons le voir, a apporté des éléments contredisant ces allégations.

L’Ukraine, qui avait décidé de ne pas fermer son espace aérien dans une région en conflit, échappe quant à elle aux condamnations internationales. L'organisation de l'aviation civile internationale (OACI) avait pourtant signalé, avant la catastrophe, que l’itinéraire emprunté par le Boeing pouvait représenter un risque sérieux. Un manque de précaution d'autant plus alarmant que l'armée ukrainienne a, par le passé, abattu un avion de ligne : le 4 octobre 2001, le vol 1812 de la compagnie aérienne russe Siberia Airlines, qui reliait Tel-Aviv à Novossibirsk, a ainsi été frappé au-dessus de la mer Noire, provoquant la mort de 78 personnes.


Une coopération russe négligée par les enquêteurs

La Russie, qui a fait part de ses inquiétudes concernant la partialité de l'enquête dès son déclenchement, n’a eu que peu des possibilités pour contribuer à faire la lumière sur cette affaire. L’enquête a en effet prêté peu d’attention aux données fournies par les autorités russes, qui ont accepté de remettre toutes les informations en leur possession afin de parvenir à une compréhension complète de ce qu'il s’était passé en juillet 2014 dans l’espace aérien ukrainien.

En automne 2016, l’autorité aéronautique russe, Rosaviatsia, a même fourni des données de radar montrant qu’aucun missile n'avait été tiré depuis les zones contrôlées par les rebelles le jour du crash. Quelques mois plus tard, en janvier 2017, les autorités néerlandaises ont répondu qu’elles n’étaient pas capables de déchiffrer les données car elles étaient fournies dans un «format atypique». Bien que la Russie ait expliqué qu’elle avait utilisé le format ASTERIX pour présenter les données brutes, les Néerlandais ont déclaré que le radar russe était incapable de repérer un objet relativement petit de la taille d’un missile. En réponse, Oleg Stortchevoï, chef de Rosaviatsia, a rejeté cette affirmation en précisant que la station radar pouvait détecter des objets beaucoup plus petits qu’un missile BUK.

Plus récemment, en septembre 2018, le ministère russe de la Défense a présenté en conférence de presse des documents démontrant que le missile à l’origine du drame appartenait à l'Ukraine et avait été produit en 1986. Selon l'enquête internationale menée par les Pays-Bas, deux numéros de série ont été retrouvés sur des fragments du missile. La Russie a affirmé avoir pu reconstituer l'historique de ceux-ci jusqu'à un missile portant le numéro de série 8868720. Celui-ci aurait été produit dans une usine de la région de Moscou en 1986, avant d'être livré à une unité militaire ukrainienne, selon des documents présentés par la Défense russe. Ici aussi, ces éléments avancés par l’armée russe n'ont guère été pris en considération.

«La Russie n'a pas été en mesure de participer à l'enquête malgré un intérêt exprimé dès le début et des tentatives d'y prendre part», déclarait en juin dernier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.


Trois Russes et un Ukrainien soupçonnés d'être «complices» de meurtre

Le 19 juin, les enquêteurs internationaux ont révélé publiquement les noms et visages de quatre suspects (trois Russes et un Ukrainien) – présumés innocents jusqu'à l'ouverture de leur procès, qui débutera le 9 mars 2020 aux Pays-Bas. Ils sont accusés d'avoir transporté le système ayant servi à envoyer le missile sur l'avion, mais ne sont pas, selon les enquêteurs, ceux qui «ont appuyé sur le bouton».

«Le bureau du procureur néerlandais soupçonne que c’est en raison d’actions de ces personnes que l’avion du vol MH17 a été abattu. Bien que ce ne soient pas ces personnes précises qui aient appuyé sur le bouton, on sait qu’elles ont été impliquées directement dans les activités ayant visé à faire venir sur le territoire ukrainien des systèmes antiaériens BUK dont un a abattu l'avion», a expliqué un responsable de l'équipe internationale conduite par les Pays-Bas lors d'une conférence. Les enquêteurs ont précisé espérer retrouver les coupables.

Ces nouvelles accusations ont été rapidement battues en brèche par le ministère russe des Affaires étrangères qui a regretté une volonté de «discréditer» la Russie.


La Malaisie dénonce une enquête politiquement motivée visant à accabler la Russie

Moscou n'est pas seule à juger l'enquête peu impartiale. «Nous sommes très mécontents parce que depuis le tout début, [le crash du vol MH17] est devenu une question politique, sur comment accuser la Russie de méfaits. Même avant qu'ils n'examinent [l'affaire], ils parlaient déjà de la Russie» : cité par le journal Malaysia Mail, le Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, a en effet fait part de ses doutes le 20 juin dernier quant aux accusations visant les autorités russes. 

Pour le chef du gouvernement de Malaisie, il est «très difficile» pour les autorités de son pays de prendre pour argent comptant les accusations des enquêteurs internationaux, qui affirment que l'avion a été abattu par les rebelles de l'est de l'Ukraine avec l'aide de la Russie. «Nous voulons la preuve de la culpabilité [de la Russie]. Mais pour l'instant, il n'y a aucune preuve, seulement des rumeurs», a-t-il en outre affirmé.

Une voix discordante qui semble témoigner, cinq ans après le drame, de la difficulté des experts internationaux à mener une enquête indépendante.

RT

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