mercredi 26 septembre 2018

Photo du 26 septembre

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Dans la fraîcheur du soir, le soleil fatigué par les assauts des nuages sombres rejoint ses quartiers d'automne.

Autour de nous les canons des mitrailleuses lourdes ukrainiennes jettent dans le ciel les premières étoiles filantes de la nuit.

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Sous un ciel d'acier

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Ciel d'acier automnal
Dernier jour de la rotation, la fatigue marque pas la durée de la mission contrairement aux barbes qui ronge les visages poussiéreux. Autour de nous l'automne est sorti définitivement de sa chrysalide équinoxiale et les hommes alternent dans leurs mains les fusils et le pioches...4


Mercredi 26 septembre 2018

Ce matin, au sortir d'une nuit fraîche, les soldats qui n'étaient pas assignés aux postes d'observation sont allés dans les tranchées se réchauffer, plus par le labeur que le soleil aujourd'hui intimidé par une cavalcade de nuages en armures au couleur de l'acier.

Et la terre sombre comme un miroir sous le ciel de résonner de la danse des pioches des marteaux et des pelles creusant de nouvelles tranchées, casemates et tunnels à la barbe des positions ukrainiennes.


"Tiomne" au combat contre le béton

D'habitude, cette terre du Donbass, lorsqu'elle n'est pas mordue par le général Hiver est assez facile à creuser. Mais ici au milieu de la zone industrielle de Promka, les strates de béton et de bitume, de pierre et de ciment carapaconnent une terre tassée par les chantiers et les bombardements.

La progression journalière des travaux se calcule donc plus souvent en centimètres qu'en mètres, sachant que le travail s'effectue à quelques dizaines de mètres seulement des premières positions ukrainiennes, et doit s'environner de prudence et d'un couverture feu assurée ce matin par une mitrailleuse légère.


"Hedik" au PKM, en couverture feu

Plus tard je suis parti le long de la route Donetsk-Gorlovka pour rechercher de nouvelles positions d'observation et de tir que le parapet surélevé offre aux snipers. Une occasion de saluer une nouvelle fois Philippe, Darko et Xavier en poste sur une des positions défendant le secteur Nord-Ouest de Yasinovataya.


Du côté de la route Donetsk-Gorlovka

Au coeur de ce secteur se situe dans la zone grise (neutre) l'usine de filtration d'eau potable ("DFS") qui dessert près d'1 million de personnes de chaque côté du front et principalement la région de Donetsk. Cette usine que les ukrops ont cherché plusieurs fois à contrôler et bombardent régulièrement est sous haute surveillance des observateurs de L'OSCE qui y ont même installé des caméras permanentes.


"Tiomne" et "Jek" toujours au creusement de tranchée

A mon retour de reconnaissance, je retrouve ma position, ses tranchées et leurs soldats (re)devenus pour un temps mineurs du Donbass. La fraicheur resurgit de la courbe descendante du soleil, tandis que d'autres grondements se font entendre à l'horizon Nord, signalant d'autres nuages plus artificiels mais chargés quant à eux d'un acier bien réel !

Erwan Castel

Le serbe "Darko", le français "Philippe" et le belge "Xavier" d'unité Continentale

"Snek" et son groupe pour une pause bien méritée...

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Petit chasseur de lumière

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Après 4 hivers passés dans le Donbass, si j'ai réussi a m'habituer au froid qui ici dans les tranchées du front nous impose du -20° sans abri, ni chauffage, en revenche les variations saisonnières très marquées et brutales sont toujours une surprise, bonne ou mauvaise cela dépend des solstices ou équinoxes du moment...

Ainsi l'automne est arrivé tambour battant dès le lendemain de l'équinoxe d'automne, apportant dans son train de nuages bas froid, vent et humidité !


Mercredi 26 septembre 2018

Cette nuit au milieu des tirs réguliers crachés des positions ukrainiennes, le froid s'est invité dans les secrets de "Forteruine" où l'humidité des pluies avait déjà élu domicile depuis 2 jours.

Trotinnant au milieu des gamelles et des caisses de munitions, notre nouvelle recrue moustachue, surprise par la fraîcheur de son premier automne s'est lancée dans une chasse à la chaleur, passionnée et voluptueuse.

Se déplaçant au rythme de la dynamique solaire le jeune "Blin", sous l'oeil tranquille des souris qu'il n'inquiète pas encore, a fureté de pièce en couloir à la poursuite de ces tâches de lumière chargées de chaleur lui rappelant le doux été de sa naissance avant de se dérober toujours et encore vers des endroits inaccessibles.

Le chaton opiniâtre a finalement vu sa "queste" matutinale récompensée par un Graal ronronnant de chaleur qui dans la cuisine venait de se réveiller à son tour en répondant à l'appel du café des sentinelles se croisant dans l'aurore d'une nouvelle journée.

Erwan Castel


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Quand le MH17 refait surface...

.. et fait des vagues !

Malgré le théâtre organisé pour incriminer la Russie dans le crash du vol de la Malaysian air lines au dessus du Donbass le 17 juillet 2014, les preuves irréfutables de la responsabilité ukrainienne dans cette tragédie font lentement mais sûrement surface...

Il restera ensuite à enquêter sur cette enquête initiale faussée et mensongère orchestrée par la propagande de guerre occidentale...

Erwan Castel

Source de l'article : Réseau international


Le plus haut degré de certitude : 
Les nouvelles preuves du crash du vol MH17

par Oriental review


Un numéro de série sur une partie du missile BUK-TELAR qui a été tirée sur le vol
MH17 est dévoilé lors de la conférence de l’équipe d’investigation conjointe (JIT)
Le 17 septembre, le ministère de la Défense de la Fédération de Russie a organisé une réunion d’information à l’intention de la presse, afin de présenter de nouvelles preuves documentées que les forces armées ukrainiennes ont contribué à faire écraser l’avion malaysien qui survolait le Donbass en juillet 2014.

D’après les informations qui ont été conservées sur les débris du missile trouvés sur les lieux de l’accident et exposés par l’Équipe d’Investigation Conjointe (JIT) le 24 mai 2018, les enquêteurs militaires russes ont pu lire les numéros d’identification uniques imprimés sur la buse et le moteur du missile. Il a été établi que ce missile avait été fabriqué en Union Soviétique en 1986. Des documents ont été présentés lors de la réunion d’information provenant des archives du fabricant, ainsi qu’un registre classé Top Secret, dans lequel était consignée l’arrivée du missile dans un entrepôt appartenant à une unité militaire près de la ville de Ternopil dans ce qui était alors la République Soviétique d’Ukraine.

Nikolaï Parchine, chef de la direction des missiles et de l’artillerie du ministère russe de la Défense a déclaré :
  • "Le missile, qui portait l’empreinte du numéro de série militaire 886 84737379 et a été fabriqué pour être utilisé dans un système de missiles antiaériens Buk le 29 décembre 1986, a été expédié par train à l’unité militaire 20152. Il n’a pas été restitué sur le territoire russe après l’effondrement de l’Union Soviétique, mais a été ajouté à l’arsenal des forces armées ukrainiennes. Il convient de mentionner que depuis 2014, cette unité a souvent été utilisée dans le cadre de ce qu’on a appelé l’opération anti-terroriste dans les régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine" .

Ruslan Grinchak
Un enregistrement audio de 2016 a également été publié, dans lequel une discussion entre membres de l’armée ukrainienne peut être entendue. Les voix de deux hommes sont clairement audibles sur la cassette, l’un d’eux est appelé « Grinchak« . Leur conversation porte sur la station radar Malachite de l’Ukraine et la fermeture de l’espace aérien. L’homme nommé Grinchak parle avec émotion et a des mots durs à dire au sujet de ses camarades militaires qui ne s’acquittent pas de leurs fonctions officielles comme ils le devraient. Grinchak exhorte l’autre homme à sévir contre ses collègues et à les forcer à suivre les bonnes procédures, sinon, comme il l’a dit « … nous allons…abattre un autre Boeing malaisien« .

L’homme sur l’enregistrement dit :
  • "Mais quelle est la différence, je te dis. Tu ne comprends pas ? Les marins ne peuvent pas être virés juste pour que notre station Malachite fonctionne correctement. L’infanterie ? Qu’est-ce qu’ils savent, *** ? Devraient-ils prendre la « responsabilité et rédiger une sorte de rapport ou de déclaration ? … Ce n’est pas réaliste, ***. Allez les voir et dites-leur, bande de petits cons, *** si ça doit être comme ça, *** alors nous allons…abattre un autre Boeing malaisien, et tout sera ***" .

L’homme que l’on entend parler sur l’enregistrement a été identifié. Il s’agit de Ruslan Grinchak, colonel dans les forces armées ukrainiennes qui, en 2014, était à la tête de la 164e brigade du génie radio qui contrôlait l’espace aérien du Donbass.

Des experts russes ont également examiné les vidéos de l’Équipe d’Investigation Conjointe, qui illustrent l’itinéraire supposé emprunté par le système de défense aérienne de Buk en territoire ukrainien. Ces vidéos montraient des signes d’altération, comme en témoignent les nombreuses violations des lois de la perspective linéaire et de la projection de la lumière, ainsi que l’utilisation de certaines techniques couramment utilisées en animation numérique.

Violations des lois de la perspective linéaire sur la vidéo

Maintenant que ces documents ont été rendus publics, il est impératif – c’est le moins que l’on puisse faire – de réexaminer de près les événements qu’ils touchent. L’Équipe d’Investigation Conjointe acceptera-t-elle de les examiner sérieusement ? La Commission a précédemment rejeté toute offre de coopération de la part des Russes.

En 2015, la société russe Almaz-Antey a mené une expérience qui a utilisé les informations sur les dommages subis par la coque de l’avion de ligne pour calculer avec précision sa position dans le ciel par rapport au missile au moment de l’explosion de l’ogive. Cela a permis de déterminer la trajectoire du vol du missile et d’établir la zone à partir de laquelle il avait été lancé. Ces calculs indiquaient quelque part dans les environs du village de Zaroshchenskoye, qui était à l’époque sous le contrôle de l’armée ukrainienne.

Le JIT n’a pas examiné ces documents dans le cadre de ses travaux. La commission opérait sous le contrôle des forces de renseignement britanniques et n’était pas autorisée à s’écarter de la ligne anti-russe prescrite dans le cadre de l’enquête. Même les enregistrements des boîtes noires (la preuve la plus importante) n’ont pas été publiés. Après avoir passé plusieurs années à être « décryptés » par des experts britanniques sur la base militaire de Farnborough, l’Équipe d’Investigation Conjointe les ont ignorés avec un bref message : « ils ne révélaient aucune faute technique ni aucune situation d’urgence » dans la cabine de pilotage du Boeing 777. Et pourtant, ces enregistreurs vocaux pourraient contenir des informations qui permettraient de faire la lumière sur les circonstances entourant le désastre.

La version de l’incident proposée par la société Almaz-Antey suggère l’existence possible de deux terroristes, qui ont été utilisés pour assurer la destruction du Boeing 777. Si la première tentative d’abattre l’avion échouait, ou ne réussissait pas entièrement, la réaction des pilotes enregistrée par les boîtes noires expliquerait beaucoup de choses. La version à deux auteurs de l’événement suppose que l’avion de ligne a été attaqué par un appareil d’attaque au sol ukrainien SU-25 sous le commandement du capitaine Vladislav Voloshin. Le fait que cet officier ait reçu l’Ordre du Courage dès le lendemain, avant de sombrer dans la dépression et de se suicider en mars 2018, rend cette version beaucoup plus crédible.

Peut-être y avait-il effectivement une sorte de « situation d’urgence » à bord du Boeing 777, et c’est pourquoi les enregistrements de la boîte noire n’ont pas été dûment publiés ?

L’Équipe a suivi scrupuleusement les ordres britanniques jusqu’au 22 janvier 2016, date à laquelle le discours prononcé par Harm Brouwer, président du CTIVD (Comité néerlandais de surveillance des services de renseignement et de sécurité), devant le parlement néerlandais, a fait la une de l’actualité. Brouwer a livré un récit selon lequel le jour où le vol MH17 a été abattu, il n’y avait pas de missiles présents dans la zone de la catastrophe, à l’exception des systèmes Buk de l’Ukraine.

Les médias néerlandais ont d’abord « négligé » cette bombe et elle serait restée enterrée à jamais, sans un tweet du député Pieter Omtzigt. Pour prouver son point de vue, Omtzikht a joint une photographie d’une page du rapport de Harm Brouwer.

Par la suite, de nombreux médias néerlandais se sont déclarés prêts à poursuivre leur propre gouvernement devant les tribunaux afin d’être autorisés à consulter tous les documents d’enquête. L’Équipe d’Investigation Conjointe avait le choix entre suivre les instructions des services de renseignements britanniques, ce qui les pousserait finalement dans un coin très déplaisant, ou choisir une autre position. Un autre facteur de motivation était que la partie lésée au premier chef – la Malaisie – commençait à faire pression sur le JIT pour qu’elle mène une enquête objective. En mai dernier, le ministre malaisien des Transports, Anthony Loke, a qualifié de non prouvée l’accusation selon laquelle la Russie aurait abattu le vol MH17, et ce n’était pas la première déclaration de ce type des responsables malaisiens.

Et puis il s’est passé quelque chose que très peu de gens attendaient : le JIT a accepté de jeter un coup d’œil sur les matériaux fournis par la Russie ! Bien qu’ils aient ajouté la condition que l’examen prendrait du temps.

À ce moment-là, le comportement de Poroshenko a prouvé à quel point les responsables ukrainiens étaient inquiets, maintenant qu’ils se sentaient menacés par l’exposition alors que l’enquête sur la tragédie du vol MH17 progressait. Ce crime n’aurait pas pu être commis sans son consentement et, littéralement, deux jours après l’exposé du Ministère russe de la Défense, un décret de Porochenko est entré en vigueur, rompant ainsi le Traité d’amitié, de coopération et de partenariat avec la Fédération de Russie. Et pour couronner le tout, au même moment, l’ancien chef du Service de sécurité ukrainien, Valentyn Nalyvaichenko, a soudainement annoncé sa candidature au poste de président de l’Ukraine. Cet événement offre une raison impérieuse de croire que Washington a décidé d’accélérer abruptement les préparatifs pour le remplacement de Porochenko, s’ils ne réussissent pas lors des prochaines élections.

Compte tenu de cette évolution, une question demeure. Si l’image réelle des événements entourant l’écrasement du Boeing 777 malaisien dans le ciel ukrainien émerge avec une telle clarté que même les principaux acteurs comprennent l’inutilité de nouvelles tentatives pour la dissimuler, que fera l’Europe à Kiev ? Dans certaines circonstances, le soutien et la reconnaissance équivalent à la complicité.


traduit par Pascal, revu par Martha pour Réseau International

mardi 25 septembre 2018

Photo du 25 septembre

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Aux environs de 13h00 locale, un nouvel accrochage entre positions a animé le secteur de Promka au Nord de Donetsk.

Depuis un bunker renforcé, une mitrailleuse lourde ukrainienne de 12,7 mm appuyée par des armes légères et des grenades à fusil, a repris le mitraillage de nos lucarnes de tir et d'observation provoquant un inévitable échange de tir.

Ici, "Makhotia" un jeune volontaire du Donbass réalisant sur le bunker situé à 500 mètres de "Forteruine" un tir au lance roquette antichar RPG 7.

Les tirs entraînant d'autres tirs, l'accrochage va rapidement se répandre comme une traînée de poudre jusqu'aux tranchées et positions voisines, pendant une vingtaine de minutes avant de laisser à nouveau le froissement des tôles agitées par le vent perturber le silence revenu.

C'est maintenant sur le front du Donbass, l'heure de la soupe sauce Promka, épicée de poussière à l'odeur de poudre !...

Erwan Castel

Ps: La photo de qualité mediocre est une capture d'écran d'une vidéo faite avec un vieux smartphone (je la publierai sur mon blog à mon retour du front).

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Rencontres gauloises

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Philippe Khalfine

Les français qui ont été parmi les premiers occidentaux à rejoindre la rébellion du Donbass sont toujours présents sur le front de Donetsk depuis 2014. "Unité Continentale" se reforme sous la houlette de Philippe Khalfine, fort de l'expérience mais aussi des erreurs du passé.


Mardi 25 septembre 2018

Ce matin, après que la pluie s'en soit partie rejoindre vers l'horizon Nord les grondements sourds et inhabituels d'une artillerie lourde ukrainienne opérant dans le secteur de Gorlovka, les activités ont envahies à nouveau les tranchées en cours d'amélioration perpétuelle.

C'est dans ce labyrinthe au sol collant des pluies nocturnes que j'ai croisé Philippe, autre volontaires de France engagé dans le brigade internationale Piatnashka ainsi que Xavier un cousin belge récemment arrivé dans nos rangs.

Xavier Vrancken

Et quand un francophone rencontre d'autres francophones, qu'est ce qu'ils se racontent ? Des histoires de francophones bien sûr !

Et d'évoquer brièvement les nouveaux volontaires qui se sont fait connaitre ou en cours d'approche pour rejoindre les rangs du bataillon.


Cette intégration aujourd'hui qui est quelque peu retardée par la réorganisation administrative en cours du régiment, ne doit pas décourager les volontaires, bien au contraire. Car les grondements de l'artillerie ukrainienne rebondissant sous la basse couche des nuages rappellent la permanence du combat que mènent ici les peuples d'Europe attachés à leur Liberté.

Erwan Castel

Mézigue avec mon dernier protégé "Blin"

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lundi 24 septembre 2018

Ukraine: l'échec de la démesure


L'Ukraine moderne est un monstre difforme né des boulimies militaires des états nations et des charcutages des traités vengeurs consécutifs, mais qui ont en commun un mépris de la réalité des peuples européens et le leurs territoires naturels.

Ainsi l'Ukraine à hérité de morceaux de Russie, de Pologne, de Hongrie de Roumanie qui ont jeté dans le giron de Kiev des populations étrangères minorisées.

Tant que tout ce beau monde était dans le giron soviétique, le navire ukrainien restait stable. Mais après l'effondrement de l'empire soviétique et la décadence ukrainienne les identités natives ont refait surface, attirées par leurs berceaux originels.

Et ces nostalgies identitaires dans une Ukraine à cheval entre Occident et Eurasie, deviennent rejettent alors leurs greffes et deviennent révolution, confrontations, séparations, conflits et même guerre civile.

Après la Crimée et le Donbass, les minorités ethniques de l'Ouest, comme la sub carpatie hongroise, refusent à leur tour la politique ethnocentrée du nouveau régime de Kiev.

Comme la Russie avec le Donbass, la Hongrie veille sur ses enfants otages de la folie kiévienne.

Erwan Castel

Source de l'article : Visegrad


Nouvelles tensions entre la Hongrie et l’Ukraine 
et menaces sur la minorité hongroise de Subcarpatie


Ukraine – Menaces d’expulsion du consul de Hongrie de Berehove (Ukraine) et nouvelles tensions diplomatiques entre Budapest et Kiev.

Les tensions diplomatiques entre Budapest et Kiev sont récurrentes depuis septembre 2017, lorsque les autorités ukrainiennes ont entrepris de mener une réforme du système éducatif visant à supprimer toutes les langues minoritaires (russe en premier lieu, mais aussi polonais, roumain, hongrois ou bulgare). Cela avait amené la Hongrie a opposer son véto à la présence de l’Ukraine lors d’un sommet de l’OTAN pour protester contre les conséquences de cette loi pour la minorité hongroise de Subcarpatie. L’incendie en février 2018 du centre culturel hongrois d’Oujhorod (en hongrois : Ungvár) avait également ravivé ces tensions.

Ce vendredi 21 septembre 2018, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Pavlo Klimkin a déclaré que l’Ukraine était prête à expulser le Consul de Hongrie en poste à Berehove (en hongrois : Beregszász) si Budapest ne le rappelait pas.

Cette déclaration fait suite à une vidéo dans laquelle des Hongrois d’Ukraine participent à une courte cérémonie durant laquelle il se voient attribuer la citoyenneté hongroise. À la fin de cette vidéo, on peut entendre une personne signaler qu’il ne faut pas utiliser le passeport hongrois à la frontière ukrainienne, mais uniquement le passeport ukrainien.

En effet, en principe, l’Ukraine ne reconnaît pas la double-citoyenneté, et il est préférable de ne pas faire état de l’obtention d’une autre citoyenneté aux autorités, au risque que la citoyenneté ukrainienne soit perdue. L’application des dispositions strictes de cette loi semble toutefois être à géométrie variable, puisqu’il est notoriété publique que l’oligarque et ancien gouverneur de Dnipropetrovsk Ihor Kolomoyskyi dispose de trois citoyennetés (dont la citoyenneté ukrainienne).

Depuis 2010 et le retour au pouvoir de Viktor Orbán, les autorités hongroises ont entrepris une politique de réintégration dans la citoyenneté hongroise en faveur des nombreuses minorités hongroises des pays voisins de la Hongrie, conséquence du découpage des frontières effectué par le Traité de Trianon après la Première Guerre mondiale. C’est ainsi que plus d’un million de personnes (essentiellement en Roumanie et en Serbie) ont obtenu la citoyenneté hongroise entre 2010 et 2017. Seuls les Hongrois de Slovaquie sont restés à l’écart de ce processus en raison d’une loi votée dans l’urgence par le parlement slovaque et mettant en place un processus de destitution de la citoyenneté slovaque pour ses citoyens qui demanderaient l’obtention d’une autre citoyenneté.

Dans le cas de l’Ukraine, en dépit de l’interdiction théorique de la double-citoyenneté, il y a vraisemblablement eu un laisser-aller sur le contrôle de l’obtention d’une autre citoyenneté (en l’occurrence hongroise) par des citoyens ukrainiens, d’autant que cette citoyenneté est de plus en plus souvent le sésame pour l’émigration vers la Hongrie ou l’Union européenne afin de quitter une Ukraine où le niveau de vie a nettement chuté depuis la crise de 2013. Ainsi, la communauté hongroise, estimée à 150.000 personnes en 2001 s’est notablement réduite ces dernières années, avec selon les estimations 1.500 départs par an (essentiellement des jeunes).

Autre source d’inquiétude pour les autorités hongroises : la mise en ligne par un site nationaliste ukrainien (“Myrotvorets”, qui signifie “pacificateur”) des noms (avec adresse de leur lieu de résidence) d’un certain nombre d’élus locaux de la minorité hongroise de l’Ukraine subcarpatique supposés être titulaires de la citoyenneté hongroise, en plus de la citoyenneté ukrainienne.

Selon le site Karpatinfo, il est arrivé par le passé que des personnes (en l’occurrence l’ancien député Oleg Kalachnikov et le journaliste Oles Bouzina) dont les coordonnées avaient été diffusées par ce site soient assassinées quelques jours plus tard. En 2016, le président ukrainien Porochenko avait admis que les autorités n’avaient que peu de contrôle sur ce site.

Liste diffusée sur la page Facebook de Myrotvorets


Par ailleurs en Subcarpatie, des groupes comme la Garde de Sich (Karpatska Sich, dont le nom est inspiré d’une bande armée ukrainienne qui a opéré dans la région à la fin des années 30) ont déjà organisé des manifestations durant lesquelles des slogans hostiles et menaçant à l’endroit de la minorité hongroise ont été proclamés.

Péter Szijjártó, ministre des Affaires étrangères hongrois, a déclaré que l’éventuelle expulsion d’Ukraine du Consul de Berehove ne resterait pas sans réponse. La réponse majeure de la Hongrie est d’enrayer les rapprochements voulus par l’Ukraine avec l’OTAN et l’UE, deux organisations dont la Hongrie est membre. Szijjártó a également affirmé que selon lui ces actions avaient lieu dans le cadre de la campagne pour la prochaines élection présidentielle ukrainienne de mars 2019, et qu’il rencontrerait prochainement lors d’une session des Nations Unies son homologue ukrainien.

Avant la réforme scolaire ukrainienne de septembre 2017, Budapest s’était pourtant efforcé d’avoir de bons rapports avec le nouveau pouvoir de Kiev. En effet, le pouvoir hongrois a désormais pour stratégie (après la chaotique décennie 2000 où la gauche libérale gouvernait en Hongrie) de faire en sorte que les minorités hongroises des pays voisins ne soient plus une pomme de discorde mais un pont entre la Hongrie et ses voisins, dans une logique “gagnant-gagnant” de négociations et d’intérêts mutuellement bien compris.

C’est ainsi que lors de son discours de Tusványos durant l’été 2016 (durant lequel il avait été le premier chef d’État à exprimer son souhait de voir Donald Trump l’emporter), Viktor Orbán avait expliqué que la Hongrie investissait en Subcarpatie et défendait le droit des citoyens ukrainiens à pouvoir se déplacer dans l’Union européenne sans visa (droit pour lequel la Hongrie et les pays du V4 ont plaidé). La levée de l’obligation de visas pour les citoyens ukrainiens pour des voyages de courte durée au sein de l’Union européenne a eu lieu dans le courant 2017.

Deux ans plus tard, Viktor Orbán dressait un bilan moins flatteur sur la situation en Ukraine : “Je ne vois pas pour eux d’adhésion à l’OTAN, et la perspective d’une adhésion à l’Union européenne est égale à zéro, et au lieu d’un nouvel Etat ukrainien je ne vois pour le moment qu’une économie ukrainienne dérivant vers l’esclavagisme lié à son endettement.“

Entre temps, la réforme scolaire ukrainienne a détérioré les relations entre Kiev et Budapest, mais aussi Varsovie et Bucarest.

Photo du 24 septembre

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Dans l'obscurité quasi permanente de "Forteruine", notre position sur le front de Yasinovataya, l'ambiance est parfois surréaliste, les ombres apparaissant ou s'évanouissent aux lisières fragiles des halos rougeâtres et limités de nos lampes frontales.

Une lumière rouge, en dehors de l'ambiance "gothique" qu'elle génère présente un double avantage tactique :

1 / Sauf si la source est directement visible la lumière est difficilement perçue du fait que dans le spectre des couleurs dont le jaune est celle qui est la plus visible pour l'oeil humain, le rouge (comme son opposé le violet) est en limite de "bande passante".

2 / Lié à cette première caractéristique, l'utilisation d'une lumière rouge permet de préserver sa vision nocturne qui réclame un temps d'adaptation à l'obscurité pour la pupille qui agit comme un diaphragme.

Dans certaines zones de "Forteruine", les plus exposées aux tirs ennemis, une obscurité quasi permanente nous soustrait aux couleurs changeantes du temps.

Mais il y a toujours dans l'obscurité de ces espaces confinés un doigt de lumière, glissant par une lézarde ou la bouche étroite d'une meurtrière, et qui nous offre une aiguille lumineuse perçant la poussière ambiante, pour nous rappeler dans son cheminement mural la course extérieure de plus en plus courte du soleil.

Erwan Castel

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La lune, le vent et les balles

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Fusée de roquette passant à côté de nos murs.
Pendant cette rotation de septembre 2018, les forces ukrainiennes ont repris leurs fréquence de tirs d'avant les trêves estivales, sans toutefois dans notre secteur utiliser avec régularité les mortiers de 82 et 120 mm que nous savons à leur disposition.


Lundi 24 septembre 2018

Et c'est reparti !

Peu avant qu'au couchant, le soleil ne se cache pour échapper à la lune qui surgit au levant, les ukrops fidèles à leurs habitudes idiotes arrosent nos positions de tirs divers au milieu du vent porte l'automne jusqu'au cœur des casemates.

Fusils d'assaut en 5.45 et 7.62mm, mitrailleuses légères en 7.62mm et mitrailleuse lourde Utios procèdent à un inventaire de nos postes de combat.

Tir au coup par coup d'une mitrailleuse "Utios" (12,7mm) ukrainienne 
frappant le dessus du bâtiment, suivi des ripostes d'une de nos mitrailleuses légères.

Nous ripostons à notre tour de nos mitrailleuses légères et fusil "Schok", tandis que la pleine lune imperturbable, continue son décollage à l'horizon...
"Blin, le jeune chaton recroquevillé dans ma veste autour de ses ronronnements semble lui aussi indifférent au vacarme des hommes qui envahit de poussière une "Forteruine " devenue caisse de résonance.

Mitrailleuse légère PKM en action au mur Nord

Peu après 19h00 locale, les lance-roquettes ukrainiens de type RPG arrivent pour animer cette nouvelle soirée organisée à Promka.

"Show must go on !"

Erwan Castel

Lever de Lune a l'horizon vers Yasinovataya.
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

dimanche 23 septembre 2018

Sous le regard de Séléné

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Il m'est difficile de ne pas trouver un écho métaphysique aux phénomènes naturels sous lesquels nous autres humains, rampant dans les caniveaux de nos certitudes, nous nous agitons vainement. Mais cette conscience est aussi la source d'une force pour mieux endurer les épreuves subies et choisies car la nature est le socle de la Tradition, "ce murmure des temps anciens et du futur" pour laquelle je me bats et ou résonne le chant de la Liberté des peuples.


Dimanche 23 septembre 2018

Interlude païen...

Après que de lourds nuages soient venus offrir aux ruines désenchantées de Promka les larmes purificatrices du ciel, le scintillement de la lune a fait fuir ce soir les sombres messagers de l'automne vers d'autres horizons.

Et sur le front du Donbass, dans un silence total, les ombres du champ de bataille accueillant l'ascension de Dame Séléné dans le ciel obscur se sont étendues devant sa lumineuse blancheur.

C'est à peine si quelques rafales d'armes légères et grenades sont venues rappeler aux Hommes que ce spectacle féerique n'était pas un rêve mais la bien réelle symphonie équinoxiale silencieuse d'une Nature célébrant la nuit de Mabon, ce jour où la Nature entame sa dormition saisonnière dans l'obscurité maturante l'humus et du ciel...

Et c'est ce grand paradoxe de la guerre que de pouvoir, par ses tourments, durcir comme des poings les corps malmenés, et ouvrir en même temps comme des fleurs les âmes dénudées à la respiration de l'univers.

Demain ou peut-être dans un instant, une déflagration ramènera brutalement mes pensées, sur la ligne de front de Yasinovataya un jour de septembre 2018, m'invitant à reprendre le cours de ma destinée.

En attendant, je reste encore un peu hors du temps et de l'espace des hommes pour danser dans un fragment d'éternité avec les déesses et les dieux anciens, guides des mystères du passé et de l'espérance du futur...

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front


Pour rappeler l'importance de l'équinoxe d'automne pour les paganismes traditionnels européens, voici un post que j'ai publié sur Facebook le 22 septembre :


LE TEMPS DE MABON

Detail de "L'Enlèvement de Proserpine" ou "Le Rapt de Proserpine",
sculpture de marbre extraordinaire réalisée par Gian Lorenzo Bernini
entre 1621 et 1622 (il n'avait que 23 ans) où le marbre devient chair sous le génie de l'artiste.

Demain dimanche c'est l'Equinoxe d'Automne qui intervient cycliquement entre le 21 et le 23 septembre.

Pour les coeurs éveillés qui ont conscience que les dieux marchent au milieu des Hommes et non dans un paradis extraterrestre artificiel et anthropocentrique, la Nature divine est un livre de sagesse infinie dont les chapitres s'ouvrent au rythme de ses cycles solaires.

Ainsi de ce temps de l'Equinoxe d'Automne (Mabon celtique), cet équilibre parfait entre le jour et la nuit quotidiennes, mais qui marquent surtout la fin des récoltes et la bonheur des greniers et des granges.

C'est le temps du raisin et des noix la saison où les couleurs chaudes des feuillages annonçent les feux hivernaux.

Autour de nous, le couple divin se métamorphose lentement sous la chute des fruits et des feuilles caressés par le vent. Après les danses chaudes et nourricières de l'été, Soleil et Terre s'adoucissent et se glissent lentement sous les couvertures épaisses et humides des nuages et de l'humus.

Avant que les Hommes modernes ne s'enferment dans les villes, aveuglés par leurs lumières artificielles et leur domination arrogante et illusoire, les peuples observaient et écoutaient avec attention et amour les frémissements du vent et de la terre.

Cette période équinoxiale, charnière entre les récoltes anciennes et les germinations futures est en effet un moment idéal, avec celui des moissons de Lugnasad, pour célébrer dans la joie la générosité, l'abondance de la Nature maturante et le travail nourricier des Hommes.

Mais Mabon est aussi le temps de la méditation et de l'attention pour cette déesse mère qui s'apprête à opérer dans ses entrailles un nouveau cycle de vie.

Les anciens, notifiant dans leurs mythes initiateurs les ébats du Soleil et de la Terre nous ont transmis le sacré de cette transformation des semences.

Et avec l'automne s'ouvre le temps des conteurs, celui des mythes et les légendes transmises autour du feu et des bolées de cidre ou de vin.

Certains ici sourieront à mes pensées nostalgiques des chants honorant les dieux anciens, les héros et les ancêtres s'élevant avec les flammes et l'espérance au coeur de la nuit assiégeant les foyers des corps et des coeurs.

Mais la réalité est pourtant là: malgré nos découvertes scientifiques, nos progrès médicaux et conquêtes spatiales, malgré nos connaissances et notre arrogance, nos vies dépendent toujours des cycles de cette Nature divine que tant insultent et martyrisent au nom d'un anthropocentrisme démentiel et suicidaire.

Les anciens grecs ont Gaïa pour diviniser cette Nature sauvage indomptable et Déméter qui elle divinise sa fonction maturante et dont l'Homme peut bénéficier et récolter les fruits symbolisés par sa fille, la déesse Perséphone.

A travers le mythe de l'enlèvement de Perséphone (devenue Prosperine chez les ronains) c'est tout le cycle de la vie qui va s'opèrer sous le manteau de l'hiver qui est décrite et transmise aux générations.

Et l'Equinoxe automnale constitue l'ouverture de ce cycle symbolisé par l'enlèvement de Perséphone par Hadès.

A l'image de ces cycles je suis convaincu que les dieux anciens reviennent marcher dans le coeur des Hommes dont les consciences germinent au coeur de l'obscurantisme de la pensée unique et possessive, un nouveau cycle de connaissance et d'Amour.

Erwan Castel

Voici un petit rappel réalisé par Hans Cany sur ce

"Equinoxe d'Automne, du chagrin de Cérès à la mort de l'Eté"

Mabon, désignation celtique païenne de l'Equinoxe d'Automne, est également inscrit dans la mythologie gréco-romaine, au travers du mythe qui met en scène Hadès (Grec) / Pluton (Romain), Déméter (Grecque) / Cérès (Romaine), et la fille de cette dernière Perséphone (Grecque) / Proserpine (Romaine). Ce mythe symbolise le passage à l'automne puis à l'hiver, en l'expliquant ainsi :

C'est en ce jour de la fin de l'été que le dieu du royaume des morts, Hadès (Pluton), aperçut Perséphone (Proserpine) cueillant des fleurs dans les champs. Il en tomba immédiatement amoureux et l'enleva pour l'amener avec lui afin qu'elle règne éternellement à ses côtés dans son royaume. Constatant la soudaine disparition de sa fille, la déesse des récoltes et de la croissance végétale, Déméter (Cérès), partit alors à sa recherche. Ne la trouvant point, son chagrin et son désespoir furent tels que les fleurs, les arbres et toutes les plantes en flétrirent, empêchant toute croissance végétale sur la terre. Apprenant finalement ce qui s'était produit, elle exigea d'Hadès qu'il lui restitue Perséphone. Mais celui-ci ne l'entendit point de cette oreille, et refusa obstinément de satisfaire la requête de la déesse éplorée. Le conflit entre les deux divinités s'envenima, et ne tarda pas à s'avérer apparemment insoluble, chacun campant fermement sur ses positions. Zeus (Jupiter), appelé à arbitrer le litige et répondant aux supplications désespérées des humains, impuissants face à ce drame, parvint à un compromis avec Hadès pour obtenir un retour au moins partiel de Perséphone : elle passerait six mois de l'année avec Hadès dans le royaume des ténèbres, puis les six autres mois aux côtés de sa mère. Déméter, mécontente de cet arrangement, proclama en guise de représailles que, pendant ces six mois d'absence, la nature porterait le deuil de la séparation, et que rien ne pousserait plus sur la terre… jusqu'à ce que sa fille remonte enfin des enfers, marquant ainsi le retour de la saison claire.

En cette période de l'année où les feuilles des arbres commencent à jaunir, je vous souhaite, à toutes et à tous, une excellente célébration de l'Equinoxe d'Automne."

Hans Cany