mercredi 8 février 2017

La psychopathie ukrainienne / 9

Vlodomir Parasiouk

Le 20 décembre dernier dans un article sur la russophobie fanatique des "ukrops" j'évoquais le cas psychiatrique de Vlodomir Parasiouk, ce chien fou des bataillons spéciaux néo-nazis hébergé dans l'enceinte du parlement national ukrainien. Dans une série qu'il consacre à "ces nazis que nous ne saurions voir", Laurent Brayard qui se cache sous le pseudo de Jean-Michel Humbert, en parallèle d'un portrait de la journalope de Stéphane Siohan, a réalisé une enquête plus poussée sur cet ukropithèque caricatural :


Source de l'article : DONi Press

Cachez ces nazis que nous ne saurions voir… en Ukraine

"Dans la série que nous avons ouverte pour montrer l’ampleur de la présence de néonazis et ultranationalistes dans la Révolution du Maïdan, dans l’armée ukrainienne, dans l’assemblée de la Rada, les ministères, les administrations gouvernementales de l’Etat à tous les échelons, nous continuons aujourd’hui avec un certain Vlodomir Parasiouk.

Les correspondants français particulièrement, pour des raisons de propagande d’Etat, de guerre informationnelle contre la Russie, voire de russophobie ont cherché et cherchent toujours à cacher la vraie nature de ce qui s’est passé en Ukraine et qui a conduit à la terrible guerre du Donbass.

Nous vous parlions d’un certain Stéphane Siohan qui a fait l’apologie des sbires de deux bataillons spéciaux et qui indépendant travaille tout de même pour les plus grands médias français (dont Le Figaro). Dans de nombreux articles, alors que dans la première année du conflit, il pouvait « se balader » des deux côtés du front, il a savamment, grâce à un style plus personnel et plus ouvert, grâce à une prudence rusée, mais intéressée, décrit à l’envie « l’armée russe » dans le Donbass, qu’aucun d’entre eux n’a réussi positivement à épingler par des preuves indiscutables.

Stéphane Siohan
Son glissement fut grand lorsque ayant passé du temps avec les volontaires des bataillons de répressions Donbass et Aydar, il en vînt carrément à faire leur apologie, par exemple dans cet article : http://uacrisis.org/fr/33706-33706 , publié par ailleurs dans un média clairement de propagande du Maïdan brun.

Siohan nous y décrit en brouillant les pistes des types « normaux », toute la société ukrainienne indique-t-il, tout le microcosme du Maïdan. Les criminels de guerre épinglés par Amnesty International, deviennent sous la plume de Siohan, des braves gens.

C’est qu’il n’a pas rencontré les survivants des massacres par exemple de celui de Kommunar dans la zone occupée désormais par l’armée ukrainienne. Nous avons fait l’interview à DONi d’une survivante qui décrivit comment les jeunes gens qui n’avaient pas fuis la localité, furent rassemblés et enfermés dans une cave, où ils furent torturés à mort pendant plusieurs jours. Cette femme entendait encore chaque nuit, les cris horribles des martyrisés, également ceux d’une femme enceinte violée, suspendue par les bras et finalement éventrée.

Siohan ne vous parlera pas de ces crimes, pas plus par exemple que des prisonniers exécutés par Aydar, parfois de simples civils, sur lesquels couchés au sol était déposée une marmite placée à l’envers sur la nuque. D’un coup de pied ou d’un coup de crosse, les « braves gens » décrits par Siohan brisaient le cou des malheureux tout en filmant « leur nettoyage ». Le bruit de casserole résonne également encore dans nos têtes, c’était des hommes, des prisonniers qui étaient lâchement assassinés.

C’est que Stéphane Siohan, basé en Ukraine, indépendant à la pige, marié à une Ukrainienne, ne peut pas dire dans l’Ukraine qu’il habite ce qu’il sait, car il en sait et certainement beaucoup plus qu’il ne veut le dire. Il faut bien vivre… il faut bien vendre son papier, il faut bien répondre aux commandes des rédactions occidentales…

N’étant pas historien, Siohan n’aura pas lu les dernières recherches sur les hommes de la division SS française, la 33e division de grenadiers Charlemagne. Dans les dernières enquêtes, le profil des hommes engagés pour servir la gloire du Führer, était exactement celui des « braves gens » que décrit Siohan. Ils venaient de toutes les couches de la société française, ouvriers, bourgeois, travailleurs, intellectuels, guerriers, antisémites, aventuriers, amoureux de l’action, criminels, idéalistes ou simplement paumés.

C’est cela le profil de la Charlemagne, pour à peine 50 % d’hommes qui embrassaient réellement le régime nazi, une proportion très faible, pour une division de waffen SS qui défendit pourtant jusqu’à la mort le bunker d’Hitler en mai 1945. Siohan oublie que toujours, les bourreaux sont des hommes « normaux », ou massivement dans la normalité. Siohan oublie que l’important pour des hommes, journaliste ou à fortiori pour des combattants, c’est la cause.

C’est qu’il n’a lui-même aucune cause à défendre, seulement celui du portefeuille à remplir, au besoin en fermant les yeux, au besoin en magnifiant les assassins, ou ceux qui servent un régime criminel, pour nous expliquer que décidément ce sont des « bons gars ».

A l’heure des comptes Siohan s’en tirera comme les autres par une galipette, et dans ses vieux jours, apitoiera son auditoire en se cachant derrière l’ignorance, pour oublier qu’il a, comme tout le monde, une conscience. Il pourra toujours dire qu’il ne savait pas, un refrain qui fut beaucoup utilisé après 1945. Devant l’histoire justement, l’argument ne peut tenir, à servir le diable, on finit toujours par le retrouver au bout du chemin.


Terminons par le portrait de Vlodomir Parasiouk, l’un des « formidables » députés de la Rada : il naquit en 1987 dans la région de Lvov, fit des études d’électronique puis après le Maïdan, des études d’économie (2016). Il fut membre de l’association des étudiants de Lvov, membre du Congrès des nationalistes ukrainiens, participa avec son père, également ultranationaliste, aux premiers événements du Maïdan.

Acteur majeur, il fut vu avec des armes à feu sur la place du Maïdan et lança un ultimatum à Victor Ianoukovitch dans la soirée du 21 février 2014, précisant que faute de démission de sa part, la présidence serait prise d’assaut les armes à la main. Il se fit remarquer par sa violence et sa détermination, fut élu député de la Rada, désigné pour la commission de la lutte contre la corruption (2014).

Il fut l’un des commandants d’un des bataillons spéciaux de liquidateurs, à la tête du bataillon Dniepr-1, bataillon épinglé pour des crimes de guerre. Il fut blessé à la tête dans les combats, fut fait prisonnier et réussit à passer inaperçu sur son identité racontant une histoire sujette à caution d’actes de courage et de résistance durant sa détention.

L’histoire est assez louche, un acteur aussi important du Maïdan, député de la Rada, fait prisonnier, selon lui non reconnu, emmené prisonnier en Russie, tout cela tient certainement du conte pour enfants. Mais pour l’Ukraine, tout est bon pour créer de nouveaux « héros de l’Ukraine » à la sauce des Choukhevytch.

Il fut bientôt échangé avec d’autres soldats, terminant ici sa carrière militaire même s’il reste le commandant nominal de son unité. Il s’empressa de revenir à Kiev, afin de profiter… des émoluments généreux de député, sans parler de sa solde de chef de bataillon. Cependant, la justice de l’Ukraine s’intéressa à son cas, il fut bientôt impliqué dans trois procédures pénales, dans deux affaires de coups et blessures à Lvov et l’enlèvement d’un officier du SBU dans la même ville (novembre 2014).

Le 19 novembre, ce personnage hyper agressif et d’une violence rare agressa lors d’une commission parlementaire, un chef du SBU à coup de pieds dans le dos (Vassilia Pisnogo), pour son inaction durant le Maïdan. Se sentant soutenu par toute la frange radicale et nazie du Maïdan, les autorités n’osèrent pas faire aboutir une procédure judiciaire contre lui. Il s’illustra encore dans la violence lors d’une agression qu’il commit contre le député Oleksandr Vilkul, le 23 septembre 2016.

Ayant attendu le député dans la rue, il s’approcha par derrière et frappa Vilkul à la tête, mais ce dernier réussit à se défendre et à répondre aux coups de l’agresseur. Pour se venger, Parasiouk s’en prit ensuite à la voiture de Vilkul garée plus loin, qu’il endommagea et déclencha une violente querelle verbale avec le chauffeur. Une plainte fut déposée contre lui le lendemain, mais ne donna aucun résultat (la belle justice démocratique tout autant non décrite par nos journalistes), Vilkul étant un membre de l’opposition au gouvernement Porochenko (parti des régions).


Il fut même médaillé pour son courage face à l’ennemi par le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov (Front Populaire d’Iatséniouk). D’une organisation néonazie au siège de député, le commandant « héroïque » de Dniepr-1 n’a pas fini en Ukraine de défrayer la chronique."

Pour l’agence DONi Press, Jean-Michel Humbert

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