vendredi 31 mars 2017

La danse de Saint Guy de Kiev

Au Moyen âge, on appelait "danse de Saint Guy" les crises des personnes frappées par la chorée de Sydenham, une maladie nerveuse qui provoque des mouvements brusques, désordonnés et incontrôlables....

Il semble que l'Ukraine qui persiste depuis 3 ans dans la voie d'autodestruction ouverte sur le Maïdan soit entrée cette troisième année de dans la phase terminale de son suicide mais cherche à entraîner dans un chaos organisé l'ensemble de la région.

D'un côté nous avons les beaux discours des propagandistes et des diplomates de papier qui osent encore prononcer le nom de Minsk qui est désormais synonyme de cynisme dans le coeur des populations bombardées du Donbass. De l'autre côté nous avons la réalité d'un front qui devient de plus en plus instable avec une armée ukrainienne qui tire de plus en plus fréquemment sur des quartiers résidentiels civils. 

Ainsi ces derniers jours le Nord de Donetsk s'est retrouvé à nouveau sous des orages d'acier meurtriers qui de l'aéroport à Yasinovataya ont prouvé l'intention kiévienne de continuer son génocide lent de la population du Donbass.

Donetsk-Severny (Donets'k-Pivnichnyi), un village à 7 km au nord de Donetsk, 
pratiquement détruit par l'artillerie et des chars ukrainiens depuis 10 jours.

La propagande occidentale continue de mentir honteusement se faisant dans une inversion accusatoire hallucinante la complice des crimes de guerre commis chaque jour sur la ligne de front. Ecoutez s'il vous plaît le témoignage de cette femme du village de Molodeznoë dans la région de Lugansk, je confirme chacune de ses paroles y compris les plus étranges, comme lorsqu'elle évoque ce "silence effrayant" s'intercalant entre 2 bombardements et qui inquiète une population soumise à l'enfer chaque soir. Il m'arrive même d'être réveillé par ce silence lorsque l'arrêt momentané des tirs de mitrailleuses et de mortiers brise l'ambiance infernale et monotone des rues dévastées du quartier de l'aéroport...

Molodeznoë, quand la Vérité s'exprime 

Alors qu'un nouvel acte tragi-comique est joué au théâtre de Minsk, sur le terrain du Donbass, les tirs redoublent à la veille d'un nouveau cessez le feu prévu pour les vacances de Pâques (et cela ne semble surprendre personne qu'il faille imposer à Kiev pendant une trêve signée à Minsk un cessez le feu supplémentaire !)

Du 24 au 30 Mars 2017 en République de Donetsk, 6 personnes ont été tuées et 20 autres blessées suite aux bombardements ukrainiens. 

Depuis qu'une nouvelle trêve a été discutée à Minsk, ces 2 derniers jours 3 civils et 1 militaires ont été tués par l'artillerie ukrainienne, qui a frappé délibérément plus de 20 quartiers et localités, dans ma rue au cours des 2 dernières nuits, 3 obus (2 de mortier et 1 de char) sont tombés sur des habitats heureusement inhabités et déjà détruits.

Au total depuis le début de l'année, 95 personnes ont été tuées par l'armée ukrainienne et 174 autres ont été blessées.

Bombardements de Yasinovataya (Nord de Donetsk) le 30 mars 2017




Bombardements de Petrovsky (Sud Ouest de Donetsk) le 30 mars 2017


Voici un point de situation complet à la veille de cette "trêve pascale" dont je crains qu'elle nous réserve un poisson d'avril plutôt désagréable ainsi que des soubresauts désordonnés et criminels d'un pouvoir kiévien mais aussi ne l'oublions pas d'une Union Européenne qui depuis 3 ans a signé son arrêt de mort en Ukraine.  

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Carte des bombardements de la nuit du 30 au 31 mars 2017



Source de l'article : DONi press

Regain de tensions dans le Donbass à la veille d'un cessez le feu,
l'Ukraine, acculée jette de l'huile sur le feu


Alors qu'à Minsk un nouveau cessez-le-feu a été conclu à partir du 1er avril à minuit, pour les fêtes de Pâques, l'armée ukrainienne semble décidée à profiter des derniers jours avant de devoir se calmer (pour un temps).

Après avoir fait une victime civile (une femme) dans la nuit de mardi à mercredi, lors du bombardement massif du district de Kievsky à Donetsk, ainsi qu'un mort et un blessé parmi les soldats de la République Populaire de Donetsk (RPD) lors du bombardement de leurs positions, l'armée ukrainienne a continué crescendo la nuit dernière.

Les bombardements qui ont frappé 20 localités de la république ont endommagés ou détruit 18 habitations et blessé une civile ainsi qu'un soldat. Artillerie lourde (122 mm et 152 mm), mortiers de 82 mm et 120 mm, chars d'assaut, mais aussi véhicules de combat d'infanterie, véhicules blindés, lance-grenades et armes légères étaient à l’œuvre.

Les tirs ont principalement visé le district de Petrovsky, au Sud Ouest de Donetsk, où se sont concentrées l'essentiel des destructions des dernières 24 h avec 12 habitation détruites ou endommagées. Un grand nombre d'entre elles sont très loin de la ligne de front et donc des positions de l'armée de la RPD comme on peut le voir sur cette carte, rien ne justifie donc leur bombardement, à part le plaisir sadique de tirer sur des civils :

Maisons détruites ou endommagées à Petrovsky

Quatre maisons ont totalement brûlé, et les dégâts laissent à penser que ce sont des obus incendiaires qui ont été utilisés par l'armée ukrainienne. Si cela avait été des obus conventionnels, la femme qui a été blessée serait morte, l'un des obus ayant touché directement sa chambre à coucher. Une école a aussi été touchée lors de ce bombardement.

Maison brûlée à Petrovsky

Ces tirs ont aussi privé d'électricité la station d'épuration de Donetsk (stoppant son fonctionnement) et la mine de Tcheliouskintsev, et détruit plusieurs lignes électriques et gazoducs.

Et en fin de journée l'annonce de la mort de deux civils à Yassinovataya après des bombardements lourds de la localité par l'armée ukrainienne est tombée.

Des crimes de guerre qui ne sont pas près de s'arrêter alors que le régiment Azov va être redéployé près de Donetsk, en replacement du bataillon Aïdar. Un redéploiement qui va se faire aux dépens de la population locale. Les combattants néo-nazis exigeant d'être mieux logés que les soldats ordinaires, les autorités locales dressent en effet la liste des maisons vides qu'ils vont pouvoir occuper (et piller) à leur guise.

Et ils ont intérêt à en profiter tant qu'ils peuvent, tant l'Ukraine se précipite de plus en plus vite vers le fond du gouffre. Car niveau mauvaises nouvelles, aussi bien économiques qu'en terme d'image du pays, l'Ukraine est plus que servie.

Après les actes de vandalismes et les pressions dont elle a fait l'objet, la filiale ukrainienne de la banque russe Sberbank va être vendue. Et il ne fait aucun doute que d'autres banques russes vont sortir elles-aussi rapidement du bourbier ukrainien. Laissant les Ukrainiens entre eux, et surtout tarissant les sources d'investissement russes qui alimentaient encore l'Ukraine.

Le FMI quant à lui continue de repousser sine-die la réunion de discussion sur la prochaine tranche à accorder à l'Ukraine, déclarant que ce sera discuté lundi prochain, mais sans le mettre à l'ordre du jour. Résultat 1,5 milliards de dollars sont toujours bloqués sans que l'Ukraine soit sûre de pouvoir les obtenir.

Et cette procrastination financière est contagieuse, puisque la banque mondiale a elle aussi décidé de reporter (pour le moment au 2 mai) une réunion lors de laquelle doit être approuvé un crédit de 150 millions de dollars pour l'Ukraine.

Et vu le jugement rendu par la Haute Cour de Londres concernant la dette de 3 milliards de dollars que l'Ukraine a envers la Russie, la situation financière du pays n'est pas prête de s'arranger. En effet, la Haute Cour de Londres a jugé que les arguments des autorités ukrainiennes pour refuser de rembourser les 3 milliards de dollars que la Russie lui a prêtés en 2013 n'étaient pas valables.

En clair : Kiev doit payer les 3 milliards de dollars ainsi que les intérêts. Bien sûr l'Ukraine va faire appel de cette décision et a accepté une suspension des procédures jusqu'à fin avril, afin de gagner encore du temps. Mais il y a peu de chances pour que le jugement en appel soit différent vu le vide intersidéral des arguments de Kiev.

Et ce n'est pas avec l'exclusion de la candidate russe à l'Eurovision que l'Ukraine va redorer son image. Que du contraire. Sortant de sa passivité habituelle vis à vis des autorités de Kiev, la directrice générale de l'Union européenne de radio-télévision a en effet menacé de suspendre l'Ukraine des prochaines éditions de l'Eurovision suite à cette exclusion scandaleuse, qui n'est rien de moins qu'une instrumentalisation politique d'un événement qui, comme le sport, devrait être neutre et au dessus de ce genre de conflits entre pays.

Et cette russophobie ne va faire que s'aggraver en Ukraine suite à la signature d'un manifeste nationaliste ukrainien complètement délirant, sorte de dystopie nationaliste pour fous furieux débiles.

Dans un manifeste de 20 points soulignant les objectifs communs des nationalistes ukrainiens, les sommités de ces mouvements comme Oleg Tiagnybok (Svoboda), Andriy Biletsky (Corps National), Andriy Tarasenko (Pravyi Sektor), Stepan Bratsioun (Congrès des Nationalistes Ukrainiens), Bogdan Chervak (OUN) et Sergueï Mazour (organisation C14), ont jeté sur papier toutes les propositions les plus délirantes et les plus destructrices pour leur pays qu'il était possible d'imaginer.

Au milieu de propositions visant à créer une église nationale unifiée basée à Kiev (alors que leur église orthodoxe n'est actuellement reconnue par aucune autre, ce qui reviendrait rien moins qu'à éradiquer les autres églises orthodoxes d'Ukraine, et serait donc une violation flagrante d'un paquet de conventions internationales), se trouvent des propositions visant à imposer la langue ukrainienne comme langue unique en Ukraine (détruisant non seulement le russe, mais aussi la langue des Tatars de Crimée, le hongrois, le ruthène ou le roumain), retrouver son statut de puissance nucléaire (je vous laisse imaginer le désastre quand on voit déjà ce qui est arrivé dans l'entrepôt de munitions conventionnelles près de Kharkov), faire cesser tout commerce de sociétés russes sur le territoire ukrainien (et empêcher aussi tout investissement russe), et ranimer ce vieux fantasme de l'Intermarium (une sorte de fédération allant de la Baltique à la Mer Noire)…

Le tout en se prétendant « neutres » (ni Ouest, ni Est), alors que manifestement leurs délires sont directement inspirés par l'OTAN. L'OTAN qui tout en prétendant ne pas avoir de velléités agressives contre la Russie, prouve chaque jour le contraire par ses actes. Ainsi cette offre d'emploi quelque peu surprenante qui est apparue en Allemagne, où l'OTAN offre comme job d'été de jouer des civils russes lors d'une simulation de guerre de l'OTAN. Sic.

Si çà c'est pas chercher la guerre et prendre les gens pour des cons, je ne sais pas ce que c'est… En attendant, l'OTAN, comme l'Ukraine devraient se méfier de ce qu'ils appellent tant de leurs vœux : un conflit avec la Russie. Car comme le dit le dicton populaire « il se pourraient bien qu'ils l'obtiennent », et si les Russes ne commencent jamais une guerre, ils la finissent toujours.

Christelle Néant pour DONi press

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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des pauvres de mon quartier 

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Actuellement je réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local)) pour pouvoir aider des personnes isolées et des familles de mon quartier. 

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 



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