vendredi 17 décembre 2021

L'ours est bien réveillé !

Dans le Donbass, les forces ukrainiennes continuent d'accumuler en toute impunité vers le front de plus en plus d'unités d'assaut, notamment des chars de combat et obusiers lourds, poussant à un stade critique de 1 contre 5 environ, et malgré l'avantage conféré à tout défenseur, le rapport des forces des milices des républiques de Donetsk et Lugansk.

Voici dans leur rapport du 15 décembre ce que les observateurs de l'OSCE ont réussi a repérer 
entre autres matériels ukrainiens arrivant sur le front : 33 obusiers automoteurs de 122mm, 
15 chars de combat T 72, 1 T 64, 3 systèmes antiaériens Strela 10 etc. positionnés pour la 
plupart dans des zones résidentielles habitées de localités proches de la ligne de front.

Et comme à l'accoutumé, nombre de matériels lourds ukrainiens sont positionnés au milieu de zones résidentielles civiles transformées par Kiev en bouclier humain contre d'éventuels tirs de la défense républicaine.

Ici, le 15 décembre (rapport OSCE du 16) ce sont 4 T64 ukrainiens qui ont été repérés 
dans une zone résidentielle civile du secteur de Severodonetsk (front de Lugansk)

Dans le rapport OSCE du 17 décembre, entres autres matériels ukrainiens menés vers le front:
10 obusiers tractés de 152mm, 8 obusiers automoteurs de 122mm, 8 canons antichars de 100mm.

Il est important de rappeler ici que ces chiffres donnés par l'OSCE ne sont que la petite partie émergée d'un iceberg qui se déplace surtout de nuit et interdit aux observateurs l'accès à de nombreux secteurs du front ukrainien.

Parallèlement à ces renforts militaires, les forces ukrainiennes multiplient les opérations de propagande et exercices d'intimidation, dont beaucoup tournent autour du mythe de "l'arme miracle" comme par exemple le drone d'attaque turc "Bayraktar TB2" ou le missile antichar étasunien "Javelin" :
"Javelin" à l'exercice en décembre 21 sur un polygone 
de tir ukrainien situé à l'arrière du front du Donbass.

Du côté de la Russie:

Certes, les moyens et effectifs déployés par Kiev sur le front sont impressionnants et inquiétants par rapport à ceux des forces de défense républicaines MAIS, si on élargit le regard d'une centaine de kilomètres seulement on peut alors observer combien ces gesticulations ukrainiennes sont ridicules face à la force tranquilles des unités russes faisant mouvement vers leurs frontières : 

Car depuis plusieurs semaines, en réaction aux accumulations de matériels d'assaut ukrainiens sur le front du Donbass, je rend compte régulièrement de l'arrivée symétrique (en mouvements mais avec des effectifs plus importants) de renforts russes sur leurs frontières avec l'Ukraine.

Un autre exemple observé cette semaine de cette préparation militaire russe qui, comme le rappelle sa position dans la chronologie des activités militaires régionales, s'inscrit bien en réaction défensive par rapport aux actions ukrainiennes et, au vu de son caractère démonstratif (mouvement diurnes, matériels non bâchés, multiples vidéos...) se veut en priorité dissuasif face à la menace d'une offensive de Kiev dans le Donbass.

S'il fallait une preuve du caractère démonstratif et de l'intention dissuasive prioritaires des mouvements russes vers les frontières ukrainiennes, voici un reportage de "France télévision Moscou", dont les images ne correspondent pas vraiment avec le discours officiels décrivant une offensive en préparation qui, si tel était le cas camouflerait un minimum ses moyens du regard public. (voir aussi dans ce même type de reportage "à charge" qui finalement ne fait que montrer l'intention dissuasive de Moscou, cet article de France Info ici)

Sur ce reportage autorisé dans la zone du camp militaire russe près de Voronej, 
on peut voir entre autres matériels russes des véhicules de combat d'infanterie 
BMP-2, des chars de combat T-72B3, des chars de dépannage BREM-1, ainsi que
des engins spécialisés pour les régions particulièrement enneigées: des véhicules de 
transport de troupes GAZ-3344-20 "Aleut" et des remorques à chenilles DT-30 "Vityaz"

Voici des mouvements d'unités militaires russes réalisés entre le 12 et le 15 décembre, venant 
de la région de Briansk et se dirigeant vers la région tri-frontalière avec l'Ukraine et le Bélarus.


Tous ces mouvements militaires dans la région de Briansk sont très probablement associés à l'activation d'un camp militaire au Nord Klintsy, une localité située à 46 km de la frontière 
ukrainienne. On voit ici le remplissage de la base entre le 1er novembre et la mi décembre.

Par ailleurs, toujours dans le secteur de 
Klintsy, une nouvelle base militaire est en construction.

Et d'autres convois militaires russes avec des armes lourdes continuent d'arriver dans ce même secteur stratégique entre Russie, Bélarus et Ukraine, à partir duquel des forces peuvent être projetées à l'Est du Dniepr 
  • soit au Sud vers Kharkov et l'arrière du front du Donbass et d'une éventuelle offensive ukrainienne, 
  • soit vers Kiev qui n'est qu'à 200 km, si les forces ukrainiennes attaquaient initialement aussi la Russie.


Voici d'autres mouvements d'unités militaires russes réalisés entre le 16 et le 17 décembre


Un engin de déminage du génie de combat russe



La réaction russe à travers ces quelques images montre bien: 
  • le peu de confiance accordée par le Kremlin aux nouvelles déclarations des diplomaties ukro-occidentales qui agitent une nouvelle fois le cadavre d'accords de Minsk que les forces ukrainiennes n'ont jamais cessé depuis 7 ans de déchirer par des violations meurtrières et exponentielles d'un cessez le feu pourtant signé par leur gouvernement devant une validation internationale.
  • l'attention particulière portée à la sécurité de son territoire frontalier dont beaucoup de (ir)responsables ukrainiens ont même recommandé récemment de le bombarder et surtout à la sécurité des populations du Donbass aujourd'hui sérieusement menacées par une nouvelle offensive ukrainienne et qui compte parmi elles près d'1 million de naturalisés russes.

Bien sûr, la Russie pense encore à une solution diplomatique pour résoudre ce conflit et 
ne portera pas le premier coup tout en se préparant au pire scénario. Une guerre russo-ukrainienne que personne ne veut à part peut-être les faucons de Washington, les vampires de la ploutocratie mondialistes et leurs idiots utiles bandéristes (ca fait déjà beaucoup), mais qui plus que jamais menace de surgir d'une nouvelle éruption du volcan du Donbass...

Erwan Castel

5 commentaires:

  1. Je pense que le conflit aura bien lieu. Pourquoi ? Tout simplement parce que les USA ne veulent pas du NORD STREAM 2. S'ils veulent refourguer leur merde de gaz de schiste pour lequel ils ont dépensé des milliers de milliards de dollars en infrastructures portuaires, il ne faut pas que NS2 entre en activité. Il y aura donc conflit en Ukraine et sanctions contre la Russie. Jusqu'où ira cette guerre ? Dieu seul le sait pour l'instant mais les américains ont tout intérêt à remettre l'Europe à feu et à sang. Gageons que cette fois, ça ne se passera peut-être pas aussi bien pour eux qu'en 39-45...

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  2. Mouai, les plus gros perdant du NS2 seront les Européens, car Gazprom n'aura perdu que 3 ou 4 milliards d'€ qu'il récupérera assez rapidement au prix du m³ en vendant un chinois ou autres acheteurs moins complexé. La Russie s'éloignera de plus en plus de l'occident.

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  3. Les unités de l'armée de terre Russe postés à la frontière Ukrainienne ce ne serai pas celle-ci?
    https://youtu.be/DtiGC7PQpCo

    ��

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    1. On.voit.bien sur les vidéos et les photos satellites haute résolution qu'il ne s'agit de leurres gonflables.
      Et quand bien même y en aurait-il que cela ne ferait que confirmer l`intention dissuasive de ces manœuvres extraverties de l`armée russe.

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